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SuperMadara
105 abonnés
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3,0
Publiée le 22 septembre 2010
Un film particulier , presque une expérience . La mise en scène et le coté visuel sont vraiment excellent et le casting est plutôt bon (Clooney s’en sort super bien) , amis le rythme est parfois vraiment trop mou et le peu d’acteurs et donc de dialogues font que l’on peut lâcher le film a certains moments . Solaris reste une belle et intéressante expérience (surtout visuel) , mais peut se révéler ennuyant .
Bien qu'il ait désormais acquis un réel notoriété grâce à quelques films très commerciaux, l'ambition artistique de S. Soderbergh ne s'est jamais démentie. Cette nouvelle adaptation de "Solaris" en apporte la confirmation.
Première constatation , le film risque de décontenancer les spectateurs pensant assister à un vague film d'action SF. En effet, le réalisateur/scénariste prend des risques: la mise en scène (épurée à l'extrême) ainsi que le rythme comtemplatif en sont les exemples les plus immédiats.
En substance cette romance métaphysique brasse des thèmes existentiels intéressants: le deuil (et les remords qui l'accompagne) ,le devenir de l'amour devant l'éternel... Le film présente l'avantage d'être à la fois relativement limpide tout en apportant peu de réponses.
Consternant de naïveté, le film de Soderbergh peut-être considéré comme un hymne à la paresse. Filmant en plan fixe lors des moments apaisés, puis de façon brutal lors des moments de tension (quelle originalité!) l'histoire s'engonce dans une amourette sans consistance, filmée à la va vite histoire de faire couler sa petite larmiche au spectateur. Abberant.
Tout d'abord, je crois qu'il y a deux catégories de personnes: celles qui ont compris le film et celles qui sont passées complètement à côté, car peut être trop habituées à regarder les grosses productions hollywoodiennes.
Solaris est tout sauf un film de science fiction: le thème principal traité par Soderbergh est "le rapport de soi à l'autre et au monde qui nous entourre". A partir de là, d'autres thèmes sont abordés tels que l'illusion de l'amour (en effet, Georges Clooney n'aime pas réellement Natacha McElhone car il peut se contenter de vivre avec l'image qu'il garde d'elle, au lieu de laisser cette entité décider elle même de son sort), la folie, la religion (Georges Clooney ne croit que ce qu'il veut bien croire même s'il contredit, au cours du film, son affirmation selon laquelle la vie sur Terre n'est que le fruit d'une probabilité mathématique)...
Le rythme du film est volontairement lent car cela reste tout de même la meilleure façon d'exprimer la déprime et la nostalgie (le héro se complait mieux dans ses souvenirs que dans une réalité où finalement il est bien seul. D'ailleurs, le héro se sent bien plus seul sur Terre (les premiers plans montrent Georges Clooney au centre de l'écran, les autres personnages étant flous) que dans la station spatiale)
J'ai vraiment trouvé ce film génial dans la mesure où Soderbergh créé une oeuvre à part: il ne s'agit ni d'un mauvais remake et encore moins d'un adaptation. Il ne s'agit pas de plagier '2001 l'odyssée de l'espace' ni de restituer le roman de Lem.
Soderbergh s'est inspiré de l'histoire de Solaris pour y véhiculer ses réflexions, interrogations et sentiments. Dans le même ordre d'idée, Kubrik s'est totalement détaché de l'oeuvre originale lorsqu'il a mis à l'écran 'Lolita' (en effet, le ton léger avec lequel il a filmé Lolita contraste complètement avec celui du livre de Nabokov). Après avoir eu la reconnaissance du Box Office, Soderbergh a brillamment réalisé une oeuvre très personnelle, presque intime ...(rien à voir avec Erin Brockovich, Traffic ou Ocean's Eleven qui restent malgré tout de bons films)
Enfin, la morale du film est que le bonheur ne réside ni dans la raison ni dans le savoir, mais dans la foi (et par conséquent, les hommes s'en éloignent de plus en plus ...)
