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    L'Armée des Ombres
    note moyenne
    4,2
    3005 notes dont 239 critiques
    répartition des 239 critiques par note
    105 critiques
    94 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    6 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur L'Armée des Ombres ?

    239 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 24 janvier 2011
    Avec sa rigueur et sa prècision habituelles, Jean-Pierre Melville se penche sur la Rèsistance! Point de hèros ici, pas de gloire ni de lauriers! Ces hommes et ces femmes se sont engagès, totalement pour une cause commune qui les dèpasse! Impossible cependant de ne pas penser à quelques figures illustres tels Jean Moulin ou Lucie Aubrac! Mais le film, s'il est malgrè tout un hommage au courage de tous ces anonymes qui travaillèrent au pèril de leur vie pour la libertè, veut surtout tèmoigner de leur quotidien! ils ont une tâche à accomplir, ils l'assument! Même s'il s'agit de liquider un traître ou une personne devenue dangereuse pour le rèseau! On l'èlimine! Sans haine! Proprement! Une scène est particulièrement reprèsentative: le chef suprême du rèseau doit gagner Londres! Coïncidence, c'est son jeune frère qui le prend en charge lors d'un transfert mais l'aînè, le visage dissimulè, ne se fera pas reconnaître de son cadet. "L'armèe des ombres" est le plus terrible (une beautè glacèe), le plus personnel aussi des films de Melville et des films traitant sur l'Occupation, menè de main de maître et portè par des acteurs èblouissants (Lino Ventura, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel, Paul Meurisse...). Sans oublier la musique mythique et poignante d'Eric Demarsan...
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

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    3,0
    Publiée le 21 janvier 2014
    Ça me fait chier parce que j'ai un peu l'impression d'être passé à coté de ce film. L'armée des ombres est un bon film, c'est indéniable. Mais devant l’unanimité des critiques, je me demande si j'ai bien regardé ce film dans les bonnes conditions. Pourtant, jusqu'ici, j'étais plutôt client du cinéma de Melville. Mais là, je dois dire que je me suis fait un peu iech'. Mais commençons par le positif. Le gros point fort de "l'armée des ombres", c'est de montrer la résistance de manière un peu plus noir qu'à l'habitude. La guerre, c'est moche des deux cotés. Comme le montre cette scène assez bouleversante ou Lino Ventura et sa bande doivent à contre-coeur exécuter un traître qui n'a pas plus de 20 ans. Ils discutent devant lui de la manière de le tuer. Le revolver, c'est trop bruyant. L'un propose de le tuer avec un couteau, un autre avec des coups de crosse avant de se rabattre finalement sur l'étranglement. On est assez loin du résistant de l'imaginaire collectif avec bretelle et gauloise au coin du bec, qui décime une centaine d'allemand à coup de dynamite avec une main et sauve une famille de juif des mains d'un dangereux épicer colabo (les colabo sont toujours des épiciers dans les films) avec l'autre. Le combat de ces résistant parait même assez vain, quant on voit à la fin du film le destin tragique de tous les protagonistes. Dommage que le récit soit si décousu. Melville filme ses personnages de manière distante. Il n'y a pas véritable enjeu scénaristique. On s'interroge parfois sur l'utilité qu'apporte tel ou tel scène à la progression de l'histoire. Melville a eu la noble intention de montrer la résistance de manière réaliste et dénué de tout sensationnalisme. Mais l'effet pervers, c'est que l'on s'ennuie un peu. Heureusement, il y a Lino Ventura. Et Lino Ventura il a trop la classe !
    Caine78
    Caine78

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    5,0
    Publiée le 21 août 2016
    LE plus grand film sur la Résistance française, et de loin ! Au sommet de son art (comme souvent, cela dit), Jean-Pierre Melville offre ici un spectacle aussi glaçant que passionnant, d'une noirceur et d'une humanité souvent bouleversantes, évitant tout pathos pour se concentrer sur des personnages merveilleusement écrits et incroyablement complexes. Encore plus admirable : si l'œuvre reste un extraordinaire hommage à tous les Résistants, le réalisateur du « Cercle rouge » n'en oublie pas pour autant de les mettre face à des cas de conscience terribles face auxquels personne ne peut rester indemne. Loin de tout didactisme ou autres explications lourdaudes, cette « Armée des ombres » nous plongeant avec un réalisme quasi-inégalable dans les réseaux souterrains de ces héros de la Seconde Guerre mondiale peut enfin se targuer d'un casting exemplaire, Simone Signoret et surtout un immense Lino Ventura dans ce qui est probablement son plus grand rôle. N'ayons pas peur des mots : encore aujourd'hui, ce chef-d'œuvre n'a rien perdu de sa superbe.
    cylon86
    cylon86

