L'Armée des Ombres
Note moyenne
4,3
9117 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

325 critiques spectateurs

5
132 critiques
4
127 critiques
3
34 critiques
2
21 critiques
1
7 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Marceau 59
Marceau 59

22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2025
Un film d'une drôlerie absolument exceptionnelle. On se tord de rire du début à la fin. Un monument d'humour.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2025
Un des plus grands films, peut-être le plus grand film, sur la résistance française à l’occupation nazie. Tout est profondément humain et incarné dans ce film : la liberté de choisir son camp, le courage d’affronter la torture et celui de mourir, voire de donner la mort. Ce silence si dense qui convient si bien à Melville (cf. ‘le samouraï’, ‘le cercle rouge’) est ici peuplé d’ombres : celles de Ventura, de Signoret, de ce cher Paul Meurisse et des autres…
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2025
Le qualificatif de chef-d’œuvre n’est pas usurpé pour ce film de Jean-Pierre Melville évoquant la Résistance sous l’occupation nazi sans fard ni fioriture. C’est un long-métrage à l’image de son cinéaste, froid et rigoureux présentant sans la moindre concession les actions d’un groupe de résistants dont la clandestinité oblige à des actes loin d’être toujours dans l’héroïsme facile que l’on peut prêter au mouvement. Méticuleux dans sa mise en scène à la sobriété esthète, le réalisateur privilégie en tout point le réalisme cruel d’une époque obligeant les hommes et femmes à renier leurs convictions profondes pour le bien d’un combat de l’ombre.
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2025
Tous les superlatifs seraient nécessaires pour ce film, j'aurais envie de les utiliser pour dire toute mon admiration pour ce film qui honore notre cinéma, et tous ceux qui y ont participé, devant et derrière la caméra, à tous les niveaux. C'est LE chef d'oeuvre des films sur la Résistance. Scénario, réalisation, interprétations. Il prend aux tripes tout simplement, même si la réalité devait être encore plus poignante et terrible. Les acteurs, tous, mais principaux surtout sont exceptionnels. Lino Ventura est toujours ainsi, là, c'est encore au delà. Simone SIgnoret, notamment dans la scène de tentative de récupération de leur camarade emprisonné ou pire sa dernière scène, quand elle regarde ses camarades venus la libérer de l'odieux chantage des allemands (j'essaie de ne pas tout dévoiler, ici). Et tous les autres, Jean-Pierre Cassel et un acteur que les plus jeunes ignorent l'existence, mais un monument pourtant : Paul Meurisse, qui joue le frère aîné du premier cité.
Ce magnifique film, je l'ai utilisé plusieurs fois dans le cadre scolaire pour faire comprendre plein de choses en Histoire, l'engagement, ce qu'est vraiment la Résistance, ce que certains ont pu subir. Dans le cadre d'un projet précis, j'ai eu des élèves, des ados fascinés par ce film. C'était un peu le but, mais passionnée autant d'Histoire que de cinéma, je suis toujours persuadée qu'un bon film peut être un bon support pour raconter l'Histoire et la faire comprendre aux jeunes générations. C'est une autre utilisation que le simple fait de voir un film pour son plaisir.
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2025
Pour moi le meilleur film sur la résistance et l'un des meilleurs de Jean Pierre Melville... On retrouve le côté sombre de cette guerre atroce ... Entre trahison et courage... Ventura en héros de guerre , Signoret alias Mathilde grande résistante ... Cassel , Barbier , Crauchet , Meurisse forment tous ce petit groupe de résistant appelé L'armée des ombres...
On surfe sur le parfait... Grand moment de cinéma...
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Lorsqu’on évoque L’Armée des ombres, il est difficile d’ignorer la charge émotionnelle et esthétique que porte ce film. Depuis sa sortie, et plus encore depuis sa redécouverte à l’étranger, l’œuvre de Jean-Pierre Melville a fait l’objet de multiples lectures, souvent passionnées, parfois nuancées. Il s’agit d’un film qui ne cherche pas à plaire immédiatement, qui avance à contre-courant des récits héroïques traditionnels, et qui s’installe dans la mémoire du spectateur comme une présence silencieuse mais persistante.

Dès les premières images, le ton est donné : l’atmosphère est sombre, presque étouffante, baignée dans une lumière grise qui donne au récit une dimension presque irréelle. La guerre est là, mais elle ne se vit pas dans les combats ou les grandes actions spectaculaires. Elle s’insinue dans les silences, les regards, les décisions morales prises dans l’ombre. Cette esthétique dépouillée, quasi monastique, est au cœur de la proposition de Melville. On entre dans un monde où la parole est rare, le geste mesuré, la tension omniprésente. Cela crée un rythme lent, parfois hypnotique, qui peut séduire par sa rigueur comme il peut désarçonner par son austérité.

