La Dolce Vita
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Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2012
Federico Fellini signe avec la Dolce vita une satire, certes, mais qui ne tombe jamais dans l'outrance et l'excès. Il est frappant de voir à quel point le film est très moderne et encore d'actualités, alors qu'il date de 1960. Rien ne fait poussiéreux ou vieillot là dedans.
La mise en scène est très agréable, Federico Fellini nous entraine littéralement à le suivre à travers les périples de cette dolce vita. Certaines scènes sont vraiment très belles.
Si le film ne m'a pas non plus chamboulé, il faut reconnaitre qu'il s'agit d'une œuvre réussie.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 août 2012
La dolce vita transcende l'inutilité inhérente des personnages jusqu'au concept même du film. D'après moi on ne fait pas de film seulement à partir d'une bonne idée, il faut raconter une histoire...Chose dont ne se soucie guère Fellini, puisque ci les scènes se succèdent sans véritablement s'impacter.
Marcello, journaliste mondain, flirte pleinement avec les milieux bourgeois bohèmes, les belles femmes semblent toutes être passées dans ses bras, et il ne peut vraisemblablement pas se détacher de la frivolité des paillettes. Et pourtant, la "dure" réalité, caractérisé par certains personnages (une de ses maitresses, serveuse....), heurte épisodiquement Marcello, mais son obsession de la "belle vie"...
Fellini filme magistralement des scènes d'une grande superficialité, l'esthétique au service de l'inutile .D'une durée considérable, sans fond, c'est ennuyeux comme peut l'être un de ses personnages. Apprécier ce film revient-il à adopter un positionnement semblable à celui de Marcello ? Mon avis est que l'auteur s'amuse autant des spectateurs criant au "chef-d'oeuvre" que de cette bourgeoisie décadente (certaine critiques du film l'illustre parfaitement).
Haut perchée sur son piédestal factice, La Dolce Vita n'a d'intérêt que de nous rappeler les vices et les faiblesses humaines qui nuisent à l'intégrité de l'être.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juillet 2012
Un film composé avec brio à la manière d'une pièce de théâtre en différents tableaux, parfois cultes, dans lesquels le héros cherche sa voie, refusant la vie simple que lui propose sa femme; hésitant à sacrifier sa vie à ses aspirations littéraires attiré par la jet set et sa facilité qu'il cotoie et dont il connait aussi la vacuité... Mastroianni était l'acteur parfait pour incarner ce personnage toujours sur le fil entre l'assurance et le doute. A voir mais biensur on n'échappe pas à quelques longueurs féliniennes malgré un mouvement perpétuel.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2012
La Dolce vita est une chronique du désoeuvrement et de l’ennui à des années lumières d’un laborieux normalisé par ces innombrables fenêtres incluses dans des tours immenses poussant comme des champignons dans des matins blêmes.

On montre sa différence par une décapotable dernier modèle, symbole de la capture d’un ciel ouvert, pas de contraintes d’horaires pour ces fantomatiques épicuriens pour qui le jour est le début de la nuit.

Certains de ces nouveaux Vitelonni toujours festifs semblent recyclés dans une nouvelle composante que représente la traque de ces stars propulsées vers la gloire qu’ils faut sans cesse fragiliser en fournissant les ingrédients de leurs chutes à une meute de photographes toujours à l’affût d’une implacable paire de gifle distribuée à une déviante assaisonné d’une petite correction à l’amant de passage couronnant le machisme d’un mari hors norme par sa naïveté de croire que tout est durable dans un tel milieu.

Marcello Rubini produit type de ces longues nuits ne pense qu’a conclure cigarette au bec, malgré les rappels à l’ordre musclés de sa compagne Emma son schéma reste identique se propulser par un automatisme plutôt que par un véritable ressenti stable et durable dans le temps.

Toutes ces femmes ne sont que des fantasmes, la suivante aussi sublime que la précédente positionne Marcello comme un éternel insatisfait. Ces corps identiques ne sont qu’un palais des glaces. L’alimentation inutile d’un répétitif.

