Un excellent film, très fidèle au livre! Les personnages sont merveilleusement bien interprétés par des acteurs de talent, l'action colle parfaitement au suspens du livre, un excellent scénario et une très bonne mise à scène! A voir!!!
Même s'il se trouve pétri de conventions, Stephen Frears signe une adaptation réussie, peut-être la meilleure, de l'oeuvre de Chloderlos de Laclos. Il faut dire que celui-ci possède tous les atouts du film d'époque réalisé dans la plus grande splendeur hollywoodienne. Décors et costumes sont superbes et viennent suppléer une distribution de prestige ; Michelle Pfeiffer, Uma Thurman, Keanu Reeves, au sommet de laquelle trônent les subtils John Malkovitch et Glenn Close. Ajoutez à cela une mise en scène maîtrisée et sobre, dans laquelle on n'observe aucun moment d'ennui. Faut-il pour autant crier au chef-d'oeuvre ? Sans doute pas, peut-être conviendrait-t-il plutôt se s'incliner en guise de reconnaissance devant un cinéaste ayant réussi à tirer quelque chose du pavé qu'il tenait entre les mains. Un exercice de style rondement mené.
Que dire des Liaisons dangereuses si ce n'est un film qui dresse un portrait au vitriol des libertins du XVIII siècle. L'aristocratie y mène une vie oisive qui se passe dans toutes sortes de divertissements, les festins, le chant et le théâtre. Mais leur occupation favorite n'est autre que la séduction. Les êtres pervers et cyniques jettent leur dévolu sur les âmes faibles et vertueuses. C'est ainsi que le couple Mertueil-Valmon excelle dans l'art de manipuler et de ruiner la réputation de leur victime. Ils n'ont pas leur pareil pour choisir les mots qui décrivent au mieux leurs sentiments entre mensonge et vérité. Mais le piège va se refermer sur eux dès lors que l' amour propre est en jeu. Aussi, rien d'étonnant à ce que le XVIII soit le siècle de la Révolution en France car il valait mieux renverser le pouvoir d'une poignée de privilégiés décadents et corrompus. Si l'auteur ne nous montre pas cet événement, il nous y prépare en choisissant une fin tragique qui rétablit la morale et la justice. Vraiment un chef d'œuvre de Stephen Frears qui restitue parfaitement, voire embellit, l'atmosphère et l'histoire de Choderlos de Laclos !
Un bon film d'époque avec une intrigue bien développée. Ce n'était en effet pas simple à mon avis d'adapter un roman épistolaire de cette ampleur. Il fallait sélectionner les éléments de l'intrigue les plus importants et parvenir à captiver le spectateur malgré les décalages importants entre les siècles et les langages. Ici, les décors et les costumes permettent d'ancrer le spectateur dans le XVIIIème siècle et les prodigieux acteurs, à savoir John Malkovitch, Michelle Pfeiffer et surtout Glenn Close, font le reste. Malgré quelques longueurs, ce film est un classique, que tout le monde doit découvrir!
je n'ai pas lu en entier le livre qui m'a parut trop long. Le film quant à lui est juste terriblement amusant : on suit les petits jeux de jalousie et de séduction de l'aristocratie qui tente de dissimuler l'authenticité de leurs sentiments derrières des rictus, des manières et des froufrous très clichés de l'époque. On ne peut s'empecher de penser qu'ils n'avaient quand meme pas grand chose à faire pour occuper ainsi leurs journées... La marquise de Mertueil reste le personnage fascinant du film,personnage qui doit être profondément malheureux pour être si mauvais.
Le choix de la fin est une véritable litote , très marquante et qui évite le grandiloquant
Ce film ne vieillit pas ! On admire toujours les prestations exceptionnelles des acteurs qui ont tous su saisir l’ambiguïté de leur personnages. On apprécie donc une Marquise de Merteuil glaciale derrière son sourire en coin, un Vicomte de Valmont qui se voile la face et qui se piège lui même dans sa soif de réussite, une Cécile de Volange fraiche et ingénue et surtout une présidente de Tourvelle douce et souffrante. On admire aussi bien sûr le travail splendide de Frears qui a su traduire l'oeuvre de Lachlos en montrant mais aussi en faisant deviner l'évolution des sentiments et caractères de ses personnages. 20/20 !!
Redoutablement bien écris Les Liaisons dangereuses est sans aucun doute la meilleure adaptation qu'il y a eu au cinéma. Malkovich et Close sont immenses et le travail pour le rendu des costumes et de l'ambiance en général est formidable...
