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Un visiteur
4,5
Publiée le 6 novembre 2018
Une plongée dans le new York de la fin des années 70, nous assistons à la naissance du mouvement punk, la confrontation entre les idées puritaines et la libération sexuelle, tout cela bercée par les musiques en vogue de l époque . Des personnages tour à tour détestables et pathétiques dont nous partageons le quotidien avec grand plaisir. Un régal
Un film impressionnant, complexe, la présence de la mise en scène ne se fait par le hasard, beaucoup de vulgarité et des crimes de Sam qui ont sévit à l’année 1977, thème central de l’intrigue. Sexe, drogue, rock’n’roll et rhythm and blues sur fond de musique de « The Who », les experts de l’enquête policière qui mettent de l’ambiance endiablée pour retrouver le tueur en série de l’été, une saison qui le métamorphose en une rage meurtrière contre les brunettes.
"Summer of Sam" ce sont les mêmes nuits que celles de "Taxi Driver". C'est New-York en vrai! L'été 77 juste avant la gigantesque panne de courant et le chaos. Une maitrise absolue, des acteurs grandioses, une bande son culte, un enchevétrement d'histoires qui toutes se recoupent par un montage rarement égalé. La première scène plan-séquence d'arrivée au night-club est énorme! DU GRAND CINEMA. Avoir absolument
Sûrement pas le film le plus mémorable de Spike Lee: le film traine. Cependant, les personnages sont bien développés et Adrien Brody est à son habitude impeccable. La musique est sympa. Un bon film bien qu'un peu décevant.
A un moment où les films de Serial Killers étaient légion à l écran Spike Lee offre un film différent. Ayant pour sujet le tueur au calibre 44 qui a sévit à New York dans les années 70, ce dernier est un personnage secondaire de Summer Of Sam, car plutôt que de faire un énième film où l'on voit un désaxé tuer d innocentes victimes Spike Lee veut ici faire un portrait de l époque où il a sévit. Filmant un New York étouffé de chaleur, prêt à imploser, vivant les dernières heures du disco (formidable scène de danse entre John Leguizamo et Mira Sorvino) et L apparition du punk rock. Il film le quartier populaire du Bronx qui ressemble beaucoup à un microcosme ou tout le monde se connaît et se confond et où l originalité passe pour de la bizarrerie. Si le film est brillant dans son scénario la photo est vraiment hideuse et gâche vraiment un film bien écrit et plaisant à suivre.
Spike lee signe un film très moyen! john leguizamo est comme souvent insupportable avec un jeu très moyen heureusement adrien brody est convaincant. Le film est vulgaire et ne dit pas grand chose, sur fond de disco on assiste à un film brouillon ou se mêle liberté sexuelle et tueur en série. J'aime beaucoup spike lee et il a fait de nombreux grands films (mo better blues, Malcolm x, do the right thing, la 25ème heure, nola darling....) Mais là c'est assez mauvais!
Pour son douzième film « Summer Of Sam », Spike Lee nous emmène dans le New York caniculaire de l’été 1977 suivre le destin de quelques jeunes du quartier italo-américain de South Bronx alors qu’un tueur en série surnommé « Fils de Sam » frappe à cet endroit…
Le réalisateur américain braque sa caméra sur une galerie de personnages atypiques et intéressants avec notamment un guitariste punk ambigu qui revient dans son quartier d’enfance, un coiffeur trompant sa femme et ayant de plus en plus peur ou une bande de zonard grande gueule et trainant à la pizzeria du coin qui se met peu à peu sur la trace du tueur. Spike Lee instaure une atmosphère de plus en plus torride et paranoïaque plus on avance dans le film et que le tueur continue à faire des victimes pendant que la ville commence à basculer dans la terreur.
Pourtant, Spike Lee délaisse souvent le côté thriller pour vraiment se concentrer sur le destin des personnages et comme dans ses précédents films, il évoque les différentes communautés qui se sont plus ou moins (souvent moins) intégrées à la société américaine. Ici, il délaisse le traitement de la communauté afro-américaine qui lui est si chère et se concentre sur celle italo-américaine et souvent le tueur sert surtout de prétexte à sa peinture sociale. Il évoque les injustices, l’intolérance, la discrimination ou encore le machisme, pas toujours de manière très subtile mais souvent efficace.
Malheureusement, si le montage est assez énergétique et l’ensemble bien rythmé, le film tourne par moment trop en rond et ne surprend guère. La reconstitution de cette époque est plutôt bien faite et Spike Lee use de la musique (The Who, le disco des années 1970…), du baseball ou encore de la mode du disco, notamment à travers quelques scènes en boite de nuit. Les acteurs sont impeccables, notamment un très surprenant Adrian Brody dans le rôle du punk avec un look assez surprenant, tout comme John Leguizamo dans le rôle du coiffeur.
Sans être son meilleur film, c’est tout de même un bon Spike Lee, il traite pour la première fois d’autres communautés que celle afro-américaine et il s’en sort plutôt bien et nous dresse une peinture sociale avec une trame policière en arrière-plan.
Spike Lee a su retranscrir dans ce film tout une époque et donné à ses personnages une épaisseur appréciable. Summer of Sam est un vrai objet cinématographique bonnifié par ses personnages, ses acteurs et son scenario. 16/20
Ce film est un brassage de tout ce qui se passait à New York en 1977, Sam le tueur en série, la population italo américaine, le disco, le punk, les clubs, la grande panne d'électricité, les pillages, tout ce bouillon entre en fusion dans le film et c'est mené de main de maître. Mira Sorvino est divine, la folie de Sam est glaçante, le disco fait pitié et le punk fait envie et à tout cela s'ajoute les victoires incessantes des Yankee en Baseball et on ne parle pas des Cosmos en foot mais on aurait pu. Preuve en est que leurs audiences étaient bien faibles... La musique omniprésente joue un rôle à part entière, elle vous plonge dans l'époque. Ce film est la photographie sociale d'une époque et le psychopathe est presque une excuse pour s'immerger dans ce marasme suintant la colère. L'homme n'en sort pas grandit mais tel qu'il est !