Les personnages évoluent dans cet univers clos avec une rigueur qui confine à l’ascèse. Ils ne cherchent ni la reconnaissance ni la grandeur. Ils obéissent à un code intérieur, mu par la nécessité, la loyauté, la peur aussi. C’est sans doute ce qui donne au film sa puissance tragique : on sent que la lutte est moins contre un ennemi clairement identifié que contre le doute, l’attente, la solitude. La Résistance y est montrée sans fard, sans exaltation, presque sans espoir. C’est une guerre sale, secrète, où l’héroïsme consiste souvent à se taire, à sacrifier, à disparaître.

Ce regard sans illusion a pu déranger. Certains spectateurs, y compris des contemporains de la sortie initiale, ont été rebutés par ce ton désabusé, cette absence d’émotion explicite, ce refus de l’effet facile. On lui a reproché sa lenteur, son manque d’action, une froideur qui empêche parfois de s’attacher aux personnages. Pour d’autres, c’est précisément cette retenue qui fait la force du film. Plutôt que de manipuler les émotions, il les contient, les comprime jusqu’à créer une tension sourde, presque physique.

La mise en scène participe pleinement de cette démarche. Chaque plan semble pesé, calibré, pensé pour éviter toute démonstration. Les mouvements de caméra sont rares mais précis, les cadres serrés, les décors épurés. Tout semble figé dans une forme d’attente, d’urgence muette. Ce minimalisme confère au film une forme de pureté qui peut fasciner autant qu’elle peut frustrer. On est loin des grandes fresques historiques, et c’est justement dans cette économie de moyens que naît une émotion plus souterraine, plus durable.

Ce n’est sans doute pas un hasard si le film a été aussi bien accueilli dans le monde anglo-saxon plusieurs décennies après sa sortie. Cette reconnaissance tardive s’explique peut-être par une culture plus sensible aux tragédies morales et aux récits de guerre intérieure. Là où certains voyaient une œuvre grise et fermée, d’autres ont découvert un chef-d’œuvre d’ambiguïté, une méditation sur l'engagement, la trahison, et la dignité en silence. Le contraste entre l’accueil mitigé initial en France et l’enthousiasme quasi unanime des critiques étrangers souligne à quel point cette œuvre échappe aux catégories faciles.

Il faut aussi parler du jeu des acteurs, qui épouse parfaitement cette esthétique. Pas d’excès, pas de pathos : chacun campe son personnage avec une retenue qui renforce la tension dramatique. L’interprétation repose sur les silences, les regards, les présences plus que sur les dialogues. Cela peut donner l’impression d’un film figé, mais c’est précisément ce calme apparent qui fait que chaque geste, chaque décision, prend un poids considérable. Le moindre mouvement devient une prise de risque, la moindre faille peut être fatale.

Dans cette logique, les scènes d’action ou de tension sont rares mais redoutablement efficaces. Le suspense y naît du détail, de l’attente, du risque diffus, jamais de la surenchère. L’évasion, l’interrogatoire, l’exécution, ne sont pas montrés pour choquer mais pour montrer l’inévitable, la part inhumaine que la guerre impose à ceux qui y participent. Ce n’est pas un film qui glorifie ses héros ; il les montre tels qu’ils sont : fatigués, hantés, et parfois contraints à l’impardonnable.

Ce regard très personnel sur la Résistance a parfois été perçu comme trop pessimiste. On est loin des représentations collectives et consensuelles. Ici, le groupe est fragile, fragmenté, menacé de l’intérieur autant que de l’extérieur. La fraternité existe, mais elle se manifeste dans le sacrifice, rarement dans la parole. Il n’y a pas de grands discours, pas de slogans : seulement des choix impossibles et une forme de fidélité têtue, presque absurde, à une cause dont l’issue semble toujours incertaine.

Finalement, L’Armée des ombres est un film qui demande une forme de disponibilité. Il ne se livre pas tout de suite, il ne cherche pas à séduire. Il impose un silence, une lenteur, un regard. C’est un cinéma du retrait, de la nuance, du poids du non-dit. Cela peut déconcerter, mais ceux qui acceptent cette proposition en ressortent souvent bouleversés. Pas tant par ce qu’ils ont vu que par ce qu’ils ont ressenti sans qu’on le leur impose.

