1063 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
108 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
36 critiques
3
32 critiques
2
14 critiques
1
8 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
SATSANGA
12 abonnés
227 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 22 mai 2014
Un polar à la française des années 70 bien ficelé malgré un rythme qui s'essouffle par moments . Le trio Verneuil / Belmondo / Audiard arrive encore à nous surprendre, chacun dans son domaine de prédilection, et mérite que l'on s'y attarde dessus . Après, rien d'exceptionnel non plus sur la forme et le contenu de ce film tant le sujet a été traité aussi souvent, mais on passe un agréable moment de cinéma sans se prendre la tête . Du bon Bébel de la grande époque .
Bon film policier, avec une enquête qui prend son temps mais sans aucune longueur! Les flashbacks sont le vrai plus du film à mon gout, j'ai beaucoup aimé. L'histoire d'un homme à la recherche de justice après un coup monté, scénario vu et re-vu cependant brillamment interprété par une vrai troupe d'acteurs au top de leur forme! A VOIR!
Une réalisation rondement menée comme Verneuil à toujours su le faire avec sa caméra. un Belmondo en pleine inspiration de son talent incommensurable. De 1976 aux années 2010 finalement les choses ne sont pas si différentes c'est stupéfiant par cette description sociétale, patronat contre prolétariat, corruption, blanchiment d'argent, démesures financière footballistique,... L'intrigue policière prend son sens au cours du film et les flashbacks permettent non seulement d'en comprendre son avancée mais également d'en voir les changements d'une société des 30 glorieuses qui évolue différemment selon les strates sociales (avant et après mai 68 la vie n'est plus la même après 7 années de prison...) et s'éssouflent...un film visionnaire dans un sens...
J'avais quitté Jean-Paul Belmondo et Henri Verneuil sur un quai de gare à la fin d' « Un singe en hiver » : c'est à l'arrivée d'un train que je retrouve le premier, toujours devant la caméra du second et toujours avec le même plaisir. Je le répète presque à chaque fois, mais quand même : quel pied de découvrir petit à petit la filmographie de l'ami Henri, où « Le Corps de mon ennemi » figure en bonne place parmi ses plus grandes réussites. Montage d'une habileté diabolique alternant intelligemment entre passé et présent, voix-off grinçante au possible, hallucinante galerie de personnages... Pas de doute, le réalisateur fait une fois de plus preuve d'un professionnalisme impressionnant, sans jamais oublier la dimension extrêmement noire du propos. L'œuvre a beau disposer parfois d'un certain sens de l'humour, l'écriture s'avère toujours au service d'un constat très violent, peinture sans fard d'une bourgeoisie hypocrite, sans scrupules et surtout prête à tout pour sauver les apparences. A ce titre, que ce soit l'immense Bernard Blier, Daniel Ivernel ou François Perrot, tous sont remarquables de médiocrité dans leurs petits arrangements mesquins, sans pour autant éclipser les autres. De la sublime Marie-France Pisier à Claude Brosset en passant par une toute jeune Nicole Garcia, tous ont un rôle important à jouer dans cette histoire, sans oublier évidemment un Jean-Paul Belmondo sans surprise, mais d'une redoutable efficacité. Et tant pis si cela patine légèrement dans la dernière partie, l'impeccable final faisant aisément oublier ces petites lacunes. Bref, une histoire de vengeance remarquablement menée doublée d'un portrait acerbe et cynique de la haute société, le tout mené de main de maître par deux immenses professionnels, l'un à la mise en scène, l'autre à l'écriture (Audiard, what else?) : un modèle de cinéma populaire.
Un des meilleurs Verneuil qui n'est pourtant pas un de ses films les plus connus. Belmondo est excellent dans un registre sobre qui ne lui est pas coutumier. Un bon suspense à la réalisation efficace.
Henri Verneuil aimait se lancer des défis improbables comme celui de réaliser lui, petit arménien émigré,un western révolutionnaire avec Anthony Quinn (« La bataille de San Sebastian » 1968). Pour « Le corps de mon ennemi » il s’attache les services de Félicien Marceau et de Michel Audiard afin de livrer une critique acerbe de la société bourgeoise des Trente Glorieuses qui aimait tout à la fois s’encanailler en s’enrichissant au passage sans jamais bien sûr perdre sa respectabilité. Le ton général du film s’inspire des brûlots transalpins d’Elio Petri qui avait choqué la société bien-pensante avec son très fameux « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » (1970) où Gene Maria Volonte faisait merveille . "Le corps de mon ennmei" demeure assez loin du compte, Verneuil en cinéaste populaire décentrant souvent le propos à force de vouloir exposer les facéties de Belmondo affaiblissant la force du propos en cèdant quelquefois aux facilitéq que lui offre son acteur qui entame alors sa période « Bébel » qui va le voir s’engager dans des projets de moins en moins ambitieux, tournant presque à la caricature à l’aube des années 90 avec comme point d’orgue « Le solitaire » de Jacques Deray (1987). Le film est malgré tout solidement charpenté et se regarde sans déplaisir aucun, offrant une galerie de portraits savoureux de seconds rôles comme Daniel Ivernel, François Perrot ou encore Claude Brosset impayable en folle à la carrure de boxeur chez qui tout le gratin municipal vient se faire fouetter ou câliner selon ses inclinaisons. On retrouve aussi le grand Blier qui dans un rôle très court parvient encore une fois à imprimer sa patte sur ce film à qui il manque le grain de folie de Petri qui avait su ne pas courir plusieurs lièvres à la fois. Henri Verneuil qui avait décroché le jackpot avec Belmondo dans leur deux collborations précédentes ("Le casse" et "Peur sur la ville") n 'a pas complètement réussi à jeter un pont entre les deux rives du talent de son acteur fétiche.