Cette petite esquisse de 2001 l’Odyssée de l’espace apporte une intelligente vision de l’origine et la cause de l’humanité, malheureusement, différentes scènes et différents points de vue maladroitement abordés et quelque peu invraisemblables viendront prouver à quel point il est extrêmement difficile d’adapter ce genre de thème au Cinéma, tout en restant crédible à 100 %. Excepté l’incroyable chef d’œuvre de Kubrick, parfaitement réussi aussi esthétiquement qu’au niveau de la crédibilité et la justesse de son propos et de ses idées, jamais un film n’aura réussi à instaurer une parfaite vision agnostique de l’origine du monde, pourtant également tenté il y a quelques années par le plutôt réussi Mission to Mars. Solaris aura tout de même la chance de faire parti des adaptations plutôt réussies par une très belle virtuosité esthétique, une histoire plutôt bien soutenue et un George Clooney qui tient parfaitement la barre du navire jusqu’au bout. Donc, sans devenir une œuvre de référence d’idéologie, Solaris restera tout de même un film de SF convaincant, qui sans être parfait, offrira une belle et originale vision potentielle de la vie.
Un film très inégal. L'ambiance, la bande son, les décors, la photograpgie et le synopsis sont des atouts formidables pour le film, néanmoins, le scénario, et la mise en scène sont très pauvres. Rajoutez à cela une prestation d'acteur très limite voir mauvaise (Natascha McElhone) et vous obtenez un film raté. Si vous avez peur de vous ennuyer, passez votre chemin.
Dans son ensemble, le film est très décevant car très mal expliqué et sans réelle fin. On reste encore dans le flou. G. Clooney est très mauvais acteur dans les 20 premières minutes, comme le reste. Ici, une pièce de théâtre bidon aurait pu être tournée dans des décors plastiques.
Le seul film de ma vie ou je me suis endormi devant c'est dire... Pourtant il n'est surement pas dénué de qualité, disons simplement que je ne les ai pas vues. Un ennui pesant tout au long de ce que j'ai regardé.
Incroyable! J'aime un film avec George Clooney! Mais pas d'hypocrisie! L'atmosphère de ce film est loin, si loin de tout, comment penser que c'est un remake américain, d'un maître comme Tarkovski?
S’attaquer à Tarkovski semblait peine perdue au premier abord ; néanmoins, le film de Soderbergh reste particulièrement intéressant : les cadrages fixent et les plans longs participent d’une ambiance irréelle, presque vide, faisant écho à la souffrance et au travail de deuil du personnage principal, le tout soutenu par un travail sonore et une magnifique bande son qui n’impose jamais sa présence. Nous retrouvons les thématiques de science-fiction spatiale tel que le vide sidéral comme miroir de l’étrangeté à soi-même, etc. – le tout soutenu par quelques dialogues – peu, ce qui s’avère gagnant – réflexifs savamment disséminés : la phrase « nous ne cherchons pas d’autres mondes mais des miroirs » témoigne de cet état d’esprit sobre, furtif et efficace qui travaille le film de long en large. Comme a son habitude, les acteurs semblent parfaitement bien choisis et dirigés – mention spéciale à Natascha McElhone tout a fait convaincante. Solaris parvient à s’extirper du passé tarkovskien en se concentrant sur la relation entre le personnage principal et sa femme – ce qui malheureusement nous inscrit dans un jeu d’aller-retour terre-espace-présent-passé par moment désarçonnant, mais non moins nécessaire s’il voulait acquérir une existence propre – un défaut bénin.
Mon dieu arrêtez moi ça. "Un film avec George Clooney, ça ne peut pas être ennuyeux tout de même!" Ben faut croire que si... La musique nous hypnotise tandis que le scénarion n'avance pas d'un mètre en 1h de film. On a droit à des prises de vue sur Solaris d'une durée insoutenable, les dialogues sont lents et pour la plupart vides d'intérêt et/ou de tonalité (on a l'impression que les acteurs eux-même s'ennuient, c'est pour dire). Une bonne chose qu'il ne dure que peu de temps, sans quoi je n'aurais pas eu le courage de regarder la fin et de poster cette critique. A éviter, vivement.