Le Train
Note moyenne
4,0
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68 critiques spectateurs

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ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2022
Inspiré de faits réels, ce film de John Frankenheimer (à la réalisation remarquable dans sa gestion du mouvement et de l'espace ferroviaire) donne matière à illustrer l'absurdité des comportements en temps de guerre et la vanité des hommes à placer certains intérêts au-dessus de tout: éternelle question de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Performance solide et habitée de Burt Lancaster qui impose son charisme sans forcer à travers son personnage bourré de questionnements, le reste du casting se montrant à la hauteur, bénéficiant également d'un scénario astucieux et équilibré.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2022
Le 2 août 1944, le colonel allemand von Waldheim (Paul SCOFIELD, britannique), grand amateur d’art (même dégénéré selon le IIIe Reich), décide de faire transférer les tableaux (Renoir, Gauguin, Matisse, Braque, Seurat, Picasso) du musée du Jeu de Paume en Allemagne. Des cheminots résistants dont le chef est Paul Labiche (Burt LANCASTER et dont c‘est la 4e collaboration avec le réalisateur) décident de tout faire pour que le train affrété pour le transport des tableaux n’arrive pas en Allemagne. Le réalisateur a pris le parti du noir et blanc, probablement pour donner un aspect documentaire et historique et rendre hommage à « La bataille du rail » (1946) de René Clément, tourné principalement en Bretagne. Il montre l’ingéniosité des cheminots spoiler: qui réussissent en faire tourner en rond le train en remplaçant le nom des vraies gares
. Même s’il s’agit d’une convention au cinéma, il est étonnant d’entendre parler anglais de la part des Allemands et surtout des acteurs français (Suzanne FLON, Michel SIMON, Albert RÉMY, Jeanne MOREAU, Jacques MARIN) avec leur accent. De nos jours, pour plus de réalisme, chacun parlerait dans sa langue avec des sous-titres. Le point de départ est bien réel et s’inspire du livre, « Le front de l’art : défense des collections françaises » (1945) de Rose Valland (1898-1980), conservatrice du musée du Jeu de Paume et interprétée par Suzanne Flon, personnage qui sera repris dans « Monuments men » (2014) de George Clooney, sous les trait de Cate Blanchett (et où il s’agit d’Américains chargés de récupérer des œuvres d’art dérobées par les Nazis en Belgique). Son rôle est comparable à celui de Jacques Jaujard (1895-1967) et qui a sauvegardé des œuvres du musée du Louvre, lui aussi évoqué au cinéma dans « Francofonia » (2015) d’Alexandre Sokourov. Même si cela n’est pas nouveau, le film montre bien l’absurdité de la guerre, ses atrocités (cheminots et otages fusillés), notamment lors de débâcle de l’armée occupante, l’égoïsme des hommes (qui, selon Christine, jouée par Jeanne Moreau, jouent les héros et que pleurent ensuite les femmes), l’aspect vain de certaines actions (tant de morts pour des objets, certes des œuvres qui appartiennent au patrimoine national et mondial) et la vanité de certains comportements (cf. entêtement du colonel qui veut s’emparer des tableaux et s’opposer, coute que coute, à Paul Labiche, qu’il méprise car incapable d’apprécier l’art). Le film n’est pas exempt d’imperfections : Paul Labiche quitte son hôtel à 19h pour conduire le train et il fait nuit (au mois d’août !). Idem pour la scène finale tournée près d’Acquigny (Eure) mais en hiver (les arbres feuillus n’ont plus de feuilles), probablement pour des raisons de planning de tournage.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2022
Ce film signé en 1964 par le réalisateur américain John Frankenheimer constitue un hommage vibrant à la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale. En août 1944, des œuvres d’art d’une galerie parisienne sont envoyées en Allemagne à bord d’un train. Plusieurs hommes et femmes vont risquer leur vie pour empêcher l’acheminement de ce convoi. Ce long-métrage possède une forte tragédie en raison de son rythme soutenu. Les scènes d’action qui ont nécessité plusieurs semaines de préparation (bombardements, télescopage des trains, etc.) offrent un résultat saisissant. En outre, autour d’un Burt Lancaster omniprésent à l’écran, on retrouve de nombreux acteurs français dont Jeanne Moreau et Michel Simon. Bref, une œuvre intense qui livre une réflexion émouvante sur l’engagement des cheminots morts dans un combat héroïque pour sauver un patrimoine artistique.
bernard routier
bernard routier

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0,5
Publiée le 1 novembre 2021
Je trouve ce film ennuyeux!!je n ai jamais pu le regarder jusqu a la fin!!!!je trintignant n à pas de présence et à l air de s ennuyer lui même!!