Une très bonne adaptation du roman éponyme. Ce film, bien qu'assez vieux et donc aux images et au son de qualité incertaine, on se n'ennuie jamais une seconde en regardant ce chef d'oeuvre. A voir absolument!
Adapter un roman épistolaire (échanges de lettres) est pas forcément chose aisée. Pari réussi : très fidèle au matériau d'origine, Stephen Frears à tout compris des personnages, de leur naïveté pour les uns, de leur ironie, cynisme et leur côté machiavélique pour les autres. John Malkovitch campe un parfait Valmont, tout aussi malsain que dans le livre, et il rajoute même un côté comique très plaisant. Quand on connaît le personnage, on ne peut que l'apprécier. Les autres acteurs ne sont pas en reste (notamment Glenn Close, qui s'en sort vraiment bien pour un rôle si compliqué). De plus, j'ai noté que la musique était très bien : collant bien aux scènes, pas pompeuse et qui plonge dans l'ambiance du XVIIIe siècle. On sent vraiment que le réalisateur s'amuse et filme le récit avec légèreté et la photo est surprenante et très bien pensée, ça joue souvent avec le clair obscur et ça rend bien. La fin (même si moins précise que celle du roman) est bonne avec l'humiliation publique de la Marquise et la scène finale ou elle retire son maquillage (et par la même occasion son masque d'hypocrite et de libertine) est judicieuse et finalement clos parfaitement le film. Pour ma part, c'est vraiment réussi. Une bonne adaptation et surtout un bon film. Que demande le peuple?
Je n'ai pas lu le roman, donc je ne le comparerai pas au film, mais je peux donner mon avis quant à cette oeuvre de Stephen Frears. Quelle intensité ! Quelle force ! Quelle tristesse ! "Les liaisons dangereuses" est l'un de ces rares films à vous saisir, à vous donner des frissons, à pénétrer tout votre être, à vous subjuguer. Et dire que de façon générale, les films historiques m'ennuient à mourir.. C'est dire tout le talent qui se cache dans celui-ci ! Rien de surprenant quand on regarde bien : Personne d'autre que John Malkovich n'aurait pu interpréter le rôle de Sébastian De Valmont avec autant de crédibilité, de caractère, de génie. J'avais reconnu son grand talent dans "Les misérables", je reconnais ici qu'il est capable de tout donner. Glenn Close, que je connais si peu, est impressionnante, magistrale dans le rôle de cette femme qui utilise la manipulation avec autant de savoir-faire "Cruauté, quel mot a autant de noblesse que celui là ?". Michelle Pfeiffer est convaincante, mais je la préfère dans des rôles où elle est moins docile. On découvre également Uma Thurman (très jolie !) et Keanu Reeves à leurs débuts. Que du beau monde ! L'écriture, la mise en scène, les décors sont remarquables, la bande originale est excellente. C'est un grand film, un chef d'oeuvre qui mérite bien d'avoir remporté ses 3 oscars et d'avoir été récompensé autant de fois.
Pour avoir lu le livre, que j'étudiais en cours de littérature, et pour avoir vu par la suite le film, je dois dire que l'oeuvre de Laclos est prise au pied de la lettre (bon ok, c'était nul...) et que Stephen Frears, qui signe ici son meilleur film, a pris beaucoup de soin à respecter la narration du roman, ce qui est tout à son honneur, tant il aurait été facile d'en faire une libre interprétation - Roger Vadim, Milos Forman et Roger Kumble en sont les exemples les plus célèbres. La théâtralisation du livre et, pour rester dans cette voie, le libertinage mondain que Laclos stigmatise, se retrouve dans le film: le masque que fait tomber Valmont au début, ainsi que la scène finale où la Marquise de Merteuil se démaquille, le soulignent et forment une " boucle " dans le récit. Surtout, jamais les personnages ne semblaient prendre toute leur envergure ailleurs que chez Frears: la perversité et le cynisme du duo libertin Merteuil-Valmont, la galanterie et la naïveté de Danceny (cf. scène de l'opéra où ses larmes témoignent d'une grande sensibilité, tranchant avec le pragmatisme de Valmont), l'austérité d'abord, puis la tentation et enfin le désespoir de Tourvel, la candeur, et l'ignorance de Cécile; autant de traits de personnalité propres au roman qui transparaissent ici et donnent au long-métrage tout son attrait. C'est en effet des protagonistes, victimes et bourreaux, de leurs luttes ou de leurs connivences, que découle l'intérêt des intrigues. A voir et à revoir!