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Thibault F.
83 abonnés
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2,5
Publiée le 19 mai 2016
Encore une fois, c'est extrêmement difficile de juger du Gus Van Sant. Lancement de sa "tétralogie de la mort", Gerry parcourt l'histoire de 2 survivants extrêmement bavards, sans ressources nourricières et minérales, perdu dans un désert. Ces 2 personnages sont campés par des acteurs ayant une certaine aura dorénavant avec la figure de Casey Affleck et de Matt Damon. Au delà d'une réalisation novatrice et d'une photographie splendide qui joue sur les échelles (la petitesse des personnages dans l'immensité du désert), le film ne parvient pas à décoller un seul instant à cause d'un scénario vide d'intérêt et des dialogues qui sonnent creux. Je ne suis pas contre, bien au contraire, de l'apport important de dialogues néanmoins, il faut être honnête en voyant "la qualité" de ces dialogues qui ne décollent jamais. L'ennui s'installe alors très vite réveillant le spectateur par moment pour son atmosphère (livide comme des zombies) et son attachement à connaître le destin de nos personnages. Dispensable.
4,5 car le coter expérimentale m'a plus bien que très long, il faut plus de film expérimentale dans l'industrie du Cinema. La ou l'oeuvre est intelligente est dans ses plan large qui rendent le film épic, et ses non dit avec les personnages en contre jour où ont comprend toute l'étendu de leur galère et les émotions qu'il éprouvent.
Si Van Sant a tenté de filmer une histoire en temps réel, il a vraiment gagné son coup. Les longs plans-séquences se succèdent sans interruption, d'un plan d'ensemble du paysage jusqu'aux gros plans des visages des acteurs en train de marcher. Mais le film aurait mieux marché si le cinéaste avait emprunté une autre ligne au montage. Car oui, c'est trop long, mais beaucoup trop long, même pour les cinéphiles endurcis. Apparemment Van Sant voulait coller la lassitude du spectateur à celle des personnages perdus dans le désert. Bonne excuse mais ça ne fonctionne pas ; le même film raccourci en court-métrage avec les mêmes plans, c'était la meilleure solution. Et les dialogues sont presque creux, c'est pour dire. Le spectateur passe son temps à faire avance rapide, pour tomber sur un moment concernant la relation entre les protagonistes, et rebelotte, c'est reparti pour 15 minutes de randonnée interminable ! Finalement, le concept du film est intéressant au départ, mais en long, ça ne passe pas.
( ? ) Mon résumé ainsi que mon ressentit tient entre cette parenthèse. Un film énigmatique en tout point, j'étais avertit par le coté expérimental de ce film d'ou mon appréhension. Qui plus est les déserts m’inquiètent depuis quelques mois, le traumatisme Twentynine Palms se fait toujours ressentir. Je me suis torturé l'esprit, je me suis infligé toutes sortent de théories fumeuse, Ami ou Ennemi ? Sont-ils vraiment deux ? Est-ce la fin de tout ? Quelques indices sont dispatchés de-ci de-là mais trop complexe ou trop halluciné pour moi ... Les réponses apportés par les critiques de la profession ou celles des mes comparses " Allocinéins " ne m'ont pas beaucoup aidé et c'est peut être pas plus mal. Gerry rejoins les films énigmatiques tel que Lost Highway ou Mulholland Drive de David Lynch, Les Cendres du Temps de Wong Kar-Wai ou encore dans un registre quelque peu différent mais tout aussi barré La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorsese ! Le speech bien singulier de ce film fait sa réputation, Gus Van Sant place le premier parpaing de sa trilogie existentielle accompagné par ses deux comédiens Matt Damon et Casey Affleck tout deux crésités à la fois comme acteurs mais également comme scénaristes. Les deux comptent leurs mots, sa ne les empêche pas d’être divins et très présent. Les paysages sont somptueux, Gus Van Sant filme les lieux comme un personnage à part entière, la scène ou Gerry ( Affleck ) est perché sur son cailloux est d'ailleurs très drôles et excessivement siphonné pour mes yeux ébahis ! Ce long métrage à un véritable univers, on le sent dès la première scène, la déambulation de cette voiture accompagné par la composition d'Arvo Part est très singulière. La seconde utilisation du talent de ce compositeur est pour moi le moment le plus magique du film. Donc, oui ce film est brillant, oui il est rude mais dans l'ensemble cet création tiens du génie et dénote totalement avec les films dit habituel et c'est aussi une raison qui fait que le cinéma est-ce qu'il est !
le flou artistique est appelé ici génie par les uns "moquage de figure" par les autres! mon coeur balance devant ce film déroutant dérangeant fait a l'économie de moyen et d'effet! que nous raconte ce film ? j ai ma théorie mais comme l'auteur n avait pas d’arrière pensée et a préféré laisser ces fans se tordre la cervelle... Je ferai comme lui et ne me prononcerai pas!!
