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Angela Ki La
66 abonnés
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5,0
Publiée le 9 février 2012
Impressionnant. Comment arrive-t ’il à nous plonger dans une profonde angoisse avec presque rien à l’écran? C’est vrai qu’il y a le jeu Shakespearien de Jeremy irons, c’est vrai qu’il y a la profondeur de Geneviève Bujold, mais ça n’explique pas tout. Il y a aussi un sujet original et tordu comme il les aime, un traitement inattendu, car Irons incarne,c’est le cas de dire, deux corps dans un même esprit, et deux esprits partageant le même corps. Ce parti-pris transforme le film en immense «trucage» coup de génie, utiliser de vrais jumeaux et le film était raté. C'est complexe avec une étonnante subtilité des moyens,d’ailleurs la femme qui coupe le cordon ombilical affectif des deux frères est elle-même actrice, elle habite des corps différents à longueur de journée.Moins spectaculaire que d’hab, Cronenberg a toujours les mêmes obsessions organiques mais épurées jusqu’à la moelle, comme arrivé à maturité. Le temps semble s’être arrêté, et le suspense est fin comme une lame de scalpel. On aboutit à une fin horrible sans malveillance, ni bien, ni mal. Le scénario invisible tellement ça à l’air vrai. Il nous expose les rapports entre science, art et artifice qui prennent chacun naissance dans la chair et le désir,jusqu'à la monstruosité inévitable, et il le fait sans ostentation en plus. d’ailleurs la femme qui coupe le cordon ombilical affectif des deux frères est elle-même actrice, elle habite des corps différents à longueur de journée. Un grand moment du cinéma mondial.
Un film troublant et intéressant qui tient plus de la psychanalyse que du divertissement. Le spectateur assiste d'abord avec un plaisir presque voyeur à ce petit jeu d'identité pervers auquel s'amusent les frères jumeaux pour tromper leur monde. Mais dès que les sentiments humains entrent en jeu, leurs différences de caractère finissent par poser problème et ils perdent le contrôle de la situation... Le début du film est assez passionnant, mais par la suite, il faut quand même s'accrocher pour aller jusqu'au bout, car c'est une descente aux enfers assez lente qui attend les deux frères. Les deux derniers tiers du film reposent sur un aspect plus psychologique que le début; on voit les personnages devenir vraiment malades et instables. La fin n'avait pas besoin d'être morbide pour rendre le film percutant... J'ai beaucoup d'admiration pour la performance du double-rôle. "Faux-Semblants" est un film difficile à estimer et je ne dirais pas que je l'ai adoré, mais j'ai été captivé en suffisance. Prévoir quand même assez de temps et à visionner en étant suffisamment éveillé.
Très certainement l'un des meilleurs films de Cronenberg, par la grâce d'un scénario inouï et de l'interprétation magistrale d'un Jeremy Irons au sommet de son art. Dommage que l'ensemble ait un tantinet vieilli (mise en scène parfois trop académique) et que l'interprétation des autres rôles manque de crédibilité (Geneviève Bujold). Un très bon film fantastique.
Je trouve que globalement on voit très rapidement venir voir les grands points du scénario et quand il parvient un peu à surprendre c'est pour tomber dans un grand n'importe quoi. C'est un film qui aurait pu m'intéresser mais ça n'a pas été le cas. Bref, c'est pas nul mais ça devient pénible et fatiguant (ce qui pose problème). Y a une sorte d'ambiance vénéneuse que le réalisateur voudrait créer mais il a bien du mal à y parvenir. Bref, je suis vraiment déçu de ce Cronenberg mais peut-être que je suis passé à côté.
Quel film ! Cronenberg nous prend aux tripes avec ce film viscéral et ma foi plutôt ingénieux dans sa construction. On y suit donc la rencontre de deux jumeaux avec une femme célèbre, ce qui va provoquer de sérieux tourments. Deux rôles principaux pour un seul et même acteur, Jeremy Irons est juste phénoménal. Capable de représenter à la fois la fragilité de Beverly et l’assurance sans failles d’Elliot, il donne une dimension incroyable à ses personnages et rien ne me choque personnellement. La mise en scène perd en liberté certes mais pourtant j’ai trouvé que Cronenberg a su dégotter quelques trouvailles visuelles sympathiques, même si il subsiste quelques champs/contre-champs académiques. Pourtant Cronenberg sait rendre ce film oppressant et glacial, l’atmosphère de l’œuvre offre une tension qui monte progressivement pour un dénouement assez déroutant. Scénaristiquement parlant je n’ai franchement pas de reproches à faire, j’ai été happé par le film du début à la fin. Aucun temps morts, une ambiance très convaincante et de bonnes idées de cinéma. Derrière la caméra on a un cinéaste qui sait créer le malaise chez le spectateur sans forcer et ça mine de rien ce n’est pas chose facile. Faux-semblants m’a plutôt remué, c’est un film éprouvant et intelligent naît d’un travail minutieux du réalisateur et avec pour ingrédient principal un acteur qui s’est surpassé. Renversant.
Ce film parle de la ressemblance tellement physique (mais pas le mème caractère) que ils vont se perdre à ne plus savir qui ils sont, mais ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. Irons est bon ainsi que Bujold. Les images sont belles. La musique est bonne et la réalisations excellente. Un chef d'oeuvre.
