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Ran
note moyenne
4,0
1244 notes dont 110 critiques
39% (43 critiques)
34% (37 critiques)
13% (14 critiques)
6% (7 critiques)
4% (4 critiques)
5% (5 critiques)
Votre avis sur Ran ?

110 critiques spectateurs

Antoine D.

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 256 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/02/2018

Hidetori Ichimonji est le grand seigneur qui va devoir choisir un de ses 3 fils comme héritier du trône. Sa décision est finalement que les 3 fils doivent s’unir pour être plus fort. Taro et Jiro se plient à ce choix mais Saburo, le cadet, refuse et se fait bannir. Malgré la sagesse d’Hidetora, il n’aurait jamais pu penser que ses aînés se retourneront contre lui et embraseront toute la famille dans le déshonneur et la guerre. Kurosawa, après le château de l’araignée, reprend une œuvre majeure de Shakespeare, ici, le Roi Lear. Après sa tentative de suicide suite à l’échec des années 70, il se tourne vers le jidaï-geki (film historique). Comme Shakespeare, il montre que le pouvoir est une des loi qui régit le monde, Ran signifie Chaos. Hidetori est condamné à vivre, son maquillage montre la mort qui a déjà pris le dessus. Il est pris d’une double folie moralisatrice et « réparatrice ». Au début du film, il nous paraît plus sage qu’à la fin, mais il comprend réellement ses actes dans sa folie. Ses anciennes conquêtes dans la violence et le feu n’ont mené qu’à attiser la haine et la violence. Sa folie est rédemptrice notamment lorsqu’il est confronté à ses anciens crimes comme chez Tsurumuru. Kurosawa montre la dualité dans tout son film. Par exemple, la femme de Taro fait tout pour se venger et Dame Sué se réfugie dans le bouddhisme. La mise en scène de Kurosawa est pleine de vie malgré le déchirement de la famille. Elle impose une sensation de sérénité, de douceur et d’équilibre. La dernière image est la plus terrible du film et montre que l’homme est constamment délaissé par les cieux et comme le disait Saburo, « l’homme seul est responsable de ses malheurs ».

weihnachtsmann

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4,0Très bien
Publiée le 27/01/2018

Guerres fratricides, guerres des clans, combats sans merci. Force incroyable des images et intensité de la musique qui remplace la dureté des combats. Kurosawa filme avec acuité la profondeur dans l’immobilité. Les sentiments qui se taisent tellement ils obstruent l’esprit. Des moments théâtraux également intenses au milieu des batailles d’une grande ampleur. Le « seigneur des anneaux » est aussi un descendant de ce film Superbe. Et d’un lyrisme splendide.

Eselce

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4,0Très bien
Publiée le 02/06/2017

Un excellent scénario avec un déchirement familial terrible. La mise en scène est parfaitement soignée, la folie qui se dégage du film est magnifiquement interprétée, surtout lors du premier massacre où l'on n'entend plus que l'orchestre sans aucun autre sons. A voir.

Quentin E. V.

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4,0Très bien
Publiée le 31/03/2017

L'univers d'Akira Kurosawa est tellement riche que je ne pourrais certainement jamais me faire toute sa filmographie si je veux continuer à m'ouvrir au reste. Les trois films que j'ai sélectionné sont Ran, Kagemusha et Les 7 samouraîs - Ran étant le premier que je regarde, je dois dire que la réalisation est déconcertante tellement tout cela semble facile entre les mains du maître japonais, même les effets sonores relèvent du génie. Je met un bémol car je suis sûr que celui-ci n'est pas son meilleur film mais je le recommande à tout ceux qui veulent aller plus loin dans la découverte ou la culture du cinéma japonais.

Attigus R. Rosh

Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 1 352 critiques

4,5Excellent
Publiée le 27/02/2017

Ran est un très beau film d'Akira Kurosawa, toujours aussi impressionnant. L'histoire, fortement inspiré du roi Lear de William Shakespeare est magnifique. La tragédie y atteint son paroxysme. La retranscription dans l'univers médiéval japonais est très réussie. Les acteurs sont bons. Les décors sont sublimes (de magnifiques montagnes vertes). Les scènes de guerre font preuve de beaucoup de réalisme. Les stratégies guerrières sont très intéressantes à suivre. On voit que le réalisateur a vraiment investi de l'argent dans ce film lorsque l'on regarde la dimension épique des combats, avec des milliers de figurants et de costumes. C'est vraiment impressionnant si l'on se dit que le film a tout de même 40 ans et qu'il ne sort pas des studios hollywoodiens. Peut-être le meilleur film du réalisateur, j'ai adoré.

