Le Narcisse noir
Note moyenne
4,0
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69 critiques spectateurs

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landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2014
Le duo Michael Powell-Emeric Pressburger signe une fois de plus un film sublime. Le narcisse noir possède une image splendide et un rythme envoutant. L'ambiance oppressante de cette inde qui rend folle les européens augmente au fur et à mesure de l'avancer du film.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2013
Une beauté assez manifeste en regardant la version restaurée sur Bluray qui met considérablement en valeur chaque plan et personnage malgré un film intégralement tourné en studio. Superbe travail visuel à tous les niveaux, décors et lumières nous trompent habilement. L'histoire m'a cependant moins emballé que "les chaussons rouges", encore très psychologique et portée sur la passion refoulée mais nettement moins éblouissant et captivant. Cependant une interprétation remarquable et des scènes stupéfiantes dont la quasi transformation de sœur Ruth et son regard maléfique avant d'attaquer sœur Clodagh. Je pense malheureusement que le film perd beaucoup d'intérêt sans le travail de restauration et de haute définition de l'image.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2013
Un chef-d’œuvre à la beauté exquise ! La mise en scène est fabuleuse, les acteurs impressionnants, l'histoire originale. Un film tendu, questionnant la place du sexe sans l'Église, jamais montré mais toujours présent à l'esprit : jusqu'à quel point est-il possible de refouler le désir ? Un long-métrage assez ancien et pourtant très actuel. À noter l'excellence du personnage de Mr. Dean, interprété par David Farrar, extraverti et irrévérencieux, mais terriblement désirable, et dont la voix douce est un pur enchantement. Entre drame et humour, "Le Narcisse noir" est une œuvre ambiguë mais immortelle.
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2013
Un authentique leurre cinématographique que ce Narcisse Noir ! Si la photographie est d'une beauté resplendissante incontestable on peut dire en outre que le récit est d'un ennui croissant au fil des minutes. Champions du Technicolor Powell et Pressburger n'ont visiblement pas grand-chose d'autre à nous mettre sous la dent que leurs jolies couleurs techniquement irréprochables mais surtout là pour combler une écriture dépourvue d'intensité. Le Narcisse Noir met un certain temps à se mettre en place, sans doute trop occupé à montrer sa succession de peintures en trompe-l'oeil et pas assez à développer la prétendue ambivalence de ses personnages ( sujet principal du film ). Résultat : tout semble assez surfait et creux comme un bourdon, en dépit du potentiel subversif tant vanté un peu partout. Michael Powell reste à mon sens l'un des réalisateurs les plus surestimés de son époque, ses films m'inspirant au final beaucoup d'indifférence et fort peu d'émotions. Reste supérieur aux Chaussons Rouges, toutefois...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 décembre 2012
Deuxième film que je vois de Powell et de Pressburger après "Les Chaussons rouges", "Le Narcisse noir" fait un bien fou. Non pas que l'histoire soit celle d'un "feel good movie", mais simplement que ça fait du bien de revoir ces grands films hollywoodien d'antan ou l'aventure, l'amour etc, étaient les sujets les plus prisés. Par rapport aux "Chaussons rouges", "Le Narcisse Noir" est de même qualité, quoi que différent. Adieu le ballet Lermontov et bonjour le couvent situé à la place d'un ancien harem. "Le narcisse noir" suit une jeune soeur, interprété par Deborah Kerr, qui se retrouve obligée de diriger un couvent en Inde. Là-bas, elle fera connaissance d'un homme, Mr Dean (David Farrar) qui troublera l'esprit de la nonne en chef. Toutefois, que peut-il y avoir d'intéressant à filmer des soeurs pendant une heure et demie sans que le spectateur ne soit sensible à l'ennui? La réponse est simple: détruire l'ennui, ce à quoi Michael Powell et Emeric Pressburger parviennent à faire avec brio. Comme pour "Les Chaussons rouges", "Le Narcisse noir" est un parfait exemple pour souligner une mise en scène réussie. Chaque plan sert grandement que ce soit pour l'explication de l'histoire (sans non plus tomber dans la connerie pure et dure afin que tout soit expliqué au spectateur sans qu'il ne réfléchisse) ou pour laisser paraître les sentiments des nonnes, que ce soit la colère, la peur ou encore l'amour. A savoir que le film a été tourné en studio. On notera les arrière-plans des montagnes entièrement peints mais qui inculquent un aspect conte de fées à l'image. Un certain charme s'émane du travail réalisé. Les acteurs parviennent aussi à maîtriser leurs personnages, que ce soit pour les deux acteurs principaux (Kerr et Farrar) mais aussi pour ceux moins importants. Encore une fois, Powell et Pressburger entraînent les spectateurs dans leur univers, à la plastique impressionnante pour l'époque mais aussi à la mise en scène bien en avance sur son temps. "Le Narcisse noir" est une valeur sûre du cinéma hollywoodien d'après-guerre.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2012
Après "Une question de vie ou de mort" et juste avant "Les chaussons rouges", le tandem Powell / Pressburger portait à l'écran le roman de Rumer Godden, signant une fois de plus une pure merveille, créant de véritables tableaux vivants de toute beauté, renforcés par la superbe photographie de Jack Cardiff et l'exotisme des décors. Comme a leur habitude, les deux cinéastes abordent un sujet à tendance "réaliste" sous un jour baroque, à la lisière du fantastique, filmant les lieux de l'action comme une véritable entitée vivante, propre à exacerber les sentiments de ses héroïnes luttant intérieurement entre leur condition de soldats de Dieu au service de leurs prochains et leur propre nature humaine et féminine, dualité parfaitement illustrée par la confrontation entre une Deborah Kerr à la dévotion rigide et la sensualité démoniaque de Kathleen Byron. Superbe.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2014
Une oeuvre très noire et rouge sang. Très forte. Dégage un malaise et une grande fascination.
MadRom
MadRom

