Ran
Note moyenne
4,0
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127 critiques spectateurs

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21 critiques
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stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2022
Transposition japonaise du Roi Lear de Shakespeare, ce film du grand Kurosawa a nécessité un très gros budget en partie français. Tourné au Mt Fuji (le tournage lui-même a fait l’objet du film « AK », reportage sur les méthodes du Maître), la mise en scène et la photographie sont exceptionnelles avec des scènes très fortes (le vieux face à une de ses brus, la décapitation, les batailles, la prise du château) mais l’exposé de cette tragédie sur l’ambition et la vengeance demeure un peu confus.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mars 2022
Je n'ai malheureusement pas accroché à Ran. La première heure m'a conquis m'a conquis avec le déchirement de la famille et la grande bataille grandeur nature, j'étais totalement captivé. Cependant, le ton très froid et antipathique des personnages fait que c'est dur de rester concentré à les suivre. On ne ressent aucune émotion et il y a au final très peu d'action. Si on rajoute à ça que le film est très long, je trouve qu'on s'ennuie beaucoup devant Ran malheureusement.
Ykarpathakis157

6 197 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2021
Ran est une relecture de second ordre de l'histoire de Lear de Shakespeare de sorte que les défauts de l'intrigue sont plus faciles à expliquer en se référant au Roi Lear. Voici quelques-unes des différences importantes. L'intrigue secondaire est abandonnée Goneril et Régane sont transformées en hommes efféminés, une belle-fille blessée et vengeresse est introduite le personnage de Lear est un chef de guerre plutôt qu'un roi et la scène de la folie de Lear est réduite à l'insignifiance. Les fils tentent de tuer le vieil Hidetora en faisant tirer sur lui par quelques milliers d'hommes alors qu'il est assis dans un château et le personnage supplémentaire de Tsurumaru un garçon qui a été rendu aveugle par Hidetora à un moment donné de sa carrière meurtrière est introduit. Contrairement à Lear Ran ne nous donne pas le sentiment de l'insignifiance de l'homme dans la nature. Les plans de paysages ne nous donnent pas l'impression que l'homme en général est impuissant car il ne s'agit pas de géants que la nature pourrait écraser mais seulement d'un meurtrier d'une femme blessée et de plusieurs mauviettes. Alors que reste-t-il de Lear seulement ceci les gens dans le monde sont mauvais. Si tu leur fais du mal ils te feront du mal dès qu'ils le pourront. Tu dois être bon même si tu souffres comme le garçon aveugle parce que la bonté et la souffrance sont le seul moyen d'éviter les querelles familiales et de rendre le monde meilleur. Tout cela est très édifiant mais aussi très banal...
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2021
Du cinéma à très grand spectacle, un drame shakespearien version nipponne. Ran ou la fin d’une dynastie ou une succession se règle dans le sang et ou le patriarche voit s’écrouler dans la violence ce qu’il a bâtit par la violence. Le film alterne entre plans fixes pour les scènes de dialogues et de plus grand mouvements pour les scènes de batailles. Entre des couleurs grises pour illustrer la ruine d’une période qui se termine et forcément beaucoup de rouge sang pour les scènes de batailles. J’ai beaucoup aimé le rôle du bouffon curieusement le plus lucide sur ce qui se passe. Un film que je voulais découvrir depuis des années et qui ne m’a pas déçu.
Wolfture 31
Wolfture 31

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2021
Incroyable film, très long mais poétique et vraiment captivant. Je conseil vivement. Je ne sais pas quoi dire d'autre pour que ça fasse 100 caractères...
Redzing