Black-Night

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3,5Bien
Publiée le 12/02/2017

Première incursion dans le cinéma japonais de ce cinéaste tant reconnu. Il faut bien savoir que tout ce qui touche au cinéma étranger en particulier le cinéma chinois, japonais, et coréen éveille ma curiosité mais également d’autres. Je n'avais pas d'attente particulière envers celui-là mais je savais néanmoins le statut reconnu de ce dernier. L'intrigue s'inspire de la tragédie Le Roi Lear, la pièce de William Shakespeare. Au cœur du Japon féodal du XVIème siècle ravagé par la guerre, le vieux seigneur Hidetora Ichimonji décide de partager son fief entre ses trois fils pour finir ses jours heureux et en paix. Mais les dissensions entre les trois frères plongent rapidement leurs familles, leurs foyers et la région dans le chaos. L'ensemble est lent, long, parfois joliment contemplatif et atypique, mais tout de même assez captivant en tout cas pour moi, tant l'œuvre si particulière attire notamment par son charme visuel. Le côté intimiste fonctionne parfaitement et intrigue beaucoup avec pour ma part notamment les séquences pour ceux qui ont vu le film, entre les personnages de Jiro Masatora Ichimonji et la perturbante Kaede. La violence présente est stylisée et superbement filmée de manière directe tout comme les scènes de batailles. Ce qui manque beaucoup à ce film c'est une bande son plus présente qui ici est beaucoup trop minimaliste de Tōru Takemitsu pour embellir l'ensemble. Elle reste cependant bonne et atypique mais du coup étant donné son manque de présence ça entraîne malgré tout à l'ennui. Le casting japonais est excellent avec Tatsuya Nakadai qui dérange beaucoup, Pîtâ (aussi nommé Shinnosuke Ikehata), Akira Terao, Jinpachi Nezu, Daisuke Ryu, Mieko Harada, Hisashi Igawa, Masayuki Yui tous très bons. Akira Kurosawa signe ici son 28ème long métrage et montre une maîtrise impériale de la caméra avec beaucoup de plans exceptionnels. Pas totalement emballé par l'ensemble mais j'ai néanmoins apprécié le film sans y avoir vu le chef d'œuvre constaté par d'autres, ce qui par conséquent ne me fais donc pas rentrer dans le rang. Ma note : 7/10 !

Top of the World

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 01/11/2016

"Ran" signifie "chaos" en japonais. De chaos, il en est évidemment question ici, tout comme de son corollaire, la désolation. Chaos et désolation de fin du monde (ou au moins d'un monde, à savoir le Japon féodal) où l'amour et la loyauté ne résistent pas à l'ambition, à la cruauté et à la haine, où l'hybris des hommes les mène à leur perte, sans que l'on puisse décider si leur mort est voulue des dieux ou si ces derniers la déplorent (voir la plainte finale de Kyoami et de Tango, celui-ci se faisant l'incarnation du coryphée). Le tour de force du film est néanmoins de faire sourdre de cet univers verrouillé un élan de lyrisme et de flottement au bord de l'abstraction quand Hidetora, proche de basculer dans la folie dans la seconde partie du film, erre dans une nature sauvage d'où la violence paraît tenue à l'écart. C'est évidemment un leurre, le personnage se remémorant les horreurs dont il fut lui-même coupable: personne ici ne peut faire le mal sans en payer les conséquences. Mis en scène avec la rigueur et l'assurance d'un vieux maître au sommet de son art, "Ran" est une splendeur esthétique traversée de fulgurances sidérantes (inoubliable gerbe de sang qui gicle pour signifier la mort de Kaede) doublée d'une vision au scalpel, dure mais sans complaisance, de la folie des hommes quand il est question de pouvoir : un chef-d'oeuvre impressionnant de sécheresse.

rogerwaters

Suivre son activité 53 abonnés Lire ses 868 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/09/2016

Ran est un nouveau chef d’œuvre pour Akira Kurosawa qui parvient à filmer des tableaux de maître, tout en racontant une magnifique histoire de vengeance et de cruauté. Inspiré par le roi Lear, on sent l’influence de Shakespeare à chaque instant, tout en étant brillamment transposé dans le Japon féodal au cœur des luttes de clan. Marqué par un humanisme constant qui permet de transfigurer les personnages, le long-métrage est certes lent et plutôt bavard, mais il n’exclut aucunement les morceaux de bravoure. On admirera notamment ces plans de toute beauté sur des champs de bataille où gisent les corps décharnés et déchiquetés des combattants. On sent à chaque instant le dégoût de Kurosawa pour la violence et la guerre. Il en tire une œuvre essentielle qui constitue l’un de ses derniers chefs d’œuvre.

