Derniers Avis : Mille milliards de dollars - Page 2
Mille milliards de dollars
Note moyenne
4,0
640 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
78 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
24 critiques
3
24 critiques
2
7 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
DanDan
97 abonnés
272 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 31 mars 2021
Bon film thriller suspense de Henri Verneuil avec un Patrick Dewaere en pleine forme qui joue le grand reporter curieux et détective..très bon jeu des acteurs actrices Caroline Celier (jeune et jolie) et le méchant à souhait Jean Pierre Kalfon...Le film date de 1982 et sur certains plans de la narrative çà se sent un peu..mais l'intrigue dans la deuxième partie va plus vite..à redécouvrir donc..toujours un peu d'actualité...Les rouages de la politique, de l'économie et de la presse...
Un polar franchouillard sur le mode amerloque. On se prend au jeu malgré une mise en scène plan plan et une narration pas toujours judicieuse. Heureusement une belle brochette d'acteurs de Dewaere (pas à son meilleur pour ce dernier grand rôle) à Jacques François en passant par Jeanne Moreau et Mel Ferrer (La grande classe). La dénonciation d'un système politico-financier est jouissive et n'est pas sans nous interpeler. Rien ne change... Si ce n'est pour empirer. L'histoire est fictive, ce qui l'a rend bien moins redoutable. Et avouons que la démonstration n'est pas toujours convaincante et est même simpliste.
Mille milliards de dollars est avant tout une critique de la mondialisation et des multinationales. Le film est raté : L'histoire est inintéressante et mal amenée. C'est surtout très mal joué : on a l'impression que les acteurs (surtout Patrick Dewaere) récite son texte.
Un Thriller, parfaitement écrit et mis en scène par Henri Verneuil. Sous forme d'enquête, son scénario (toujours d'actualité) évoque la guerre économique livrée par les grandes sociétés multinationales. Il dénonce leur immense pouvoir et leur domination sur les institutions politiques. Après un début procédurier assez laborieux, le déroulement de l'histoire s'oriente ensuite vers un polar palpitant. Outre les participations des icônes comme Jeanne Moreau ou Charles Denner (que l'on voit trop peu), nous avons pu apprécier les belles prestations des comédiennes Caroline Cellier et Anny Duperey. Dans la peau du personnage principal, Patrick Dewaere est presque convaincant dans ce rôle inhabituel d'homme sérieux, journaliste d'investigation. Il est entouré de comédiens prestigieux comme Michel Auclair, Jean-Pierre Kalfon ou Fernand Ledoux ...
Avec ce film Verneuil s’attaquait à un sujet polémique et ambitieux qu'il a d'ailleurs réussi malgré quelques petites incohérences . Verneuil dénonce donc l’univers sans pitié et cupide d'une multinationale des années 80 appelée GTI à travers l’enquête d'un journaliste tenace qui remontera jusqu'aux années 30 en démontrant la participation de cette entreprise à l'effort de guerre nazi . Le réalisateur semble s'inspirer du parcours des sociétés IBM et Ford dont les PDG ont reçu à l'époque les décorations de la Croix du Mérite de l'Aigle allemand pour les efforts fournis. Il en fait un thriller politico-économique captivant de bout en bout avec un scénario très pointu et des dialogues aboutis jouées par une pléiade de bons acteurs Patrick Dewaere en tête.
« Je vous trouve tout à fait charmant M.Kerjean ». Je trouve en effet charmante cette remarque Jeanne Moreau à Patrick Dewaere au début de Mille Milliards de Dollars. Certes Mme Benoit-Lambert que joue Jeanne Moreau est en permanence « complètement paf », comme dit Rose. Certes c’est une femme au bout du rouleau qui n’a même plus l’ambition de nuire à son ex mari le grand industriel Benoit-Lambert : il est au bout du rouleau, a dit un informateur à Kerjean, « grand reporter » au mensuel La Tribune, malgré son aura médiatique Benoit-Lambert n'a plus d'argent et, on l'apprendra vite, GTI, la grande multinationale américaine le tient dans sa main. Mais tout de même, ce Kerjean, quelle énergie pour réussir à dévoiler les manigances de la multinationale embringuée dans mille machination politiques et dirigée par le machiavélique Mel Ferrer (extraordinaire !). Est-ce bien l’image d’ITT qui est mise en scène : comme GTI, ITT a soutenu Hitler tout en fournissant l’armée US ? En tout cas, le film nous fait voir de l’intérieur ces machines infernales que sont les trusts mondiaux. Il nous rappelle qu’ils ne sont pas d’hier. Ils n’ont qu’un seul objectif : leur propre profit, objectif qu’ils dissimulent le mieux qu’ils peuvent. Ils n’ont qu’une seule morale : leur propre croissance. La fable est d’actualité mais évidemment, c’est hélas du Verneuil ; ce n'est pas du Costa Gavras et encore moins du Pakula ou du Lumet (on croit rêver en touchant les différences) : dialogues lourds, découpage sans rythme, prise de vue ultra plan-plan, scénario trop long (2h). La musique éléphantesque de Sarde n'améliorer rien. Les excellents acteurs n’y peuvent mais : Kalfon, Caroline Cellier, Fernand Ledoux, Michel Auclair, Charles Denner, Annie Duprey etc - excusez-du peu – tous s’enferrent dans la gangue du texte et de la mise en scène sans punch de Verneuil. Seul Kerjean s’en tire. Dewaere avec son jeu sobre et net, maîtrisant totalement ses effets, calculant pour dépasser le texte par son corps vif et tendu, est magistral. Il porte tout le film et comme toujours il nous fascine. Tout film de Dewaere est bon à revoir.
