Juste avant la nuit
Note moyenne
3,5
280 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

44 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
8 critiques
3
20 critiques
2
8 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juillet 2021
"Juste avant la nuit" est un chabrol de mauvaise facture. Le rythme est d'une lenteur assommante, c'est complètement soporifique. Le film ne retrace que la culpabilité d'un homme nomme Charles Masson (Michel Bouquet), ses plus profonds regrets et son besoin d'être jugé pour le mal qu'il a fait. Michel Bouquet joue très juste et Stéphane Audran jouant sa femme égale à elle-même en très bonne actrice. Dommage que Chabrol n'est pas su donner plus de dynamisme à cette lente descente aux enfers d'un homme meurtri par le remord.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2019
J'en un peu marre que chaque film de Chabrol soit systématiquement analysé comme une critique de la bourgeoisie. Le thème est celui de la culpabilité, de son poids et de son partage, le film aurait pu se dérouler dans n'importe quel milieu. Remarquons à ce propos que Dostoïevski l'a traité ans "Crime et Châtiment" et que ce dernier ne se livrait pas à une critique sociale. Le film maintenant : il est lent, certaines scènes sont très sombres et les dialogues deviennent vite gavants. Coté interprétation Audran est fabuleuse, Bouquet déçoit, mais le rôle était difficile, Perrier est transparent. Quant à Henri Attal et Dominique Zardi, n'ayons pas peur des mots, ils sont ridicules.
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 août 2019
malgré toute la sympathie ( à cause de son coté bon vivant ) et le respect qu'il m'inspire car il a quelques très bons films à son actif, j'ai toujours soupçonné Claude Chabrol d'une certaine paresse en ne sortant pas de sa zone de confort qui consiste de manière non imaginative à dénoncer systématiquement l' hypocrisie bourgeoise ( satisfaisant une partie de la critique et de ses spectateurs qui n'attendent que cela)
Dans le film on voit Michel Bouquet après avoir tué sa maitresse (rien que ça ) sortir en toute quiétude de l'appartement, fréquenter le bar du coin, prendre une double rasade de whisky ( quand même)et rencontrer par hasard dans ledit bar son meilleur ami qui est précisément le mari de la maitresse tuée une heure avant et avec qui il va échanger des banalités.
Plus loin dans le film, il va sans que l'on sache trop pourquoi ( étant un personnage insondable )éprouver le désir de se confier à sa femme qui sera plus embêtée par le fait d'avoir été trompée que par le crime lui même.
Sa femme se montrant trop compréhensive , il va se confier au mari de la maitresse tuée qui manque de bol, va se montrer aussi compréhensif .
Michel Bouquet se montrant toujours insistant, un second crime va être commis pour préserver la quiétude de la vie bourgeoise.
d'ou un film qui à force de montrer des bourgeois totalement impavides manque totalement de vie et tout en traitant de la mort est mortellement ennuyeux.
Et quoi de plus convenu dans les années 70 succédant à mai soixante huit de denoncerl'hypocrisie du mode de vie bourgeoise en montrant la froideur confinant à l'opacité des personnages car comme on le sait tous les bourgeois enfermés dans leurs conventions, ne vivent pas vraiment (justifiant du coup le jeu inexpressif des acteurs) .
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2019
