Deux hommes dans la ville
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147 critiques spectateurs

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Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 octobre 2016
Je n'irais vraiment pas jusqu'à qualifier ce film de chef-d'oeuvre, car il est long et pas très dynamique. Le casting est bon certes, mais cela ne suffit pas et le scénario a beau décrire la peine de mort, il ne m'a pas emballée. Si vous aimez le duo Gabin-Delon et ne connaissez pas encore "Le Clan des Siciliens", tourné 4 ans plus tôt, ruez-vous sur ce dernier, grandiose.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2016
Un drame aux intentions tout à fait louables, où les acteurs sont tous excellents dans leur différents registres. Cependant, cet ensemble se retrouve quelque peu plombé par trop de bons sentiments et par un soupçon de manichéisme.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 juillet 2016
Il ne se passe presque rien durant le film... Un petit accident et le reste est d'un ennui... Le scénario avait de l'allure mais le duo Gabin / Delon est sans saveur. Il n'y a pas assez d'émotion, le jeu est neutre, les dialogues sont plats... Et le plaidoyer final est facile, manque de subtilité.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2016
Un José Giovanni classique, efficace, avec un bon sujet. Du cinéma simple et un peu caricatural certes, mais qui se laisse voir avec un certain plaisir, en dépit de ses lourdeurs.
Le casting évidemment est pour beaucoup dans l’attraction du métrage. Gabin, Delon, Bouquet, et quelques seconds rôles prestigieux, le film frappe fort, et on sent le métrage à thème qui a attiré des acteurs probablement engagés sur le sujet. Gabin est vieillissant et on peine un peu à croire qu’il soit toujours un actif en le voyant, mais sa prestance est toujours là, et il s’en tire bien face à un Alain Delon surprenant et très juste, plein de sobriété. Michel Bouquet est un commissaire particulièrement détestable, et il le campe bien, tandis qu’on s’amusera aussi de voir Mimsy Farmer, une petite lueur de charme dans un film assez dur et viril, caractéristique du cinéma de Giovanni.
Le scénario est évidemment emmené par son thème : la peine de mort. Le film souffre d’une narration un peu chaotique, et de certaines lourdeurs, assez caricatural, qu’au demeurant j’ai vu plusieurs fois dans le cinéma du réalisateur. C’est traité avec un côté brut et assez empesé, qui pourra laisser parfois dubitatif, reste que la dernière partie est meilleure, revenant à une certaine sobriété de ton et s’avérant plus subtile. Du coup on garde quand même une bonne image finale du film. L’ensemble paraitra tout de même un peu longuet et forcé, mais ça reste plutôt agréable à suivre.
Visuellement je souligne un travail sobre, un peu pépère il faut être franc. Giovanni reste tout de même un artisan un peu limité, et son film s’en ressent : la mise en scène manque d’imagination, les décors restent corrects mais ne sont pas super bien exploités, la photographie n’a pas de relief particulier. C’est un cinéma un peu lourd, brut de décoffrage, pas désagréable certes, mais avec un film sur la peine de mort, des séquences de procès… une mise en scène plus recherchée aurait pu apporter plus de relief au propos. Heureusement il y a quand même l’excellente partition de Philippe Sarde, pointure dans le domaine.
Deux hommes dans la ville est donc un film à voir, pas désagréable, mais qui manque un peu d’envergure pour le sujet traité. C’est proprement fait, mais il manque ce grain de force, de vigueur, qui aurait pu donner un résultat beaucoup plus puissant. 3.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2015
Un grand classique des années 70, la confrontation de Delon et Gabin. Ce dernier est absoluemnt magistral et impeccable. Que de beaux rôles dans sa fin de carrière, souvent en patriarche. Delon lui offre une belle réplique .A noter la très bonne prestation de Michel Bouquet en commissaire , obsétionnel. Giovanni sait bien tirer les ressorts du polar à la française.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2015
Le réalisateur caricature beaucoup ces personnages et les enjeux. Cette exagération permet néanmoins d'appuyer fortement les propos louables du metteur en scène. Il dresse un piètre portrait de la justice française qu'il descridibilise totalement !
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2015
José Giovanni, ancien prisonnier condamné à mort (puis gracié et libéré), signe ici un film engagé dans une France pompidolienne qui attendra encore 8 ans pour abolir la peine capitale.
Dans le contexte actuel, la charge paraît maladroite et manichéenne, mais à sa sortie en 1973, "Deux hommes dans la ville" avait marqué les esprits, d'autant que son propos est renforcé par le casting prestigieux et catalogué "conservateur" (Gabin et Delon notamment).
D'ailleurs la distribution est le principal atout du film, Giovanni parvenant à réunir la fine fleur du cinéma français des seventies : outre les deux têtes d'affiche, on retrouve en effet Michel Bouquet, Victor Lanoux, Gérard Depardieu, Bernard Giraudeau ainsi qu'une collection de "gueules" de l'époque dans les moindres seconds rôles.
En revanche, Mimsy Farmer ne s'illustre guère dans l'un des rares rôles féminins de ce film d'hommes.
De manière générale, la réalisation de Giovanni semble assez approximative, parfois brouillonne, limitée par les contraintes techniques de l'époque et le souci de mettre en valeur Alain Delon, producteur du film.
On se consolera avec l'une des dernières prestations du monstre sacré Jean Gabin, toujours convaincant, et avec quelques scènes marquantes (notamment la dernière) qui jalonnent un récit assez linéaire et peu passionnant.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2015
Après un passé tumultueux au cours de la seconde guerre et dans les années qui suivirent, José Giovanni est devenu le romancier de sa propre vie. Des cinéastes l’ont adapté, avant qu'il ne prenne goût lui aussi à la caméra, avec ce point d’orgue « Deux hommes dans la ville », plaidoyer contre la peine de mort, huit ans avant le discours de Badinter. Avec une affiche en béton menée par le duo Delon-Gabin, et un Michel Bouquet remarquable, le réalisateur aborde frontalement le problème de la réinsertion des prisonniers, entre les policiers qui n’y croient pas et les éducateurs qui se donnent à fond. Plusieurs face à face demeurent aujourd’hui gravés dans le marbre du septième art dont celui de Delon avec le jeune Depardieu. Il n’est pas encore question de passation de pouvoirs, ni de transmission, mais plutôt d’un duel à distance qui se joue à travers les mailles d’un filet de scénario, l’ancien et le jeunot, figure de style que l’on retrouve ici encore plus affirmée avec Delon et Gabin. Plusieurs séquences sont tout à fait marquantes dans cet excellent film dont l’interrogatoire de Bouquet sur Delon, bien mené, par le réalisateur ou l’inspecteur de police, allez savoir la symbiose est parfaite. A noter aussi l’utilisation de la voix off, d’une écriture parfaitement orale (ce que les français habituellement n’arrivent pas à faire). Le récitatif façon Gabin demeure un modèle du genre.