Pendant quelques 30 minutes, on pourrait croire à un film prétentieux et soporifique qui, mis à part quelques échelles de plans intéressantes, semble rester hermétique et inaccessible. Puis se déposent quelques traits de piano sur une caméra qui ne cesse de tourner avec une si douce lenteur autour de nos personnages, à la façon de boîtes à musique éphémère pour enfant à recharger sans cesse pour que la musique recommence. Là, ces quelques notes de piano semble venir sans cesse apporter foi à la caméra pour que la ronde autour des deux personnages (un à un) ne se termine et recommence. Tout est justifié. Toutes ces lenteurs interminables, tous ces plans de paysages, aussi magnifiques soient-ils, toutes ces scènes si protégées. Tout le passé semble se colorer, prendre une ampleur. Nous pouvons à présent déguster, plan par plan, scène par scène, les œuvres de GVS. Tout ce qui s'ensuivra : les paysages, les personnages, mélangés à la maîtrise technique magique de GVS sera si doux, si pénétrant, si fondant, délicieux. Nous sommes à présent rentrés, prisonniers des montagnes de Gus Van Sant.
Film laborieux qui traine inutilement en longueur sur de nombreuses séquences. On a l'impression que le réalisateur s'est laissé croire que seul de beaux paysages suffiraient à porter un film. On aurait aimé des dialogues plus travaillés, des personnages qui réagissent plus violemment face à ce qui leur arrive (ce qui se rapprocherait plus de la réalité) et enfin un scénario plus étoffé (on a tout de même du mal à croire à ces randonneurs qui s'aventurent hors des sentiers balisés sans eau, nourriture ni boussole). Hormis la musique assez jolie, quelques plans intéressants et le fait que le réalisateur arrive tout de même a trouver une fin à son film, tout le reste n'est qu'un ennui profond.
Après avoir visualisé les exceptionnels "Elephant" et "Paranoid park" du maître, j'ai voulu m'attaquer à ce film un peu plus méconnu, et il faut dire qu'il n'y a pas photo : celui-ci est extrêmement difficile à regarder. Les scènes sont encore bien plus longues que dans les deux films précédemment évoqués, ici on subit, alors que dans les autres il y a un intérêt visuel ou sonore. Les deux acteurs n'ont rapidement plus rien a se dire et la caméra n'est pas exceptionnelle alors on ne profite pas vraiment des décors. Je regrette que Gerry n'ait pas été réalisé aujourd'hui avec un peu plus d'expérience et de maîtrise.
En laissant le bénéfice du doute au réalisateur, en se laissant peu à peu gagner par les enjeux du film (l'amitié, l'errance et la mort), on pourra reconnaître dans ce périple long et monotone une traversée aux qualités hypnotiques incontestables.
16 171 abonnés
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3,5
Publiée le 6 octobre 2016
Jean Patrick Capdevielle l'avait bien compris lorsqu'il chantait : « Quand t'es dans le dèsert depuis trop longtemps, tu t'demandes à qui ça sert toutes les règles un peu truquèes, du jeu qu'on veut t'faire jouer, les yeux bandès...» Gus Van Sant aussi! Mais dans un style bien à lui : hypnotique, envoûtant, fascinant! il faut un total investissement de la part du spectateur pour voir cette errance pas comme les autres! On retrouve tout ce qui fait le style du rèalisateur, un style dont toutes les qualitès èclatent ici! En fait, il s'agit d'une oeuvre très personnelle de Gus Van Sant, une sorte de mirage du 7ème art où le cinèaste s'investit totalement par le choix du visuel et du silence! Mais aussi film d'auteur qui sait filmer au mieux de longs plans-sèquences souvent audacieux pour tomber bien des conformismes! Dans les rôles principaux, Matt Damon et Casey Affleck y sont remarquables! Qui sont-ils ? Où vont-ils ? A noter que "Daft Punk's Electroma" (le premier long des Daft Punk) se rèfère à cet ovni filmique! Au delà de cet anecdote, Gus Van Sant s'attache à dècrire deux personnages spoiler: (Gerry ne serait-il pas finalement un seul et même personnage ?) en attente, en devenir, se gardant bien de conclure pour eux, avec un final qui conduit à son paroxysme! Dèroutant...
Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est différent! Si on se s'y attend pas, c'est la claque assurée! Cela aura été mon cas, d'où ma surprise dont je ne sais si elle est bonne ou mauvaise! Je ne m'attendais pas à si peu de dialogues à ce schéma si minimaliste.... c'est très déstabilisant pour ne pas dire plus lorsqu'on s'attend à voir un film lambda. J'ai vite fait la comparaison avec "All is Lost" mais celui-ci est encore plus dur à appréhender puisqu'il n'y a pas d'autres actions que de la marche, et très lente la marche! C'est osé de la part de Van Sant et je comprends que certains n'accrochent pas mais c'est quand même intéressant à voir je pense de par son originalité.
Gus Van Sant est le meilleur auteur de sa génération , tout en finesse avec des plans séquences fantastiques, nous suivons la traversée de ces deux personnages comme si nous y étions. Casey Afleck et Matt Damon y sont remarquable de justesse. Un chef d'oeuvre.
Ce film est un chef-d'œuvre, l'un des films le plus ambitieux de l'histoire du cinéma. Plutôt que de vous fumez un joint regardez "Gerry", il provoque un effet planant de désorientation, de remise en question, et de bouleversement esthétique.