Affreux, sales et méchants
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131 critiques spectateurs

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philippefleury
philippefleury

5 abonnés 111 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2020
Sordide. Pourquoi tirer à boulet rouge sur les turpitudes des pauvres qui n'en peuvent mais. Un moyen pour rassurer les plus favorisés que ils ne sont pas les seuls à avoir des comportements immoraux. Je n'ai pas plus attendre la fin du film qui part ailleurs manquent totalement de scénario et il y a une mise en scène tout à fait désordonné. J'y allais confiant en Ettore Scola en souvenir d'une journée particulière.
Je suis très surpris de l'enthousiasme de la critique suiveur comme à l'habitude.
Pauline G.
Pauline G.

45 abonnés 561 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2020
Plongée sans masque dans les profondeurs des déviances les plus crasses, Affreux, sales et méchants va chercher les origines du mal là où il se trouve, dans la banalité du quotidien. Ettore Scola met en forme ici une poésie du réel dans ce qu'elle a de plus brut. Point de lyrisme ici, les doigts sont sales, la sueur rance, le viol banalisé, le meurtre normal. Le vrai retourne le cœur, révulse, repousse. Le dégoût est de mise et pleinement assumé par une réalisation d'une finesse incroyable.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Vu et revu, on ne peut imaginer d'autres titres pour ce film que celui qu'Ettore Scola a choisi. On comprend en le voyant qu'il est reçu le Prix de la mise en Scène...Après 8 minutes on commence déjà à rire avec le mioche qui se fait tirer par la chèvre et ça continue avec...le chien cul-de-jatte, mémère qui en fumant essaye d'apprendre l'anglais avec la télévision (tout en conseillant a la femme de Manfredi à se livrer sur lui à des actes que je n'oserais citer) etc...trop à dire sur ce film. Une folie très proche de celle de Kusturica, bien sûr a voir...si ce n'est déjà fait ! À ne pas rater du même réalisateur le fantastique Le Bal.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 novembre 2019
Un chef d œuvre de la comédie italienne
Vu et revu
Tous les ingrédients pour un film satirique décriant la nature humaine
Aucune concession , tout est abordé
Quelques scènes mettent même mal à l aise
Film historique sur la banlieue de Rome dans les années 70
Un régal !
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2018
Une réalisation brillante, des acteurs bien choisis, une musique cohérente,... Les qualités de ce film ne manquent pas. Le problème, c'est le début. La situation initiale dure une heure ! Une heure de situations du quotidien dans les bidonvilles de Rome. C'est trop, parce que c'est une heure où le spectateur reste dans l'attente. Mais au final cette attente vaut la peine, car la suite est prenante est bluffante ! Ce film vaut le coup.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2017
Sorti en 1976, "Affreux, sales et méchants" fait partie des incontournables d'Ettore Scola, alors en plein état de grâce cinématographique. Rarement on a vu un titre aussi fidèle à son sujet ; le cinéaste nous présente en effet une famille de dégénérés au sommet de laquelle trône le patriarche Giacinto. Joué par un grand Nino Manfredi, celui-ci incarne à la fois l'avarice, la méchanceté et la lâcheté. Mais ses innombrables enfants ne sont pas en reste et enchainent à leur tour les mauvais coups, magnifiés par Scola. Il suffi de voir avec quelle impatience ils attendent le salaire de leur grand-mère pour allègrement se le partager. Il s'agit donc d'un des films majeurs sur la famille décrite à la fois comme un enfer et un cycle infernal où la fatalité règne en maître. Ainsi Giacinto peut très bien s'en aller n'importe où avec son million mais préfère rester dans son taudis. Enfin "Affreux, sales et méchants" présente un document sociologique de première main sur la vie dans ces bidonvilles romains qui existeront jusqu'à la fin des années 1970. Un régal de cynisme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 août 2017
"Affreux, sales et méchants" décrit la vie quotidienne d’une famille italienne vivant dans un bidonville de la périphérie de Rome au début des années 1970. Le patriarche Giacinto Mazzatella, borgne et colérique, quelque part entre le King Lear de Shakespeare et l’Harpagon de Molière, règne en maître sur un taudis interlope. Son unique préoccupation est de mettre en sûreté un magot d’un million de lires reçu en indemnités, que convoitent sa femme, ses nombreux enfants et sa belle-famille.

