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    Loin du paradis
    note moyenne
    3,5
    1515 notes dont 108 critiques
    répartition des 108 critiques par note
    29 critiques
    39 critiques
    13 critiques
    12 critiques
    12 critiques
    3 critiques
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    108 critiques spectateurs

    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 4 mai 2014
    Todd Haynes dès les premières images ne cache pas la grande référence qui le guidera tout au long de son film. Mise en scène volontairement lisse, très grand soin apporté à la composition de couleurs automnales, excellente BO d'Elmer Bernstein qui va largement dans ce sens, une banlieue proprette, des personnages à la vie très proprette (du moins en apparence !!!), les années 50, la sensation que tout ce trop joli vernis ne va tarder pas à se craqueler... On a l'impression d'être chez le grand manitou du mélodrame américain des années 50, Douglas Sirk et on pense en particulier à un de ses plus grands films "Tout ce que le ciel permet"... Bref on a affaire au film qu'aurait certainement réalisé Douglas Sirk s'il avait vécu pendant les années 2000. Une autre chose qu'est sûre c'est que les thèmes d'un amour interraciale, quand bien même il reste platonique, et l'homosexualité d'un père de famille marié n'auraient pas pu être traité aussi frontalement dans les années 50, voir même il faut être réaliste traité tout court. Mais le frontal n'exclut pas, loin de là, la subtilité. Subtilité dans l'histoire, subtilité dans la composition des personnages, subtilité dans les sentiments, subtilité partout... L'interprétation sublime et émouvante de Julianne Moore complète admirablement le tout. Todd Haynes est parvenu à retrouver l'essence des grands mélodrames de Sirk pour ce beau film.
    shmifmuf
    shmifmuf

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    5,0
    Publiée le 8 décembre 2012
    "Loin du paradis" a l'apparence d'un mélodrame à l'ancienne, mais offre une vision sans concession de la société américaine des années 50 à la fois hypocrite et conservatrice. Les interprètes sont tous excellents et la réalisation parfaite. Un grand film.
    Marceau G.
    Marceau G.

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    4,5
    Publiée le 12 janvier 2015
    Au premier abord, Julianne Moore et Denis Quaid forment un couple "classique" du film noir : femme fatale/gangster... Mais en regardant d'un peu plus près, ces deux bourgeois représentent le plus typique exemple d'un couple (aisé) des années 50. A voir leurs têtes, leur maison et leur télé, on les croirait directement sortis d'une publicité 50's ! Et ce n'est pas dû au hasard ; tout est calibré. Julianne Moore campe Cathy Withaker, ménagère exemplaire qui a tout ce qu'elle peut désirer : deux enfants, une très jolie maison dans un très joli quartier, un mari haut-cadre commercial, de fidèles amies... Denis Quaid quant à lui incarne le mari de Cathy, Frank pour qui la situation est plus ambigüe. A eux deux, ils forment le couple idéal, incarnation de la réussite de la haute bourgeoisie de l'époque ; pour les gens du quartier, c’est Monsieur et Madame "magnatech", l'entreprise où bosse Frank. Pour ceux qui sont débordés de boulot ou qui ont la flemme de lire, "Loin du Paradis" peut se résumer à ça : un peu de film noir, une histoire d’amour impossible, un soupçon de "Desperate Housewives", un bar gay, une Julianne Moore sublime ressemblant légèrement à Grace Kelly, un fond anti-raciste, progressiste et pro-mariage homosexuel. Qui est en droit de demander plus !? Mais pour vous faire chier, je vais m’éterniser dans une analyse ! Ce film est le récit d’une période exécrable dans son idéalisme. La société (surtout les classes aisées) est on ne peut plus hypocrite et réactionnaire ; entre racisme, homophobie – la médecine traitait l’homosexualité comme une maladie, avec des thérapies plus ou moins violentes – et sexisme ambiant mais pas apparent du fait de sa banalité… Ce film d’une justesse absolue a tout pour plaire. Une mise en scène classique mais fascinante dans son humilité, somptueuse dans son authenticité... Des plans tout simplement fastueux et éclatants, j’avoue avoir jubiler lors de certaines scènes ! Après ça, il y a la photo qui retranscrit avec efficacité le climat de l’époque, tout en offrant une ambiance élégante et énigmatique, puis la musique très modeste et délicate… Une distribution talentueuse vient parfaire le travail de Todd Haynes et de son équipe… Ce film d’une intelligence et d’une joliesse visuelle rares mériterait d’être plus connu ne serait-ce que pour sa dimension politico-sociale on ne peut plus honnête et malheureusement assez actuelle... "Far From Heaven" est à la fois un mélo émouvant, une critique de l'Amérique conservatrice, un hymne à la tolérance et une œuvre splendide de par sa forme. Julianne Moore et Denis Haysbert sont poignants dans leurs rôles spoiler: d'amant(e)s étouffé(e)s par l'impossibilité de leur union à cause du gouffre de la couleur de peau qui les sépares, et leurs milieux respectifs qui les répriment... Magnifique.
    Caine78
    Caine78

