23822 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
597 critiques spectateurs
5
287 critiques
4
215 critiques
3
48 critiques
2
24 critiques
1
13 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Kouto
29 abonnés
4 749 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 1 août 2025
Le film par sa réalisation quasi documentaire permet une immersion profonde dans les favelas de Rio pour une histoire choc. Malgré une première partie un peu fourre tout, le film parvient à atteindre une grande intensité, non pas par une violence pure, mais par l’absence à l’écran de cette violence qu’on ne fait qu’imaginer et qui rend le film encore plus dur. Le film qui ne cherche pas à faire passer un message ou à moraliser. La distribution du film est excellente, criante de sincérité. Bref, une œuvre forte.
La Cité de Dieu est un cocktail Molotov cinématographique lancé à la gueule du spectateur, un opéra de violence juvénile filmé avec l’énergie d’un gamin qui court pour survivre. Meirelles transforme les favelas en théâtre antique, où les dieux sont des gosses armés jusqu’aux dents et où l’innocence crève plus vite que la lumière. La caméra tourbillonne, halète, saigne — mais jamais gratuitement : chaque plan est une gifle, chaque personnage un monde en feu. Un chef-d’œuvre brutal, lucide, qui ne filme pas la misère… il la fait hurler.
Je n'ai pas l'habitude de faire des critiques mais là, il le faut ! Que dire de ce chef d'œuvre ? Tout d'abord la critique sociale de l'époque au Bresil (qui paraît très actuelle d'ailleurs) qui est sublimement montré à l'écran, le montage qui produit de l'intensité tout au long du film et qui donne l'impression d'y être et de ressentir les émotions des personnages, l'idée de représenter la vie de plusieurs personnages durant plusieurs époques et de ne pas se bloquer à un personnage est génial ! En bref ce film est parfait autant dans l'immersion que dans sa critique de la société. Certe le film n'est pas très beau mais est-ce que c'est ce que l'on attend d'une critique sociale des années 1970 ?
Je trouve dans La Cité de Dieu un petit coté Scareface dans cette ascension des gangs qui, plus il avancent, plus il chutent pour un final presque tarantinesque.
Esthetiquement ce film est une belle réussite, mais j'avoue que cette réalisation très clipesque me dérange un peu car le film traite de la violence des favelas. Donc oui c'est très agréable à voir, mais traiter ce sujet avec ce style, je n'adhère pas. Ce style très rythmé, assez expeditif fonctionne avec du cinéma d'action plus fictionnel, mais pour une histoire inspirée de faits réels... Bof...
Dans Civil War, les arrêts sur photo impactent beaucoup plus et la brutalité de la séparation entre la réalité et l'image capturée marquait énormément. Dans City of God, le coté choque qu'aimerai nous instaurer la patte esthétique ne fonctionne pas. Cela est dû aussi à l'âge du film qui n'a pas très bien vieillit. On est devant un photographe amateur qui ne connait que le plan large avec une qualité d'appareil photo douteuse, et une échelle de gris absolument pas maitrisée.
Le film souffre de son âge, de la comparaison avec Civil War et surtout de cette réalisation trop décalée avec son fond. Regardez le quand même, mais n'ayez pas trop d'attentes.
Fernando Meirelles signe un film brut, viscéral, sans concession. Deux destins croisés dans les favelas de Rio : un photographe, un futur trafiquant. La violence est omniprésente, filmée avec un réalisme glaçant. Pas de filtre, pas d’échappatoire. Une mise en scène nerveuse, tendue, implacable. Ce n’est pas du divertissement. C’est une plongée dans l’enfer social. Un film nécessaire. Un uppercut cinématographique.
La Cité de Dieu existe réellement. C’est un quartier au Nord-Ouest du centre-ville de Rio de Janeiro, une favela qui fut gangrenée par le trafic drogue dans les années 1960-70. L’un des personnages principaux du film (Petit Dé / Zé Pequeno en VOST) a d’ailleurs vécu dans la cité mais n’y a pas fait de vieux os... Film de cité, film de gangsters, film d’action, de guerre même lors de l’assaut des policiers. C’est tout ça à la fois, à la sauce brésilienne évidemment. Le niveau de violence quotidienne est stupéfiant et la précocité de certains tueurs... La pauvreté, terrible dans ces endroits, produit-elle toujours ces effets ?