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    5,0
    Publiée le 10 juin 2008
    Une oeuvre forte, intense et magistrale. La mise en scène est superbe et Lino Ventura tout simplement génial et bien entouré par une poignée de seconds rôles dont Simone Signoret, excellente. Un film culte dont les images nous hantent longtemps après l'avoir vu.
    Loskof
    Loskof

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    5,0
    Publiée le 7 août 2014
    Sublime ! J'ai vu ce film une première fois au ciné club de mon lycée (pour une fois un vrai film), il m'avait marqué et je l'ai revu plusieurs fois depuis, sans que le plaisir ne s'envole. Tout est magistral dans ce film, sa longueur, celle de ses plans, de ses scènes, son rythme lent, sa photographie, ses plans, son cadrage et son interprétation. Mais là où le film est le plus marquant, c'est dans son fond. On connait tous la légende qui veut que tout la France ait été résistante. Ici Melville montre la réalité, des hommes et des femmes seuls, qui ont entrepris un combat vain, qui savent qu'ils sont en sursis. Ce n'est pas un film sur la résistance mais un film sur les résistants. Et c'est ça qui en fait sa force. En montrant ce qu'était leur réalité, c'est à dire la solitude, Melville nous plonge dans leur quotidien mais, surtout, cela n'enlève rien à la beauté de leur combat. Puissant, profond et sombre.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 8 juin 2015
    Le titre de L'armée des ombres est assez évocateur de ce grand classique sur la Résistance. On y suit en effet des résistants le l'ombre, pas une armée idéale et courageuse, mais avant tout des hommes déterminés qui vont même commettre (contre leur grès) des actes assez horribles. J'avoue que je m'attendais à un film où l'on verrait les opérations d'un groupe de résistants (attaques de points stratégiques nazis, ou de trains à grand renfort de dynamite). Je m'attendais aussi à voir des scènes de torture assez crues. Le film se contente en fait de nous faire suivre Gerbier, un résistant et son groupe de soldats de l'ombre. Il y a des moments où le scénario est assez confus, on ne comprend pas vraiment l'objectif de Gerbier et ses hommes et c'est assez dérangeant, même si on finit généralement par le comprendre. Ce qui surprend, dans ce film, c'est le parti pris sombre, lent et froid. Les couleurs sont mornes (jamais on ne voit vraiment de plein soleil), les mouvements de caméra sont extrêmement lents et posés, Melville prend son temps et les scènes sont assez longues, avec des protagonistes qui, naturellement, ne laissent que très rarement ressortir leurs émotions. Ce parti pris donne une véritable âme et une authenticité au film, mais il cause également beaucoup de longueurs que j'ai déploré. Les acteurs sont au sommet de leur art, notamment Lino Ventura et Simone Signoret, qui livrent une interprétation bouleversante. Au-delà de ça, le film ne se détourne pas de sa route, il est sans arrêt sombre et pessimiste (en témoigne la fin, attendue mais au finale obligatoire pour un tel film). Une œuvre sombre et puissante sur la Résistance, mais qui malheureusement subit des longueurs. A voir pour sa culture.
    TheDarkKnight74
    TheDarkKnight74