Du bon Verneuil, de l'excellent Dewaere, un scénario solide, une réalisation précise, une musique bien "dans la note" de l'ambiance et des seconds rôles tous bien tenus, il y a là de quoi donner un très bon film au décompte final. Pourtant, c'est loin d'être mon Verneuil préféré. En effet, quelques aspects m'ont un peu gâché le plaisir D'abord, je trouve qu'on en remet trop et surtout trop long dans la démonstration du pouvoir des pontes de ces gigantesques multinationales. Et puis, un grand étonnement: que Dewaere arrive à traverser tout cela sans se faire descendre tant on nous montre et nous démontre la puissance de l'organisation qui veut, l'utiliser d'abord, le réduire au silence ensuite, cela relève du miracle. Enfin, sérieusement, envoyer sa femme et son fils se mettre à l'abri chez son père spirituel dans la profession et une autre femme en danger chez sa sœur, le dernier petit détective privé de quartier mettait 10 minutes à les retrouver. Je ne peux pas dire que je regrette le temps pris mais fallait-il vraiment plus de 2 heures pour raconter cela?
Le film a plus de 35 ans et pas grand chose n’a changé dans ce qu’il dénonce. Peut être les choses se sont justes complexifiées. Mais le fait que des multinationales de plus en plus grandes contrôlent la plus grosse partie des richesses produites sur la planète en s’affranchissant des lois presque aussi facilement de la morale est très bien décrit. Le fait que le journal où travaille le personnage principal appartienne à la firme sur laquelle il enquête et qui souhaite étouffer son histoire rappelle d’ailleurs ironiquement notre actualité avec quelques fortunés qui détiennent la plupart des organismes de presse est assez frappant. Qui mieux que Patrick Dewaere pouvait incarner ce journaliste en quête de vérité, jouant à la fois l’intransigeance et en même temps l’incrédulité devant les énormités qu’il découvre. Les seconds rôles sont eux aussi brillants. Alors même s’il est par moment austère, même s’il paraît aussi par moment simpliste voir naïf par certains aspects c’est une bonne approche de l’aspect négatif de la mondialisation alors qu’elle n’avait à l’époque aucune mesure par rapport à celle d’aujourd’hui.
Ce film est pour moi l'un des meilleurs de Dewaere !!
Ce film que j'ai revu il y a très peu, me semble très actuel en dénonçant la folie du capitalisme sauvage, prêt à tout pour le profit financier... C'est parce qu'il est très actuel, que ce film peut faire peur !!! Il ne s'agit pas d'un film d'horreur dont on sait que ce n'est que du cinéma,non, il s'agit d'un film qui dénonce le pouvoir financier des grands groupes cotés en bourse et que l'on retrouve à Davos, des magouilles politiques et de la seconde guerre mondiale durant laquelle bien des industriels, intellectuels et artistes ont collaboré avec le MONSTRE NAZI !!! ...
Voici ce que dit Wikipedia :
"La dernière partie du film évoque l'histoire d'une multinationale américaine durant la Seconde Guerre mondiale.
On pense notamment à la firme ITT, très critiquée par l'extrême gauche au milieu des années 1970 pour sa contribution au renversement du gouvernement chilien Allende et à l'effort d'armement américain dans la guerre du Viêt Nam. La visite à "GTI" au début du film décrit assez bien l'ambiance dans les filiales européennes.
Certains ont aussi songé à la firme IBM, mais celle-ci avait perdu tout contrôle sur sa filiale allemande Dehomag dès le milieu des années 1930, étant donné la politique de nationalisation hitlérienne.
Cependant Edwin Black dans son livre IBM et l'Holocauste indique que les liens entre IBM et Dehomag restaient étroits et se faisaient sous le radars des Alliés, mais en partenariat fort avec le régime nazi.
Il se peut également que derrière l’acronyme GTI se cache la société texane GSI (Geophysical Service, Inc.), active pendant la guerre dans le secteur des détecteurs de sous-marins et dont au moins un employé a espionné pour le compte de l’Allemagne nazie6. GSi deviendra Texas Instruments en 1951."
Patrick Dewaere, d'ordinaire, si trouble dans son jeu, jouant bien souvent des marginaux, ici, nous régale d'un jeu sobre et d'un personnage ultra positif !!