Henri Verneuil s'est forgé une réputation de solide metteur en scène en réalisant des films tels que "Le corps de mon ennemi". Belmondo est éclatant dans le rôle de François Leclerc qui va remonter le fil de l'histoire qui lui a valu sept ans de taule. Le scénario est haletant, le rythme ne faiblit pas et tous les acteurs donnent un accent de vérité à leur personnage. A voir et à revoir.
Le corps de mon ennemi est un très bon Verneuil porte par un Jean Paul Belmondo au sommet de son art. Bref c'est un film à redécouvrir de toute urgence.
«Le Corps de mon ennemi» est un film qui a une place à part aussi bien dans la filmographie de son acteur principal: Jean-Paul Belmondo que dans celle de son réalisateur: Henri Verneuil. En effet au milieu des années 70, Bébel était la superstar incontestée du cinéma français grâce à ses prestations dans les polars musclés ou dans les comédies débridées. Quant à Verneuil, il était catalogué comme réalisateur de films d'action. Notre Bébel national casse donc son image le temps d'un film et revient à un rôle beaucoup plus subtil et dramatique. Il est François Leclerc, homme qui a été emprisonné pendant 7 ans pour un crime qu'il n'a pas commis. A sa sortie de prison, il n'a plus qu'une seule idée: trouver qui est à l'origine de ce complot et se venger. Alternant entre flash backs et situations présentes, cette histoire de vendetta distille une féroce critique contre les mœurs de la haute dont les membres n'hésitent pas à se servir de leur pouvoir et de leur argent pour compromettre des personnes qu'ils estiment gênantes. De plus, il également montré du doigt à quel point la justice peut être corruptible. Grâce à leur fortune, les bourgeois peuvent absolument tout contrôler. Dans un contre-emploi total, Bébel nous livre une très bonne prestation oscillant entre colère et fragilité. Les autres acteurs sont également très bons. Ici, pas de gouaille, pas de cascades mais un message qui reste toujours d'actualité. Quand on dit qu'Henri Verneuil était le seul à pouvoir exploiter pleinement le talent de Bébel, c'est vrai. Il n'y a qu'à regarder ce film pour s'en convaincre.
Du bon Verneuil ! Il aime bien nous manipuler, le début de l’histoire est floue puis cela prend du sens, il monte son film comme un puzzle… Le scénar est une nouvelle fois très bien écrit malgré quelques longueurs, les acteurs sont bons, Marie France Pisier rayonnante, Bernard Blier excellent second rôle, Bébel quel classe et séducteur (limite too much…) et c’est un plaisir d’apercevoir Charles Gérard en taxi… Bon polar à l’ancienne !
Il est fort ce film, filmé de manière originale, jean Paul est classé , sa prétendante est charmante malheureusement elle est partie trop tôt en plus le film à été tourne dans la région
Un film policier français qui bénéficie d'un montage très astucieux. En effet, cette adaptation signée Henri Verneuil dispose d'une narration brillante, complexe ( avec des flash back dans les flash back ). La trame basée sur la vengeance d'un homme trahi et qui revient sur les traces de son passé pour découvrir ceux qui ont conçu un coup monté contre lui est très bien ficelé. Les informations sont soignement distillés et le suspense est savamment conservé jusqu'au bout. La 1ère partie peignant l'ascension sociale du héros dans le milieu de la bourgeoisie ( causant ainsi notamment préjudice à son père) est intéressante. Si l'ensemble n'est pas exempt de longueurs, la 2ème partie est un sans faute entre suspense et révélation. J-P Belmondo revenant avec ce film à un registre de jeu plus grave, excelle. La mise en scène d'Henri Verneuil, quant à elle, jongle avec les sauts dans le temps avec aisance, sans artifice. La fin, laissant soudainement de côté une certaine sobriété pour renforcer la tension dramatique est mise en scène avec maestra. En résumé, un très bon film français, polar peu connu mais qui trouve une place de choix dans la filmographie de H. Verneuil et J-P Belmondo.
L'un des tout meilleurs Belmondo. Le film ce passe en France durant les 30 Glorieuses. Il y est question d'un homme revenu pour ce venger! Superbe film avec en prime la magnifique Marie-France Pissier, Michel Audiard aux dialogues et une excellente bande son.
Un excellent thriller à la française porté par un très bon Belmondo (se rapprochant du talent d'un Dewaere en quelques occasions, dont ce film) et un, et là je manque de superlatifs, on dira "exceptionnel" Bernard Blier, crevant l'écran. François Perrot, Claude Brosset et Nicole Garcia complète ce tableau d'acteurs au top, on regrettera juste une Marie-France Pisier plus inégale et une fin sans surprise.