Inégalement séduit par le cinéma de Claude Chabrol, « Juste avant la nuit » fait partie des titres que je retiendrais. Étude de caractères (et de mœurs) complexe voire troublante, le cinéaste se plaît à nous emmener vers des chemins que l'on n'aurait pas vraiment imaginé, évitant tout spectaculaire sans jamais tomber dans une routine pesante ou ennuyeuse. Ici, ce qui l'intéresse, c'est l'humain et rien d'autre, dans ce qu'il a à la fois de plus sombre surtout, sans pour autant verser dans un cynisme facile. On sent que tout est très réfléchi, contrôlé, maîtrisé, à l'image de nombreuses situations qui, par un mot, un geste, un regard, en disent souvent beaucoup plus qu'une longue explication. Cette intrigue est difficile à croire et pourtant, c'est le cas : le dispositif scénaristique, l'évolution du héros est tel que cette culpabilité débordante dont chacun spoiler: veut l'absoudre
nous parle étrangement, le rendant presque touchant. Après, c'est du drame bourgeois. L'interprétation du trio, à la diction presque « technique », peut déconcerter. Mais ce sont quand même de sacrés acteurs, avec une présence, une allure dont peu peuvent se targuer aujourd'hui. Et puis bon, pour la gent masculine : Stéphane Audran, quoi. La plus belle femme de France, sans doute. Quelle merveille. Mais je digresse dangereusement. Bref, voilà une œuvre qui aurait pu vite virer au pensum existentiel prétentieux, s'avérant finalement une peinture intelligente et complexe à laquelle il n'est nullement interdit de s'intéresser. Une réussite.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2019
Chabrol filme l’introspection. La difficulté d’accepter la réalité. L’ambiance est sombre et la parole libératrice.
Le procédé n’est pas habituel. Ici il y a le regret et les aveux. En vérité la trame se déroule non par une enquête policière mais par une confession.
Pas mal du tout.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2019
Ce film, c'est l'histoire d'un homme, M. Bouquet, qui, en tout début de film, tue sa maîtresse lors de jeux sado-masochistes.
Avec de film, Chabrol nous fait participer à une enquête policière ou presque.
Car la police y joue un rôle clé, Bouquet ayant affaire au même policier pour différentes affaires.
C'est donc le calvaire d'un homme qu'on va suivre. Qui va finir par craquer complètement ne pouvant conserver ce secret plus longtemps.
Pourtant il est soutenu par ces proches, à qui il va finalement tout avoué.
Sa femme, en premier lieu, jouée par Stephane Audran (on est toujours dans l'ère Stephane Audran).
Plutôt en retrait, femme de maison, c'est pourtant elle qui va avoir un rôle déterminant.
Elle va aider son mari et s'aider elle-même. Il faut parfois sauver les apparences.
Et ensuite, son meilleur ami, joué par F. Perier, qui le soutiendra, lui accordera son pardon, malgré toutes les révélation que Bouquet va lui faire.
Perier va même le supplier d'oublier tout ça, comme il l'avait d'ailleurs déjà conseillé à la meilleure amie de sa femme qui voulait aller à la police ayant plus que des soupçons sur le rôle de Bouquet dans l'assassinat.
Bref ce film met en avant le rôle des apparences, car malgré le fait que Bouquet ne soit en rien inquiété, c'est lui-même contre lui-même, et faire la paix avec soi-même est très important.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2018
Du Chabrol c'est du Chabrol, ä chaque film c'est un chef d'oeuvre, mais bon les comédiennes et les comédiens sont ternes et complètement immobiles. Ils ne bougent pas, ils sont inexpressifs. Le film devient fatiguant à la longue. On attend la fin. L'histoire est intéressante néanmoins, mais le film pouvait être plus vivant.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2018
J'attendais beaucoup plus de ce drame, notamment à la vue de son histoire et de sa distribution. Mais pas d'inquiétude il s'agit tout de même d'un film de qualité.
Sonia K.
Sonia K.