Mel Ferrer campe avec génie le PDG de la multinationale G.T.I. PDG complétement fou, une folie froide et sans idéologie, ultra dangereuse de fait, au nom du profit financier...
Caroline Cellier joue, elle aussi, à merveille le rôle d' Hélène Kerjean, celle qui va permettre à Paul Kerjean le journaliste intègre qui va dénoncer les agissements de la multinationale G.T.I. (joué avec génie, par Patrick Dewaere
Jean Mercure (dans le rôle de Holstein qui va donner toutes les preuves à Paul Kerjean-P.Dewaere...) et Michel Auclair (dans le rôle de Michel Saint Claude, celui qui va expliquer ce qui échappe à Paul Kerjean-P.Dewaere...), n'ont qu'un petit rôle, mais un petit rôle clé et ils jouent tous deux à merveille leur personnage !
Pour conclure, ce film, qui nous fait froid dans le dos, n'a pas subi le poids des années et l'on pourrait tout à fait refaire un film du même genre en 2018!! Quand à Dewaere, il est vraiment touchant dans ce rôle de "chevalier blanc" !!
Passionnant de constater qu'il y a quasiment quarante ans tous les enjeux du système néolibérale mondialisé étaient déjà posés. Ce film est visionnaire. La situation n'a fait que s'aggraver et les multinationales sont effectivement plus fortes que les états. D'un point de vue cinématographique le film est bien construit, parfois un peu trop didactique et bavard, et surtout remarquablement joué. Il est à mon avis pas assez connu et mériterait une belle réédition avec des bonus. Mais "le système" a-t-il envie de faire la promotion d'un film qui le dénonce aussi efficacement ? Pas sûr.
Neuf ans après « Le Serpent » (complexe film d'espionnage d'ailleurs) et deux ans après comme « I comme Icare » (brillant thriller), Henri Verneuil réalisait à nouveau un film au sujet pour le moins sensible. Ici, le cinéaste fourre sa main dans ce panier de crabes qu'est le monde de la finance. Le personnage principal du film (joué par un excellent Patrick Dewaere) est un journaliste enquêtant sur les agissements d'une firme internationale et vient à découvrir des pratiques assez louches durant la seconde guerre mondiale. Il y découvre également l'implication des services secrets américains. Contrairement à ces deux prédécesseurs, cités au dessus, « Mille Milliards de Dollars » manque de puissance et de tension. Cette ambiance paranoïaque, celle qui doit te faire redouter le moindre fait et geste est ici quasi absente. Ce qui est regrettable pour un film s'attaquant à un sujet aussi épineux. Venant de Verneuil, on pouvait s'attendre à quelque chose de mieux. Mais le résultat est tout de même efficace et professionnel.
Dewaere se retrouve au centre d'un scandale politico-financier de grande ampleur qui le dépasse mais dont il tient à comprendre les enjeux. Un film toujours autant d'actualité: "Une puissance aussi colossale concentrée dans aussi peu de mains, ça fait peur...." Le héros est déterminé à aller jusqu'au bout même si il doit craindre pour sa vie. L'exercice est sobre et sans effets à outrance mais efficace et consternant sur son propos.
Un énième bon film d'Henry Verneuil, voilà comment présenter Mille milliards de dollars. Polar à la trame "classique", mais efficace. Dewaere y campe un journaliste intègre et obstiné, qui tente de mettre un jour un scandale sur une multinationale. Pas toujours très fin, et un poil naïf, ce film s'avère tout de même intéressant.
Superbe film avec l'excellent Patrick Dewaere! C'est le troisième film de sa filmographie que je regarde et je suis toujours aussi fasciné par cet acteur partit trop tôt. Ce film dépeint superbement une des tares du Capitalisme: Le consumérisme, sans pour autant entrer dans des discourts communistes comme souvent dès que l'on parle de capitalisme et ceci m'a tout à fait touché tant je suis sensible à la folie du marché.
On suit un journaliste qui, abordé par un inconnu couvert de mystères, tombera dans une enquête concernant des gens de grandes pointures, des géants économiques aux retentissements politiques indéniables. Tout au long nous apprendrons de plus en plus sur cette affaire qui montre la folie du profit et qui tient en haleine jusqu'à la fin, à coups de retournements, révélations et de prises de risques. Jusqu'à la fin, et ce jusqu’au paroxysme du suspens où l'on ne souhaite qu'une chose: qu'il démonte cette affaire, j'aurai eu peur pour ce journaliste campé par Dewaere. Le tout avec un photographie fort sympathique et des mise en scène que je trouve réussie.
Je recommande grandement ce film pour qui sera prêt à manger de ce gâteau de deux heures garnis de suspens, de surprises et de critiques sur la folie dans laquelle notre monde risque de basculer tout entier: "La guerre économique où les généraux sont en costumes rayés de bonnes coupe et leurs armes: des attaché-cases de bon goûts"