Rome semble appartenir à ces exclus du quotidien, on se baigne en pleine nuit, le ridicule n’est pas perçu, il est encensé par un second terme « Liberté ».

La condition humaine semble carnassière, il faut séduire et dominer dans une sphère ou tout s’évapore après usage. Les rocks and rolls s’exécutent dans des fêtes improvisées ou chacun se lâche en repoussant au maximum dans le temps l’obscurité d’un sommeil.

Marcello centre de gravité équilibre les différents poids que représentent ses dérives et ses rachats. Le cynisme et le désespoir sont distillés dans des comportements ne menant nulle part.

Pour ces existentialistes la normalisation est un gouffre, le soporifique ambiant de leur contexte en est certainement un autre.

La Dolce vita est une île ou l’on refuse un quotidien démolisseur synonyme d’usine à vie, ces immeubles ouvriers ne sont contemplés que de loin, ils sont la toile de fond d’un univers qu’il faut constamment fuir par ses excentricités.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

23 abonnés 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2012
De prime abord on est consterné par la vacuité et la suffisance des dialogues et des personnages. Par exemple, Marcello s'extasie devant Silvia qui se baigne dans la fontaine de Trevi: "Oui Silvia, oui je viens moi aussi, je viens te rejoindre, oui c'est toi qui a raison, Silvia, nous avons tous tort, c'est toi qui a raison (...) Silvia qui es-tu?". Ces propos sont creux et abscons, pour autant prétendent clairement vouloir dire quelque chose. Steiner (Alain Cuny) devant une toile assez banale:"On peut dire qu'ici l'artiste n'a rien laissé au hasard tu ne trouves pas?" Les personnages ont la prétention d'être intellectuels mais ne décollent jamais de la superficie. On finit cependant par comprendre que tout ce verbiage n'est pas le message du film, qu'il est le symptome d'une aristocratie mondaine décadente. Pour autant, on est à l'opposé d'une satire comique. Il s'agit bien d'une tragédie. Ses protagonistes sont désespérément seuls, égoïstes, absurdes. Le film est lui-même loin d'être un film facile, contrairement à ses personnages. De nombreuses saynètes le composent, sans véritable lien hormis la présence de Marcello, mais qui se font écho les unes aux autres. Par exemple, la présence divine revient fréquemment: christ en croix, apparition de la vierge, la raie géante à la fin du film. Le christ et les paillettes sont rangées au même niveau. Le thème de la mort est récurrent: Roberto photographié dans sa voiture, la tentative de suicide d'Emma, le suicide de Steiner... Le sens du film, comme celui de la vie, n'est pas clair. Il faut aussi s'accrocher pour différencier les personnages, particulièrement les féminins, dont la plastique est formatée.
Sur le plan artistique, il convient également de noter la photographie bien particulière et la mise en scène travaillée (au-delà de son aspect purement scénaristique comme évoqué ci-dessus). Le jeu sur l'espace est splendide, avec un travail sur la lumière et la géométrie; la disposition des personnages est souvent étrange: personnages quasiment bord cadre, champs contre champs alors que les personnages sont filmés de profil. Tout est mis en oeuvre pour démontrer que les protagonistes ne se parlent pas vraiment, ils ne font que se cotoyer. C'est d'ailleurs clairement établi lors de la scène de ménage en voiture - très caustique.
La Dolce Vita peut donc être rangée parmi les chefs d'oeuvre, pour sa qualité à faire parler et analyser le spectateur des heures durant, même si film repose sur la vacuité intellectuelle de ses personnages pour mieux se faire sombre et pessimiste.
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2012
Très bon film de Federico Fellini ! La mise en scène est très douce et belle (comme d'habitude chez Fellini), le rendu visuel est excellent, les personnages sont attachants et bien travaillés... c'est vraiment une bonne surprise. Surtout que le thème traité (les méfaits des médias) était inédit à l'époque. 'La Dolce Vita' est le genre de long-métrage qui vous fera rêver, et voyager. Je vous conseille de le visionner au moins une fois !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 avril 2012
Si le néoréalisme souffre souvent du manque d'épique, de dramatique, que propose la vie normale, il a tout de même vu produire quelques monuments de réalisation et d'écriture. La dolce vita, film scandale et pionnier, en est un.