66 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2012
La Narcisse Noir, c'est l'histoire de cinq soeurs envoyées dans un harem pour y créer un dispensaire et instruire les enfants au alentour mais qui vont peu à peu se laisser influencée par l'étrangeté de ce lieu. De cette histoire, Michael Powell va alors proposer un récit en commun avec un certains Shining car c'est un film sur la solitude et ce qu'elle procure. Ici, ces cinq femmes, étant des femmes d'actions vont peu à peu se laisser envahir par cette solitude et vont devoir résister à leur inconscient, devoir le refouler car celui ci cache des pulsions, des désires personnelles et sexuelles. C'est la tentation du Mal qui va envahir en particulier Soeur Rose et Soeur Clodagh à travers le personnage de Mr Dean un homme au franc-parler, exhibant assez facilement sons corps dont ces dernières vont tomber amoureuses. L'un d'elles va alors délaisser son habit blanc, symbole de pureté pour se montrer en tenu de femme, ses vêtements rouges ainsi que son rouges à lèvres vont la plonger symboliquement dans le désir amoureux, la pulsion sexuelle et la passion. Elle devient alors maléfique comme le montre le dernier quart d'heure assez effrayant. C'est un film qui parle aussi mais dans une moindre mesure du choque des cultures car si les bonnes soeurs tentent de résister à la solitude, le vieillard de la région s'y adonne totalement. Il y a encore quelque chose à dire sur ce film, le plus important car Le Narcisse Noir a été tourné en studio, ça se voit du début à la fin mais à l'instar des films d'aujourd'hui, cela ne pénalise le film à aucun moment, c'est beau et poétique et c'est là toute la puissance même du cinéma.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2012
Certaines images de cet opus sensuel et procédurier sont d'un esthétisme magnifique.

Des couleurs grandioses sur un site isolé, froid et venteux domicile temporaire de toute une évacuation sensorielle impossible à comprimer malgré la parole donnée.

Être religieuse et investie ne peut empêcher un esprit d'endormir un sensitif virulent.

L'isolement et l'attrait de la mission s'évapore vite devant un besoin d'exister basé sur la dominance, la jalousie, la volupté et la convoitise.

Un film étrange et surprenant sur la solitude, mère d'un désir menant vers la folie ou la réminiscence des souvenirs des esprits privés d'indépendances pensives.

Le rejet ou l'énorme difficulté de porter un uniforme d'éthique consumant par ses contraintes toutes les passions interdites.
Claricewins
Claricewins

89 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2011
Esthétiquement, le film est très réussi : il y a beaucoup de couleurs, qui contrastent avec la sévérité des tenues des religieuses. Il y a aussi le choc des cultures, qui est très bien traité, puisqu‘on arrive peu à peu et de façon très naturelle à l‘acceptation mutuelle. La sœur devenue folle fait vraiment peur, ses dernières scènes sont particulièrement intenses.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2011
Un film qui par son histoire coloniale et son romanesque échevelé a tout pour tomber dans le du kitsch et qui reste pourtant captivant, une cinquantaine d’années après son tournage. Le scénario est étonnant, cette situation d’un couvent de nonnes catholiques s’installé dans un ancien harem d’un prince des montagnes de l’Inde… Le huis clos féminin, avec ses sentiments exacerbés fonctionne parfaitement bien. Le film se base sur un fait avéré : l’Inde est le pays des extrêmes et rend fou les européens qui s’y perdent. Visuellement,la mise en scène, la photos, le jeu des couleurs vives, sont au diapason de cette réalité. C’est réellement splendide à regarder. Les interprètes, D. Kerr au premier chef, une des plus grandes actrices britanniques, apportent une contribution décisive à la réussite de l’œuvre.
belo28
belo28