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4,0
Publiée le 19 novembre 2013
Ambiance paranoïaque et musique disco sur fond de vague de chaleur new-yorkaise frènètiquement seventisèe et de serial killer qui abat des jeunes femmes! C'est de loin le meilleur film de Spike Lee du siècle dernier avec une mise en scène qui atteint des sommets de virtuositè et de prècision, dont on n'a pas fini d'explorer tous les contours! Sans lourdeur, il donne de la chair à son rècit et dresse un pamphlet fèroce de l'Amèrique des 70's sans clichè de ses habitants! En ce qui concerne le casting, le rèalisateur « black » , sensible aux tensions raciales qui persistent aux Etats-Unis, revisite les stèrèotypes du genre dans une chronique de la haine en tout point remarquable! John Leguizamo n'a jamais ètè aussi bon et donne une dimension ètonnante à ce coiffeur du Bronx! Regard illuminè et triste à la fois, Adrien Brody est surprenant en guitariste punk et dèsoeuvrè, un personnage complexe qui cristallise la destinèe de tout un quartier en pleine effervescence! Mais la plus sidèrante, c'est Mira Sorvino dont la beautè suscite tous les fantasmes! Personne ne peut en effet oublier sa danse suggestive (tout en plan-sèquence et de robe rouge affolante) avec Leguizamo! De plus, la bande son, explosive en diable (ABBA, Marvin Gaye, The Who, Elton John and Kiki Dee...) colle parfaitement à l’atmosphère de ce thriller torride et urbain! Un Spike Lee gènial (prèsent devant la camèra tout en ètant derrière) capable de crèer une atmosphère prenante tout en racontant une histoire! Mais la violence avec laquelle il revendique le droit à ce plaisir a tout d'un acte de rèbellion artistique...et multiple...
Il y a du bon et du moins bon dans ce film de Spike Lee, il ne s'agit pas vraiment d'un thriller mais plutôt un point de vue social (il ne déroge donc pas totalement à ses habitudes) sur la communauté italo-américaine, le manque de tolérance, certaines dérives des seventies, avec en toile de fond ce fameux été 1977 qui secoua la communauté newyorkaise. "summer of sam" est beaucoup trop fourre tout pour en faire un film choc et marquant. Le jeu des acteurs est excellent, malheureusement la majorité des scènes sont très caricaturales et le tout donne un film... moyen !
Spike Lee croise plusieurs histoires et fait monter la fièvre en brossant le tableau d’une époque, sur fond de variations sexuelles et musicales, tensions sociales, raciales, jusqu’à la violence exacerbée. Le réalisateur excelle à dépeindre cette agitation frénétique et à stigmatiser la bêtise des foules, la haine facile à l’égard de ceux qui sont jugés différents. Il joue sur plusieurs registres : chronique sociale (tantôt drôle, tantôt flippante) et thriller aux accents scorsesiens (les portraits de petits caïds du quartier italien). Le tout est pimenté d’une ironie caustique, notamment face au grand cirque médiatique (Spike Lee incarne lui-même un journaliste TV). Ajoutons un montage très rythmé, une bande originale bien choisie, et l’on obtient l’un des films les plus aboutis du réalisateur.
Bien qu’il se tourne pour la première fois vers une communauté autre que les afro-américains, en l’occurrence celle des italo-américains, Spike Lee nous offre tout de même avec Summer of Sam une chronique sociale new-yorkaise autour de son thème de prédilection, la tolérance. C’est surtout pour l’acteur/réalisateur l’occasion de recréer l’ambiance si particulière qui régnait dans la ville durant l’été caniculaire de 1977. Malgré ce que son titre laisse indiquer, il ne s’agit d’un thriller autour de l’enquête liée aux meurtres commis par David Berkowitz, ce serial killer auto-surnommé Le fils de Sam, ceux-ci ne servant en fait que de support à l’ambiance de paranoïa et d’intolérance qui régnait alors. Les deux autres éléments majeurs de cette reconstitution sont évidemment la musique, le disco, alors à ses débuts, y étant omniprésent, et le base-ball avec la série de victoire des Yankees. Dans ce contexte histoire, le scénario se centre sur deux personnages en particulier, Vinny, dont on suit les adultères à répétition, et son ami d’enfance, un gay punk victime de discriminations haineuses. Ce dernier est d’ailleurs brillamment interprété par Adrian Brody, méconnaissable dans ce look haut en couleurs. Leur histoire n’est malheureusement pas très surprenante et finit un peu par tourner en rond, rendant le film moins captivant qu’il aurait pu l’être.
A partir d'un fait divers, Spike Lee réussi brillamment un film ou se mélange Thriller et drame, sur fond d'historique, le tout porté par des personnages avec des histoires et des présences vraiment bons !
J'ai vu ce film il y a une dizaine années en VHS. J'avais vraiment aimé à l'époque. Si ma mémoire est bonne il y a vraiment eu un énorme black-out (panne de courant) à New York pendant l'été caniculaire 1977. Spike Lee nous plonge dans l'ambiance poisseuse du Bronx par forte chaleur, au sein de la communauté italo-américaine. Sans manichéisme il porte un oeil sévère sur le conformisme, l'irrationalité et la violence de l'Homme lorsqu'il est en groupe. Les amateurs de films de serial killer alternant les scènes d'action musclée, et gores ne trouveront pas leur compte dans Summer Of Sam. Spike Lee ne cède pas à la facilité et privilégie la subtilité.