Le film suit le personnage de Marcello, un écrivain qui se laisse aller à la facilité de chroniquer les évènements mondains pour un journal à scandale. Ceci étant, l'histoire permet deux descriptions:
La première est celle de Rome, ses bourgeois (une manie de l'époque, mais le sujet est traité ici avec beaucoup plus de subtilité que chez d'autres, Chabrol en tête), ses religieux et ses paparazzi, terme inventé pour le film.
La deuxième est celle de Marcello, dont on suit l'évolution, recherchant puis fuyant une vie et un travail plus exigeants.

Tourné en plusieurs grandes séquences correspondant à des moments de vie de Marcello, le film utilise un symbolisme intelligent pour décrire sans dénoncer, même si les défauts d'une société sautent aux yeux sous la caméra de Fellini.
Peut-être est-ce grâce à des films de cette trempe d'ailleurs, que cette société évolua, ces défauts disparaissant plus ou moins, ce qui rend "la Dolce Vita" un peu daté dans le propos.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2012
S'il y a bien quelque chose de réellement affligeant, c'est de ne pas trouver un Fellini géant. Heureusement, La Dolce Vita n'est que le deuxième long-métrage du grand Federico Fellini qui me laisse sceptique sur ses appellations de chef-d'oeuvre. On retrouve différents thèmes fidèle à ce dernier : la lassitude, la bourgeoisie, la luxure... Et c'est à travers différentes scénettes indépendantes les unes des autres plus ou moins fascinantes que l'on assiste au renoncement général de Marcello (le charismatique Mastroianni, fidèle collaborateur du réalisateur). C'est-à-dire qu'on le voit peu à peu tout plaquer : boulot, femme etc. Certes, on peut y voir une excellente critique du métier de journaliste, mais aussi de la bourgeoisie (récurrent chez Fellini) mais l'ensemble aurait gagné davantage à éviter les temps morts un peu trop présents à mon goût. À côté de cela, on passe néanmoins d'excellents moments de cinéma, en particulier la scène culte de la fontaine, où la beauté d'Anita Ekberg ne fait qu'évaporer tout sentiment d'ennui.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2011
Fellini nous plonge dans la décadence de la bourgeoisie italienne qui a peur, qui s'ennuie, qui joue à faire semblant de s'amuser entre beuveries et histoires d'amour à travers les aventures de Marcello (incarné par Mastroianni, au sommet de son charisme) qui erre avec son costume impeccable dans un monde de rapaces (les paparazzis sans cesse présents). Le cinéaste pose un regard critique et si sa mise en scène est de qualité, le scénario n'a pas de grands enjeux dramatiques et se contente de suivre Marcello dans ses "périples" plus ou moins captivants. Parfois on est fasciné (notamment avec la sublime Anita Ekberg), parfois on s'ennuie. Il faut reconnaître, certes, du talent à Fellini mais il faut reconnaître aussi que ces trois heures de films nous semblent parfois bien plus longues...
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2011
La Dolce Vita constitue avec L'Avventura de Michelangelo Antonioni ou Le Guépard de Luchino Visconti l'un des premiers films qui caractérisent la Nouvelle Vague du cinéma en Italie à partir des années 60. Ce film peut être vu comme une satire sociale sur le milieu mondain de l'époque qui se distingue par sa futilité et sa décadence, comme si le réalisateur désirait montrer l'incohérence entre le manque d'intérêt de certaines célébrités et l'admiration qu'ils suscitent. Le film de Fellini est également une représentation du milieu du journalisme ou encore le portrait d'un homme qui hésite entre différents chemins de sa vie, sur le plan professionnel et amoureux.
Un film bien fichu mais auquel on pourrait reprocher d'être trop compatissant et d'inspirer parfois plus de fascination que de mépris.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2013
Un brun ténébreux et une blonde à la poitrine avantageuse sur l'affiche.

