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note moyenne
3,6
982 notes dont 135 critiques
33% (44 critiques)
30% (41 critiques)
9% (12 critiques)
14% (19 critiques)
12% (16 critiques)
2% (3 critiques)

135 critiques spectateurs

Plume231

Suivre son activité 520 abonnés Lire ses 4 612 critiques

4,0Très bien
Publiée le 04/05/2014

Todd Haynes dès les premières images ne cache pas la grande référence qui le guidera tout au long de son film. Mise en scène volontairement lisse, très grand soin apporté à la composition de couleurs automnales, excellente BO d'Elmer Bernstein qui va largement dans ce sens, une banlieue proprette, des personnages à la vie très proprette (du moins en apparence !!!), les années 50, la sensation que tout ce trop joli vernis ne va tarder pas à se craqueler... On a l'impression d'être chez le grand manitou du mélodrame américain des années 50, Douglas Sirk et on pense en particulier à un de ses plus grands films "Tout ce que le ciel permet"... Bref on a affaire au film qu'aurait certainement réalisé Douglas Sirk s'il avait vécu pendant les années 2000. Une autre chose qu'est sûre c'est que les thèmes d'un amour interraciale, quand bien même il reste platonique, et l'homosexualité d'un père de famille marié n'auraient pas pu être traité aussi frontalement dans les années 50, voir même il faut être réaliste traité tout court. Mais le frontal n'exclut pas, loin de là, la subtilité. Subtilité dans l'histoire, subtilité dans la composition des personnages, subtilité dans les sentiments, subtilité partout... L'interprétation sublime et émouvante de Julianne Moore complète admirablement le tout. Todd Haynes est parvenu à retrouver l'essence des grands mélodrames de Sirk pour ce beau film.

Marceau G.

Suivre son activité 236 abonnés Lire ses 349 critiques

4,5Excellent
Publiée le 27/08/2014

Au premier abord, Julianne Moore et Denis Quaid forment un couple "classique" du film noir : femme fatale/gangster... Mais en regardant d'un peu plus près, ces deux bourgeois représentent le plus typique exemple d'un couple (aisé) des années 50. A voir leurs têtes, leur maison et leur télé, on les croirait directement sortis d'une publicité 50's ! Et ce n'est pas dû au hasard ; tout est calibré. Julianne Moore campe Cathy Withaker, ménagère exemplaire qui a tout ce qu'elle peut désirer : deux enfants, une très jolie maison dans un très joli quartier, un mari haut-cadre commercial, de fidèles amies... Denis Quaid quant à lui incarne le mari de Cathy, Frank pour qui la situation est plus ambigüe. A eux deux, ils forment le couple idéal, incarnation de la réussite de la haute bourgeoisie de l'époque ; pour les gens du quartier, c’est Monsieur et Madame "magnatech", l'entreprise où bosse Frank. Pour ceux qui sont débordés de boulot ou qui ont la flemme de lire, "Loin du Paradis" peut se résumer à ça : un peu de film noir, une histoire d’amour impossible, un soupçon de "Desperate Housewives", un bar gay, une Julianne Moore sublime ressemblant légèrement à Grace Kelly, un fond anti-raciste, progressiste et pro-mariage homosexuel. Qui est en droit de demander plus !? Mais pour vous faire chier, je vais m’éterniser dans une analyse ! Ce film est le récit d’une période exécrable dans son idéalisme. La société (surtout les classes aisées) est on ne peut plus hypocrite et réactionnaire ; entre racisme, homophobie – la médecine traitait l’homosexualité comme une maladie, avec des thérapies plus ou moins violentes – et sexisme ambiant mais pas apparent du fait de sa banalité… Ce film d’une justesse absolue a tout pour plaire. Une mise en scène classique mais fascinante dans son humilité, somptueuse dans son authenticité... Des plans tout simplement fastueux et éclatants, j’avoue avoir jubiler lors de certaines scènes ! Après ça, il y a la photo qui retranscrit avec efficacité le climat de l’époque, tout en offrant une ambiance élégante et énigmatique, puis la musique très modeste et délicate… Une distribution talentueuse vient parfaire le travail de Todd Haynes et de son équipe… Ce film d’une intelligence et d’une joliesse visuelle rares mériterait d’être plus connu ne serait-ce que pour sa dimension politico-sociale on ne peut plus honnête et malheureusement assez actuelle... "Far From Heaven" est à la fois un mélo émouvant, une critique de l'Amérique conservatrice, un hymne à la tolérance et une œuvre splendide de par sa forme. Julianne Moore et Denis Haysbert sont poignants dans leurs rôles Spoiler: d'amant(e)s étouffé(e)s par l'impossibilité de leur union à cause du gouffre de la couleur de peau qui les sépares, et leurs milieux respectifs qui les répriment... Magnifique.

peter W.

