Loin du paradis
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139 critiques spectateurs

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TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2016
Un très beau film personnel du à un cinéaste indépendant qui tient avant tout à sa liberté. Cette histoire lui tient à cœur et il va nous la montrer avec toute sa sensibilité et son talent de metteur en scène. C’est avant tout un document sur une ville à une époque donnée plus qu’un mélodrame qui n’en est que la conséquence. Hayes à un style propre et il s’attarde plus sur les décors que sur ses personnages ce qui le différencie de Sirk, Stahl, Minnelli, Daves qui de toutes manières sont d’un autre temps du cinéma. Hayes semble beaucoup tenir à nous faire comprendre le comportement de Frank, il va même jusqu’à faire prononcer le mot ‘’maladie’’ ce qui en 1950 était sans doute encore socialement acceptable. Le mixage d’un problème sexuel avec un problème racial est une excellente idée pour accentuer le contraste entre les ‘’tempêtes sous un crâne’’ et la douceur extrême de l’endroit bucolique dans le quel les événements se déroulent. Le tout baignant dans une bande son merveilleusement adaptée aux décors extérieurs…Tout n’est que ’’ordre et beauté’’. ''Loin du paradis'' est un chef d’œuvre du en partie à l’interprétation ultra discrète de Julianne Moore et au charme indiscutable de Dennis Haysbert.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2016
Todd Haynes convoque tout le cinéma de Douglas Sirk dans "Loin du Paradis", mélodrame subtil et délicat qui survient comme une jolie surprise, comme la résurrection de tout un pan de cinéma que l'on ne croyait plus jamais voir. Nous voilà donc plongés dans la vie de Cathy Whitaker, une femme au foyer typique de l'Amérique des années 50 et qui, selon les critères de l'époque, a tout pour être heureuse. Mais quand elle découvre que son mari Frank est homosexuel, son monde bascule. Le seul homme vers qui elle peut se tourner est Raymond, son jardinier noir. Mais les préjugés de l'époque et la bêtise d'une société fustigeant tout ce qu'elle ne connaît pas empêche leur relation de s'épanouir... Si ce qui attend Cathy est loin d'être joyeux, le film évite tous les écueils du genre et en fait ainsi alors qu'il aborde des thèmes aussi forts que le racisme et l'homosexualité. D'une délicatesse infinie, jamais démonstratif, jamais complaisant, jamais sordide. Ce que filme le cinéaste, c'est le destin d'une femme qui bascule à mesure que son univers s'écroule et qu'elle se retrouve seule. Dans ce rôle, Julianne Moore est tout simplement bouleversante, amenant à son personnages son lot de nuances. A ses côtés, Dennis Quaid et Dennis Haysbert sont également impeccables, semblant tout droit sortis de cette époque. Il faut dire qu'Haynes a mis les moyens : tout son film transpire le cinéma des années 50. Les mouvements de grue sont superbes, la photographie est magnifique et la musique, composée par le grand Elmer Bernstein, vient souligner une œuvre pleine de subtilité et d'émotion comme en témoigne certaines scènes qui ne saurait laisser insensible. Bouleversant.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 octobre 2015
Loin du paradis (2002) rediff sur Chérie 25 le 08.10.2015
Au moins, on ne pourra pas reprocher à ce navet de na pas afficher la couleur de ce qui nous attend dans son titre : de fait ce récit à la guimauve est mortellement ennuyeux, et on passe par le purgatoire (avec probablement un très mauvais doublage) en subissant une histoire de pédé plan plan et des comédiens maniérés. Vous n'avez jamais vu la femme d'un type qui vient vous voir : est-ce qu'en lui disant au revoir, vous lui cirez les pompes du style "au revoir, ce fut un enchantement" vous? Bref, c'est "cucul la praline" et il faut subir le sacrifice des grimaces de ces parvenus pendant 120 mn ! D'ailleurs, malgré un budget confortable et des critiques pompeuses ça a fait un bide mérité en France du côté entrée en salles !
willycopresto
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2015
Mélodrame au style et la à texture totalement ancrée dans les années 50, le film de Todd Haynes s’attaque pourtant à des thèmes très actuels comme l’homosexualité masculine et le racisme. Indépendamment de son impact émotionnel et d’injustice qu’il diffuse, le scénario n’explore ni l’un, ni l’autre avec assez de profondeur et de franchise à mon goût. Toutefois, « Loin du Paradis » a de sérieux autres atouts parmi lesquels une photographie éclatante, une reconstitution parfaite de l’époque (ambiance, décors & costumes) mais également et surtout une superbe performance de Julianne Moore, ainsi que celle perturbée de Dennis Quaid et pleine de douceur de Dennis Haysbert. Une œuvre qui mérite qu’on lui consacre 105 minutes de notre attention.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2015
Un film d'une grande force mélodramatique et historique tant dans la forme que dans le fond de l'histoire. Une reconstitution des années cinquante parfaite jusque dans les tenues vestimentaires, les voitures.....L'image est somptueuse et les couleurs magnifiques. Jeu magistralement avec une Julianne Moore admirable, touchante , d'une grande force et sensibilité. Denis Quaid dans un registre dont (de lui) on n'a pas l'habitude est lui excellent voire étonnant. Un film fort, touchant et malgré les progrès contre les discriminations combien d'actualité !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mai 2015
Glamour et larmes, couleurs d'automne, lutte pour les droits civiques et Julianne Moore au menu de ce film que j'adore !!!
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2015
Un seul mot: splendide. Tout est parfait. Quelle reconstitution, quel travail des décorateurs, costumiers. Et quelle actrice..... Il faut dire aussi que le sujet était en or. Et pour une reprise de l'original c'est superbe. Il ne démérite pas de son aîné. L'histoire est bouleversante
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2015
Cathy forme avec son mari et ses 2 enfants le couple modèle des 50’s aux Etats-Unis ; une vraie couverture de magazine. Mais voilà, Cathy doit affronter l’homosexualité de son mari, c’est une maladie que l’on doit soigner à l’époque. Sur les entre fait, elle trouve une oreille attentive auprès de son jardinier, noir. spoiler: Ces quelques discussions sans arrières pensées sont surprises par quelques voisins.
Et c’est la deuxième lame du carcan social de l’époque qui va s’abattre sur elle.
Ce film a pour vertu de montrer une société corsetée par des principes et des croyances privant de leur liberté de conscience et d’action tous leurs membres. Après çà le scénario est hyper prévisible et la mise en scène sans génie et d’un autre âge. Le réalisateur décide aussi de filmer avec les codes esthétiques de l’époque en question, un choix esthétique contestable et sans plus value. Dans les années 50, on aurait jamais fait un film aussi frontal ce qui génère un anachronisme.
De fait, on peut largement se passer de ce film beaucoup trop convenu. Peut être la prestation de Julianne Moore vaut le détour.
Marceau G.
Marceau G.

