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Ran
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note moyenne
4,0 1049 notes dont 93 critiques
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Jérôme L.

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4,5Excellent • Publiée le 02/02/2016

Une fresque sensationnelle de la part de Kurosawa. La réalisation est très propre, les costumes magnifiques, et l'histoire introduit des questions touchant directement à la nature de l'homme et à ses valeurs : loyauté, respect des ancêtres ( verticalité ) et fidélité pour la fratrie ( horizontalité ), ou encore préjugés et convoitises. Kurosawa rappelle également que si les femmes ne possèdent pas les capacités de décision dans un système patriarcal, celles-ci sont capables d'influer au plus profond des décisions prises par les grands hommes. Enfin, mention spéciale pour Nakadai qui se grime aussi bien en chef charismatique qu'en vieillard mystique et fou

Docteur Gaius Jivago

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 18/12/2015

C'est au cœur du Japon du XVIème siècle que nous immerge Akira Kurosawa, s'inspirant du Roi Lear de Shakespeare pour conter cette histoire où un seigneur tout-puissant va préparer et gérer sa succession avec ses trois fils qui devront se partager ses terres et pouvoirs. Akira Kurosawa va mettre du temps pour préparer et mettre en scène Ran, l'une de ses dernières œuvres plus de 40 ans après ses débuts. Comme avec Le Château de l'Araignée, il adapte le dramaturge anglais et on retrouve à nouveau les thèmes de la folie destructrice humaine, de la soif du pouvoir, des complots et divisions pour y accéder et dans l'ensemble la noirceur et l'idiotie de la nature humaine, prêt à détruire tout un héritage. Peu à peu il met en avant la façon dont cette dynastie familiale va tomber dans la violence, le chaos ou encore la guerre et faire ressortir toute la dramaturgie de son récit. La qualité et justesse d'écriture se ressentent à tous les niveaux, tant dans les thématiques, dont il arrive à en faire ressortir la pertinence et l'intelligence, que dans les personnages et l'avancement de l'histoire. La déchéance prend de plus en plus d'ampleur, le tout sur un passionnant contexte historique. Comme dans sa précédente oeuvre Kagemusha, l'ombre du guerrier, Ran brille par sa mise en scène grandiose et Kurosawa associe des réflexions sur l'homme et sa condition avec une gigantesque fresque guerrière où son inventivité, notamment visuelle, se ressent à chaque seconde, imprégné par une atmosphère désespérée, presque apocalyptique mais terriblement fascinante et majestueuse. L'autre force du film vient de son esthétisme et la beauté des tableaux, souvent marquants, qu'il dépeint, bien sublimée par une magnifique photographie et une reconstitution magistrale (décors, costumes etc). Les chorégraphies sont superbes, notamment les mouvements des soldats et il les orchestre avec grand talent, sachant bien alterner entre les différents tons. Il joue aussi avec divers effets (les couleurs, la fumée etc), sachant ne pas trop en faire et toujours rester dans le ton et l'ambiance du film. Devant la caméra, les acteurs sont impeccables, sachant se fondre dans l'atmosphère du film et participer à l'immersion, totale, du spectateur. Une oeuvre majestueuse, tant sur le fond que la forme où Akira Kurosawa démontre, à nouveau, tous ses talents, ici pour capter la dramaturgie et la noirceur de son propos mais aussi la beauté du contexte et les particularités des combats.

Art_Cinéma

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 20/11/2015

Kurosawa s'impose en maître du Japon à travers Ran. Une fresque majestueuse où les échos dramatiques et amoureux ne cessent de s'échanger aux rythmes des coups de sabres.

Oulinocov

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4,0Très bien • Publiée le 24/12/2014

Filmer avec poésie et grâce, en couleur, tel est l'objectif que relève Akira Kurosawa durant plus de deux heures. Mais outre l'exercice d'endurance, c'est le temps nécessaire (l'occasion) pour Kurosawa d'établir sa doctrine philosophique, sa conception du monde, sa vision de la vie. Car Ran (un exemple de plus dans la filmographie du cinéaste), c'est en quelque sorte la conjonction, le prisme, le point de rencontre entre beauté formelle (plastique et poétique) et beauté meta-philosophique (comprenant morale, psychologie, sociologie). En filmant les ravages de la guerre, Akira filme un homme qui perd la raison. En filmant la déchéance d'un vieillard, Akira met en exergue la fausseté du monde qui l'entour, entre trahison fratricide et manipulation matrimoniale. C'est ainsi qu'Akira en réalisant un film sur une querelle dynastique se déroulant au XVIe siècle au Japon, il compose un traité sur l'honneur et le déshonneur, sur l'ignominie et la tolérance, sur la naïveté et la fidélité, sur l'incompréhension d'une génération à une autre, sur l'intemporalité du monde... L'ensemble, écrit sur un ton de peur et de folie... ; l'ensemble, ayant pour toile, une composition chromatique virtuose !

ghyom

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3,5Bien • Publiée le 25/05/2014