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Attention,chef-d'oeuvre absolu!! Sans jamais être niais, ce film emporte le spectateur dans un tourbillon d'émotion absolu, avec une reconstitution d'époque magnifique, un sujet très émouvant et des acteurs formidables (Julianne Moore est bouleversante). Digne des plus grands mélos de Douglas Sirk. Inoubliable!!!
    Eselce
    Eselce

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    1,5
    Publiée le 25 mai 2016
    Trop de banales mondanités dans le film et de nombreux discours clichés sur les homosexuels. Je ne trouve pas que Julianne Moore rayonne dans ce film. Sa coiffure et sa teinture ne lui vont pas du tout. La musique d'ambiance dans les moments d'émotion est trop vive et dissipe totalement le ressenti voulu. Le couple "J. Moore / D. Quaid" n'est pas suffisamment accrocheur pour susciter l'empathie. Cela ressemble tout à fait à un téléfilm, surtout lors des relations entre Mme Withaker et son jardinier. Un film à l'eau de rose qui ne sort pas des sentiers battus comme on dit.
    Oriwa
    Oriwa

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    3,5
    Publiée le 9 septembre 2014
    J'aime beaucoup l'histoire et l'ambiance mais c'est légèrement trop maniéré à mon goût (la VF doit vraiment pas arranger les choses là !).
    Isabelle M
    Isabelle M

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    4,5
    Publiée le 30 mars 2013
    Julianne julianne julianne... tout en finesse et délicatesse, un excellent film
    xavierch
    xavierch

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    3,5
    Publiée le 27 janvier 2013
    Un bon film, qui sous des aspects relativement lisse (comme la société de l'époque), est une énorme critique de la place de la femme, des noirs et des homosexuels dans la société des années 50, amis qui est aussi à rapprocher de la place de ces mêmes personnes dans la société actuelle. Les acteurs sont très bons, et on passe un agréable moment.
    Akamaru
    Akamaru

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    2,0
    Publiée le 18 janvier 2011
    Largement inspiré par les grands mélos flamboyants de Douglas Sirk des années 50,Todd Haynes mimétise le maître,que ce soit dans les textures,les couleurs ou plus simplement les thèmes traités.On pénètre l'Amérique bourgeoise provinciale très conservatrice de l'époque.C'est un vrai théâtre de marionnettes.Tous le monde s'épie.Les femmes passent leur temps à jaser tout en se promenant dans des toilettes extrêmement onéreuses.Les tabous sont très prégnants.Haynes en cite particulièrement deux:le racisme primaire et l'homosexualité vue comme une maladie.Le rejet par l'ignorance.Quant à cette maîtresse de maison au sourire incessant et aux manières irréprochables,elle est d'une infinie tristesse,mais ne peut absolument pas le montrer,question d'honneur,de prestige,mais surtout de pudeur et de dignité.Julianne Moore est méconnaissable,très impliquée et émotionnelle dans ce beau rôle de femme.Il y a peu à redire au niveau des qualités esthétiques de "Loin du paradis".Son principal problème,c'est justement qu'il ne s'affranchit jamais des mélos qu'il pastiche.Et du coup,l'hommage devient dérisoire,désuet alors que le maniérisme permanent finit par fatiguer.Tout cela manque malheureusement de naturel.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 2 avril 2016
    "Loin du paradis", avec son thème musical au piano, ses couleurs automnales et son désir d'exactitude dans la reconstitution des années 50, laissait craindre le pire. Les doutes seront vite levés car derrière un dispositif formel lisse brûle des enjeux traités frontalement par Todd Haynes : l'homosexualité et le racisme. Et le premier intérêt du film est de voir que ces thèmes étaient quasi inexistants dans les films des années 50 et que Haynes, dans un geste maniériste rendant hommage aux mélos de l'époque, traite ces problèmes avec un regard rétrospectif et donc avec un recul qui est aussi le nôtre. Sans jamais tomber dans le manichéisme ou dans la caricature, le film ne cesse de montrer les efforts d'adaptation des personnages selon s'ils sont en public ou s'ils se trouvent à l'écart d'une société menaçante, dans un cercle familial et intime. Haynes filme donc une communauté répressive, mais dont l'impact n'est pas le même en fonction du problème visé. C'est le second et grand intérêt de "Loin du paradis" d'affirmer que si l'homosexualité est réprimée, elle peut être cachée et se discute en privé, avec des médecins ou au sein même du couple; en revanche, les rencontres entre Cathy (Julianne Moore dans un de ses plus beaux rôles) et Raymond (Dennis Haysbert magnifique de sensibilité) qui sont exposées au regard des autres font l'objet de remontrances virulentes et conduisent à des violences physiques qui mettent du même coup en péril l'amour entre les deux personnages. Un amour filmé avec subtilité et tendresse, avec une extrême attention portée aux gestes délicats et aux regards furtifs, des non-dits qui disent aussi bien une passion intériorisée par obligation qu'un aveu d'échec du sentiment amoureux devant une société régressive et intransigeante. Magnifiquement interprété, intelligemment subversif malgré quelques scènes illustratives, le film est d'une impressionnante précision tant dans son écriture que dans sa mise en scène, et son histoire d'amour est belle, émouvante et sans pathos exacerbé.
    annastarnomberon
    annastarnomberon

