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Don Diego de Las Vega
7 abonnés
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4,0
Publiée le 1 août 2020
Un magnifique cross-over de sujets sociétales. Le tout emmener par de grandes prestations d'acting de Moore, Quaid et le très charismatique Dennis Haysbert
Même s'il n'a pas la force et le souffle des mélos de Douglas Sirk, auquel à l'évidence il s'inspire, Loin du Paradis est un très joli film qui nous parles de la souffrance à vivre dans une société qu'au delà des apparences se révèle hypocrite et violente. Seule à gérer une situation bien difficile, le personnage interprété par Julianne Moore est juste, vrai, courageux, qui force l'admiration. Un excellent cast, y compris pour les rôles secondaires, une mise en scène soignée et la musique du grand Bernstein participent à la réussite de ce joli petit bijoux de film.
Le sujet est intéressant mais ce film ne parvient pas à donner vie à cette histoire. Cela manque de souffle, d'émotion. C'est vraiment dommage car les acteurs sont bons mais la réalisation ne permet pas de rendre justice à cette œuvre. C'est comme un soufflé qui ne gonfle pas. Dommage.
Un bel hommage surtout au cinéma de Douglas Sirk, la mise en scène du décor environnement qui s'y glisse, de la douceur zen propre à ce grand réalisateur de films sitcoms. L'influence sur ce cinéaste où il nous faut une intrigue d'amour contrarié, le triangulaire comme thème central. En plus de lever le voile sur un tabou de la société américaine des années 50, en une transposition à cette époque actuelle. Homosexualité, racisme, l'acceptation des mentalités face à ces enjeux sociaux qui fait avancer son histoire. Rock Hudson fut l'acteur fétiche de ces feuilletons cinémas, à la fois le reflet du mari en lutte contre sa sexualité, un secret de polichinelle. Et aussi du jardinier noir un peu trop amical, donc intimité supposée par la visibilité aux yeux de tous familièrement, ce qui a de plus terrible est le blâme sur la femme pas gâtée autrefois. Il manque un brin d'émotion pour relever le scénario d'un coup de génie du chef-d'œuvre, tout semble classique que ça me donne envie de voir d'autres films de Mr Sirk. Merci Todd Haynes de votre franchise qui lui est dédié, tout ce que le ciel permet au studio Hollywoodien !
Excellent film sur la différence (raciale et sexuelle) avec un couleur rétro qui semble très bien retranscrire une Amérique des années 50. Julianne Moore est magistrale!
Le film qui m' a convaincu que J Moore est une grande actrice. La reconstitution des mœurs des années 50, de part les images et les acteurs, est sublime. T Haynes ne tombe pas dans les stéréotypes mais rend plutôt un virtuose hommage. . Ne pas oublier que loin du paradis, c'est une façon subtil et détourné de décrire l'enfer....
Éblouissant, c'est le premier mot qui me vient ... Ce film est empli d'une tristesse et d'un sens esthétique qui lui est propre, inutile d'en dire plus, un classique !
Oh mais qu'il est chiant ce film dites donc! La reconstitution d'époque n'est pas mal, mais pour moi le film s'est résumé à ça. La réalisation, les dialogues, l'ambiance, tout est maniéré, artificiel, et le vernis ne craque jamais. C'est dommage, on pouvait tenir une bonne histoire, mais ça reste en superficie, avec un rythme saccadé, une musique mal adaptée et des acteurs vraiment très mal dirigés et qui ne sont pas crédibles. D'ailleurs on se fout complètement de ce qui peut leur arriver. Pour casser justement les codes et faire un parallèle intéressant avec les sujets "tabou" traités, il aurait fallu contraster la mise en scène, les mouvements de caméra, le texte, insuffler un peu d'intensité dans cette réalisation glaciale et cet univers austère et hypocrite, mais non, le fond reste aussi plat, consensuel et superficiel que la forme. J'étais à deux doigts de me fossiliser dans mon canapé....
La reconstitution des années 50 ressemble plus pour l'esthétique à un film publicitaire d'époque, ceci dit bien c'est plutôt bien réalisé et le réalisateur peut toujours arguer que cela augmente le contraste . Pour le scénario le traitement des vieux démons de l' amérique reste basique et assez plat. Au final il ne se passe pas grand chose, il y a d'autres films sur le sujet tout de même plus efficace.