Ran de Kurosawa reprend la trame du Roi Lear de Shakespeare. C’est une adaptation très libre mais qui garde intact l’articulation de l’histoire et les thèmes de la corruption par le pouvoir, de la vengeance, de la folie. Ici c’est donc un seigneur japonais : Hidetora qui divise le pouvoir entre ses 3 fils. Son benjamin prédisant les malheurs d’une telle division se verra répudié pour son honnêteté et la remise en cause des choix de son père. L’aîné, devenu chef du clan, ne tarde pas à vouloir affermir son statut. Ce père, toujours en vie, est une gêne. Bien aidé par une épouse manipulatrice, il finira par bannir son père. Cherchant refuge chez son 2è fils, le seigneur Hidetora se verra à nouveau rejeté et errera en compagnie de son fou et d’un guerrier resté fidèle. Esthétiquement Ran est tout simplement magnifique. Les vastes paysages s’animent des couleurs des différents clans. Les scènes de batailles sont extrêmement prenantes et j’ai particulièrement apprécié celle du château sur fond musical sans aucun son diégétique et ces plans d’un Hidetora catatonique alors que des flèches enflammées traversent l’écran. Néanmoins, sur le fond, Ran manque un peu de sentiment. Le sur-jeu des acteurs, fortement influencé par la tradition théâtrale japonaise, en est peut-être la cause. Je n’ai pas eu ce problème dans Rashomon mais c’est une fable philosophique, l’attachement au personnage n’est pas essentiel, ni dans Les 7 Samouraïs grâce à l’humour de Toshiro Mifune ou encore dans Dersou Ouzala car le jeu est plus « classique », mais ici ce sur-jeu m’a parfois dérangé. Ran reste malgré tout un bon film esthétiquement bluffant.

Cosmicm

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3,5Bien • Publiée le 22/05/2014

J'ai du mal à mettre la note maximale de par son statue culte. L'histoire est bien, le film bien réalisé (normal pour du Kurosawa !), et il y a quelques passages humoristiques. Mais je n'arrive pas à accrocher totalement. Surtout réservé aux amateurs de films épiques à l'ancienne.

fandecaoch

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3,5Bien • Publiée le 18/05/2014

Ran : Directement inspirée d’une œuvre de Shakespeare (Roi Lear) est cela ce sent même si ils ont fait ça a la sauce japonaise. Mais on y voit les différents thèmes chers à Shakespeare : l’amour, la trahison, la guerre entre des familles et surtout la fin qui est très tragique comme d’habitude chez Shakespeare. Donc, cela donne une fresque assez bien foutu avec une drôle dose d’humour grâce a certains situations et personnages, surtout le vieux père. Car, c’est un veille homme qui va bientôt mourir et qui doit donner son empire a l’un de ses trois fils : qu’il est le plus méritant. Donc, on va avoir le droit à une dispute de pouvoir. Mais malgré ce bon scénario, le film est assez mal rythmé avec pas mal de longueur. Normalement, le film de plus de 2H30 devrait être irréprochable et prenant mais pas la, dommage que on s’ennuie un peu. Sinon, la réalisation est assez majestueuse. C'est-à-dire, les décors naturelles et l’ambiance japonaise est vraiment unique. Donc voila, un Akira Kurosawa long mais cela vaut le coup d’œil.

vinetodelveccio

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4,0Très bien • Publiée le 09/03/2014

Un film magistral à la beauté fascinante. Le grand maître Kurosawa délivre encore une fois un film de samouraï absolument renversant. Épique, dense et romanesque, le récit est d'une grande profondeur et les personnages, d'une grande complexité sont fascinant à suivre. L'histoire est belle et dramatique, mais le cinéaste n'en oublie pas de prendre de la hauteur sur son récit avec humour grâce notamment à un délicieux personnage de bouffon et à une ironie permanente. La réalisation est une vraie splendeur, et les immenses moyens dont dispose le réalisateur sont utilisés avec bonheur et finesse.

oldsport

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2,0Pas terrible • Publiée le 07/02/2014

Après Kagemusha ,AK nous refait le coup de la vaste fresque au temps du japon féodal: quasiment 3h de palabres sur une question : à qui vais je léguer mon royaume? ça débute bien pourtant : ce plan où 4 samouraïs scrutent le paysage alentour chacun dans une position différente & où l'on retrouve le thème du point de vue cher à AK (Rashomon) mais ça se complique très rapidement avec 45 min de discut histoire de planter le décor & un chef sénile qui n'en finit plus de mourir puis de ressuciter: à la fin on ne souhaite qu'une chose :mais qu'il crève bon dieu !vu le bazar qu'il a mis dans son clan. Enfin bref la projection a fait office de purge absolue:3h de théâtre avec le même dispositif: 3 personnages & un plan fixe...Je m'attendais à un film épique surtout en voyant les différentes images sur google ,or ce n'est pas du tout un "braveheart nippon" mais plutôt un théâtre intime avec très très peu de scènes d'action...bon courage

Maître Kurosawa

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 14/01/2014

Un film sur la fracture entre un père et ses fils, sur le pouvoir et la veangance. Situé dans le Japon du XVIème siècle, cette histoire se distingue d'abord par sa grande modernité, comme souvent chez Kurosawa. Mais cette merveille du septième art ne s'arrête pas à l'évocation de thèmes aussi passionnants que traités avec une profondeur inouïe. La grandeur du film réside aussi dans sa beauté formelle, avec des images semblables à des tableaux, et un travail remarquable sur la sang qui a rarement été aussi rouge, et sur le cadrage des champs qui participe à l'effet de réel. Et si le réalisme tient une place importante, que dire alors de la dimension mystique! Celle-ci s'incarne dans la folie de Hidetora Ichimonji, et se révèle aussi inquiétante que fascinante. L'esprit de Ichimonji semble se partager entre la Terre et un au-delà indéfini, et propose alors une abstraction nouvelle dans le cinéma de Kurosawa. Une oeuvre d'une immense richesse, tant d'un point de vue formel que thématique, et par conséquent, importantissime pour le cinéma.

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