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    3,5
    Publiée le 8 mai 2012
    On ne s'éloigne pas vraiment des gros clichés américains du cinéma (le père qui élève seul sa fille, est orphelin et veuf, et comme si ça ne suffisait pas, est noir dans une société raciste; la mère de famille bien sous tout rapport; les femmes au foyer commères, étroites d'esprit et langue de vipère; et j'en passe...) mais pourtant Far from Heaven est un vrai moment de subtilité. Le film nous plonge dans les années 50, dans une Amérique puritaine et conservatrice, où les noirs n'ont pas encore été émancipés, où les femmes n'existent qu'à travers leur mari, et où on soigne les homosexuels... Sur une période aussi marquée par les ségrégations de tout genre, comment ne pas faire des personnages stéréotypés ? Et Todd Haynes, si l'on peut d'apparence trouver sa démarche facile ou vue et revue, nous offre en mélangeant tous ces thèmes de société un véritable bijou de poésie, une fable filmée. Bien sûr il dénonce l'injustice terrible qui régit à l'époque la condition de la femme (Cathy est blâmée quand elle sympathise avec un homme de couleur alors que son mari s'autorise, lui, à écouter son coeur et son amour homosexuel en divorcant peu de temps après), celle des noirs (est-il besoin de développer ?), et la toute-puissance du qu'en dira-t-on. Mais au delà de cette dénonciation habile et efficace, Far from Heaven est aussi une pomade pour le coeur. Mettant en scène l'évasion que s'apportent mutuellement deux personnes que tout oppose et que la societé refuse de voir réunies, Todd Haynes entoure son film d'une magnifique atmosphère de bienveillance. Tout semble doux et poétique lorsque Mme Whitaker et M. Deagan sont réunis. De leurs conversations, qui sans tomber dans de la philosophie de comptoir indigeste sont pleines d'humanité, à leurs regards habités, tout participe à ce climat délicat. Le film réussit en fait la lourde tâche d’apaiser les cœurs. Certains passages réussissent à effleurer l'universel, à parler à chacun d'entre nous. Cette bienveillance n'est sûrement pas étrangère à la présence au casting de Dennis Haysbert. Je suis surprise qu'il soit un habitué des petits rôles, car il dégage une classe et une humilité exceptionnelles qui répondent parfaitement à la beauté du personnage qu'il incarne. Juliane Moore en "femme-vitrine", qui ne laisse rien paraître de ses douleurs, livre une belle prestation. Le film est en plus doté de beaux décors, de belles couleurs, et d'une réalisation qui, tout en restant académique, est très soignée. On assiste à cette fin, douce et tragique à la fois, avec une belle mélancolie, un sentiment d'injustice qui n'est pas de la haine ou de la colère, non, car on est bizarrement apaisé. A voir.
    Pascal I
    Pascal I

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    2,5
    Publiée le 22 mai 2011
    La base du scénario de plus, le thème, sont très bien traités délicatement avec tous les ingrédients de l'époque, rejet de la différence, racisme, commérage, situation sociale, jugements, à priori ... mais si l'interprétation, dans son ensemble est correcte, la mise en scène avec tous les clichés de l'époque (script), photographie et attitudes poussées à l’extrême en devient, vite, pénible. 2.5/5 juste la moyenne pour ce gros défaut !!!
    cinono1
    cinono1

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    1,5
    Publiée le 25 janvier 2011
    Sur le papier, ca semblait formidable, regarder les guindés années cinquantes par le prisme libertaire des années 2000. Hélas, sur l'écran, malgré les bons acteurs, tout ne cela ne procure qu'ennui, les dialogues sont faibles, l'ensemble caricatural, le trouble ne passe pas, ca reste un pur exercice de style. L'émotion ne passe que rarement. Un coup d'épée dans l'eau.
    I'm A Rocket Man
    I'm A Rocket Man

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    5,0
    Publiée le 3 février 2016
    Chef d'oeuvre absolu ! Scénario profond et imprévisible, acteurs remarquables, ambiance années 50 superbement retranscrite...tout est réuni pour passer un inoubliable moment de cinéma ! Les deux histoires qui s'entremêlent sont toutes les deux passionnantes et bouleversantes et on ne voit pas passer le temps ! Je le recommande vivement ! Youpi !
    Stéphane R
    Stéphane R

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    3,5
    Publiée le 11 août 2011
    Le parti pris "années 50" peut surprendre une audience contemporaine, mais le résultat est de bonne qualité. Les acteurs jouent à la perfection, les thèmes et les émotions sont suggérés plutôt qu'exposés, et l'ensemble, avec ce parfum désuet, donne à voir une tranche d'humanité qui ne laisse pas insensible. Un mélodrame qui ne ravira pas tout le monde mais qui fait partie de ce que le cinéma produit de plus raffiné.
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