85 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2011
Comment des nonnes perdues dans les montagnes et qui s'engueulent peuvent autant passionner? Une photographie comme on en voit rarement, des cadrages impossibles et pourtant magnifiques! Il se dégage quelque chose de profondément malsain qui dérange longtemps après la fin de la vision du film! Des acteurs profondément impliqués, qui sont pourtant des stéréotypes (le beau mec, la folle, et la perfectionniste). Peut on faire un film érotique avec des nonnes et sans le moindre sein? Regardez le Narcisse noir!
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2011
De savoir que des nonnes vont vivre dans un ancien harem, d'entendre la voix doucereuse de l'agent anglais dénommé Dean, de découvrir la beauté virginale de la Soeur Clodagh, on est vite au parfum de ce "Narcisse Noir" réédité et qui n'a pas pris une ride. Entièrement tourné en studio, on se croit parachuté sur les hauteurs himalayennes. L'illusion est totale, les couleurs tout droit sorties d'une palette de peintre, le contraste entre l'austère bâtisse très haut perchée, et son à pic au ras duquel on va sonner la cloche bien vertigineux, plus vrai que nature... Surtout que tout en bas, dans la vallée comme un vestige des frasques d'antan, attend Dean, l'anglais en short. Comme manière d'installer lentement toutes les pièces du puzzle, vient à l'esprit "Le Fleuve" de Jean Renoir (même auteure-scénariste), alors que, sur le fond, on dirait un érotique de l'amour courtois... Ces femmes envoyées loin de leurs racines doivent se démener tout en subissant les intempéries, mais sont réduites à appeler au secours le seul Tarzan de service... Semble veiller sur elles comme sur tout le reste, cet immobile, un Buddha qui aurait minci. Chacune sa spécialité, autour de la chef de mission, Clodagh qu'on sent solide parce qu'échaudée, beaucoup moins que Ruth prévue par la mère supérieure comme l'obstacle principal. On ne s'ennuie pas dans un tourbillon qui n'a de pieux que l'intention de début et de fin. Avec une économie de mots, défilent les différentes facettes féminines lors d'une fréquentation rendue obligatoire avec le sexe opposé. A déplorer la stridence de la bande-son fort heureusement rachetée par l'extrême élégance des toutes dernières images.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 2 mars 2011
Ennui. Désespérément classique, "Le Narcisse noir" ne repose que sur sa photographie et sa mise en scène emphatiques. Powell veut tellement nous en jeter plein la vue que son intention fige toute émotion ou presque. Donc trop solennel dans la forme, et, d'un autre côté, celui de la foi, pas assez : trop de dialogues, peu de recueillements, beaucoup de blabla et finalement on ne jouit pas comme nos soeurs du lieu qui déchaîne leurs pensées car à par un bout de précipice et le palais, on a que dalle (si un souvenir de chasse en Irlande de soeur Clodagh). Même le vent est trop pensé, j'imaginais les ventilo tourner ici et là, c'est dire.. Donc impossible pour ma part de plonger dans cet univers gavé d'effets scéniques. Heureusement que Soeur Ruth plonge, elle, dans la folie, le pâleur et la sueur frontale, donc merci au maquillage. La torride Jean Simmons apparaît trop peu, des personnages dont on attendait quelque chose (le saint homme) demeurent finalement, comme le reste, des objets de décor.
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2011
"Black Narcissus" m'a beaucoup moins convaincu que "The Red Shoes". Cependant, il reste un très bon film. Des nonnes viennent enseigner dans les plus hautes hauteurs de l'Himalaya , dans un palais tout juste donné par un général indien.¨Petit à petit, les Soeurs du couvent deviennent hystériques , troublées par l'endroit. Redoutablement mis en scène par les British de Powell et Pressburger, ce qui m'a d'abord bien frappé ce sont les décors , absolument magnifiques. Pour ce qui est de l'histoire, je l'ai trouvé assez linéaire, il n'y a que dans la dernière demie heure que l'on est pris dans cette descente aux enfers morale. Possédant un Technicolor encore une fois à l'esthétisme impeccable, je suis ressorti assez déçu.
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