Franchement, La Cité de Dieu m’a vraiment pris aux tripes. Dès les premières scènes, j’ai su que ce n’était pas juste un film de plus sur les quartiers difficiles. Il y a une vraie énergie, une tension constante, et surtout une façon de filmer qui te plonge directement dans le quotidien brutal et chaotique de cette favela. Ce n’est pas juste pour faire joli ou impressionner : tout est là pour te faire ressentir la réalité des personnages. Ce qui m’a vraiment marqué, c’est que le film ne se contente pas de montrer la violence, il t’explique comment elle naît, comment elle s’installe, presque naturellement, dans la vie de gamins qui n’ont pas d’autre choix. Et malgré tout ça, il y a de l’émotion, de l’humanité. Même les pires personnages, on arrive parfois à les comprendre, ou au moins à voir d’où ils viennent. J’ai aussi beaucoup aimé la narration, le fait que l’histoire soit racontée à travers le regard de Rocket, qui n’est pas un héros classique, mais juste un jeune qui observe, qui essaie de s’en sortir autrement. Ça donne un vrai recul, une vraie finesse au film. Au final, La Cité de Dieu , c’est un film fort, dur, mais hyper vivant. Il t’apprend des choses sans te faire la leçon, et il reste en tête longtemps après l’avoir vu.
La Cité de Dieu est un film intense qui frappe fort. L’histoire, centrée sur la réalité des favelas de Rio, est racontée avec une énergie incroyable. Les personnages sont complexes et attachants, et les scènes de violence sont marquantes sans être gratuites. La mise en scène est top, et le rythme du film te garde captivé du début à la fin. Les acteurs sont exceptionnels et la manière dont le film montre la brutalité de la vie dans les favelas est impressionnante. C’est un film qui marque vraiment.
Excellent film qui nous amène à découvrir la triste réalité des favela au Brésil, le film a un aspect documentaire qui lui est unique et qui lui permet de mieux interpellé le spectateur sur cette réalité. La présentation des différents personnages est vraiment bien fait, pareil pour le jeu des acteurs qui sont vraiment issus de la favela, ce qui rajoute du cachet au film. Le film n’a pas pris une ride, et reste très actuelle. Parfois certain film sont un peu trop long où on des scènes un peu trop longue, mais pas ce film qui on a l’impression passe super vite. Malgré tout il ne faut pas être trop sensible car il y a pas mal de sang et de meurtre, ce qui a pu choquée certain spectateur, mais qui est nécessaire pour représenter la réalité.
Globalement le propos est beau, le doublage VF correct, les acteurs corrects mais on baigne dans un océan de vulgarité et - contrairement à ce qu'on avait pu me dire - c'est moins bien que La haine.
La Cité de Dieu de Fernando Meirelles est une fresque brute et saisissante sur la violence dans les favelas de Rio. Avec une réalisation nerveuse et un casting bouleversant de réalisme, le film plonge le spectateur dans un cycle infernal de pauvreté, crime et survie. Entre tragédie humaine et critique sociale, ce chef-d'œuvre visuel est une immersion inoubliable dans un monde sans pitié. Une chef d'oeuvre du XXème siècle.
La Cité de Dieu est un film d'une violence extrême, on en sort choqué de voir cette précocité de la violence. Pourquoi la jeunesse n'a pas d'autres leviers, pourquoi la violence et la drogue gangrènent-elles ces territoires qui semblent perdues ? Zé Pequeno symbolise l'archétype du jeune livré à lui-même obnubilé par l'argent et le pouvoir prêt à tuer pour atteindre ces ambitions et totalement pervers, violent et sans pitié avec la vie. Le film a un rythme dynamique dû à une réalisation et un montage excellent. Un film qui a déjà 21 ans mais qui colle toujours à une réalité que l'on peut voir à notre époque avec le phénomène d'ensauvagement chez certains jeunes. Un film qui fait forcement écho avec des problématiques actuelles de notre société.