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2021
« Étonnant ! Inspiré d’une histoire vraie, le film « le train » est un extraordinaire hommage aux cheminots résistants français, prêts à se sacrifier pour honorer l’héritage français des œuvres artistiques, qui ont tout fait pour retarder et empêcher le train contenant des caisses avec des toiles de peinture célèbres à se diriger vers l’Allemagne. En effet, juste avant l’arrivée des Alliés à Paris, le colonel Von Waldheim, grand amateur d’art décide de réquisitionner toutes les grandes toiles peintes par les peintres célèbres tel que Renoir, Picasso, Degas etc, et de les envoyer en Allemagne par le train. La conservatrice du musée, jouée par l’actrice française Suzanne Flon alerte et parvient à convaincre les cheminots de s’organiser pour faire échouer le transfert des œuvres artistiques par les Allemands. Je n’en reviens pas face à une telle résistance bien organisée pour berner le colonel Von Waldheim ! La reconstitution est étonnamment réussie ! Whaou ! Les scènes de déraillement ou de collision des locomotives sont réalistes ! Pas d’effets spéciaux ! Quelle prise de risque pour avoir une telle scène réussie ! Très impressionnante ! Le choix du film en noir et blanc est certainement très bon par le sujet grave dont il s’agit de parler des sacrifices des cheminots et des habitants pour sauver des œuvres d’art ! Casting en or ! J’ai été agréablement surpris par le passage de Raimu dans ce magistral film ! Whaou, la sublime Jeanne Moreau qui a su maîtriser froidement ses jeux d’acteur ! Même si Brut Lancaster y joue très bien, j’aurais préféré que le héros soit joué par un acteur français tant il m’est parfois difficile de me défaire qu’il est un acteur américain, vu que ce film repose un peu trop sur lui à mon goût. Enfin, j’ai adoré la technique et la position de la caméra dans la séquence pour nous faire peser la tension, l’angoisse et même le malaise ! Les émotions y sont beaucoup plus palpables ! De belles photographies ! Magnifique ! Excellent film ! Je m’étonne encore que ça soit une histoire vraie, une belle découverte historique sur la 2e Guerre Mondiale pour moi ! »
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2021
Burt Lancaster est en grande forme dans ce film d'ambiance en noir et blanc sur un colonel allemand (Paul Schofield) qui tente de voler un train de tableaux pour le Reich. Les personnages sont parfaitement caractérisés et l'aspect et l'atmosphère de la France occupée sont d'un grand réalisme. C'est l'un de ces films qui n'auraient pu être réalisés qu'en noir et blanc. Il convient également de mentionner Paul Schofield dans le rôle du nazi fanatique jouant le rôle du cheminot français cynique de Burt Lancaster LaBiche, Wolfgang Priess dans le rôle du bon ingénieur allemand et Jeanne Moreau dans celui de la propriétaire de l'hôtel qui tombe amoureuse de Labiche. Le train est un film long mais néanmoins captivant et surtout il y a Burt au meilleur de sa forme...
SB88
SB88

35 abonnés 1 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2021
Bon film sur les décisions des grands hommes et leurs choix entre les hommes et les œuvres.
Bien qu'en noir et blanc, il aurait pu être tourné aujourd'hui car la façon de réaliser est très moderne voire mieux travaillée que nos films actuels.
3,7/5
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2021
On peut situer l’action du « Train » entre « la Bataille du Rail » pour l’hommage au courage des cheminots français et le décevant « Monument Men » pour la spoliation d’œuvres d’art par les nazis. Reprenant la direction des opérations au pied levé après l’éviction d’Arthur Penn, John Frankenheimer domine son sujet avec brio jusqu’aux arrières plans et nous offre quelques scènes vraiment spectaculaires (bombardements, déraillements, télescopage de locomotives). Un film d’une grande efficacité, auquel il faut rajouter un casting de premier ordre.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2021
Ce film de guerre de Frankenheimer rappelle celui plus récent des Monument Men de G. Clooney.
Leur point commun: éviter que des tableaux et potentiellement autres œuvres d'art soient pillées par les Allemands.
Le Train a un peu vieilli mais il se regarde encore très bien et fait la part belle aux locomotives et cheminots.
Labiche, résistant, ne semble pas très motivé pour tenter de stopper ce train mais il va y mettre toute son énergie.
Le film est surement un peu long et passé les quelques effets de surprises, on pourrait presque s'ennuyer à certains moments.
A voir pour ce côté franco-germano-américain, avec M. Simon, J. Moreau et S. Flon et d'autres seconds rôles français côtoyés B. Lancaster et d'autres acteurs allemands tels W. Preiss.