424 abonnés 365 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2015
Au premier abord, Julianne Moore et Denis Quaid forment un couple "classique" du film noir : femme fatale/gangster... Mais en regardant d'un peu plus près, ces deux bourgeois représentent le plus typique exemple d'un couple (aisé) des années 50. A voir leurs têtes, leur maison et leur télé, on les croirait directement sortis d'une publicité 50's ! Et ce n'est pas dû au hasard ; tout est calibré. Julianne Moore campe Cathy Withaker, ménagère exemplaire qui a tout ce qu'elle peut désirer : deux enfants, une très jolie maison dans un très joli quartier, un mari haut-cadre commercial, de fidèles amies... Denis Quaid quant à lui incarne le mari de Cathy, Frank pour qui la situation est plus ambigüe. A eux deux, ils forment le couple idéal, incarnation de la réussite de la haute bourgeoisie de l'époque ; pour les gens du quartier, c’est Monsieur et Madame "magnatech", l'entreprise où bosse Frank. Pour ceux qui sont débordés de boulot ou qui ont la flemme de lire, "Loin du Paradis" peut se résumer à ça : un peu de film noir, une histoire d’amour impossible, un soupçon de "Desperate Housewives", un bar gay, une Julianne Moore sublime ressemblant légèrement à Grace Kelly, un fond anti-raciste, progressiste et pro-mariage homosexuel. Qui est en droit de demander plus !? Mais pour vous faire chier, je vais m’éterniser dans une analyse ! Ce film est le récit d’une période exécrable dans son idéalisme. La société (surtout les classes aisées) est on ne peut plus hypocrite et réactionnaire ; entre racisme, homophobie – la médecine traitait l’homosexualité comme une maladie, avec des thérapies plus ou moins violentes – et sexisme ambiant mais pas apparent du fait de sa banalité… Ce film d’une justesse absolue a tout pour plaire. Une mise en scène classique mais fascinante dans son humilité, somptueuse dans son authenticité... Des plans tout simplement fastueux et éclatants, j’avoue avoir jubiler lors de certaines scènes ! Après ça, il y a la photo qui retranscrit avec efficacité le climat de l’époque, tout en offrant une ambiance élégante et énigmatique, puis la musique très modeste et délicate… Une distribution talentueuse vient parfaire le travail de Todd Haynes et de son équipe… Ce film d’une intelligence et d’une joliesse visuelle rares mériterait d’être plus connu ne serait-ce que pour sa dimension politico-sociale on ne peut plus honnête et malheureusement assez actuelle... "Far From Heaven" est à la fois un mélo émouvant, une critique de l'Amérique conservatrice, un hymne à la tolérance et une œuvre splendide de par sa forme. Julianne Moore et Denis Haysbert sont poignants dans leurs rôles spoiler: d'amant(e)s étouffé(e)s par l'impossibilité de leur union à cause du gouffre de la couleur de peau qui les sépares, et leurs milieux respectifs qui les répriment...
Magnifique.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2015
Techniquement superbe, "Loin du Paradis" de Todd Haynes est d'un esthétisme ultra-classique et fastueux. Un couple modèle de la bourgeoisie américaine cherche coûte que coûte à combattre les pulsions homosexuelles du mari, et ce dans un environnement où le racisme est très ancré, ce que le réalisateur va s'atteler à fustiger. Seulement, c'est une tâche ardue que de s'attaquer au conventionnel d'une société en l'illustrant de manière aussi conventionnelle... Et c'est là la contradiction qui va empêcher ce très bon film d'être exceptionnel, selon moi. Quant à la prestation de Julianne Moore, elle est parfaitement parfaite ! ^^
Oriwa
Oriwa