22 abonnés 157 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 avril 2017
Film assez barbant, lent, plutôt bien joué par S Audran et M. Bouquet, plutôt mal par F. Perrier qui ne réagit ni à la mort de son épouse, ni à l' annonce qu' elle le trompait, ni aux révélations de son ami qui lui avoue être le meurtrier. L' ensemble assez invraisemblable et ennuyeux. Tout traîne en longueur pour arriver à un dénouement molasse. Bref, du Chabrol. Intérêt très limité.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2016
Audran-bouquet deux acteurs fétiches de Chabrol. Bouquet assassin par accident se retrouve très mal a l'aise par rapport a son meurtre. Sa conscience le torture et ne se voyant pas inquiéter par l'enquête, il fini par avouer a sa femme et aussi a son ami mari de la victime, son horrible crime. Comme souvent Chabrol traite des petits travers de la bourgeoisie. Un rythme quelque peu "piano-piano" mais néanmoins plaisant.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2014
Très grand cru de Chabrol qui clôt presque sa période noire (La femme infidèle, Que la bête meure, Le boucher) tout juste suivi par le non moins sublime Les noces rouges. A croire que l’époque était obsédée par l’idée que les bourgeois ne pouvaient être punis de leurs crimes car comme dans "Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon" (Elio Petri 1970), le pauvre Bouquet - une fois de plus démoniaque de folie – aura beau s’accuser auprès des siens, il ne trouvera personne pour demander réparation de la mort d’un être humain. Comme si dans cette société corsetée de la fin des sixties rien ne devait déranger l’ordre établi et surtout pas des amours saphiques bourgeoises qui dégénèrent. L’ambiance est étouffante au possible, accentuée par ces maisons avant-gardistes conçues par l'architecte François Tellier (François Périer) qui donnent une tonalité glaciale à l’ensemble. spoiler: On souffre avec Bouquet qui n’aura d’autre solution que la mort donnée par sa femme pour enfin trouver la paix. Deux morts au final mais les choses seront restées en l’état et l’image de chacun sera sauve
. Quand on voit la charge érotique que dégageait Stéphane Audran à cette époque ,on comprend mal qu’elle n’ait pas pu assouvir les fantasmes du pauvre petit Charles (Michel Bouquet) était peut-être tout simplement rempli de panique devant l’ampleur de la tâche. Enfin, ne nous égarons pas.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2014
Juste Avant La Nuit est sans doute le film de Chabrol le plus violent à l’égard de la bourgeoisie. Le réalisateur dresse une galerie de personnage prêt à tout pour conserver leur réputation et leur confort (mensonges, déni et même meurtre). L’ambiance instauré tout au long du film est glaçante, pleine d’hypocrisie et de non-dits. Au final, une question persiste: le personnage le plus monstrueux est-il vraiment celui qu’on croit?
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2013
C'est l'un des films les plus troublants de Chabrol. Pas le meilleur (rythme un peu lent, mise en scène et esthétique plutôt plan-plan), mais l'orientation du scénario a de quoi surprendre. D'abord, la situation criminelle classique est ici inversée, puisque le meurtrier ne cherche pas à cacher son crime mais à le faire connaître et condamner. Ensuite, Chabrol développe une belle ambiguïté en sondant son terrain social de prédilection, celui de la bourgeoisie française. Il brosse le portrait d'un bourgeois tiraillé entre différentes aspirations, les siennes et celles de son milieu, contradictoires et paradoxales, douloureuses et fatales. Sur un plan personnel, ce Charles Masson fait le grand écart entre l'expression de pulsions destructrices, dans le cadre d'un amour extraconjugal, et un impérieux désir d'ordre moral, que l'on peut penser tout empreint de culture catholique. Un besoin autodestructeur de pénitence et de rédemption. Cette trajectoire tourmentée est placée sous le signe de la souffrance et du plaisir mêlés : des jeux de l'amour SM au dolorisme de la quête du châtiment. Mais au-delà de ce cas de conscience individuel, le vrai noeud du drame se noue à une autre échelle, au niveau collectif. Car l'ordre moral qui hante tant le personnage principal s'oppose à un ordre social. Un ordre bourgeois qui peut tout accepter sous le sceau du secret et de l'hypocrisie, si l'on n'égratigne pas le vernis des apparences et de la respectabilité, si l'on ne déstabilise pas ce qui est confortablement établi...
Tout en pesanteur psychologique, impitoyable dans son dénouement, Juste avant la nuit constitue peut-être la critique la plus implacable du réalisateur contre le monde bourgeois. Le film est porté par l'intensité et la subtilité du jeu de Michel Bouquet. La composition de Stéphane Audran, quant à elle, fait froid dans le dos. Enfin, on note l'apparition non créditée de Michel Duchaussoy qui était, deux ans plus tôt, l'acteur principal de l'excellent Que la bête meure, du même Claude Chabrol.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2013
On pense un peu à "La Femme infidèle", un des meilleurs Chabrol, sauf que de cocufié Michel Bouquet passe à cocufieur et inversement pour Stéphane Audran mais par contre il conserve son rang d'assassin...
Sans atteindre la maîtrise de "La Femme infidèle", "Juste avant la nuit" est un beau représentant de la période pompidolienne c'est-à-dire la meilleure du réalisateur, qui malheureusement par la suite virera trop dans le téléfilmesque.
Le côté habituel du cinéaste "critique et décortication de la bourgeoisie et de sa manie de vouloir sauver à tout prix les apparences" n'apparaît qu'au dernier moment et de manière brutale, en fait ici c'est surtout le portrait dostoïevskien d'un homme rongé par le besoin d'être jugé très bien interprété par Michel Bouquet.
Pour résumer, "Juste avant la nuit" est donc un portrait psychologique réussi plus qu'une quelconque critique de la bourgeoisie ou une intrigue policière.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mars 2013
Claude Chabrol aborde donc dans ce film plusieurs thèmes comme la culpabilité, l’amitié et l’amour dans le milieu de la petite bourgeoisie française dont il aime tant se moquer avec grande finesse à travers ses nombreuses réalisations.