Est il possible de ne pas aimer un film qui est considéré comme le film le plus culte du cinéma Italien?

Pour aimé La Dolce vita il faut certainement bien connaître Fellini et ce n'est pas vraiment mon cas, bien que jusqu'à présent je n'avais vu que "Les nuits de Cabiria" qui d'ailleurs fait partie de mes films cultes. Donc on ne peut pas dire que je connais bien l'univers de Fellini.

La Dolce vita n'est pas un film conventionnel, il ne ressemble à rien de ce qui a été fait. Fellini nous parle de la société Italienne avec plusieurs épisodes qui séduisent et d'autres durs.

On n'est d'abord fasciné par le film bien qu'il n'y est pas vraiment d'histoire et puis on s'ennuie. En tout cas Fellini m'a perdu 1 heure avant la fin.

La photographie est magnifiques. Mastroianni et Anouk Aimée sont magnifiques.

Il faut certainement plus qu'une vision pour comprendre et aimé "La dolce vita"
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2011
Esthétiquement c'est très beau. Et puis quelle classe de Mastroianni. Quand je serais grande je veux être Ekberg aussi.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2011
Premier Fellini observé, réaction mitigée. Si la réalisation et tout le travail qui va avec, décors, personnages, scénario sont très soignés, on n'a du mal à rentrer pleinement dans l'histoire, on est plus du côté de la représentation d'un spectacle bourgeois assez ennuyeux que dans l'émotion, d'ailleurs on n'est jamais vraiment en sympathie avec aucun des personnages, problème d'identification. Pour ce qui est de la forme, le travail en "tableaux" est remarquable et fait paraître le film moins long, belle prouesse. Certains "tableaux" m'ont plus fasciné que d'autres comme celui avec l'actrice américaine (Anita Ekberg), la rencontre avec la famille de Steiner où l'on ressent bien le malaise, ou encore avec le père de Marcello. Le reste il y a quelque fois de l'ennui. Mais le film, et c'est ce qu'on retient vraiment, est tout de même beau, j'ai adoré les plans dans ce château abandonné où les bourgeois s'adonnent à l'orgie et ce plan final sur le visage innocent de la jeune fille. C'est donc un film à voir pour sa culture personnelle, je pense qu'il est largement surestimé mais je me ferai peut-être un autre avis à une nouvelle vision. En attendant un autre film de Fellini.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2011
Chef d'oeuvre absolu du cinéma... Fellini maîtrise son art comme aucun autre cinéaste et cela qui fait de lui un artiste incontestable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2011
Splendeurs et décadences de la Rome des années 60, antique capitale du monde aujourd'hui pandémonium pailletées où évolue d'un œil observateur, traqueur, à la fois félin et indolemment séduisant , le journaliste mondain Marcello. Comment résumer la douceur de vivre felinienne ? La chose nous est impossible à vrai dire. Aussi inutile que de définir ce sentiment singulier s'emparant de notre être aux instants bénis de nos existences si terne en temps normal. Successions de tableau que l'on pourrait juger inégal mais selon moi, toujours véritablement fascinant, explorations d'un monde tout ce qu'il y a de plus moderne et libéral sur le plan moral où la passion friable et l'inertie anesthésiante d'une existence voué au plaisirs de l'intellect
( relaté à travers le cas de Steiner ) laisse place à la légèreté et aux agapes d'une société aristocratique aux mœurs décrépis. Felinni se montre tel qu'il est et ce pour notre plus grand plaisir ! Génial, démiurge, créateur d'un monde essoufflé mais constamment régénéré par la boisson de Dyonisos. 2h50 de pur chef d’œuvre pour lesquels les mots me manquent. Felinni ne raconte pas d'histoire, félinni montre la vie, un flux continu d'événements esthétiquement sublimé par la folie des grandeur et la brillance du Maestro. Une leçon d'audace pour tous les cinéastes qui lui succèderont. A voir avant de mourir.
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