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2,5Moyen
Publiée le 20/12/2016

La reconstitution des années 50 ressemble plus pour l'esthétique à un film publicitaire d'époque, ceci dit bien c'est plutôt bien réalisé et le réalisateur peut toujours argué que cela augmente le contraste . Pour le scénario le traitement des vieux démons de l' amérique reste basique et assez plat. Au final il ne se passe pas grand chose, il y a d'autres films sur le sujet tout de même plus efficace.

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 963 critiques

4,0Très bien
Publiée le 02/04/2016

"Loin du paradis", avec son thème musical au piano, ses couleurs automnales et son désir d'exactitude dans la reconstitution des années 50, laissait craindre le pire. Les doutes seront vite levés car derrière un dispositif formel lisse brûle des enjeux traités frontalement par Todd Haynes : l'homosexualité et le racisme. Et le premier intérêt du film est de voir que ces thèmes étaient quasi inexistants dans les films des années 50 et que Haynes, dans un geste maniériste rendant hommage aux mélos de l'époque, traite ces problèmes avec un regard rétrospectif et donc avec un recul qui est aussi le nôtre. Sans jamais tomber dans le manichéisme ou dans la caricature, le film ne cesse de montrer les efforts d'adaptation des personnages selon s'ils sont en public ou s'ils se trouvent à l'écart d'une société menaçante, dans un cercle familial et intime. Haynes filme donc une communauté répressive, mais dont l'impact n'est pas le même en fonction du problème visé. C'est le second et grand intérêt de "Loin du paradis" d'affirmer que si l'homosexualité est réprimée, elle peut être cachée et se discute en privé, avec des médecins ou au sein même du couple; en revanche, les rencontres entre Cathy (Julianne Moore dans un de ses plus beaux rôles) et Raymond (Dennis Haysbert magnifique de sensibilité) qui sont exposées au regard des autres font l'objet de remontrances virulentes et conduisent à des violences physiques qui mettent du même coup en péril l'amour entre les deux personnages. Un amour filmé avec subtilité et tendresse, avec une extrême attention portée aux gestes délicats et aux regards furtifs, des non-dits qui disent aussi bien une passion intériorisée par obligation qu'un aveu d'échec du sentiment amoureux devant une société régressive et intransigeante. Magnifiquement interprété, intelligemment subversif malgré quelques scènes illustratives, le film est d'une impressionnante précision tant dans son écriture que dans sa mise en scène, et son histoire d'amour est belle, émouvante et sans pathos exacerbé.

I'm A Rocket Man

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/02/2016

Chef d'oeuvre absolu ! Scénario profond et imprévisible, acteurs remarquables, ambiance années 50 superbement retranscrite...tout est réuni pour passer un inoubliable moment de cinéma ! Les deux histoires qui s'entremêlent sont toutes les deux passionnantes et bouleversantes et on ne voit pas passer le temps ! Je le recommande vivement ! Youpi !

DanielOceanAndCo

Suivre son activité 247 abonnés Lire ses 3 155 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 20/05/2015

Point commun entre "The Hours" et "Loin du paradis"?? Julianne Moore qui joue une femme emprisonné dans le conservatisme des années 50. Différence?? Sortis à une semaine d'écart en 2003, je les découvre avec 12 ans d'intervalle. Alors certes, je reconnais au film de Todd Haynes un tas de qualités comme sa mise en scène et sa photographie qui semblent avoir été calquées sur celles du cinéma des 50's, avec une histoire intéressante et bien menée qui parle de sujets sensibles voire tabous (Spoiler: une femme dont le mari s'aperçoit de son homosexualité qui entretiendra une amitié avec son jardinier afro-américain) mais justement, je trouve le traitement bien trop évident par rapport à l'époque dans laquelle se déroule l'histoire alors qu'elle aurait été davantage intéressante et profonde si elle s'était déroulé de nos jours. Bref, un film réussi mais qui ne m'aura pas autant convaincu que le presse qui en parle comme d'un chef d'œuvre!!

Manu_Chain_Monosourcil

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2,0Pas terrible
Publiée le 04/12/2013

Plusieurs facteurs contribuent à instaurer une ambiance mélancolique, cynique et oppressante qui a son intérêt : la coloration spécifique (qui m'évoque du Hopper, va savoir pourquoi), des successions de scènes habilement orchestrées et un casting talentueux. On aurait pu s'attendre à une BO d'époque afin de parfaire le tableau (un petit blues lancinant?). Il est cependant dommage que ces éléments soient mis au service d'un film qui parcourt des sentiers battus et rebattus, s'attaquant de manière banale à des sujets "tabous" qui ne le sont plus depuis quelques décennies. L'homophobie et le racisme sont traités de manière conventionnelle et pire, le réalisateur va jusqu'à user de stéréotypes éculés propres aux films du genre. Le film en devient même prévisible (dans une certaine mesure). Un conseil ? Regarder les 30 premières minutes pour découvrir l'ambiance, arrêter le film, lancer un bon vieux Guess who's Coming to Dinner ou American History X...

annastarnomberon

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3,5Bien
Publiée le 07/05/2012

On ne s'éloigne pas vraiment des gros clichés américains du cinéma (le père qui élève seul sa fille, est orphelin et veuf, et comme si ça ne suffisait pas, est noir dans une société raciste; la mère de famille bien sous tout rapport; les femmes au foyer commères, étroites d'esprit et langue de vipère; et j'en passe...) mais pourtant Far from Heaven est un vrai moment de subtilité. Le film nous plonge dans les années 50, dans une Amérique puritaine et conservatrice, où les noirs n'ont pas encore été émancipés, où les femmes n'existent qu'à travers leur mari, et où on soigne les homosexuels... Sur une période aussi marquée par les ségrégations de tout genre, comment ne pas faire des personnages stéréotypés ? Et Todd Haynes, si l'on peut d'apparence trouver sa démarche facile ou vue et revue, nous offre en mélangeant tous ces thèmes de société un véritable bijou de poésie, une fable filmée. Bien sûr il dénonce l'injustice terrible qui régit à l'époque la condition de la femme (Cathy est blâmée quand elle sympathise avec un homme de couleur alors que son mari s'autorise, lui, à écouter son coeur et son amour homosexuel en divorcant peu de temps après), celle des noirs (est-il besoin de développer ?), et la toute-puissance du qu'en dira-t-on. Mais au delà de cette dénonciation habile et efficace, Far from Heaven est aussi une pomade pour le coeur. Mettant en scène l'évasion que s'apportent mutuellement deux personnes que tout oppose et que la societé refuse de voir réunies, Todd Haynes entoure son film d'une magnifique atmosphère de bienveillance. Tout semble doux et poétique lorsque Mme Whitaker et M. Deagan sont réunis. De leurs conversations, qui sans tomber dans de la philosophie de comptoir indigeste sont pleines d'humanité, à leurs regards habités, tout participe à ce climat délicat. Le film réussit en fait la lourde tâche d’apaiser les cœurs. Certains passages réussissent à effleurer l'universel, à parler à chacun d'entre nous. Cette bienveillance n'est sûrement pas étrangère à la présence au casting de Dennis Haysbert. Je suis surprise qu'il soit un habitué des petits rôles, car il dégage une classe et une humilité exceptionnelles qui répondent parfaitement à la beauté du personnage qu'il incarne. Juliane Moore en "femme-vitrine", qui ne laisse rien paraître de ses douleurs, livre une belle prestation. Le film est en plus doté de beaux décors, de belles couleurs, et d'une réalisation qui, tout en restant académique, est très soignée. On assiste à cette fin, douce et tragique à la fois, avec une belle mélancolie, un sentiment d'injustice qui n'est pas de la haine ou de la colère, non, car on est bizarrement apaisé. A voir.

Lar m.

Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 151 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 08/08/2011

Un exercice de style pour Todd Haynes le réalisateur, un défi de recréer: La famille unie, la banlieue paisible, l'entente cordiale avec les domestiques noirs, les moeurs aussi limpides que le technicolor est rayonnant... Une Julianne Moore en sirupeuse dame gâteau, de plus magnifique. Haynes veut contourner les codes établis. Le but est ici de reproduire l'imagerie d'une époque et les thèmes qui y étaient rattachés pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté du décor, là où le mélo 50's s'arrête, là où les considérations sur l'homosexualité, le racisme, la (non)-place de la femme ne sont que des sous-entendus dans une société encore un peu trop serrée de la ceinture pour accepter ce qui en déborde.