1 452 abonnés 4 916 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2021
"Ran" signifie en chaos en japonais... et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette intrigue de succession violente dans le Japon féodal, porte très bien son nom ! On s'intéresse ici à Hidetora, puissant seigneur qui se voit vieillir, et décide de confier son pouvoir à son fils aîné, et ses deux frères. Une manœuvre destinée à garantir la paix, mais qui mettra en réalité son domaine à feu et à sang... Akira Kurosawa se base sur William Shakespeare (en l'occurrence, "King Lear") pour étoffer son histoire. La force de ses deux compteurs est qu'ils sont parvenus chacun à nous livrer des récits universels et intemporels. Combinés, même à quelques siècle d'écarts, cela aboutit ici à une trame riche et puissante. "Ran" aborde ainsi les thèmes du pouvoir, de la famille, et de l'héritage patrimoniale... mais surtout de l'héritage de la haine. Vieil homme perdant de sa superbe, Hidetora affrontera les conséquences d'un passé très violent, ayant construit son royaume sur l'agressivité et la cruauté. Il est campé par un excellent Tatsuya Nakadai, hagard et au bord de la folie. Tandis que ses fils feront des choix souvent peu heureux, et que l'occasionnelle loyauté des personnages secondaires sera rarement récompensée. "Ran" est donc un film sombre et complexe sur ses thématiques. Mais Kurosawa n'est pas seulement scénariste, et nous rappelle sa grande maîtrise de la réalisation. On retrouve ses compositions symétriques, regorgeant de plans en apparence simples mais parfaitement découpés. De nombreuses scènes focalisées sur un groupe de personnages, avec un montage qui alterne entre plusieurs plans statiques, soigneusement choisis pour évoquer les oppositions de personnages. Le réalisateur s'amuse de plus avec les couleurs. Il fait contraster les plaines ou ruines grisâtres, et les étendues verdoyantes, avec des vêtements très vifs (rouge, bleu, jaune, blanc). Ceci, couplé à un nombre impressionnant de figurants, et des costumes magnifiques, fait ressortir les mouvements des armées... et les ambitions de leurs dirigeants. En résulte quelques scènes superbes, dont cette hallucinante séquence d'assaut au milieu du film. Elle parvient à évoquer à la fois la violence très graphique des combats grâce une imagerie cauchemardesque, et leur absurdité en rendant les belligérants presque abstrait, les réduisant à des figures. "Ran" prouve donc que même en fin de carrière Akira Kurosawa restait un grand !
Alexis Gatito
Alexis Gatito

7 abonnés 152 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2021
Film intéressant, un cinéma différent et une autre vision de certaines choses. On suit l'histoire malgré sa durée.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 octobre 2022
En 1985, Akira Kurosawa transpose l’intrigue de la pièce de théâtre « Le Roi Lear » de William Shakespeare dans un Japon du XVIème siècle. Le scénario est finalement simple avec trois fils qui s’entredéchirent pour la succession de la dynastie des Ichimonji, le tout sur fond de rancœur et de vengeance. Alors quoi en penser ? Il faut déjà rappeler que disposant d’un budget de 12 millions de dollars (soit le plus élevé du cinéma nippon jusqu’alors), les scènes de batailles qui rassemblent de nombreux figurants avec une reconstitution des costumes d’époque remarquable, demeurent tout de même bien fades. Par ailleurs, l’emploi excessif de plans larges avec une grande profondeur de champ finit par éloigner le spectateur comme si le réalisateur recherchait uniquement la mise en scène théâtrale de son œuvre. Bref, il est difficile d’être transporté par ce film.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2020
Film historique ou pseudo historique japonais à grand spectacle impressionnant. Dramaturgie inspirée de Shakespeare avec l'inspiration d'un fameux réalisateur. Cependant le tout s'il est bien réussit n'est pas réjouissant, ce qui s'inspire de Shakespeare n'est cependant pas du Shakespeare dont les histoires sont tout de même sinistres à souhait.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 avril 2020
Des costumes : magnifiques ; des acteurs : incroyablement bon ; une musique : saisissante ; une histoire : merveilleusement écrite ; une mise en scène : parfaitement exécutée et je pourrais continuer comme ça longtemps... Ran reste un chef-d'oeuvre incontournable qu'il faut voir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 août 2019
Ce genre de grande fresque épique a tendance à m’ennuyer et celle-ci n’a pas fait exception, d’autant plus que sa théâtralité assumée (jeu et maquillage expressionnistes, couleurs criardes, présence d’un personnage de bouffon faisant office de choeur, etc.) n’aide pas vraiment à rentrer dans le film. J’ai été sensible à l’impression de maîtrise et à la poésie qui se dégagent de la première heure, à la beauté de certains paysages et à la première scène de guerre, véritable morceau d’anthologie. A l’inverse, je suis complètement hermétique à ce type d’enjeux dramatiques, fondés sur des valeurs et des principes plutôt que sur des individus.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2019
Une œuvre cinématographique grandiose, nourrie de théâtre, de peinture et de danse.
Le film est placé sous un double signe de théâtralité : la tragédie Shakespearienne et le théâtre No ; Libre adaptation du roi Lear, il a la profondeur tragique du premier en épousant souvent la forme du second (mimes, pantomimes).
Kurosawa livre également une œuvre picturale, dans la composition des plans, et plus encore dans l’utilisation de la couleur.
Quant aux scènes de bataille ou de foule, c’est de la chorégraphie qu’elles relèvent. Et, bien sûr, du cinéma. A cet égard, par son rythme, son alternance de plans généraux splendides et de plans de coupe terribles, la scène centrale de l’attaque du château est véritablement d’anthologie, paradoxalement à la fois d’une extrême violence et d’une extrême beauté.
Cette scène marque une coupure dans le film, dont la seconde partie est plus intense et plus puissante que la première.
Une seule réserve à ce monument : le manque de retenue dans le traitement du personnage principal, trop grimé, trop « présent » et au jeu démonstratif (le théâtre No…)
Simple et symbolique, la dernière scène est elle aussi inoubliable……
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2018
3 étoiles - Ran

