Derniers Avis : Affreux, sales et méchants - Page 6
Affreux, sales et méchants
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GabbaGabbaHey
241 abonnés
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4,0
Publiée le 25 août 2011
Un classique du cinéma italien, une fresque glauque et crasseuse extrêmement osée et audacieuse, montrant le quotidien d'une famille très nombreuse vivant dans la misère et dans la crasse a un point difficilement concevable, tous plus ou moins sous le contrôle du père, étant le seul qui a vraiment de l'argent, mais qui est extrêmement avare. "Affreux, Sales Et Méchant" est un film qui porte bien son nom, plein d'humour noir, de mauvaises plaisanteries, de grossièretés... Et qui maitrise a merveille toute cette saleté, la rendant parfaite et fascinante...
Même si parfois on frise la caricature, ce film est dans la lignée des grands réalisateurs "provocateurs italiens" des années 60-70s. Manfredi y est prodigieux, l'ensemble est drôle,décalé et irrévérencieux à souhait donc culte!
A mon sens, le meilleur film d'Ettore Scola, qui délaisse avec bonheur un cinéma parfois trop démonstratif et bavard pour se laisser prendre au jeu du néo-réalisme. L'effet est immédiat et l'on découvre enfin l'envers du décors de la sublime Rome. Nino Manfredi est littéralement habité par son personnage et compose ici un rôle hors du commun. Ajoutez à cela l'innocence brisée de la jeune fille au sot et vous avez là un film, qui plus que le bruit qu'il fit lors de sa sortie en salles, demeure un petit bijou de réalisme.
Je me suis vraiment ennuyé dans ce film, des longueurs, une famille répugnante, autant les mecs que les femmes, une prostituée pire, et un commissaire irréaliste. Seul la scène du repas est plutot sympa mais la fin tirée par les cheveux. Un film passé de date !
La famille Groseille en dix fois plus trash ! Un OVNI comme on en voit peu dans un esprit entre "Bernie" et "les démons de Jésus". Après on aime ou on n'aime pas, personnellement j'ai trouvé des passages vulgaires sans vraiment être drôles, mais il faut avouer que certains passages sont énormes tout en étant très osés. Une belle (ou plutôt une très laide) palette de personnages crasseux, ignobles et méchants mais au final assez drôles. Mise en scène assez plate en revanche dans un décor unique (mais quel décor! Beau n'est pas vraiment le terme...), une mise en scène avec plus de folie comme un Kusturica par exemple aurait peut-être pu donner un film encore plus fou et plus drôle. Peut-être est-ce un choix pour rester dans un esprit de film social ?
Un "chef d'oeuvre" d'Ettore Scola un peu lourd ou facile parfois cependant le réalisme de certaines scènes urbaines et brutes de décoffrage séduit avec le portrait des ploutocrates ainsi que la lesbienne soit-disant libérée, multipliant les liaisons mais à l'humour curieusement à sens unique.
Film monstrueux! Mais qu'est-ce qui fait de nous des hommes? Scola donne une réponse, subtile, drôle et grinçante. Avec un Nino Manfredi hors norme, la banlieue de Rome prend une toute autre dimension...
Une farce amusante et très grinçante dont laquelle il n'y pas un personnage pour racheter l'autre tant ils ont l'esprit mal tourné. C'est caricatural mais dans un certain sens jouissif à voir, Nino Manfredi est extra dedans et le film est accompagné d'une picaresque B.O..
La cupidité à l'état brut! Cupidité qui n'est pas l'apanage des bidonvilles, loin s'en faut... Un film qui en dit long sur la nature humaine. A vos écrans.
Affreux, sales et méchants : La peinture de la misère que brode Ettore Scola est d’une noirceur terrible qui se veut à la fois drôle et édifiante. Ici la misère est totale : à la pauvreté matérielle s’ajoute le manque total d’intelligence, de morale, de dignité… N’en jetez plus ! Mais ce qui à mes yeux rend le film insipide, c’est le manque d’histoire. Une fois le milieu dépeint et le spectaculaire de son aspect pittoresque compris, le film tourne en rond. Que demande le peuple ? ‘’Ils n’existent pas vraiment ces gens quand même ?!’’ Eh bien, Ettore Scola imaginait d'abord le film comme un documentaire sur les bidonvilles de Rome avant d'en faire finalement une fiction. De plus le casting était composé d'acteurs professionnels mais aussi d'acteurs non professionnels choisis parmi les habitants de bidonvilles comme la plupart des enfants.