this is my movies

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4,5Excellent
Publiée le 29/05/2016

D'aucuns considère ce film comme le beau de tous les temps. C'est pas faux. D'autres ne voit en "Ran" qu'un film ennuyeux, avec des scènes de dialogues interminables. Ce n'est pas inexact non plus tant Kurosawa use et abuse de ce genre de scènes aux propos parfois redondants. Mais il ne faut pas s'arrêter à ça. "Ran" est, d'un point de vue pictural, un pur chef d'oeuvre. Le réalisateur n'utilise la lumière que depuis 15 ans (et 3 films seulement) et pourtant, il en offre la quintessence. Sa maîtrise visuelle est toujours aussi bluffante, avec des cadres et un découpage qui confine au génie. Plus accompli que jamais, plus sûr de son art, Kurosawa nous vrille littéralement la rétine ) plusieurs occasions et c'est vraiment une tuerie à ce point de vue. Ensuite, son scénario s'attache à décrire le mieux possible les mécanismes de la folie et du drame en cours. Il en résulte un film puissant, brassant de multiples thèmes et montrant avec une froideur clinique les tourments de l'âme humaine. L'héritage de ce seigneur, bâtit sur le sang et la cruauté, va s'effondrer sous ses yeux et il n'y pourra rien. Les scènes d'action sont rares mais c'est une des plus belles réussites du film avec des plans marquants et un travail sur le son et l'image proprement bluffant. Il faut aussi faire attention aux petits froissements d'étoffe de la terrible Kaede, qui annoncent à chaque fois une scène féroce. Les personnages sont bien campés, c'est parfois un peu too much dans l'évocation de la folie mais c'est un film beau, intéressant, subtil, dur à appréhender mais qui comme tout joyau, se mérite et se regarde avec déférence. Un film somme d'un auteur majeur. D'autres critiques sur

tuco-ramirez

Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 1 018 critiques

2,5Moyen
Publiée le 16/05/2016

Japon 16ème siècle, un seigneur vieillissant décide d’organiser sa succession. Il choisit parmi ses 3 fils celui qui prendra la suite. Mais les 3 fils vont se déchirer autour de cette décision. Considéré comme un chef d’œuvre du cinéma mondial et le grand film de Kurosawa, l’indifférence est le sentiment qui prime chez moi après plus de 2h30 longuette, parfois pesante… mais heureusement éclairées par des fulgurances esthétiques et scénaristiques. Kurosawa, très Shakespearien ici, adapte dans l’univers des samouraïs le fameux « Roi Lear ». Et il parvient très bien à traduire en tragédie sa fresque médiévale pour en faire un vrai opéra du chaos (« Ran » en japonais). Peut-être ai-je été totalement hermétique à tous les codes de l’opéra ? Longs dialogues lyriques épuisants, sur jeu des acteurs dont en tête le vieux Hidetora et la femme vampire Kaede, scénographie très composée voire ampoulée, ouverture et fermeture de portes comme un rideau symbolisant les actes d’une pièce,… Ensuite, le scénario avait pourtant tout pour être passionnant. Pour moi, ce film tient ses promesses uniquement pour son esthétisme : les batailles filmées comme des ballets très colorés et hyper chorégraphiés, photographie, décors (les châteaux incendiés ont été construits au pied du Mont Fuji pour l’occasion), les costumes (même si le costume immaculé du vieux Hidetora reste blanc comme neige malgré ses errances en pleine nature sauvage !!!). Un projet démesuré plus beau que bon.

Bertie Quincampoix

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 731 critiques

3,5Bien
Publiée le 10/05/2016

S'inspirant du Roi Lear de Shakespeare en le transposant dans le Japon féodal du XVIème siècle, Akira Kurosawa réalisa cette fresque guerrière aux images impressionnantes, longue (2h40) et au scénario complexe. En résulte un film ambitieux et violent sur les intrigues du pouvoir, la famille, la vieillesse, la solitude, le pardon et le remord.