dujean2
dujean2

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2021
J'ai revu le train avec regret car j'y ai vu trop de points invraisemblables. Comment imaginer pouvoir couper un train en pleine traction et, de plus, laisser les wagons rouler alors que cela est impossible et heureusement. Comment imaginer couler un coussinet de bielle et le placer directement sans usinage. Comment imaginer une locomotive à vapeur parcourir tant de km sans jamais s'arrêter pour prendre de l'eau et du charbon. Comment imaginer après les terribles déraillement repartir dans les heures qui suivent. Dans ce film tout devient facile comme par enchantement. Ce film a parait-il été fait sur des fait réels encore aurait-il été utile qu'un conseillé technique soit sur place pour éviter des erreurs aussi enfantines. Dommage car le sujet était intéressant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mars 2021
Un bon film, solide : pas d'ennui, une superbe qualité de cadrage, des seconds rôles de luxe, un scénario plausible (tiré de faits réels)... et une belle qualité d'images, avec même de belles "cascades ferroviaires". Du bon cinéma.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2021
Un des rares films qui met à l'honneur la résistance des cheminots lors de 39-45 avec le chef d'oeuvre de « La bataille du rail » de René Clément. Comme ce dernier, la force du film est son réalisme, sachant que les collisions sont réalisés sans trucage ou qu'encore que Burt Lancaster boite réellement après avoir été blessé sur la tournage. L'autre force du film est son casting évidemment avec des acteurs tels que Michel Simon et Jeanne Moreau. Le film repose essentiellement sur la star (et producteur) Burt Lancaster. Heureusement le scénario n'oublie pas l'enjeu, celui de sauver des chefs-d'oeuvre de la peinture et donc, par là-même, d'y placer la question « est-ce que mourir pour ces tableaux est nécessaire ? ». Un très grand film de guerre donc, qui se revoit avec toujours autant de plaisir.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 374 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mars 2021
Ce film de guerre est un au hommage à la résistance des cheminots français. Porté par Burt Lancaster, ce film n'a pas mal vieilli malgré ses presque 60 ans. Cependant, le film souffre énormément d'un manque d'émotion. Toutes les morts tragiques qui égrènent l'aventure de notre cheminot français laissent totalement indifférent. Est-ce le manque de profondeur des personnages (hormis peut être le Colonel von Waldheim) ou le faux rythme du film ? Toujours est il que Le Train est assez ennuyeux (un comble pour un film sensé diffuser une tension nerveuse) et n'aura pas la palme du meilleur film du genre
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2021
Une œuvre d’art vaut-elle une une vie humaine ? S’inspirant d’un fait réel historique, un film de guerre très réaliste qui rend hommage aux cheminots résistants à travers un récit minutieux et plein de bravoure, porté par une mise en scène époustouflante, et interprété par un casting prestigieux de Michel Simon (doublé en anglais) à Burt Lancaster.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2020
Quand il aborde le tournage du « Train » en 1964, Burt Lancaster vient tout juste d’atteindre ses cinquante ans et il sort de l’échec commercial du « Guépard » tourné sous la direction de Luchino Visconti. Ayant dominé avec son complice Kirk Douglas les années 1945-1960 à Hollywood, il est encore au sommet après l’Oscar reçu en 1961 pour sa prestation mémorable sans « Elmer Gantry, le charlatan » de Richard Brooks. A la suite, il a entamé une collaboration avec John Frankenheimer, alors réalisateur débutant. Les deux hommes ont déjà tourné trois films ensemble dont « Le prisonnier d’Alcatraz » quand Lancaster appelle Frankenheimer à la rescousse pour venir remplacer Arthur Penn sur le tournage du « Train ». Les deux hommes ne s’entendent pas sur le sens à donner au film qui relate un épisode de la fin de la Seconde Guerre décrit dans un roman de Rose Valland (ancienne conservatrice de musée et résistant) au sujet de la tentative allemande en pleine débâcle de piller via le réseau ferroviaire, un grand nombre de chefs d’œuvre de la peinture française. Arthur Penn, réalisateur intellectuel, entend s’attarder sur les motivations psychologiques profondes du cheminot résistant que doit jouer Lancaster alors que celui-ci lui intime de privilégier l’action. Frankenheimer d’abord réticent accepte après avoir demandé que le scénario soit remanié (Walter Berstein s’en chargera). Cette co-production franco-italo-américaine si elle n’en fait pas un thème majeur du film, n’oublie pas à divers moments de soulever la question de l’enjeu de la sauvegarde du patrimoine culturel face à celui du sacrifice de vies humaines. Et ceci dans chacun des deux camps. Très peu bavard, « Le train » puise plutôt son inspiration du côté de « La bataille du rail » de René Clément (1946), en proposant une approche plus grand public de l’énorme travail de sape réalisé par les cheminots entrés en résistance. Le résultat remplit parfaitement son double objectif de captiver le spectateur en lui faisant toucher du doigt le travail de l’ombre parfaitement synchronisé des cheminots bien décidés à pourrir jusqu’au bout les plans de l’envahisseur nazi. Burt Lancaster s’il se voit réservé un moment de bravoure typiquement hollywoodien à la toute fin du film, imprègne sa prestation de toute la rigueur et de toute la retenue dont il était capable quand le rôle l’exigeait. Aucun temps mort donc pour ce film remarquablement dirigé par un John Frankenheimer qui pouvait donner le meilleur quand il était inspiré. Les deux hommes se retrouveront pour un autre film de guerre cinq ans plus tard avec « Les parachutistes arrivent ». On notera les courtes mais très marquantes apparitions de Michel Simon, Jeanne Moreau, Jacques Marin et Suzanne Flon. Quant à l’acteur anglais, Paul Scofield, il campe avec nuance ce colonel allemand tout à la fois esthète et impitoyable quand un obstacle se dresse sur son passage. C’est sans doute lui qui porte le mieux la problématique du film liée aux motivations des personnages si chère à Arthur Penn s’étant opposé à un Burt Lancaster convaincu qu’en temps de guerre, les hommes se définissent par ce qu’ils font plutôt que par ce qu’ils pensent.
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