La Cité de Dieu
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Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 886 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2026
"La Cité de Dieu" est un petit classique du cinéma brésilien, et un projet qui aura marqué toute une génération. Sorti en 2003 en France, le film est encore cité comme une référence dans la façon d'exprimer la dureté des milieux défavorisés. En effet, prenant place dans une favela du Brésil, le long-métrage est une immersion dans ce monde où la violence et la délinquance règnent. Pourtant, il n'est absolument pas une ode à cela, car à aucun moment il ne va chercher à enjoliver cette vie. Certes, il y a de la violence, et de manière très appuyée par instants, mais elle est toujours amenée de façon cohérente par rapport au récit. Au contraire, le film est donc une dénonciation de cette violence, car il cherche avant tout à expliquer la chute de cette fameuse Cité de Dieu. Débutant son récit dans les années 70, au commencement de la construction de cet endroit et quand la population fut installée ici, le film tient son intelligence de ce point de départ. En effet, l'histoire cherche avant tout à montrer la montée en crescendo des problèmes, et cela, sur l'entièreté du film. Si le début montre surtout de la petite délinquance amenée par une situation précaire, l'appel à plus se fera au fur et à mesure, créant une routine s'installant dans l'esprit et dans la vie de nos personnages. Pour le coup, le long-métrage choisit un procédé plutôt particulier à ce niveau, en multipliant le nombre de protagonistes. Sur le papier, cette idée empêche peut-être de nous attacher ou de bien connaître chacun d'entre eux de façon précise, mais, dans le fond, cette approche permet de renforcer encore davantage le véritable message du film. Pour le coup, en multipliant les personnages, on multiplie également les possibilités qu'amène cette vie. Si certains choisissent d'essayer de partir, d'autres restent et doivent choisir entre le fait de mener cette vie de manière violente ou de s'en tenir écartés. Les parcours sont donc très différents, ce qui permet de dresser un portrait suffisamment complet. L'ensemble est d'ailleurs également porté par un montage très particulier, qui permet sans mal de multiplier les allers-retours bien exploités, afin de correctement nous faire comprendre cet environnement. Forcément, au vu de la multitude de choses à raconter, beaucoup de flashbacks sont incorporés, mais ceux-ci sont particulièrement bien intégrés, de manière dynamique et toujours nécessaire à l'avancement du récit. On n'a donc jamais l'impression de perdre notre temps, et le rythme (même s'il possède quand même deux ou trois longueurs) n'est jamais ralenti par ce choix. Au contraire, il y est dynamisé, permettant surtout de créer un tout vivant et riche. Dans l'ensemble, le film est donc une réussite. Même s'il ne fait pas partie de mes grands classiques personnels, je comprends qu'il ait marqué. Il est extrêmement crédible dans son approche, sans pour autant tomber dans un procédé de documentaire très classique. Il est surtout honnête dans son message, en plus d'être particulièrement dur dans son propos. Et globalement, c'est pour cela qu'il a marqué le public. Pour conclure, un moment vraiment engageant.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2026
On entre dans La Cité de Dieu comme on tombe dans un engrenage : pas de porte de sortie, juste une quinzaine d'années d'une favela de Rio qui défilent à toute allure. Le film tresse une dizaine de destins sans qu'on se perde une seconde, revient sur ses pas, fait de la poule du générique le fil qui finit par tout boucler. Et si la favela n'est jamais un simple décor, c'est qu'elle fonctionne comme une machine qui broie des gosses : des gamins de dix ans à qui on a collé un flingue dans les mains avant même qu'ils sachent lire. La violence des adultes logée dans des corps d'enfants, le crime qui se transmet comme un héritage dont personne ne veut. Tous tournent dans la même boucle, condamnés d'avance. Tous sauf Fusée, qui rêve d'attraper le monde à travers un objectif plutôt qu'au bout d'un canon, et c'est justement son exception qui rend l'enfermement des autres encore plus suffocant.

Le film, lui, ne se contente pas de filmer la misère. Sa colère cogne aussi sur des flics aussi pourris que les gangs, sur un système qui préfère regarder ailleurs. Meirelles filme tout ça caméra à l'épaule, montage nerveux, couleurs qui claquent : on ne regarde pas le film, on le vit de l'intérieur, avec la trouille de se prendre une balle perdue. Le vrai coup de génie est plus discret : l'image vieillit avec l'histoire. Années 60 chaudes et solaires, seventies funky, années 80 froides et grises, celles du sang et de la cocaïne. Cette palette qui se vide au fil du temps, c'est l'innocence qui s'éteint. Restent les visages, presque tous des habitants des vraies favelas qui n'avaient jamais joué, et dont l'authenticité désarme. Leandro Firmino transforme Petit Zé en pure terreur, un prédateur qui dévore tout le reste à l'écran.

À la sortie, ce qui reste, ce sont des images : la poule, les couleurs qui se vident, le cri d'un enfant, le visage de Petit Zé. On a reproché au film d'esthétiser la violence ; je crois au contraire qu'il accomplit ce miracle rare, transformer la misère en cinéma jubilatoire sans jamais trahir sa colère.
Leonardo DiCarpacio
Leonardo DiCarpacio

42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2026
Un chef d’œuvre pour ma part. On suit l'histoire vraie et folle de Buscapé qui nous plonge direct dans l'action, au cœur des des favelas avec des personnages inoubliables comme Zé Pequeno ou Bené. C'est rythmé, violent, humain et totalement captivant.
David Miranda
David Miranda

521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Film violent. Aussi bien visuellement que psychologiquement. La réalité des favelas est terrible. Les acteurs et la . sont top. 16,5/20.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
"La Cité de Dieu" est un film brésilien des années 2000 devenu culte qui nous projette dans la violence d'une favela de Rio de Janeiro. Nous suivons un groupe d'enfant puis d'adolescent qui se font une place dans cette « cité de Dieu » telle qu'ils la surnomme, certains choisissant donc le trafic de drogue et la criminalité. Le film n'épargne rien au spectateur, et sans pour autant que cela soit gratuit, il dépeint la cruauté animant dès le plus jeune âge certains des personnages. Le rythme du film, son montage parfois épileptique, son scénario construit comme une succession de plus petites histoires lui confèrent par ailleurs toute son originalité. "La Cité de Dieu" est un film coup de poing, qui ne peut pas laisser indifférent, oscillant entre l'insouciance de la jeunesse et la brutalité de l'environnement qu'il décrit.
Samus
Samus

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2026
La Cité de Dieu est un film marquant, avec une énergie et une intensité qui ne laissent pas indifférent. On est plongé dans un univers violent et réaliste, porté par une mise en scène dynamique et un récit prenant.

Le film réussit à capturer la dureté de la vie dans les favelas tout en suivant l’évolution des personnages, ce qui rend l’histoire intéressante du début à la fin. Certaines scènes sont particulièrement fortes et restent en tête.

Malgré tout, j’ai trouvé que le film ne m’a pas autant marqué émotionnellement que je l’espérais, ce qui explique ma note.

Au final, un très bon film, intense et immersif, mais auquel il m’a manqué un petit quelque chose pour être totalement convaincu.
Samialara
Samialara

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
Fernando Meirelles orchestre un récit foisonnant, traversé de ruptures de rythme, de points de vue multiples, de montages nerveux. Le film avance comme une déflagration continue, une mécanique impossible à enrayer. Ce qui frappe surtout, c’est la manière dont la violence est traitée. Parfois frontale, souvent suggérée, elle n’en est que plus insoutenable. Le film montre moins des actes que des processus : comment la violence naît, se transmet, devient système. Reste une ambiguïté essentielle. Cette virtuosité, cette énergie visuelle, flirtent parfois avec une forme de fascination. Le film capte la brutalité du réel, mais la transforme aussi en spectacle. C’est là que réside sa tension la plus troublante : entre dénonciation et séduction.
Fabiencorvisard
Fabiencorvisard

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2026
La mise en scène est extrêmement dynamique. La caméra bouge sans cesse, le montage est rapide, et l’histoire avance comme une course folle. Cette énergie donne au film une intensité presque derrière cette virtuosité, le film reste profondément ancré dans le réel. Les acteurs, pour beaucoup non professionnels, apportent une authenticité impressionnante, et certaines scènes frappent par leur brutalité.
Astan Debled
Astan Debled

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2026
Très bon film avec une manière de réaliser particulière et qui passe très bien.
La dureté de la vie et de la guerre des favelas est bien montré comme l'est les valeureuses tentatives de Buscapé d'en échapper.
Très bon film pour mieux comprendre les favelas au Brésil
Erin Finnian
Erin Finnian

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2026
Ce film est tout simplement une abomination de mon point de vue. Tout est glauque, sombre, témoin de la déchéance morale et spirituelle d'un environnement toxique, malsain, littéralement démoniaque. Si être totalement découragé par les pires facettes de la nature humaine ne vous effraie pas, ce film est fait pour vous, mais vous aurez été prévenus.
Nous sommes ici en présence du limon le plus lamentable et nocif de ce que peut proposer le cinéma.
Je suis sorti de là avec la nausée et le dégoût. Comment peut-on prendre plaisir à exposer de telles déjections, qui n'apportent qu'effroi, tristesse et désespoir. Est-ce donc là la mission du cinéma ? Exposer l'horreur et le pire de la condition humaine sans la moindre fenêtre de sortie ?
La note des internautes me sidère, j'ai vraiment l'impression de vivre sur une autre planète.
Mieux vaut revoir un bon Franck Capra pour garder foi dans la nature humaine et trouver un sens à l'existence, en antidote à ce film infâme et déprimant qui reflète des ténèbres nauséabondes qui ne peuvent rien apporter de bon au spectateur !
Sebastien Beau
Sebastien Beau

28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2026
Une claque visuelle comme on en prend rarement au cinéma ! Violence et cruauté , super crédible ! Percutant
Psynéphile
Psynéphile

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2025
Réalisé par Fernando Meirelles, La Cité de Dieu s’impose comme un film brutal et lucide montrant la spirale de la violence dans les favelas de Rio. Le film adopte un rythme frénétique et une narration éclatée qui illustrent parfaitement le chaos et l’urgence permanente dans lesquels vivent nos personnages, pris dans un cercle infernal où la violence n’est jamais une simple circonstance, mais le moteur des trajectoires individuelles.