Ici, le coupable ne cherche pas à fuir et ne supporte pas longtemps le poids de son crime. Un crime charnel, résultat d’un jeu sadomasochiste qui a mal tourné. Il l’avoue d’abord à sa femme qui ne semble pas plus bouleversée que ça et ne le blâme absolument pas. Le fait de partager son lourd secret va permettre à Charles de le supporter pendant quelques temps, mais les remords et le sentiment de culpabilité reviennent vite le ronger. Il décide donc de tout avouer à son meilleur ami en personne et lui demande même de porter plainte contre lui afin qu’il soit jugé pour sa faute et ainsi libérer son esprit de ce crime qui lui torture l’esprit. Mais encore une fois, le résultat de son aveu n’a pas du tout l’effet escompté. Son ami ne paraissant aucunement rancunier à son égard et lui conseillant même d’oublier toute cette histoire. Cette réponse ne fait que plonger Charles dans un tourment encore plus profond. Leur discussion se termine d’une façon qui résume bien la situation: « Charles: – Ne te force pas à empêcher notre amitié de mourir si tu sens que ce n’est plus possible ». François lui répondant comme si de rien n’était, impassible: « A demain Charles… ».

Chabrol ne tombe pas dans le cliché du politiquement correct et de l’attendu et laisse son coupable seul avec ses démons. Le comportement de sa femme est très ambigüe. Elle ne parait pas touchée et refuse que son mari se rende à la police, mais est-ce pour le bien de ce-dernier ou plutôt pour son bien à elle, sa grande maison, ses enfants, son petit confort bourgeois? Pareil pour le mari veuf/cocu qui souhaite peut-être garder une certaine réputation, ne se souciant guère du malaise ressenti par son « meilleur » ami et le besoin qu’il a d’être jugé pour sa faute… Le réalisateur du Beau Serge (1958) décrit donc ici un des côtés sombres de la nature humaine, très bourgeois, qui ne pense qu’à sa pomme, à son petit bien-être, sous-couvert d’ »aider son prochain ».

Comme souvent chez Chabrol, la réalisation est toute en sobriété et la mise en scène très maitrisée. La tension va crescendo pour amener à une fin ambivalente et que l’on peut imaginer comme finalement salvatrice pour Charles.

Le casting est très bon, avec en tête, le duo Michel Bouquet/Stéphane Audran, déjà réunis dans La femme infidèle (1969), dont le sujet comportait d’ailleurs plusieurs points communs avec ce film là.

Juste avant la nuit est un film assez sous-estimé, mais surement l’un des tous meilleurs de Claude Chabrol, pas loin derrière Que la bête meure (1969) ou Le boucher (1970), autres grands films de ce réalisateur génial, vestige d’un âge d’or du cinéma français.

Venez nous rejoindre sur le blog "lecinemadughetto" pour venir voir et donner votre avis sur d'autres critiques de film! A très bientôt!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse