La Bête humaine
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102 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 décembre 2018
Un film caractéristique de l'époque.
Deux défauts qui m'obsède étant une lectrice : le manque des trames les plus intéressantes de Zola, mais cela est excusable au vu des moyens de l'époque ; le manque d'approfondissement de la psychose du personnage incarnée par Jean Gabin, cela n'étant pas la faute de l'acteur mais celle du réalisateur d'avoir ''oublié'' l'âme tourmentée du héros.
Sinon, c'est une bonne atmosphère, un film sympathique, avec de bons acteurs. Le seul problème est l'incohérence avec l'oeuvre de Zola que je trouve être essentiel : La bête humaine, le roman, est un chef d'oeuvre scénaristique et psychologique.
Bien à vous
L'.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2018
Renoir a toujours excellé dans la peinture sociale, et cette Bête Humaine lui donne encore l'occasion de formidables séquences sur l'univers des cheminots (notamment la scène d'ouverture), où son sens du détail fait merveille. Au-delà de cet aspect, le film présente un drame noir assez ordinaire dans sa structure comme dans l'interaction des personnages, offrant à ses acteurs quelques beaux moments, mais l'ensemble commence à accuser le poids des ans; l'histoire en elle-même ne fonctionne que sur peu de ressorts, ce qui n'engendre guère de surprises pour le spectateur au final. Le film reste toutefois intéressant aussi pour sa représentation des "petites mains" et son sens dramatique.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 novembre 2018
Un film sans intérêt aux acteurs lambdas et avec une histoire totalement absente. Il n'y a rien qui mérite d'être discuté.
samuel h
samuel h

3 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2018
Un grand chef d'oeuvre du cinéma français. La vision humaniste du cinéma de Jean Renoir est comparable à celle de John Ford.
Pour moi le meilleur Gabin d'avant guerre.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2023
Relativement décevant quand on compare avec le livre.
C’est dommage de dire ça mais le film est terne et mou.
L’action de Zola est véritablement survoltée.
Il faut quand même savoir qu’il y a un déraillement, une tempête de neige, une femme jalouse et un crime façon Agatha Christie, vu de dehors lors du passage du train!!!!
Je comprends que les moyens n’auraient pas été les mêmes mais il y a si peu de psychologie ici. Et surtout une musique doucereuse qui n’est vraiment pas à sa place.
Et que dire de la fin, apocalyptique chez Zola et mélodramatique ici…
Très décevant.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2022
Le film vaut surtout d'être regardé pour son encrage dans l'histoire. Voir comment était le quotidien des cheminots de Paris dans les années 30 est le plus grand intérêt de cette romance policière. Parce que niveau jeu d'acteurs et éclairages c'est quand même très daté...
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 février 2018
On ne voit rien, tout est suggéré. Seule l'introduction en locomotive est bien ! Le film contient des longueurs à foison, aucune musique d'ambiance à moins que les personnages ne soient au bal ou près d'un orchestre. Des acteurs qui semblent en roue libre et une histoire qui traîne, qui traîne... Avec des dialogues à l'eau de rose, ennuyeux au possible ! Finalement, je ne suis pas du tout bon public des films de Jean Renoir... Le tic malheureux de Jean Gabin est pas mal.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2018
N'ayant pas lu l’œuvre littéraire, je ne juge que le film. Le jeu d'acteurs est passable, Jean Gabin, notamment nous a prouvé ensuite qu'il savait faire beaucoup mieux. Ici, difficile de croire en son mal intérieur. Pour le reste, l'intrigue policière n'est pas franchement excitante et il y a beaucoup trop de lenteurs. La musique, classique et omniprésente, empêche certains silences salutaires de s'installer. Sûrement un film qui en son temps a marqué, mais aujourd'hui, l'impression générale est plus mitigée. Par contre, c'est bien filmé avec l'omniprésence de la "Lison".
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 juin 2017
Ne pouvant être comparé aux deux autres chefs d’œuvre de Jean Renoir mais pourtant tourné entre ces deux dates (1937 pour « La grande illusion » et 1939 pour « La règle du jeu »), « La bête humaine », qui aurait pu être mis en scène par Carné, l’emblématique réalisateur de ce réalisme poétique décrit par George Sadoul (journaliste et auteur de la première encyclopédie sur le cinéma) pour la première fois, se caractérise d’une façon différente car imprégné d’un style propre à ces métrages des années 1930.
Classique de la littérature écrit par Emile Zola en 1890 et faisant partie de l’imposant volume des « Rougon-Macquart », cette adaptation au cinéma par le metteur en scène de « French cancan » m’a déçue.
Tout d’abord parce que l’on ne ressent pas l’âme de Zola dans le film. Comprenons cette misogynie de tous les instants, les rapports humains très complexes, une dualité de la société bourgeoise et ouvrière totalement omniprésente, et plus précisément, la description millimétrique de l’industrie ferroviaire ici, qui ne prend pas tout le tonus, le rythme et la déchéance de la société que l’auteur de « L’assommoir » décrit pourtant si bien dans ses romans. Non, ici, juste l’esprit torturé du personnage principal, Lantier (auquel Gabin prête sa stature imposante) est mis à nu. Pourtant, on pouvait espérer, avec l’histoire à laquelle nous convie le réalisateur, la double épaisseur psychologique de Lantier (torturé et sa décadence/désillusion humaine) qu’avait sans doute développé l’écrivain dans son bouquin. De plus, les seuls traits de l’industrie qu’on peut souligner dans le métrage de Renoir sont les plans néanmoins virtuoses tournés en caméra embarqué pour nous faire vivre le son, le bruit et la furie barbare d’une locomotive en marche. Avec ce point à l’arraché (mise en scène barbaresque du point de vue de la locomotive insatiable en charbon et un Jean Gabin, plein de suie, énorme), Jean Renoir m’étonne de cette roublardise dont j’ai tant entendu parler qui, ici, ne fait pas mouche et surtout, ne m’a pas convaincu.
Ce qui m’amène au second point. Délaissant la sphère sociale et le microcosme de l’entreprise (l’industrie ferroviaire) aux abonnés absents, Jean Renoir se concentre sur une histoire d’amour interdite, celle de la femme d’un assassin (incarnée par une Simone Simon –dans l’un de ses meilleurs rôles paraît-il : diantre !- qui porte le charme désuet du film à elle-seule. N’est pas Michèle Morgan ou Françoise Rosay qui veut) avec un mécanicien de locomotive, Lantier (Gabin au meilleur de sa forme). Cette romance, bien que très bien filmée sur les quais de la gare du Havre grâce à une photographie en N&B magnifique de Curt Courant (c’est lui qui a travaillé au poste de directeur de la photographie pour « L’homme qui en savait trop » de 1934), n’est pas sans en rappeler d’autres pourtant bien mieux retranscrites (je pense bien sûr au couple Gabin-Morgan pour « Le quai des brumes »). Ici, le fils du peintre Auguste Renoir semble se contenter de sa mise en scène, certes racée et cadrée, pour une banale histoire d’amour. De fait, on a l’impression d’assister à une réalisation certes maîtrisée mais qui sent le travail bâclé. A l’image de l’interprétation d’ailleurs, à laquelle Gabin échappe grâce à son charisme naturel. Las, Fernand Ledoux, dans la peau de l’assassin et pourtant au début d’une belle carrière (« L’assassinat du Père Noël », « Le procès », « Peau d’âne »), n’arrive jamais à la hauteur de composition de Jean Gabin. Vraiment dommage car on aurait pu avoir à faire à l’un des tueurs les plus fascinants du cinéma.
A noter côté casting la présence de Jacques Berlioz (vu chez Marc Allégret dans « Les beaux jours ») dans le rôle du tué, et de Joseph Kosma (compositeur attitré de Renoir : « Partie de campagne », « Le déjeuner sur l’herbe », « Le caporal épinglé ») pour une musique qui relève un brin la barre imposée par le metteur en scène.
Si l’on fait abstraction de ces deux points négatifs (qui entravent quand même le bon fonctionnement de « La bête humaine »), les véritables forces du métrage sont donc d’être réalisé par Renoir, qu’un certain Gabin prête ses traits à un personnage sorti de l’imagination de Zola et qu’une femme fatale à la française préfigure les Kim Novak, Barbara Stanwyck, Sharon Stone… .
Pour toutes ces raisons, en plus d’être adapté d’un classique, « La Bête humaine » (1938), qui deviendra un classique lui aussi (raison pour laquelle il fait partie de mon Cannes Classics), est une perle du cinéma d’antan à découvrir pour tous les amateurs de Jean Renoir et de ces années 1930.
Spectateurs, peintre pour un jour, cinéaste pour toujours !
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2016
Peut-être pas le film le plus connu de Jean Renoir mais une oeuvre magnifique fortement influencée par le cinéma muet mais étonnamment facile d'accès grâce à une mise en scène moderne et des personnages à la psychologie profonde et fouillée. Un film noir dans la lignée classique du genre avec ce triangle amoureux avec des acteurs livrant chacun des prestations fortes entre Jean Gabin en proie à des pulsions meurtrières, Simone Simon en épouse volage et Fernand Ledoux en mari jaloux. Un long-métrage remarquable également pour ses scènes en cabine de pilotage de locomotive, probablement les plus belles séquences de train. Un chef d'oeuvre.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2016
La Bête Humaine est un très bon film de la part de Jean Renoir.
L'histoire est très bien (tout le mérite revient quand même à Émile Zola).
Jean Gabin porte sublimement le film, grâce au rôle fascinant, d'un homme essayant de contrôler un démon en lui (qui prennent la forme de pulsions meurtrières). Simone Simon est une excellente comparse féminine et le duo entre les deux acteurs est très bien. Fernand Ledoux et Julien Carrette sont bien également.
Le monde des chemins de fer est très bien représenté et constitue un décor parfait pour cette intrigue.
Un grand classique.
NoSpoil
NoSpoil

76 abonnés 139 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 décembre 2022
N'ayant pas lu l’œuvre littéraire, je ne juge que le film. Pourtant assez indulgent avec les classiques, je trouve qu'il a très mal vieilli. Le jeu d'acteurs est passable, voire mauvais (si, je maintiens). Jean Gabin, notamment, nous a prouvé ensuite qu'il savait faire beaucoup mieux. Ici, difficile de croire en son mal intérieur. Pour le reste, l'intrigue policière n'est pas franchement excitante de suspens et il y a beaucoup trop de lenteurs. La musique, classique et omniprésente, empêche certains silences salutaires de s'installer. Sûrement un film qui en son temps a marqué, mais aujourd'hui, l'impression générale a bien changé.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2016
Renoir n'est pas un grand réalisateur pour rien. Quand on lui a proposé d'adapter à l'écran un des romans d’Émile Zola, il ne s'est pas contenté de le respecter à la lettre. Le réalisateur a laissé de côté les sous-intrigues pour se concentrer sur le cœur du scénario, lui laissant ainsi plus de libertés (celle de transposer l'histoire dans les années 1930 par exemple). Cette épuration permet au film de conserver une certaine simplicité, de ne pas alourdir le récit en l'étalant sur plusieurs heures... Renoir fait correspondre la mise en scène à cette idée, elle ne s'autorise que peu d'effets et reste la plupart du temps posée, donnant une représentation quasi objective des personnages (sans doute pour correspondre à la démarche naturaliste de l'auteur du roman). Cette simplicité se retrouve aussi dans la musique, qui s'inscrit entièrement dans le registre du drame (voire du mélodrame) mais qui n'appuie pas trop sur les événements et les émotions. Elle prend même quelques sonorités triomphantes à certains moments, notamment lors de la scène de l'arrivée à la gare du Havre. Mais c'est véritablement les personnages qui portent l'histoire. Je pense que Renoir le sait et fait par modestie un grand salut à Zola lors de l'ouverture. Tous les protagonistes sont, d'une manière ou d'une autre, mesquins, malhonnêtes ou égoïstes, ce qui, à partir du moment où ils commettent une faute, les plonge dans une spirale de vice et de crime qui mène à leur perte. Seul Jacques Lantier subit indirectement le poids de ses actions. Chaque acteur livre une prestation correcte, et remarquable au niveau de la diction. Ils ont su retranscrire le parler de la classe ouvrière sans tomber dans la caricature, un écueil bien difficile à éviter. Jean Renoir a donc su extraire le cœur du roman et l'a remodelé à sa manière, réalisant un drame à la fois beau et personnel. Le film se chargera de convaincre les plus dubitatifs à l'aide d'une très belle scène finale qui multiplie les métaphores pour magnifier l'action.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2016
Une adaptation de Zola qui se devait d'être à la hauteur, et qui est finalement portée au pinacle de façon tout à fait normale par la prestation de Simone Simon pour le côté "gentil et mignon" qui contrebalance la dureté du rôle de Jean Gabin, dont on réalise spécialement le talent lorsque figure dans son texte la phrase introductive du film, elle-même tirée du livre. Le fond très psychologique qu'en tire l'oeuvre cinématographique ne peut que rendre attrayante l'atmosphère pourtant horriblement oppressante et glauque. Bref, un bon mélange, une alchimie qui marche et un film d'anthologie.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2015
Ce film souffre de nombreux défauts, le principal étant de vouloir trop coller au roman de Zola, ce qui est un pari impossible (le roman fait 400 pages), sauf à en faire un digest, résultat l'enchaînement des séquences est problématique, des éléments de scénarios sont abandonnés en route (l'erreur judiciaire, l'idylle avec Flore). Il y a la musique qui n'est pas mauvaise mais dont l'utilisation est incongrue. Le rôle de Cabuche joué par Renoir lui-même est complètement raté. Certains dialogues sont trop littéraires et sonnent faux. Et puis reste le cas Simone Simon, qui dans ce film est mignonne comme tout, très chatte, magnifiquement photographiée, parfaite dans sa gestuelle mais mauvaise dans sa diction. Pourtant ça passe, parce qu'il y a Gabin, parce que les cadrages et la photo sont excellents, mais ce n'est pas du meilleur Renoir. Fritz Lang fera beaucoup mieux en 1954.
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