Reprenant certains des codes du néo-réalisme italien de l’après-guerre, comme l’utilisation de comédiens non-professionnels et des séquences presque documentaires, le réalisateur Ettore Scola propose une comédie sociale acerbe et dérangeante. Cependant, nous sommes très éloignés ici d’un réalisme social lénifiant, moral ou misérabiliste. La famille pauvre est dépeinte avec justesse, avec ses travers mais aussi ses quelques moments de grâce. Le ton oscille ainsi entre scènes osées très proches du cinéma trash américain des années 70, à l’exemple du "Pink Flamingos" de John Waters, avec un langage cru, des personnages haut en couleur, des saillies explicites, et un feint détachement face aux actes les plus loufoques ; et certains moments plus poétiques, principalement dans les séquences qui s’intéressent aux enfants du film.

La galerie de portraits mise en scène est presque inhérente aux comédies italiennes de cette époque, portée par des acteurs aux binettes impossibles, les « affreux, sales et méchants » : le père au visage défiguré par la chaux, interprété de manière magistrale par Nino Manfredi, au sommet de son art, confinant au génie burlesque d’un Buster Keaton ; la grand-mère qui débloque à pleins tubes ; les fils, voleur qui rapine, travesti qui tapine, chanteur lyrique qui procrastine ; les filles ou belles-filles qui mènent la baraque tout en servant parfois, bon gré, mal gré, de réceptacles aux désirs animaux des hommes de la famille. Tout le quartier de Monte Ciocci est au diapason, entre le vendeur ambulant, la playmate du bidonville, l’immigrée Africaine mais bien « Romaine », la sorcière… Seuls les enfants, encore innocents pour peu de temps, sont brossés avec tendresse, dont le parangon est une figure de jeune fille aux bottes jaunes, véritable Samaritaine du quartier, qui ouvre et ferme le film.

Hormis la remarquable prestation de Nino Manfredi, il convient de mettre en valeur la musique entêtante de Armando Trovajoli et certaines prouesses techniques d’Ettore Scola, comme le plan séquence d’ouverture dans le taudis des Mazzatella, une séquence onirique très fellinienne, des zooms justes et tendres sans être mielleux, et une foule de détails dans les plans qui n’a rien à envier à Jacques Tati et permet de revoir le film plusieurs fois.

À condition d’être quelque peu familiarisé avec le côté un peu foutraque des comédies italiennes des années 70 et leur loufoquerie constante, qui rebutent parfois certains spectateurs, il s’agit donc d’un très bon film, efficace et même touchant, parcouru de répliques culte et de séquences mémorables.
idagnidif
idagnidif

4 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2017
C'est un vrai chef-d'oeuvre dans son genre.Tous les vices humains sont étalés d'autant plus que la misère occupe le tableau.Même la musique est sublime et Nino est dans son grand rôle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mai 2017
C'est un film culte, un ovni. Il est un peu difficile à regarder car tout est au premier degré et vraiment crade (les décors comme l,histoire d'ailleurs!)
Ce film m'enthousiasme vraiment beaucoup alors j'ai essayé de le faire regarder à certaines de mes connaissances - en pure perte- il fallait arrêter de le film au bout de dix minutes car ils le trouvaient trop crade et après on me regardait de travers.
C'est à regarder avec des initiés!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 janvier 2017
Ils sont affreux, ils sont sales, ils sont méchants... tous tant qu'ils sont, toute la smala de crevards dans leur bidonville de miséreux, toute la misère humaine dans sa crasse, ses bas instincts et ses coups les plus bas ! tous à comploter pour voler le patriarche salopard alcoolique...

Ettore Scola signe son second meilleur film après Nous nous sommes tant aimés avec dans cette "épopée" l'un de ses acteurs fétiches, l'incroyable, l'impérial Nino Manfredi, proprement stupéfiant, éblouissant ici !

C'est presque un documentaire, effarant, mais pas tout-à-fait ; c'est un drame, un mélodrame même et certains (réalisateurs) y trouveraient amplement matière à faire pleurer les violons de toutes parts, à dignement s'apitoyer et à se révolter la main sur le coeur.

L'approche de Scola est différente et d'ailleurs conforme aux canons du meilleur cinéma italien : elle est satirique, tragi-comique, comico-dramatique et cruelle, si cruelle que le film n'a pas de fin en soi, pas de fin "satisfaisante" qu'elle soit belle ou mauvaise... il s'agit sans doute du seul reproche que l'on pourrait faire au film.

Plein d'ironie cinglante et impitoyable, le film dénonce, il déride les zygomatiques, il provoque sans cesse et en même temps reste fidèle à une réalité crade et sinistre qui revient comme le reflux d'une marée nauséabonde, inexorable.

La musique d'Armando Trovaioli qui avait travaillé également sur NNTA sert adroitement le film, illustrant un peu plus l'inéluctabilité de la misère froide et dégueulasse dont on rit sardoniquement, car comme l'a dit Dante Alighieri "ris si tu le souhaites".

Enfin, cet Affreux, sales et méchants sonne comme un chant du cygne du cinéma italien, lequel a certes connu des déboires auparavant mais ne produira plus d'ici la fin des années 70 de tels chef-d'oeuvres à l'avenir.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2016
Affreux, sales et méchants est un étrange film et je ne sais pas trop quoi en penser.
Les acteurs sont plutôt bons. L'histoire est assez marrante (un vieux père de famille tellement immonde et paranoïaque qu'il instille lui-même l'envie dans sa famille de lui voler l'argent).
Après, le problème, c'est que tous les personnages sont infects (et leur crasse est même dérangeante) et je ne me suis accroché à aucun d'eux.
Ça se regarde, mais il y a mieux parmi les classiques italiens.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 octobre 2016
Affreux sales et méchants est une de mes plus mémorables découvertes cinématographiques.
Il est passé à la télé un soir où mes parents étaient sortis et je ne suis pas sûre qu’ils m’auraient laissé le voir s’ils avaient été là. Pourtant, j’ai été captivée. Je crois que c’est grâce à ce film que j’ai découvert la puissance de la fiction.
Affreux sales et méchants se déroule dans un bidonville romain des années 70 . Un endroit tel qu’il y en avait dans toutes les capitales européennes à l’époque.
A travers le quotidien de Giacinto Mazzatella, qui cache un magot de 1 million de lires dont il ne veut pas faire profiter sa famille qu’il déteste et qui le lui rend bien, c’est de pauvreté qu’il est question ici...
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mai 2016
Ce film est une épreuve tant sa laideur est appuyée. Des personnages affreux, des scènes sordides, des gros plans en pagaille assez dégoutants. C’est assez abject et une utilisation du vocabulaire exécrable. C’est une peinture assez piteuse de la condition humaine. On a quand même le droit à une petite scène romantique qui ne dure que 2 minutes qui rend le héro humain parmi les hommes mais on quitte vite ce monde pour retourner comme le dit la nouvelle femme « chez les sauvages ».
Assez dérangeant quand même.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2016
Affreux, sales et méchants est un film qui porte bien son nom! Ce long-métrage de Ettore Scola nous vivre avec une famille dans un bidonville de Rome où chacun tente de voler l'immense magot du père de famille. Bien que la réalisation ne soit pas très originale et assez plate, le scénario est excellent et les dialogues sont truffés de répliques cultes avec un humour noir assassin. Les décors ne sont pas très variés mais sont baignés par une très belle lumière, le montage est efficace et la musique agréable. Les acteurs sont tous excellents et interprètent leur personnage de façon admirable. Ce film a su ouvrir la porte à un nouveau genre de comédie très répandu aujourd'hui mais on comprend facilement pourquoi le film a fait scandale à sa sortie! Un film culte à voir et à revoir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 mars 2016
Je suis pourtant amateur d'humour trash mais là j'ai pas ri une seule fois. Amuser la galerie avec les miséreux je trouve ça aussi désopilant que les blagues sur les somaliens.
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