Dans ce film, il y a un souffle d'intelligence qui vous écrase et un génie artistique qui vous saisit. Pour autant, malgré ces atouts extraordinaires, ce film est décevant ... la métaphore théâtralisée devient hiératique et fige l'action dramatique (notamment lors du dernier tiers du film, où des longueurs s'imposent). Cela dit, je vous invite fortement à voir au moins une fois ce film, car il est rare (très rare), de sentir le frisson du divin. Regardez et vous comprendrez peut-être ce que j'ai ressenti.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2018
Décidément je n'accroche pas avec le cinéma de Kurosawa. Techniquement c'est très beau. Les scènes de batailles sont grandioses mais pour le reste... Le jeu des acteurs est caricaturé et les costumes sont trop explicites pour donner de l'authenticité à l'histoire. Et c'est lent. Pour dire j'ai loupé le dernier quart d'heure sur les 3 h du film car je m'étais endormi...
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2018
Hidetori Ichimonji est le grand seigneur qui va devoir choisir un de ses 3 fils comme héritier du trône. Sa décision est finalement que les 3 fils doivent s’unir pour être plus fort. Taro et Jiro se plient à ce choix mais Saburo, le cadet, refuse et se fait bannir.
Malgré la sagesse d’Hidetora, il n’aurait jamais pu penser que ses aînés se retourneront contre lui et embraseront toute la famille dans le déshonneur et la guerre.

Kurosawa, après le château de l’araignée, reprend une œuvre majeure de Shakespeare, ici, le Roi Lear. Après sa tentative de suicide suite à l’échec des années 70, il se tourne vers le jidaï-geki (film historique).
Comme Shakespeare, il montre que le pouvoir est une des loi qui régit le monde, Ran signifie Chaos.

Hidetori est condamné à vivre, son maquillage montre la mort qui a déjà pris le dessus. Il est pris d’une double folie moralisatrice et « réparatrice ». Au début du film, il nous paraît plus sage qu’à la fin, mais il comprend réellement ses actes dans sa folie. Ses anciennes conquêtes dans la violence et le feu n’ont mené qu’à attiser la haine et la violence. Sa folie est rédemptrice notamment lorsqu’il est confronté à ses anciens crimes comme chez Tsurumuru.

Kurosawa montre la dualité dans tout son film. Par exemple, la femme de Taro fait tout pour se venger et Dame Sué se réfugie dans le bouddhisme.

La mise en scène de Kurosawa est pleine de vie malgré le déchirement de la famille. Elle impose une sensation de sérénité, de douceur et d’équilibre. La dernière image est la plus terrible du film et montre que l’homme est constamment délaissé par les cieux et comme le disait Saburo, « l’homme seul est responsable de ses malheurs ».
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