Trop de banales mondanités dans le film et de nombreux discours clichés sur les homosexuels. Je ne trouve pas que Julianne Moore rayonne dans ce film. Sa coiffure et sa teinture ne lui vont pas du tout. La musique d'ambiance dans les moments d'émotion est trop vive et dissipe totalement le ressenti voulu. Le couple "J. Moore / D. Quaid" n'est pas suffisamment accrocheur pour susciter l'empathie. Cela ressemble tout à fait à un téléfilm, surtout lors des relations entre Mme Withaker et son jardinier. Un film à l'eau de rose qui ne sort pas des sentiers battus comme on dit.
Hommage au cinéma américain et aux grands mélos des 50's, "Loin du Paradis" est une libre adaptation, plus sombre et pessimiste de "Tout ce que le ciel permet" de Douglas Sirk. Reprenant tous les grands thèmes de la critique sociale américaine chère à Sirk (hypocrisie, puritanisme, racisme), "Loin du paradis", s'impose comme un grand film des années 2000.
C’est un mélodrame sentimental que Todd Haynes transcende en y mêlant une charge revendicatrice sur l’intégration et la tolérance. Le racisme et l’homosexualité supportent tout le poids de l’histoire de Mme Whitaker, bousculée dans son quotidien bourgeois par une société à laquelle elle pensait adhérer. Le réalisateur filme cette chronique sociale tel un thriller. Sa mise en scène, la posture de ses personnages, le ton du récit (tension grandissante, suspense diligentée …) tout participe à l’élaboration d’un film policier où des caméras vertigineuses amplifient la portée d’un mystère on ne peut plus diffus. C’est pourtant la condition féminine qui impose ici ses revendications dans le tapage tranquille des années 50 où l’Amérique se reflétait dans ses réclames. Haynes la dépeint avec une maîtrise extraordinaire. Avis bonus Un petit making of ... Pour en savoir plus
"Loin du paradis", avec son thème musical au piano, ses couleurs automnales et son désir d'exactitude dans la reconstitution des années 50, laissait craindre le pire. Les doutes seront vite levés car derrière un dispositif formel lisse brûle des enjeux traités frontalement par Todd Haynes : l'homosexualité et le racisme. Et le premier intérêt du film est de voir que ces thèmes étaient quasi inexistants dans les films des années 50 et que Haynes, dans un geste maniériste rendant hommage aux mélos de l'époque, traite ces problèmes avec un regard rétrospectif et donc avec un recul qui est aussi le nôtre. Sans jamais tomber dans le manichéisme ou dans la caricature, le film ne cesse de montrer les efforts d'adaptation des personnages selon s'ils sont en public ou s'ils se trouvent à l'écart d'une société menaçante, dans un cercle familial et intime. Haynes filme donc une communauté répressive, mais dont l'impact n'est pas le même en fonction du problème visé. C'est le second et grand intérêt de "Loin du paradis" d'affirmer que si l'homosexualité est réprimée, elle peut être cachée et se discute en privé, avec des médecins ou au sein même du couple; en revanche, les rencontres entre Cathy (Julianne Moore dans un de ses plus beaux rôles) et Raymond (Dennis Haysbert magnifique de sensibilité) qui sont exposées au regard des autres font l'objet de remontrances virulentes et conduisent à des violences physiques qui mettent du même coup en péril l'amour entre les deux personnages. Un amour filmé avec subtilité et tendresse, avec une extrême attention portée aux gestes délicats et aux regards furtifs, des non-dits qui disent aussi bien une passion intériorisée par obligation qu'un aveu d'échec du sentiment amoureux devant une société régressive et intransigeante. Magnifiquement interprété, intelligemment subversif malgré quelques scènes illustratives, le film est d'une impressionnante précision tant dans son écriture que dans sa mise en scène, et son histoire d'amour est belle, émouvante et sans pathos exacerbé.
Chef d'oeuvre absolu ! Scénario profond et imprévisible, acteurs remarquables, ambiance années 50 superbement retranscrite...tout est réuni pour passer un inoubliable moment de cinéma ! Les deux histoires qui s'entremêlent sont toutes les deux passionnantes et bouleversantes et on ne voit pas passer le temps ! Je le recommande vivement ! Youpi !