Pascal37

Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 2 656 critiques

2,5Moyen
Publiée le 22/05/2011

La base du scénario de plus, le thème, sont très bien traités délicatement avec tous les ingrédients de l'époque, rejet de la différence, racisme, commérage, situation sociale, jugements, à priori ... mais si l'interprétation, dans son ensemble est correcte, la mise en scène avec tous les clichés de l'époque (script), photographie et attitudes poussées à l’extrême en devient, vite, pénible. 2.5/5 juste la moyenne pour ce gros défaut !!!

cinono1

Suivre son activité 59 abonnés Lire ses 1 205 critiques

1,5Mauvais
Publiée le 24/01/2011

Sur le papier, ca semblait formidable, regarder les guindés années cinquantes par le prisme libertaire des années 2000. Hélas, sur l'écran, malgré les bons acteurs, tout ne cela ne procure qu'ennui, les dialogues sont faibles, l'ensemble caricatural, le trouble ne passe pas, ca reste un pur exercice de style. L'émotion ne passe que rarement. Un coup d'épée dans l'eau.

Akamaru

Suivre son activité 499 abonnés Lire ses 4 335 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 18/01/2011

Largement inspiré par les grands mélos flamboyants de Douglas Sirk des années 50,Todd Haynes mimétise le maître,que ce soit dans les textures,les couleurs ou plus simplement les thèmes traités.On pénètre l'Amérique bourgeoise provinciale très conservatrice de l'époque.C'est un vrai théâtre de marionnettes.Tous le monde s'épie.Les femmes passent leur temps à jaser tout en se promenant dans des toilettes extrêmement onéreuses.Les tabous sont très prégnants.Haynes en cite particulièrement deux:le racisme primaire et l'homosexualité vue comme une maladie.Le rejet par l'ignorance.Quant à cette maîtresse de maison au sourire incessant et aux manières irréprochables,elle est d'une infinie tristesse,mais ne peut absolument pas le montrer,question d'honneur,de prestige,mais surtout de pudeur et de dignité.Julianne Moore est méconnaissable,très impliquée et émotionnelle dans ce beau rôle de femme.Il y a peu à redire au niveau des qualités esthétiques de "Loin du paradis".Son principal problème,c'est justement qu'il ne s'affranchit jamais des mélos qu'il pastiche.Et du coup,l'hommage devient dérisoire,désuet alors que le maniérisme permanent finit par fatiguer.Tout cela manque malheureusement de naturel.

Kaluha

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/07/2008

D’emblé ce film nous plonge dans la magnificence du cinéma de Douglas Sirk. Une comparaison assumée, revendiquée et magnifiée par une photo sublime et par une forme plastique en tout point remarquable. Les questions posées par le film se situant dans les années 50 sont intemporels : acceptation de l’autre (de par sa couleur ou son orientation sexuelle) et acceptation de soi (comment briser une image pour être tout simplement différent, dans une société conservatrice propice au jugement et à la condamnation). Magnifique film d’un point de vu formel, magnifique film dans sa construction narrative et magnifique film tout simplement car il brise le masque des apparences pour faire place à la vie et donc à l’émotion.

Caine78

Suivre son activité 644 abonnés Lire ses 6 527 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/01/2006

Attention,chef-d'oeuvre absolu!! Sans jamais être niais, ce film emporte le spectateur dans un tourbillon d'émotion absolu, avec une reconstitution d'époque magnifique, un sujet très émouvant et des acteurs formidables (Julianne Moore est bouleversante). Digne des plus grands mélos de Douglas Sirk. Inoubliable!!!

Charly00

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4,0Très bien
Publiée le 21/03/2003

Le début est une pure merveille, en automne avec toutes ses couleurs, la lumière parfaite, les robes assorties. Ensuite l'ambiance devient plus glauque au fur et à mesure de la descente aux enfer d'une Julianne Moore stupéfiante, souriante du début à la fin, mais tellement déchirante ! Sur un point de départ assez simple (la découverte de l'homosexualité de son mari), le film traîte en finesse de l'homophobie et du racisme du milieu du siècle aux Etats-Unis. Un beau mélo sur l'intolérance dans les années 50 au pays de la liberté, un petit peu déprimant... ou pas... finalement le monde actuel n'a pas que des défauts.

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