Avis bonus Avec quelques documents d’époque, vidéos et photos, de nombreux commentaires sur et autour du film. On apprend encore beaucoup …
Pour en savoir plus
Cthulhu Mantis
Cthulhu Mantis

38 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2015
Voila une petite pépite dans le cinéma Français des années 70. Chaque dialogue qu'il soit dans les scènes ou la narration du film sont à encadrer. José Giovanni que l'on sait de collabo et de truand ou il n'est pas aller par quatre chemins. Son passage à la réalisation alternant avec ces écrits donc est issu ce film est sans doute son meilleur et un des plus intimiste. Déjà par l'engagement de deux hommes dans la ville par le thème de l'univers carcéral, la liberté, la justice et son administration et politiquement engager contre la peine de mort qu'était la guillotine à cette époque.

Qu'on est pour ou contre la peine de mort, on ne peut rester indifférent au sort réservé a Gino Strabliggi. Elle réunit également un duo à part qu'incarne Alin Delon et Jean Gabin qui font agréablement vivre le film et semble se confondre avec leurs personnages respectifs qui leurs ressembles tant dans leurs vies. Jean Gabin en éducateur est magistral et impérieux. Alain Delon quant à lui camp un de ces plus beau rôle, dommage de ne plus le revoir dans un personnage d'une telle envergure.

A noter les apparitions de Gerard Deapardieu et de Bernard Girodeau qui débutes dans le métier. Un michel Boucquet venimeux à souhait en inspecteur essayant de faire replonger Gino Strabliggi à nouveau lui va comme un gant. Un petit coup de cœur pour Cécile Vassort qui à je ne sais quelque chose qui fait son charme.

Deux hommes dans la ville peut se regarder de deux manières, l'histoire du film ou bien par son coté socio-politique qui pourrait être comme un témoignage de cette époque de l'anatomie de la justice. Ce film est une belle leçon de cinéma pour ceux qui veulent se lancer dans le milieu du carcéral qui ces temps ci sont niais, sans âme et qui n'a aucune philosophie.

La musique de Philippe Sarde est sublime très empreint de mélancolie et me poursuit au fin fond de mes pensés. Un film difficile sur un sujet délicat mais qui est traité avec sobriété, soins, justesse qui est déchirant de tristesse.
rocky6
rocky6