Au moins grâce à ce film, les critiques en herbes d'Allociné révisent leur superlatifs, c'est déjà une bonne chose, ça fait vivre la grammaire française.
Premier film aux allures classiques de David Cronenberg, il en reprend les principaux thèmes de prédilection, à savoir la sexualité, la dualité de l'homme (ici elle est visuellement apparente avec les jumeaux Mantl), l'automutilation, la maladie... Film à l'aspect glacial, l'interprétation de Jeremy Irons y est formidable, incarnant avec autant de réussite l'extrème fragilité de Beverly et la suffisance et l'arrogance de Elliot... Le final du film, exposant la gémellité comme la division d'un seul étre, est à la fois d'une beauté et d'une atrocité sidérante... La deuxième et dernière collaboration de Cronenberg et Irons, "M. Butterfly", sera moins concluante que "Dead Ringers", l'un des plus grands films du canadien.
Se targuant d'un Jeremy Irons absolument parfait dans son exercice difficile que d'interpréter deux rôles à la fois, Faux-Semblants est l'archétype du thriller dramatique selon Cronenberg. Tout en longueur, en se basant sur une lourde tension qui monte sur près de deux heures avant de venir clore son film sur une note de poésie macabre. Hélas, malgré toutes ses qualités, quelques lenteurs sont à déplorer, venant ternir le rythme d'un film qui a parfois du mal à parfaire ses transitions scénaristiques. Toujours est-il que, dès lors que la descente aux enfers de Bev' est lancée, le film reprend de son énergie et nous permet de ne pas finir avec un goût d'ennui maussade dans la bouche.
Pour une fois je n'ai pas été complètement pris dans la narration du réalisateur. Serte le scénario est pas mal, mais, je trouve, pas vraiment bien réalisé. Je ne sais pas vraiment quoi lui reprocher, peut-être c'est juste que je n'ai pas été assez concentré ou dans un mauvais jour, mais je n'ai pas été intéressé. Pourtant j'adore ce genre de film, psychologique. Jeremy Irons joue deux rôle, ce qui est un réal exploit. Mais je trouve les premières dix minutes très mal faite (peut-être pour ça que je n'ai pas été emballé): On voit à 10 000 km que Jeremy Irons (sans le connaitre et sans savoir qu'il faisait deux rôles) joue deux rôles et limite le réalisateur fait exprès de le montrer (des champs contre-champs où l'on ne voit, à chaque fois, que l'un des interlocuteurs ou même des dialogues où ça se ressent). Dans "Social Network", par exemple, les jumeaux étaient en fait qu'un seul et même acteur, mais durant tout le film je me suis laissé dupé (là je n'attendais pas que le réal. me dupe, car l'acteur joue quand même le rôle principal, mais que je me pose des questions). Le descente aux enfer de l'un des deux frères est quand même bien développé et j'ai bien aimé la fin. La musique était omniprésente, étrange mais logique, comme dans tous les films de Cronemberg que j'ai vu. Une seconde vision ne serait pas de trop
Une histoire étrange que ces deux frères aux liens quasi-fusionnels. David Cronenberg réalise un film où les éléments les plus chocs sont la plupart du temps suggérés; certains diront que cela peut gagner en efficacité mais Cronenberg est un cinéaste chez qui le visuel compte beaucoup (cf La mouche, Scanners, ...). J'ai donc regretté une petite dose de gore qui aurait été la bienvenue. A part ça le film se laisse regarder mais n'atteint pas le génie d'autres réalisations du maître. En revanche Jeremy Irons livre une très belle double-performance.
Cronenberg fait effectivement moins dans le gore cette fois-ci en racontant l'histoire de ces 2 jumeaux gynécologues (interprétés magistralement par Jeremy Irons) qui partagent toute (absolument toute) leur vie, jusqu'à la folie, la démence, la perdition. Un très grand drame psychologique avec juste 2 ou 3 scènes limite (autant dire très peu pour Cronenberg) mais néanmoins ce film reste trouble, troublé et troublant. Un pur chef d'oeuvre.
Loin des délires gores pour aborder ses thèmes, Cronenberg opte ici pour un drame psychologique, narrant l'histoire de deux jumeaux parfaitement semblable tant physiquement que psychologiquement jusqu'au jour ou ils tombent amoureux de la même femme. Jeremy Irons est impressionnant dans ce double rôle, aidé par une mise en scène utilisant principalement le champ/contrechamp pour faire illusion qu'il y a deux personnes. Le film est très intéressant mais je préfère les films gore au film psychologique de Cronenberg, ça lui va mieux, bien que "Faux-semblants" soit aussi malsain que "La mouche".
Ce dernier long-métrage des années 80 de David Cronenberg reflète une évolution dans le cinéma du réalisateur canadien. Faux-Semblants est un peu plus psychologique que ses précédents efforts et Cronenberg semble vouloir laisser un peu de côté les mutilations corporelles ou du moins dans l'approche plus physique et gore qui était devenue jusque là sa marque de fabrique (excepté Dead Zone qui est une adaptation de Stephen King). Pour autant, le film n'est pas moins sombre. Les thèmes abordés ici sont les relations fusionnelles entre jumeaux, la jalousie, l'addiction ou encore la démence. Globalement, Faux-Semblants est un peu plus accessible (moins "bizarre") mais aussi plus dramatique (donc moins fun).