HAL9000-Computer
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4 - Très bien
Deux mondes sont confrontés et se rejoignent dans une comédie plutôt légère qui ne fait pas du tout son âge, le film étant sorti sur les écrans en 1983. Après un passage au ‘Saturday Night Live’ puis un rôle dans ’48 heures’, Eddie Murphy (Billy Ray Valentine) continue sur sa lancée et affirme sa notoriété dans son deuxième succès commercial. Quant à Dan Aykroyd (Louis Winthorpe III), le genre de la comédie lui va très bien mais il a malheureusement tendance à surjouer un peu trop niveau dramatisme. Cesuperbe duo -à l’opposé du buddy movie- est rejoint par de nombreux personnages bien interprétés avec dérision et humour, quoique surjoués par certains... Entre autres, Ralph Bellamy et Don Ameche (les deux grands méchants de l’histoire dont le pari idiot va mettre à malles vies des protagonistes qui répètent malgré leur situation que ‘Money is not everything’), Denholm Elliott (dans le rôle d’un majordome plus intelligent qu’il n’y paraît), Paul Gleason (un homme demain qu’il ne vaut mieux pas chercher) Jamie Lee Curtis ou encore Bo Diddley en revendeur suspicieux. Le scénario tient en quelques lignes mais l’idée générale vaut le coup : un cadre de la finance célèbre et talentueux va tout perdre (son argent, ses amis, sa maison) alors qu’un clochard va être mis à sa place par les frères Duke. Ainsi, la lutte des classes nous est présentée mais de façon humoristique et originale : C’est un échange de situations tant professionnelles que personnelles. Par contre, on peut dûment affirmer que John Landis fait preuve d’un manichéisme immodéré, rien ne va dans la nuance et c’est bien cette simplicité du récit qui est quasiment le seul bémol du film. Après, si on visionne ‘Un fauteuil pour deux’ sans réel préjugé et en tant que pur divertissement alors c’est un très bon film. Il faut aussi noter que c’est la première collaboration entre Murphy et Landis et que cela n’inaugurera que du bon pour la suite des évènements (‘Un Prince à New York’, ‘Le flic de Beverly Hills 3’). De même, Aykroyd n’en est pas à son coup d’essai avec le réal et cela se ressent beaucoup (‘The Blues Brothers’ en tête). Après 1h15, les protagonistes finissent par apprendre le subterfuge et c’est à ce moment que la grande leçon de morale démarre : Une morale certes ultra prévisible dans un style hollywoodien tout ce qu’il y a de plus classique. Cependant, même si le cercle très fermé des pontes de la finance en prend un coup, ce dernier est tout de même perçu comme l’unique but professionnel à atteindre, de même pour les riches coincés dans les clubs privés (un communautarisme outrageux est aussi de la partie). Dans les dernières scènes, la Bourse de Wall Street autrement appelé ‘dernier bastion du Capitalisme’ va être le théâtre d’une arnaque impressionnante dans lesquels Winthorpe et Valentine vont se servir totalement du système. Bref, un bon film sans prétention première et surtout sans aucune baisse de régime auquel il faut pardonner des jeux d’acteurs un peu trop enthousiastes par moments.
Ajoutée le 25 juin 2012 à 23h11
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