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    5,0
    Publiée le 21 novembre 2012
    Le cinéma français est mort, quoiqu'il surnage de temps à autres une œuvre marquante, mais qui en aucun cas ne peut rivaliser avec les chefs d’œuvres d'antan. L'Armée des Ombres a achevé d'élever à mes yeux Jean-Pierre Melville au rang de monstre sacré du 7e art, en seulement 2 films (le Samouraï étant le premier). Une telle maîtrise du cadrage, de la plastique épuré si sublime aux yeux du cinéphile, et du rythme a de quoi donner le tournis. C'est d'un tel niveau de perfection, tout en restant sobre et simple, que je suis prêt à accepter le monsieur au côté des grands réalisateurs américains, de Kubrick à John Ford, sans oublier le grand David Lean anglais et le génial Kurosawa japonais. Leur équivalent français, c'est Melville. Rien n'égale la puissance de son récit qui déborde des limites imposées par l'écran. Les premières images d'une campagne grise plantent une atmosphère venteuse et sèche, d'une force comparable à l'atmosphère de The Thing de Carpenter. Oui, j'assume ma position, pour moi l'Armée des Ombres a une multitude de facettes, et l'ambiance frôle celle de films d'horreurs cultes inébranlables sur leur trône (musique qui semble être un écho d'Halloween) autant que l'histoire construit un drame minimaliste bouleversant, sur la vie et la nature humaine. Des dialogues qui vont d'une restriction de quelques répliques lors de la partie dans le camp, proche d'une œuvre de Dreyer, à une conversation davantage extrovertie (la scène où le traître est étranglé, qui fait penser au cinéma de Tarantino). Des interprètes d'exceptions, grâce à qui ce témoignage prend vie, de Lino Ventura, parfait, à Simone Signoret, qui a compris son personnage avec justesse, en passant par les irréprochables Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel : la crème des acteurs français est là, c'est un atout indéniable. Melville filme leur visage en appliquant de manière frappante la fameuse citation de Ford « nous allons filmer la chose la plus intéressante au monde, un visage humain ». Profil finement découpés des figures meurtries et ô combien réalistes de ces résistants, percutants de vérité sous cette photographie uniforme, presque monochrome, couplée à un choix des décors extrêmement précis (chaque plan est une savante combinaison artistique dont la simplicité apparente témoigne de la complexité de mise en œuvre). Ici, les émotions ne traversent que brièvement la face des protagonistes, tout comme le spectateur, mais notre ressenti intérieur nous terrasse d'un poids sans pareille, agitant notre de cœur de larmes sans jamais en voir perler une seule à la surface, et, pourtant, ce film m'a autant fait pleurer que mon cher Edward aux mains d'argent. Mais différemment. J'ai eu l'impression que l'action se déroulait dans un monde à part, presque une représentation burtonienne de la France, avec ses campagnes rases oniriques et ses domaines forestier romantiques qui semblent provenir d'une autre dimension, et ici c'est celle de la guerre. Une approche terriblement crue de cette barbarie, coup de maître de Melville : la guerre semble sortir tout droit de l’irréel, du fantastique, tant elle est difficile à saisir, même lorsqu'on la vit (« pour les français la guerre sera finie quand ils pourront lire le Canard Enchaîné, et voir ce magnifique film (il s'agit d'Autant en Emporte le Vent) »). La musique opère à merveille une synchronisation avec les changements de stades émotionnels qui sont nombreux dans le film : sa coupure brusque casse l'aspect tragique de la mise à mort de Gerbier, ou au contraire crée une sorte de comique cynique. Mais la terreur quotidienne est bien là, à nous guetter, jusqu'à l'inévitable qui arrive tôt ou tard. Un chef d’œuvre incontestable qui constitue le sommet de mon expérience cinématographique française.
    Julien D
    Julien D

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    5,0
    Publiée le 17 octobre 2010
    En plus d'être le meilleur film sur ce sujet que le cinéma français aime tant, L'ARMEE DES OMBRES est une référence pour tous les réalisateurs de thrillers. Melville, plus que jamais, fait preuve, dans ce film humaniste, d’une mise en scène quasiment révolutionnaire de part son aspect glauque et effrayant et son suspense impressionnant de réalisme. Ce magnifique hommage à la résistance et à ses martyrs fut également réussi grâce au travail qui fut fait sur les relations entre les personnages, dont les interprétations sont inoubliables. Les autres atouts sont, bien évidemment, la photographie sombre appuyant cette atmosphère et la musique magnifique qui resta à jamais imbibée dans nos mémoires.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 8 mars 2014
    Avec "L'armée des ombres", Jean-Pierre Melville nous livre un film on l'on suivra le destin de plusieurs "hommes de l'ombres", qui ne font pas ça par héroïsme mais par nécessité. Son portrait est réaliste, froid et surtout poignant. L'atmosphère, parfois terrible et cruelle, souvent angoissante est réussie. Il n'y a pas de pathos ou de sentimentalisme mal venus, son film est très juste, ce qui le rend encore plus poignant. Et puis l'armée des ombres doit aussi sa réussite à de formidables interprétations, Lino Ventura au jeu intériorisé est bouleversant tout comme Simone Signoret et les autres seconds rôles. L’œuvre de Melville est extrêmement bien mis en scène, cadrage parfait et photographie sublime. Une œuvre essentielle, intelligente et surtout très dure et bouleversante. Sublime.
    reymi586
    reymi586

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    5,0
    Publiée le 24 mai 2012
    Ce film montre parfaitement le quotidien de la résistance sous l'occupation allemande en France pendant la seconde guerre mondiale, qui ne se résume pas à tuer des nazis. Jean-Pierre Melville montre les actes de ces hommes et femmes sans retenu, sans prendre parti et sans les juger. Il réunit un grand casting avec en première ligne Lino Ventura et Simone Signoret pour faire un chef d'oeuvre qui est surement le film français qui décrit le plus fidèlement la résistance.
    Real C
    Real C

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    4,0
    Publiée le 30 avril 2015
    Lino Ventura. Acteur mytique dont je n'ai vu...aucun des films à l'exception des Tontons Flingueurs (que je n'ai pas vraiment apprécié malgré ces qualités). Mais récemment j'ai entendu parler de ce film réalisé par Pierre Melville et qui en tête...des meilleurs films français notés par les critiques. Ouais ! Carrément ! Bon ben du coup j'ai décidé d'aller le voir en avant première. Alors es-ce que je l'ai aimé ou non ? Et Ben spoiler: OUAIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ce film est vraiment bien maîtrisé en terme de réalisation et de langage cinématographique. Le réalisateur a fait un sacré travail de fond au niveau de l'esthétique et des plans. Toujours sombres à souhait. Il a aussi fait un super travail de clair obscur sur de nombreux plan, surtout au niveau des personnages. Chaque cadre est symptomatique du trait de caractère des personnages et cela se voit Les personnages sont tous bien présents et bien traités. En premier lieu nous avons Philippe Gerbier (Lino Ventura), le fidèle bras droit du grand patron Luc Jardie. Il s'agit de mon personnage préféré. Il est un personnage froid et craint aussi bien des allemands que de ces proches collaborateurs, mais face à ces derniers, il se montre aussi paradoxalement plus paternaliste voici une de ces répliques : spoiler: Le Masque : C'est la première fois que je tue de cette façon Philippe Gerber : Nous aussi. Il est une personne très influant et le réalisateur pendant une bonne partie du film le montre souvent dans l'ombre pour qu'il est un vrai sens de la menace ou dans la lumière pour qu'il en impose un peu plus dans la lumière. Il n'a pas de background ou de proche, mais cela le rend plus mystérieux. Autre personnage intéressant, Jean-François Jardie, fils de Luc Jardie et interprété par Jean-Pierre Cassel. C'est un nouveau venu intégré par son père et une bonne partie du film est aussi centré sur lui. Il n'est pas particulièrement intéressant ou charismatique que Philippe Gebert, mais est bien dans afin de rendre compte du fonctionnement de la résistance de l'extérieur. Sa mort était vraiment poignante et témoigne de aussi de la grande cruauté de l'occupant face aux résistants. Luc Jardi (joué par Paul Meurisse) est un patron énigmatique et père de Luc. Quand je l'ai vu pour la première fois , j'ai cru que c'était la version de Pierre Melville de Jean Moulin. Il en impose et est respecté par tous ces hommes et est un parfait érudit. Le fait qu'il sourit tranche avec le visage stoïque de Philippe Gerber. Il a toujours le dernier mot et est très respecté. Et enfin Mathilde (jouée par Simone Signoret), est un personnage que j'ai cru secondaire au début mais qu'elle prend de l'importance après l'arrestation de Félix Lepercq (joué par Paul Crauchet). Elle a presque une figure maternelle pour l'organisation de la résistance. spoiler: D'ailleurs : sa mort qui survient à la fin du film est symptomatique de l'échec de l'organisation. En effet, alors que tous les membres se considèrent comme membres d'une même famille, elle a toujours conservé une photo de sa fille alors qu'elle était consciente de la dangerosité. Enfin, Félix Lepercq qui est le proche collaborateur à Philippe Gilbert est plus secondaire que les autres mais tout de même important. Sa capture, change le film à lui tout seul en donnant un peu plus d'importance au personnage de Mathilde, mais aussi met en danger l'organisation. Les autres personnages sont plus ou moins importants mais ont tous une bonne présence à l'écran comme le Vison (Christian Barbier ) et le Masque (Claude Mann ), les 2 gros bras de l'organisation. Ils sont tous bien traités, malgré l'absence évident de Background. L'histoire est particulièrement bien raconté, mais assez difficile à suivre. En effet on part pendant une petite partie, on croit qu'on a affaire à un homme qui veut s'évader et on le voit rejoindre la résistance. Puis on le voit diriger une organisation avec des collaborateurs avec lesquels il essayent de retrouver ceux qui l'ont trahi, et brusquement on ne le suis plus afin de suivre le fils de son patron jusqu'à sa capture. L'ensemble du film est donc assez hétérogène et presque sans lien. On pourrait reprocher que même s'il s'agit d'un film sur les résistants pendant l'occupation allemande sans que la guerre ne soit vraiment évoquée (même si on voit Charles De Gaulle (joué par Adrien Cayla-Legrand ) faire un caméo lorsque Philippe se retrouve en Angleterre) et il y a quelques facilités scénaristiques assez évidents spoiler: On le voit s'en sortir lors de sa condamnation à mort alors que tous les autres ne s'en sortent pas. Malgré tout ça, l'histoire est incroyable et bouleversant. C'est un film qui m'a pris vraiment au trippe, ce qui est rare que je ressente ça pour un film français. Bref un très bon film français des années 70 et qui m'a donné envie de voir les autres films de l'auteur. Un classement hautement mérité !
    Akamaru
    Akamaru

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    2,0
    Publiée le 21 juillet 2010
    Un brillant témoignage sur la Résistance française.Montré ici sous un jour obscur,à milles lieues de l'image habituelle,qui veut que la Résistance était soutenue par tous les Français."L'armée des ombres" se situe au centre de ces hommes et femmes,défendant leur pays contre vents et marées,établissant un code d'honneur propre aux destins héroïques.Etre Résistant implique des choix impossibles en permanence,des agissements mortels ou des alliances contre-nature.Lino Ventura,chef de file des Résistants,organise tout avec minutie,inflexibilité et sans illusions sur le monde qui l'entoure.Simone Signoret est une femme à poigne,hardie et débrouillarde.La vie en communauté tend vers un unique but:la Libération de la France.Mais l'on voit à quel point ces actions isolés restent dérisoires.Jean-Pierre Melville fait ressortir ses souvenirs d'une époque qui l'a traumatisée,dont il a été un membre actif.Son film est austère et noir,voire trop.En gardant une grande distance avec ce qui se passe à l'écran et en multipliant les longueurs(pas toujours nécessaires),Melville ne permet pas au spectateur l'immersion attendue.La France occupée n'avait sûrement rien d'attirante,mais il manque un côté épique propre au cinéma de ce genre.
    ElAurens
    ElAurens

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    4,0
    Publiée le 22 juillet 2010
    Un film pessimiste, froid, sur un sujet sombre de notre histoire merveilleusement interprété. La musique apporte beaucoup de tension. Un film dur, bourré d'émotions.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 12 juillet 2015
    "L'armée des ombres" est sans doute le film de Jean-Pierre Melville qui fait aujourd'hui le plus consensus, sans doute en raison du thème choisi que de manière très innovante à partir d'un roman éponyme de Joseph Kessel, le réalisateur accorde à son approche épurée du film noir dont il vient tout juste de livrer un exercice de style brillant mais aussi contesté avec "Le samouraï" sorti deux ans plus tôt. Melville, né Grumbach dont le frère aîné Jacques fut un héros de la résistance tué en traversant clandestinement les Pyrénées était très marqué par cette période de sa jeunesse. Le rôle de résistant qu'il revendiquait n'a jamais était clairement établi. Le livre de Kessel qu'il lit dès sa parution en 1943 le fascine par sa force documentaire. Il n'aura de cesse dès lors de l'adapter à l'écran. C'est arrivé au fait de sa gloire, aidé par le jeune producteur Jacques Dorfmann qu'il touche au but. Aucun doute pour Melville, l'entrée en résistance tient plus aux tripes qu'à l'engagement intellectuel qui peut faire long feu face à la torture. C'est sans doute ce qui rapproche les héros mutiques de "L'armée des ombres" des truands qui hantent l'œuvre du cinéaste. Ce rapprochement jugé facile et dénué de sens par Melville lui-même sera naturellement fait par la critique à la sortie du film. Pourtant on ne peut s'empêcher d'observer que Gerbier (Lino Ventura), Mathilde (Simone Signoret), Luc Jardie (Paul Meurisse), Félix (Paul Crauchet) ou Le bison (Christophe Barbier) agissent selon des codes immuables qui ne laissent guère de place à l'improvisation. Dès lors pas besoin de beaucoup de mots, les hommes n'étant plus que le véhicule de leur action. Mais on l'a dit, la période a beaucoup marqué Jean-Pierre Melville qui ne peut s'empêcher de placer ici ou là, états d'âme ou sentiment d'admiration. Ainsi l'ouverture magnifique sur la place de l'Etoile parcourue par un régiment nazi entrant directement dans le champ de la caméra, comme le regard admiratif sur le peuple anglais continuant à danser alors que les bombes tombent dru sur Londres en disent long sur l'amertume et la honte éprouvées par le réalisateur qui a vu son pays se coucher si facilement devant l'ennemi, finissant par se vautrer dans la collaboration. Idem pour la scène un peu naïve et beaucoup moquée à l'époque où un sosie en carton-pâte du général de Gaulle remet la croix de guerre à Luc Jardie (Paul Meurisse) devenu pour le coup le sosie de Jean Moulin. Assez théâtral dans ses décors et retenu dans ses scènes d'action, le film magnifiquement agencé rend hommage avec force à ces quelques hommes et femmes qui se sont sacrifiés pour une certaine idée de la liberté et de la France. La mécanique forcément huilée qu'impose cette lutte clandestine où l'ennemi plus nombreux est partout y compris parmi les français, ne supporte aucune forme de dérèglement. Cet automatisme froid n'est normalement pas fait pour déplaire à Melville, mais celui-ci laisse planer un sérieux doute quant à son infaillibilité dans le regard surpris et angoissé de Mathilde qui constate que ses compagnons sont venus pour l'exécuter, elle la plus courageuse du groupe qui a risqué sa vie pour sauver Félix, puis Gerbier. Le tournage conflictuel avec Ventura a fâché à vie les deux hommes qui devaient pourtant tourner ensemble "Le Cercle rouge" (Ventura sera remplacé par Bourvil). Mais ainsi était Melville dont le génie ne pouvait se concrétiser que dans la douleur. A noter lors de la marche de Gerbier vers le peloton d'exécution la sentencieuse musique du compositeur américain Morton Gould (deuxième mouvement du concerto Spirituals for Strings Choir and Orchestra) qui sera pendant très longtemps le générique de l'émission mythique "Les dossiers de l'écran".
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 4 mai 2015
    Ce film unique dans l'histoire du cinéma français, ne serait ce que de voir le défilement d'acteurs français habillés en soldats allemands sur les champs Elysées, est une oeuvre à part dans la filmographie de Melville. Ici, l'académisme excessif habituel du réalisateur trouve sa pleine justification et l'utilisation démesurée du temps y trouve tout son sens. Les deux associés aux cadrages rigoureux et à une strict direction d'acteurs créent le climat glacé qui baigne le film de bout en bout. Sur le fond, nous assistons à un témoignage de faits ayant eut lieu durant l'occupation de la France entre octobre 42 et février 44 dans le milieu des cellules des résistantes françaises. C'est un film personnel d'une grande honnêteté, Melville ne prend pas partie. Pour s'en convaincre, il suffit de voir comment il traite les résistants ( ils commettent des actes atroces) la Gestapo ( elle est coupable de faits inhumains sans la moindre hésitation) La police de Vichy (elle collabore de façon naturelle avec l'occupant). Il ne glorifie que le courage qu'il considère comme une vertu et ne s'occupe pas d'idéal mais d'efficacité au service de l'identité nationale. Melville nous propose juste une réflexion sur ces événements qui peuvent recommencer si les conditions se forment à nouveau. La leçon à en tirer étant de ne jamais en arriver là. Il n'y a pas de héros idéalistes dans cette armée des ombres qui semble minuscule bien que pourvue de nombreuses ramifications. Voir ce film, c'est passer deux heures parmi une minorité de personnes qui refusent les événements qu'ils ne supportent pas, quitte à y laisser leurs vies. La question essentielle de l'utilité des actes de résistances ne sera jamais abordé, Melville ayant choisi comme de Gaulle de préparer la reconquête de son pays à l'extérieur de la France.
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