Ce n’est donc pas un film de guerre au sens traditionnel, ni un manifeste politique, ni une reconstitution historique. C’est une œuvre à part, qui traite de la mémoire, de la loyauté, du doute, et de cette zone grise où l’humain est contraint de choisir dans l’obscurité. Ce qui en fait un film peut-être plus actuel encore qu’à sa sortie, à l’heure où l’héroïsme s’affiche souvent plus qu’il ne se vit. Dans L’Armée des ombres, rien ne s’affiche. Tout se tait. Et c’est ce silence qui résonne longtemps après.
Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2025
Jean-Pierre Melville raconte la Résistance telle que rarement vue au cinéma. Son visage n’y est pas décrit de façon idyllique ou héroïque. Non, ce sont des hommes et des femmes, souvent seuls, qui prennent tous les risques pour un idéal en commettant parfois des actes que l’on a trop longtemps souhaités occulter. C’est aussi le mythe d’une France intégralement résistante, encore bien ancré à l’époque, qui s’effondre. Sans jamais être dans le pathos ou l’extravagance, c’est aussi et surtout l’histoire de quelques uns, et de beaucoup d’autres, qui ont été les martyrs d’un idéal. Chef d’œuvre.
Mende53
Mende53

33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2025
Chef d'oeuvre de mise en scène. Ventura est impressionnant et Simone Signoret crève l'écran. Du grand cinéma, à montrer aux jeunes générations.
Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2025
L'ARMEE DES OMBRES (1969): 1942, la France sous l'occupation allemande. Le Général de Gaulle sera en Angleterre, sur le territoire français ses partisans résisteront à l'envahisseur. Gerbier (Lino Ventura), un des chefs de la résistance, malgré les trahisons, les arrestations, les exécutions, continuera à lutter avec sa solide équipe: Mathilde (Simone Signoret), femme du renseignement qui ne baissera jamais les yeux devant l'action; Jean François (Jean-Pierre Cassel) pourra agir en solitaire pour le bien de tous; Le Bison (Christian Babier), homme de main pour les exécutions et prêt à donner sa vie dans les opérations suicides; Le Masque (Claude Mann) une froideur acquise avec l'expérience; Félix (Paul Crauchet) homme de liaison dont le mutisme fera pâlir les officiers allemands; "L'armée des ombres" ne sera pas un film où l'action dominera, mais montrera le quotidien des résistants agissant dans une totale discrétion. Une retenue marquée par de nombreuses scènes silencieuses ponctuées par des dialogues qui auront constamment de l'importance. Le charisme de Lino Ventura, la détermination de l'inoubliable Simone Signoret apporteront énormément de consistance au film. Dommage que le rôle de Paul Meurisse ne sera pas plus étoffé, la cause… le secret, le mystère de la clandestinité. Un film de Jean-Pierre Melville jamais orienté vers le grand spectacle mais plutôt vers la réalité du passé là où la douleur, la peur et l'entraide montreront les vraies valeurs humaines. Ce cinéma de nos parents qui de nos jours paraitra parfois mollasson, demandera à être connu par tous les cinéphiles passionnés de cette époque.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 376 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 février 2025
LES DOSSIERS DE L'ECRAN. Le devoir de la rébellion sous le chant des partisans pour des souvenirs d'en France. Quand les catacombes de la révolte récoltent les honneurs. On peut toujours plus ce que l'on croit pouvoir. Malheureusement j'ai traversé dans l'anonymat ce grand film sur la Résistance. Jean, Raymond, Lucie...auraient aimé.
Syssi
Syssi

5 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2024
Un grand film indispensable à voir
Des acteurs fabuleux un scénario époustouflant
Un chef d’œuvre
Machu
Machu

Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2024
Grand Melville, inoubliable, un film où le casting, la mise en scène, les décors trouvent une harmonie inédite et font de ce film un des plus grands films sur la Résistance.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2024
Une oeuvre de chef ! Une atmosphère corrosive. Un très grand film admirablement porté par ses acteurs.
Adrien89
Adrien89

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2024
Film sombre évoquant la résistance française pendant la seconde guerre mondiale. Excellement réalisé ce film marque par sa dramaturgie.
Ben
Ben

5 abonnés 125 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2024
Je l’es regarder sur plusieurs moment aux collègues dans le cadre du programme d’histoire en 3 ème, c’était il y a 10 ans. Je trouve que c’est une super chose d’aborder l’es moment les plus importants de l’histoire avec des supporters cinématographiques. Ce film est hyper prenant, un mélange d’espionnage et d’infiltration, de collaboration et de résistance. C’est un classique du genre qui ne vieilli pas. Que du bonheur
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse