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    À bout de course
    note moyenne
    4,2
    603 notes dont 81 critiques
    44% (36 critiques)
    33% (27 critiques)
    15% (12 critiques)
    6% (5 critiques)
    1% (1 critique)
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    81 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 21 octobre 2010
    Cavale absurde et pathètique d'une famille traquèe depuis quinze ans par le F.B.I pour cause d'attentat contre une usine d'armement! "A bout de course" est avant toute chose une oeuvre de philanthrope, le film d'un cinèaste èpris de l'homme dans ce qu'il a de plus sincère et de contradictoire! Une soirèe tendue virant à l'allègresse partagèe, la rencontre entre un adolescent paralysè par l'èmotion et une vieille dame qui ignore être sa grand-mère, le cri d'amour trop longtemps retenu d'un père incapable de donner à sa fille l'affection qu'elle est venue implorer, le dilemme qu'imposent certains choix dèfinitifs: Sidney Lumet ne se dèpartit jamais de sa sobriètè d'humaniste pudique, offre à ses acteurs les plus beaux rôles de leur carrière (impressionnant, le regrettè River Phoenix dècrochera même une nomination à l'Oscar du meilleur second rôle pour sa performance), et dèveloppe un rècit passionnant dont la force tient davantage aux sentiments exprimès qu'au potentiel spectaculaire d'un scènario parfaitement èquilibrè...
    Parkko
    Parkko

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    4,0
    Publiée le 15 août 2012
    A bout de course est vraiment une très jolie réussite. Sidney Lumet a vraiment réalisé des excellents films. L'histoire est vraiment très intéressante, il y a une sorte d'émotion qui traverse le film, une vraie réflexion sans jamais tomber dans la facilité, l'excès, l'outrance alors que ça aurait pu être facile. Certains pourront peut être regretter une mise en scène parfois un peu simple, un peu sobre, mais pour moi ça convient parfaitement au film. Sidney Lumet n'a vraiment pas besoin d'en faire trop, il lui suffit de vraiment accompagner son sujet tellement son scénario est réussi, et du coup ça porte vraiment le film. Bref, un très bon film.
    NormanBates3
    NormanBates3

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    5,0
    Publiée le 13 janvier 2012
    Arthur et Annie Pope sont des activistes anti-guerre, en 1971 ils ont fait sauter une usine de Napalm destinés au Viet Nam. Cet attentat a fait des fugitifs, les obligeants a vivre toujours sur le qui-vive et les entrainant eux et leurs enfants dans une cavale interminable. Leur fils ainés Danny supporte de moins en moins cette situation qui l'obligent a subir les conséquences d'actes qu'il n'a pas commis et dont il n'est en rien responsable. Seulement abandonner sa famille pourrait signifier ne plus jamais les voir, ou alors les voir dans des conditions extrêmement difficile. Bon je vous préviens tout de suite j'ai vu la grâce! Ce film est une véritable merveille d'équilibre, j'entends par là que le scénario, la mise en scéne et l'interprétation sont en parfaite harmonie, il se complète sans que jamais un des aspects ne prennent le pas sur l'autre. Dés le départ le film bénéficie d'une histoire et d'un sujet fort, un adolescent obligés de fuir et de sacrifier ses aspirations artistiques, amoureuse pour une faute qu'il n'a pas commis. Il fallait donc d'excellents acteurs et un metteur en scéne capable de tirer le meilleurs parti de cette histoire. C'est le grand Sydney Lumet (cinéaste a mon avis beaucoup trop sous estimés, malgré sa célébrité) qui a hérité du projet, et force est de reconnaitre au vue du résultat qu'il était l'homme idéal. La réalisation de Sydney Lumet est en effet une merveille de simplicité en même temps que de maitrise, tout en finesse et pleine de sensibilité, le film brille par une absence d'effet salutaire, Lumet n'appuie rien et ne tombe donc jamais dans le piége de la démonstration et pourtant elle d'un lyrisme discret mais bien présent. Dans un premier temps il semble privilégier les longs plans solidement cadré et composé qui joue sur la profondeur de champs et le placement des acteurs, le cadre étant la parfaite expression de l'enfermement du héros, même dans les plans large, River Phoenix semble toujours isolés enfermer dans les mensonges et les masques que lui impose sa famille, il bouge et s'agite dans le cadre comme si il essayait en permanence de s'échapper sans vraiment y parvenir. Au fur et a mesure que le film progresse, les plans sont de plus en plus court et morceler, témoins cette scéne magnifique ou Annie Pope revoit son père pour la premiére fois depuis des années, rarement on auras vu un champs contre-champs d'une tel intensité. Les acteurs enfin tous sont excellent, et criant de vérité tant règne entre eux une alchimie parfaite, mais celui qui crève l'écran, celui qu'on retient, celui qui porte le film sur ses épaules c'est River Phoenix qui irradie de charisme dans ce rôle d'un adolescent qui cherche a exister en dehors des mensonges que ses parents lui ont imposé, ce n'est même pas une question de crédibilité ou de talent, c'est qu'il est évident qu'il est ce jeune pianiste virtuose tiraillé entre son profond attachement a ses parents, son amour pour sa petite amie, son amour de la musique et son désir d'avoir une vie normale, il n'y a rien de violent ou de désespérés dans sa révolte juste un désir d'évasion, d'indépendance et de poésie, allez savoir pourquoi je n'ai pas pu m'empêcher de penser a Rimbaud, et je vois a l'instant d'après wikipédia, qu'il aurait du jouer le rôle a la place de Di Caprio je ne doute pas un instant que ça aurait sans aucun doute tirait vers le haut ce film plus que médiocre qu'est Total éclipse (bon cela dit l'interprétation de Di Caprio est la seule chose a sauver de ce truc). En tout cas il est impossible de rester insensible devant A bout de course, tellement ce film est intense, puissant et bouleversant, j'ai verser une larme a plusieurs reprise.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    3,5
    Publiée le 20 juillet 2012
    Portrait étonnant d'une famille unie dans la clandestinité, habituée à la fuite et menée par un couple d'utopistes non conformistes. Les liens familiaux s'étirent à leur paroxysme dans la difficulté quotidienne subie par les enfants dont le prix à payer devient de jour en jour plus problématique. Un film attachant émotionellement.
    cylon86
    cylon86

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    5,0
    Publiée le 16 août 2010
    Un film très prenant porté par le talent de River Phoenix dans un de ses meilleurs rôles. Le scénario est intelligent et montre bien les relations entre les différents personnages et à quel point la vie des enfants est régie par les actes passés des parents. Émouvant, réaliste, un très bon Lumet.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 16 mars 2015
    Ce film méconnu éclaire une facette peu connue du talent de Sidney Lumet. Réputé pour son cinéma coup de poing, prompt à dénoncer les injustices, Lumet choisit avec « A bout de course » de teinter son propos d’un romantisme jusqu’alors relativement absent de sa filmographie. Si la trame de fond du scénario demeure politique avec la fuite permanente de deux activistes pacifistes spoiler: suite au plastiquage dans les années 1970 d’un laboratoire de fabrication du napalm déversé sur les populations du Vietnam; Lumet s’attache cette fois-ci davantage aux conséquences des choix de vie sur les êtres. Ces deux jeunes étudiants idéalistes n’avaient sans doute pas imaginé qu’ils blesseraient gravement un des gardiens du laboratoire et qu’ils allaient devoir passer le restant de leur existence à fuir le FBI qui les traque sur tout le territoire américain . Au long de leur périple sans fin, les Pope ont choisi malgré tout de fonder une famille, sans penser réellement à la vie qu’ils allaient offrir à leurs progénitures , sacrifiées à une cause qu'ils n'ont pas choisi. La cellule familiale forcément très soudée à force de repliement sur soi-même se trouve à un tournant de son histoire car le jeune Danny devenu adolescent est à l'heure des choix cruciaux qui vont décider de son avenir d'adulte. Pour pimenter encore le dilemme il connaît son premier amour. Que feront ses parents ? Vont-ils continuer à sacrifier un être à part entière au nom d'une unité familiale imposée par leur choix au même âge que leur fils aujourd'hui, ou revenant à leur idéaux de départ issus de la culture hippie, le pousser vers l'accomplissement de sa destinée ? Telle est la question essentielle que pose Lumet qui a certainement mis beaucoup de lui-même dans ce film qui sans être un succès au box-office lui a apporté ainsi qu'à ses acteurs une reconnaissance unanime de la critique . C'est avec beaucoup de nostalgie que l'on revoie le jeune River Phoenix, talentueux acteur mort trop tôt d'une overdose à l'âge de 23 ans. Pour l'anecdote il faut se rappeler que River Phoenix et Martha Plimpton sa petite amie du film avaient déjà été associés deux ans plus tôt par Peter Weir pour "Mosquito Coast".
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 26 février 2016
    Encore une réussite pour Lumet. A bout de course (et pas A bout de souffle du "faquin" Godard) est un film sobre, simple mais extrêmement touchant, qui offre son lot d'émotions et de personnages très attachants et bien écrits. L'interprétation est plutôt bonne, même si on retient en particulier la performance magnifique, toute en retenue, du regretté River Phœnix. La réalisation quand à elle est asses simple (en même temps c'est Lumet : sa réalisation est très bateau, mais il sait raconter des histoires et dans plusieurs cas, cette réalisation est en parfaite adéquation avec le propos (12 hommes en colère, Un après-midi de chien en particulier)) mais laisse bien place à l'intrigue. Très beau film, lent mais jamais ennuyeux, et très émouvant.
    cinono1
    cinono1

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    5,0
    Publiée le 7 juin 2009
    une merveille d'émotion et de subtilité. le film narre le périple d'un couple et de ses 2 enfants pour tenter de mener une vie normale alors que ceux-ci sont poursuivi par le FBI. Il y a une tension toujours palpable autour de cette famille en proie au secret et au bord de l'explosion quand le fils ainé donne des signes d'émancipations. Le film questionne sur les choix et l'engagement. la famille est tres touchante dans sa volonté de mener une vie harmonieuse et River Phoenix trouvait la son meilleur role. Chef d'oeuvre.
    rayonvert
    rayonvert

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    5,0
    Publiée le 18 mars 2014
    Quel film! Cela fait très longtemps que je n'avais pas autant été emporté par une oeuvre cinématographique. Le scénario est d'une rare intelligence, la mise en scène de Lumet porte les acteurs, qui sont tous prodigieux. A voir absolument.
    Lotorski
    Lotorski

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    2,5
    Publiée le 18 juillet 2014
    A mon sens, ce film est sympathique mais pas inoubliable. Sympathique car il le cinéma ne s'est probablement pas très souvent intéressé aux conséquences familiales d'une vie de fugitifs. Pas inoubliable parce qu'une fois la problématique posée, on s'imagine très vite quelle pourrait être la fin, et celle-ci se déroule effectivement sans aucune surprise (avec au passage l'utilisation de certains ingrédients un peu "faciles" pour pimenter la sauce).
    André Van Peteghem
    André Van Peteghem

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    5,0
    Publiée le 17 août 2017
    Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter.Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité.Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur.Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter. Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité. Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur.Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.
    Aulanius
    Aulanius

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    3,0
    Publiée le 11 janvier 2012
    Je ne sais pas si c'est l'effet Sidney Lumet mais comme pour "12 Hommes en colère" et "Serpico", je n'ai pas eu le coup de cœur. Tous ses films partent d'une bonne base voire très bonne (scénario, casting, ambiance) mais il manque toujours un petit quelque chose pour qu'au final on soit impressionné (je parle pour moi). Une nouvelle fois, je n'ai pas été complètement convaincu notamment par la performance plus que moyenne de River Phoenix. On le sent tendu et pas naturel pendant près de deux heures, se qui m'a particulièrement étonné. A contrario, la jeune Martha Plimpton (qui joue aujourd'hui dans la série "Raising Hope) m'a vraiment fait quelque chose. Pour le reste, c'est un sujet intéressant mais qui aurait pu l'être encore plus. Je dois avouer que je me suis un peu ennuyer malgré quelques bons passages. La bande originale est quasiment inexistante et c'est bien dommage. Cependant la fin est prenante et touchante, chose pas banale à mes yeux. 12/20.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 19 juin 2011
    Avec ce film, Sidney Lumet abordait trois de ses sujets de prédilections : la dénonciation de la Société américaine bien sûr, comme à peu près 90% de sa filmo, la famille et inévitablement en conséquence le fossé entre les générations. Alors ces sujets sont évoqués avec toute la finesse dont savait faire preuve le cinéaste. La seule faiblesse du film réside dans une mise en scène, même si le thème ne l'exigeait pas absolument, qui manque parfois de nervosité et qui aurait gagné à en avoir plus pour être bien captivant. Mais là où franchement on ne peut pas prendre un seul instant Lumet en défaut c'est dans sa direction d'acteurs. Mise à part le regretté River Phoenix, aucun visage vraiment connu mais des interprétations toutes aussi formidables les unes que les autres, et qui donne beaucoup d'intensité à l'ensemble. Un très bon Lumet.
    AMCHI
    AMCHI

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    4,0
    Publiée le 26 juillet 2011
    Lumet s'est détaché de la traque que connaît cette famille d'activistes pour avant tout nous raconter l'histoire d'une famille unie malgré tout et nous réaliser un très beau film. Je ne pensais pas qu'A bout de course me plairait autant, c'est un film simple et très touchant comme son final qui est poignant (j'ai failli chialer d'ailleurs), les acteurs sont remarquables en particuliers le regretté River Phoenix.
    Le comptoir du cinéphage
    Le comptoir du cinéphage

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    4,5
    Publiée le 21 juin 2014
    Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter. Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité. Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur. Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.
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