Voilà un bon petit polar. Le cadre est chabrolien, le traitement l'est beaucoup moins, puisque c'est bien l'intrigue policière qui est au cœur du film, malgré un sous-texte social parfois féroce. Le scénario n'évite pas les incongruités, ainsi si la scène du spoiler: meeting est cinématographique forte, elle a le tort de n'être que cinématographique, on pourrait aussi parler de cette idylle de fin de film genre "plus farfelu tu meurs", mais ça ne pénalise pas le film. L'intrigue policière est bien ficelée même si on reste dans les schémas classiques de ce genre d'enquête. Il faut bien sûr parler de l'interprétation, Belmondo nous fait un sans-faute même s'il est prisonnier des répliques d'Audiard trop écrites, Blier est fidèle à son image c’est-à-dire exceptionnel et Marie-France Pisier éclatante de beauté et de talent. Sinon on est pas près d'oublier le duo Daniel Ivernel/Claude Brosset spoiler: en travestis sado-maso. Et comme il paraît que tout polar se doit de nous offrir un strip-tease, avouons que celui de Frida de Düsseldorf n'est pas mal du tout
Mou, sans surprise, je me suis enquiquiné grave ! Heureusement que Bébel est chouette et Marie-France Pisier belle comme un cœur et que les bagnoles des années 70 nous rappelle où la vie était encore à dimension humaine ! Pour le reste oubliez ce film ringard !
Revoir ce film est une bonne chose . J avoue l avoir vu il y a très longtemps et c etait l occasion de le redécouvrir. C est très efficace et étonnant pour l epoque où on découvre les magouilles de notables dans une ville ennuyeuse de province. Les acteurs sont le point fort du long métrage et Belmondo impérial.
Une oscillation réussie entre respect des codes génériques et trouvailles de mises en scène: d'une part une intrigue revancharde limpide organisée autour de collusions économico-politiques, un jeu sobrement efficace autour d'un Belmondo tout en froide rancœur et des dialogues savoureux; de l'autre un parti-pris assumé (justifié!) de ne pas rajeunir les protagonistes entre les deux temporalités exposées, des voix off cyniques et une ville érigée en symbole. Très plaisant!
Je m'attendais à mieux avec la note de 3.8/5. Ça manque de rythme, on se perd un peu dans les flashbacks, le rôle du père de Bébel est à peine évoqué, on ne comprend pas très bien le mobile du meurtre, du moins, ça me paraît léger.
Je mets 5 étoiles déjà pour le duo Belmondo, Marie-France Pisier deux acteurs que j'adore. De plus Belmondo tiens vraiment bien son rôle du vengeur qui cherche son ennemi. Et Marie-France Pisier qui joue magnifiquement bien son rôle. Cette 6e collaboration Verneuil - Belmondo tiens toutes ses promesses quel plaisir aussi de voir ce grand acteur qu'était Bernard Blier. Toutefois pour comprendre le film mieux vaut être au calme car il peut être difficile avec les flash-back de s'y retrouver.
Ce film dure presque 2 heures, vu sur France 5 en septembre 2020. C'est 1 très long flash back. Ce n'est pas 1 film policier ni 1 film d'action ni 1 film d'amour. Le personnage de belmondo pense avant tout à son procès et veut comprendre qui et comment il a été condamné. Pour l'histoire générale, je donne qu'1 seule étoile.
Classique de Jean Paul Belmondo sur la trahison et les souches sociales..Le thème de la musique principale est superbe..le film avec Marie France Pisier et Bernard Blier sont impeccables..à voir ou revoir n'a pas vieilli et pourtant c'est de 1976...c'est dire...
Après avoir purgé sa peine pour un crime qu'il n'a pas commis, un homme revient pour se venger. Un polar efficace mais pas fou non plus ; or avec des dialogues d'Audiard, Verneuil à la réal et un casting solide, on pouvait s'attendre à beaucoup mieux.
Le scénario obéit à une mécanique de précision, les dialogues d'Audiard sont soignés et mis dans la bouche d'une sacrée troupe de comédiens (Bernard Blier, Marie-France Pisier, François Perrot et bien d'autres), tandis que Verneuil signe une nouvelle mise en scène appliquée, efficace et d'une maîtrise totale. Le montage est aussi passionnant, avec cette construction en flashbacks qui nous tient en haleine, tandis que l'on découvre le parcours de notre héros, soit à travers ses souvenirs, soit au travers des yeux des témoins. Peinture acide de la haute bourgeoisie de province, autopsie d'un système carnassier, chronique d'un amour perdu qui n'a jamais eu la place d'exister, on pourra tout juste regretter le manque d'autocritique du héros, un poil trop manichéen, sauvé tout de même par un Belmondo en grande forme, un peu trop égocentrique et tout puissant. Bref, du divertissement populaire au sens le plus noble du terme, brillant, efficace, intelligent, accrocheur et précis. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Pour moi un des meilleurs Belmondo, le scénario et les dialogues sont excellents,de même que les acteurs et la trame du film. Des répliques mémorables de notre bébél national.A voir et à revoir sans hésiter!
La qualité des dialogues, la mise en scène, l'histoire, Belmondo et tous ces seconds rôles qui sont de très bons acteurs, une musique, bref tout y est ! À revoir avec une certaine émotion....du très bon cinéma français comme on n'en fait plus beaucoup...
Un film guère intéressant , une curiosité ; un film français tel que l' on en faisait dans les années 70. Intrigue prévisible (ah , mais Blier était le méchant ?), abus du zoom et surtout Bebel exaspérant, avec son indescotchable sourire sûr de lui et son irrrrrrésistible pouvoir de séduction. La jeune fille ( qui jouait mal soit dit en passant ) séduite sur un banc du jardin et qui part avec lui sans le connaître, c'est un peu ridicule, non ? A l' époque , un coup de tête suffisait à mettre K O un méchant . Egalement, Bébel arrive chez Blier et oblige celui-ci , alors qu' il n' a aucun moyen coercitif - même pas armé - à appeler un autre méchant corrompu . Et rebelote avec ce dernier pour que l' ordre soit donné de liquider Blier au fusil à lunettes. Alors que les mêmes individus si efficaces ne sont pas parvenus à éliminer Bébel d' une façon ou d' une autre. Ca ne tient pas debout ! Trop de Bébel tue le Bébel. Certaines digressions, lorsque le héros parcourt la ville à son retour et nous livre ses observations quant à ce qu' il pense de ladite ville, ne sont pas dénuées d' intérêt. Verneuil a été mieux inspiré : 100 000 dollars au soleil ou Un singe en hiver avaient un charme totalement absent ici. Restent quelques belles répliques, même si Audiard a fait mieux , ici il cabotine légèrement. Pellicule dispensable...