47 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2016
Très beau film servi par un duo magistral. Gabin est formidable en éducateur luttant contre le système judiciaire et Delon offre une aussi une très belle prestation en voyou harcelé par la police. Le film aborde aussi l'épineuse question de la peine capitale (sujet qui fait débat dans les années 70). A voir sans aucun doute.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2015
Difficile de mettre autre chose que 3 étoiles tant ce film est agaçant, il contient autant d'arguments intelligents que d'autres stupides et détestables. Il est par sa présentation le reflet du cinéma populaire français des années 70 et bénéficie de la présence de grands comédiens pas toujours bien utilisés. Seul Alain Delon est remarquable par son jeu varié et sensible, sa beauté et son charme rendant encore plus agréable son jeu. Le coté positif est sa prise de position contre la peine de mort dans le cas rapporté malgré la malhonnêteté intellectuelle de certains personnages dont le pire n'est pas forcement l'inspecteur Goitreau. Les cotés négatifs sont la mise en scène lourde et appuyée et les dialogues destinés à transformer les spectateurs en vengeurs. ''Deux hommes dans la ville'' est sans doute un des films qui ne laisse aucune place à une analyse du fonctionnement de la justice, elle est ici considérée comme un fléau à faire disparaitre. Par ailleurs, c'est l'avant, avant dernier rôle de Jean Gabin qui semble ici bien fatigué et se contente de paraitre, il a une telle ''Aura'' que personne ne s'en plaindra. Michel Bouquet reprend son rôle de ''comptes à rebours'' mais il est si excessif qu'il perd sa crédibilité. Quant à Depardieu débutant, c'est jouissif de le voir s'opposer à Delon ne serait ce que une minute.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 janvier 2015
"Les écrits restent et les fonctionnaires passent". Une telle réplique ne pouvait sortir que de la bouche de Jean Gabin face au magistrat qui l'interpelle sur le cas du braqueur récidiviste Gino Strabliggi joué par Alain Delon. Jean Gabin en éducateur spécialisé auprès de détenus pour essayer de les réinsérer dans la société, c'est assez singulier pour être souligné. Il parvient à trouver du travail à Gino. Mais le sort va s'acharner contre ce dernier. Il va tomber sur un salopard de flic borné, l'inspecteur Goitreau, incarné par un Michel Bouquet implacable qui fera tout pour le faire tomber en allant jusqu'à harceler la compagne de Gino, Lucy jouée par Mimsy Farmer. Le thème aborde le dossier épineux de la peine de mort, à une époque d'autant plus sensible que le film se déroule un an après l'exécution de Buffet et Bontems à la peine capitale. José Giovanni s'est saisi d'un sujet qu'il connaît bien pour avoir été lui-même condamné à mort. Il en a fait un réquisitoire contre une sentence extrêmement lourde prononcée envers un homme que la malchance ou le hasard a précipité dans les profondeurs du crime malgré lui. Alain Delon sublime son personnage en lui donnant une force et une vérité indissociables. Giovanni traite la question avec habileté et conviction.
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2014
Un très beau film, qui a le malheur d'être toujours actuel quarante ans plus tard. Peu de fausse note, la place de l'éducateur est très bien représenté d'autant plus à l'époque où la profession se construisait encore. Il est vrai que le point central du film est très court comparé au prélude sur l'histoire de Gino et de sa relation avec Cazeneuve. Mais il est lourd de sens, dénonçant l'injustice mais également la peine de mort encore active. D'ailleurs le long monologue de l'avocat sur la question m'a semblé un peu déplacé au vu du contexte mais pourquoi pas. Le casting est super, un duo Gabin / Delon qui fonctionne à merveille. Et si vous ne l'avez jamais vu, je vous le recommande fortement, j'ai passé un excellent moment, même si j'ai pris ma place d'éducateur dans les dernières scènes à vouloir casser la Tv.
lost 4/8/15/16/23/42
lost 4/8/15/16/23/42

20 abonnés 338 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2014
ce film est un chef d'oeuvre à voir absolument cela vaut le coup .
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2014
Un superbe film avec un casting tout ce qu'il y a de plus alléchant : le tandem de stars Gabin-Delon, (ce sera du reste la dernière fois que les acteurs joueront ensemble) et le dernier grand succès de Gabin avec près de 2,5 millions d'entrées en salles ! Delon a dû rentrer dans ses fonds puisqu'il est également producteur de ce film. Michel Bouquet est lui aussi captivant dans son rôle de flic cynique, méchant et borné, comme Jacques Monod en procureur sarcastique et impitoyable, comme certains seconds rôles : Victor Lanoux méconnaissable, Robert Castel, et deux débutants à l'époque qui font leurs premières armes au cinéma : Giraudeau et Depardieu.
José Giovanni (mort en Suisse à 80 ans en 2004), le réalisateur, a su aussi s'appuyer sur un scénario simple (beaucoup devraient en prendre de la graine) mais qui fait mouche : dans une des répliques de Gabin figure cette citation : "les écrits restent, et les fonctionnaires passent".
Giovanni a été réellement un mauvais garçon et avant sa rédemption avait été condamné lui-même à la peine de mort : il avait pu sauver sa tête en obtenant la grâce présidentielle, et c'est le sujet controversé en 1973 de la peine capitale qui est évoquée ici. Dans le rôle du condamné à mort qui vit ses derniers instants, Delon est sublime !
Je viens de revoir ce film sur une bande restaurée par Pathé : puisse-t-elle rester le vestige de ce passé où les chances de réinsertion des détenus étaient bien minces, et du temps de la guillotine dont les jeunes auront peine à croire qu'elle ait pu exister.
willycopresto
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