76 abonnés 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2014
J'aime beaucoup l'histoire et l'ambiance mais c'est légèrement trop maniéré à mon goût (la VF doit vraiment pas arranger les choses là !).
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2014
Todd Haynes dès les premières images ne cache pas la grande référence qui le guidera tout au long de son film. Mise en scène volontairement lisse, très grand soin apporté à la composition de couleurs automnales, excellente BO d'Elmer Bernstein qui va largement dans ce sens, une banlieue proprette, des personnages à la vie très proprette (du moins en apparence !!!), les années 50, la sensation que tout ce trop joli vernis ne va tarder pas à se craqueler... On a l'impression d'être chez le grand manitou du mélodrame américain des années 50, Douglas Sirk et on pense en particulier à un de ses plus grands films "Tout ce que le ciel permet"... Bref on a affaire au film qu'aurait certainement réalisé Douglas Sirk s'il avait vécu pendant les années 2000.
Une autre chose qu'est sûre c'est que les thèmes d'un amour interraciale, quand bien même il reste platonique, et l'homosexualité d'un père de famille marié n'auraient pas pu être traité aussi frontalement dans les années 50, voir même il faut être réaliste traité tout court. Mais le frontal n'exclut pas, loin de là, la subtilité. Subtilité dans l'histoire, subtilité dans la composition des personnages, subtilité dans les sentiments, subtilité partout... L'interprétation sublime et émouvante de Julianne Moore complète admirablement le tout.
Todd Haynes est parvenu à retrouver l'essence des grands mélodrames de Sirk pour ce beau film.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 décembre 2013
Plusieurs facteurs contribuent à instaurer une ambiance mélancolique, cynique et oppressante qui a son intérêt : la coloration spécifique (qui m'évoque du Hopper, va savoir pourquoi), des successions de scènes habilement orchestrées et un casting talentueux. On aurait pu s'attendre à une BO d'époque afin de parfaire le tableau (un petit blues lancinant?).
Il est cependant dommage que ces éléments soient mis au service d'un film qui parcourt des sentiers battus et rebattus, s'attaquant de manière banale à des sujets "tabous" qui ne le sont plus depuis quelques décennies. L'homophobie et le racisme sont traités de manière conventionnelle et pire, le réalisateur va jusqu'à user de stéréotypes éculés propres aux films du genre. Le film en devient même prévisible (dans une certaine mesure).
Un conseil ? Regarder les 30 premières minutes pour découvrir l'ambiance, arrêter le film, lancer un bon vieux Guess who's Coming to Dinner ou American History X...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 juillet 2017
Les critiques se plantent lourdement et se montrent complaisantes à souhait : cela arrive, et c'est le cas ici.

Ce film est totalement "cul-cul" et sert de la fausse émotion capitaliste en barquette. "Alors chéri, cette journée de travail ?", "Oh, j'étais en réunion avec Brad" (ce bon vieux Brad..), "Mais quelle est donc cette odeur ? Oh ! Tu nous as fait des pancakes ! Tu es vraiment un amour mon amour" : c'est là tout ce que peut le cœur, sérieusement ? Non, définitivement non. Affligeant, de la matière fécale humanoïde disséquée à 24 images-seconde. Avec toute la panoplie : les voix de gamins genre pub Kinder pour couronner le tout, mièvres, des tablettes ambulantes, à se demander si le réalisateur en a jamais vu de vrais. Ça en devient insupportable au bout de 10 minutes, j'ai coupé.

Y a--t-il des pots de vin ou des réalisateurs intouchables ? C'est à se demander.

Zéro pointé pour le film, pareil pour l'accueil très positif unanime de la presse.
Héléna0510
Héléna0510

10 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2013
Dénoncer le racisme et l’homophobie dans l’Amérique des années 50
L’interprétation de Julianne Moore en desperate housewife
La beauté des couleurs, des images
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