JimBo Lebowski

Suivre son activité 196 abonnés Lire ses 860 critiques

3,5Bien
Publiée le 26/04/2016

Esthétiquement parfait, rien à redire à ce niveau, on peut screenshoter 90% les plans et les afficher sur les murs à la maison, la mise en scène est une nouvelle fois à la hauteur de l’ambition de la réadaptation de l’oeuvre de Shakespeare, tout comme la reconstitution qui se jumelle admirablement aux décors, franchement on y est, il n’y a aucun doute. Ce qui m’a principalement intéressé c’est le personnage du seigneur Hidetora (interprété par le très expressif et non moins excellent Tatsuya Nakadai), de voir cet homme trahis et destitué par la rapacité de sa propre descendance, tout ce qui tourne autour de lui jusqu’à la fin est génial, la scène de l’assaut où il ressort du temple en feu est extraordinaire. Le passage que j’ai vraiment adoré et qui me restera principalement en mémoire c’est lorsqu’il trouve refuge dans cette hutte miteuse et que l’aveugle lui joue un air de flute, et là on perçoit dans son regard que c’est la fin, qu’il est au fond du trou et voit sa vie défiler devant ses yeux, au point de limite en faire un AVC ensuite, c’est tellement beau et fort. J’ai aussi beaucoup aimé les batailles en dur, les cadres élargis, l’aspect grandiose des déploiements de forces, Kurosawa ne triche pas avec sa mise en scène et tout est coordonné au millimètre. Ce qui m’a par contre moins séduit ce sont les enjeux militaires et cette conspiration du personnage féminin que je trouve sans réel machiavélisme, ça se joue en sourdine, on est un peu loin du "Château de l’Araignée" à ce niveau là, de même pour ce souffle de magie qui manque cruellement, l’ambiance est moyenne, où paradoxalement la picturalité est folle et la bande son souvent très bonne, c’est presque frustrant, il y a cependant des petits moments de grâce, mais qui viennent toujours du personnage de Hidetora, toujours. PS : Un des thèmes musicaux me rappelle beaucoup un de ceux de John Williams sur "Jurassic Park".

thiolg

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2,0Pas terrible
Publiée le 23/04/2016

Hé bien il ne se passe pas grand-chose de palpitant. Le suspense ne prend pas, et surtout pas dans les batailles. Les trahisons se succèdent mais le drame se déroule sans rebondissements. Trois heures de belles images qui sont toujours les mêmes, c'est long.

Loïck G.

Suivre son activité 81 abonnés Lire ses 822 critiques

4,5Excellent
Publiée le 16/04/2016

Je ne sais trop ce qu’il faut retenir de cet embrasement cinématographique qui 30 ans plus tard flotte à nouveau comme l’étendard d’un cinéma renaissant. L’émotion qui s’empare de scènes flamboyantes, même dans l’intime et la pénombre, la maestria des séquences belliqueuses (sans bruit, c’est remarquable) et cette peinture féminine que Kurosawa morcèle avec une acuité inédite. Nos historiens du cinéma ne se sont pas encore penchés sur ce volet très particulier au réalisateur japonais. Il faut apprécier la manière dont il conduit sa lady Macbeth dans « Le château de l’araignée » à Dame Kaede qui pour «Ran » va mûrir tranquillement sa vengeance à l’égard du clan Ichimonji. Shakespeare l’a bien aidé, mais sa perception du mal et de la cruauté prend une tournure encore plus maléfique sous l’influence de sa caméra. Le regard à l’image de l’œuvre est sombre, pessimiste, mais Kurosawa y grave une beauté secrète et elle aussi très profonde. Comme indestructible, contrairement au monde qu’il vient de nous présenter. Avis bonus Certains chapitres figurent dans d’autres versions des films de Kurosawa, mais la somme est gigantesque et la plupart des éclairages fort intéressants. En prime un long et passionnant documentaire sur le réalisateur de la part de Chris Marker. Pour en savoir plus

Grouchy

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4,5Excellent
Publiée le 05/03/2016

Mieux abouti que Kagemusha qui s'est révélé être plus un film d'auteur que de guerre, Ran est encore une fois une démonstration de la sagesse de Kurosawa qui s'est éloigné de sa fougue dans ses plus célèbres films. L'aspect artistique est plus mis en avant, une histoire centrée uniquement sur les familles nobles et non plus sur de pauvres paysans comme ce que faisait le cinéaste autrefois, des séquences fortement inspirées du théâtre, beaucoup d'éléments ont changé depuis. Le spectateur retrouve les vieilles habitudes de mise en scène de Kurosawa, comme l'usage fréquent de la longue focale, les plans typiques de cavalerie à la charge, le grotesque de certains personnages présent mais au minimum. La séquence de siège du château totalement muette, avec de la musique surplombant les images de guerre et de souffrance, est sans doute l'idée la plus remarquable dans ce film. Les plans mettent également en valeur la place du personnage dans le paysage, ainsi que les espaces intérieurs qui sont aussi travaillés. Même si ce n'est plus la veine des Sept Samouraïs ou de la Forteresse Cachée, Ran est un exemple du changement de style d'un grand cinéaste.

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