Meirelles dissèque la manière dont la misère sociale et l’absence d’opportunités forgent des destins tragiques, rendant la violence inévitable et banale. Les jeunes habitants n’héritent pas seulement de la pauvreté, mais aussi de codes violents où survivre, c’est savoir dominer ou être écrasé. Comme une hydre dont chaque tête coupée repousse aussitôt, la criminalité s’auto-alimente, et les passations entre dominants et dominés se succèdent sans répit. Zé Pequeno, devenu l’incarnation ultime de la cruauté et du mépris, en est le porte étendard.

Ce dernier concentre tout ce que le système produit de plus monstrueux : antipathique, méprisable, il est dépourvu de remords et s’impose par sa démesure et sa jouissance à tuer. Néanmoins, le film refuse d’en faire un simple monstre isolé, montrant comment sa violence est le produit d’une structure sociale vouée à la reproduction : à peine a-t-il chuté qu’une nouvelle génération violente se dresse, promesse d’un éternel recommencement.

La réalisation nerveuse, les plans saccadés, le montage hyper dynamique nous plongent dans la fragilité de la vie dans une cité dont la violence peut surgir à chaque instant. La caméra oscille entre proximité viscérale et recul, renforçant l’effet de vertige et d’impuissance, tout en livrant une radiographie glaçante d’une société sans horizon pour sa jeunesse, prisonnière d’un destin tragiquement circulaire.

La Cité de Dieu ne se contente pas de montrer la violence, elle en explore les causes profondes et la mécanique implacable, posant un regard cru mais jamais misérabiliste sur cette hydre sociale, dont la multitude des têtes condamne toute tentative d’évasion individuelle. Le film atteint ainsi une réelle intensité, qui secoue durablement le spectateur et l’invite à une réflexion sur le cercle vicieux de l’exclusion, de la misère et de la criminalité. Un must see.
Tomlajuuuu
Tomlajuuuu

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2025
J’étais très excité à l’idée de regarder ce film, parce que beaucoup de gens parlent de son histoire. À mes yeux, ce film n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est un film spécial qui se démarque de tous les films de gang auxquels on est habitués, parce qu’il a quelque chose d’unique et de différent !

Tout d’abord, le scénario est très intéressant et bien pensé. On ne se sent jamais perdu tout au long du récit. Chaque personnage est présenté avec son passé, et chaque lieu qui a une histoire est clairement expliqué. Le film n’est pas raconté dans l’ordre chronologique, mais malgré ça, on ne se sent jamais confus — c’est un très bon point, car dans certains films, on se perd vite et on ne comprend plus ce qu’il se passe. Mais ici, le scénario ne rate pas ce point du tout.

Certaines scènes sont folles, et on peut facilement imaginer qu’elles se sont vraiment produites dans les favelas du Brésil — et qu’elles se produisent peut-être encore aujourd’hui ! L’histoire m’a complètement captivé ; je ne me suis jamais ennuyé, j’avais toujours envie de savoir comment tout allait se terminer. C’était super !

Au début, du point de vue de la réalisation et du tournage, je me suis dit : « Ok, la mise en scène n’est pas terrible, il a gâché une belle histoire. » Mais quand on prend du recul, on réalise que le style de tournage donne au film un aspect réaliste, brut, comme si on était vraiment avec ces personnages. Finalement, ça ressemble plus à un documentaire sur les favelas, et c’est exactement ce qui rend ce film aussi fort ! Ce choix a tout changé — très bon appel du réalisateur !

Le casting joue très bien. Apparemment, aucun d’entre eux n’était acteur professionnel, mais ils collent parfaitement au film grâce à leurs performances !

Il n’y a pas beaucoup de musiques dans ce film, mais l’ambiance brésilienne accompagne très bien l’histoire.

Un film vraiment spécial — il a l’air “moche” quand on le regarde, mais c’est justement ça qui le rend génial !
iTz Mohican
iTz Mohican

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2025
Complètement débile ce film,tout le monde tire sur tout le monde ...violent pour être violent ..aucun intérêt si ce n'est désensibiliser les gens a la violence..
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2025
Un récit cru et intense sur la violence des favelas, servi par une mise en scène percutante et une énergie brute.
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