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Un visiteur
4,5
Publiée le 26 novembre 2013
Superbe film !
Il m'a tenue en haleine durant quasiment la totalité. Tristement beaux, Les acteurs sont excellents et les personnages incroyablement "humains". Un beaux film où on ne mise pas sur le physique des actrices mais sur leurs talents.
Un jolie coup de coeur pour l'actrice Eileen Walsh qui est splendide dans ce film !
Bref un très beaux film qui aurait bien mérité la note de "Chef d'oeuvre" s'il n'y avait pas eu ce petit moment dans le film où j'ai faillit m’ennuyer...
Dans cet Alcatraz irlandais, où ces jeunes filles entrent pour des raisons injustes (pour notre époque?) et pour ne plus y sortir, où l'évasion est improbable et les fuyardes meurtries par un extérieur hostile, dans lequel les maton(e)s sont en noir et blanc et d'une impitoyable méchanceté pratiquant violence et humiliation, où les détenues sont esclaves et luttent souvent contre elles-même. Non, non, ce n'est pas d'une prison dont le film fait écho mais d'un couvent comme il en existait en Irlande jusque dans les années 90. En adoptant le parti d'une réalisation sobre et plutôt classique, Peter Mullan concentre ses efforts dans la mise en scène pour tirer le meilleur de son récit rude et percutant, mutilant des actrices étonnantes qui se donnent corps et âme dans des rôles bien ingrats. La charge contre le catholicisme (extrémiste?) et la gente masculine (tous des sal.....) est particulièrement féroce et radicale, frôlant parfois la caricature, sans y tomber vraiment pour autant. Un flm coup de poing dans le milieu des religieuses où "bonnes" et "soeurs" n'ont jamais aussi bien été mal ensemble.
3 étoiles pour une réalisation des plus classiques, presque sous la forme d'un biopic mais une 1/2 étoile en plus pour le sujet et son côté dramatique et malheureusement vrai. On en finira jamais de dénoncer à juste titre l'oppression que fut la religion catholique (ou protestante), il y a encore si peu de temps, et toutes celles qui persistent encore de nos jours, toutes religions confondues. C'est désolant et déchirant. Il est à souhaiter qu'un jour viendra où tous les fanatiques de Dieu demanderont pardon aux hommes pour tout le mal qu'ils auront fait sur terre à leurs congénères.
Un film d'une grande finesse, à la fois violent, radical et profond. Peter Mullan dévoile un pan de l'histoire irlandaise assez méconnu, où l'enfermement, la privation et l'humiliation rappellent souvent les si nombreux films réalisés sur les camps nazis. Le réalisateur délivre ici un film de femmes, délicat mais brutal, un peu à la Jane Campion. Car, comme chez la néo-zélandaise, la photo est splendide et certains cadrages sont tout simplement magnifiques. Le scénario est poignant, les personnages attachants ou détestables et la narration est plutôt maîtrisée même si on a parfois du mal à se repérer dans le temps.
Dénonçant l’existence de ces couvents de la Madeleine, un drame saisissant qui témoigne des dérives du catholicisme en Irlande à travers le récit poignant du calvaire de ces femmes enfermées pour honte sociale. 4,25
Un drame sentimentaliste, fleur bleue, et donc pas très concret (j'ai horreur de ça quand c'est prononcé, j'ai tout de suite les images d'un soap sous les yeux). Une réalisation classique qui donne un petit film simple comme tout du début de notre ère sans que ce soit ancrée dans ma mémoire sur le long terme et c'est bien là mon problème avec les œuvres trop classiques : je les oublie sur le long terme. Une vision manichéenne bien mis en évidence ce qui est assez embêtant déjà que le film donne dans le sentimentalisme (les musiques, le doublage, le caractère sensible des personnages... C'est dommage, mais je m'y attendais). Je partage les mêmes pensées du scénario : qui de manière modérée dans sa critique, va à l'encontre des principes de l'église et lui dévoile une face des plus hypocrites qui soit (ce qui est horripilant, en sachant que ces établissements ont existé. On ne peut imaginer l'enfer que connaît une femme à qui on ôte toute forme de liberté et d'appartenance à la féminité). Les actrices sont formidables, touchantes. Un film dur par les mœurs rigoristes qu'elle affiche mais qui aurait pu aller plus loin encore dans sa critique...
Un huis clos fort et brutal. Le film fait passer un sentiment de révolte contre les conventions et surtout la religion qui les dicte. Cette dernière étant la seule référence devient une prison mentale pour tout le monde à la fois pour l entourage des filles qui ne voit que la seule issu du couvent pour les "sauver" et pour les filles elles mêmes prisonnière à la fois de corps et d esprit. La mise en scène est absolument remarquable, j en veux pour preuve la dramatique scène d ouverture qui va donner d emblée le ton du film et instaure déjà le sentiment de révolte que j évoquais plus haut. Un film sur l importance de l auto affirmation, sur l ivresse du pouvoir ( le personnage de la Soeur principale est proprement ahurissant et parait d une justesse confondante) et enfin sur l l'aliénation provoquée par les religions et les doctrines. C est simple mais c est grand.
Etre révolté, choqué par l’existence de ces institutions (le dernier couvent-prison n’a été fermé qu’en 1996!) Entendre résonner la phrase « You’re not a man of god, You’re not a man of god » Les scènes d’humiliation à répétition qui mettent mal à l’aise
Un chef d'œuvre, tiré d'une histoire vraie sur la honte des Laveries Irlandaises tenues par des Soeurs... Leur devise : Marche ou crève... Témoignage poignant sur la souffrance endurée par des jeunes femmes reniées par leur famille. La dernière laverie a fermée en1996 ce qui amène à réfléchir, jusqu'où pouvait aller le droit de l'église en Irlande
Ce film tiré d’une histoire vraie « Les couvents de la Madeleine » est tout simplement excellent et bouleversant. Tous les acteurs sans exception sont criants de vérité et sont d'une justesse remarquable. Un vrai régal !! Le grand Peter Mullan filme avec force, finesse et authenticité le destin de ces femmes qui ont perdu une partie de leur vie dans ces couvents-prisons. Il est évident que le film dérange de part l’hypocrisie et l’exploitation inhumaine perpétrée par des représentants de l'Eglise Catholique. On ne peut éprouver que de la colère à la vue de ce métrage, d’autant plus que l’existence de ces couvents a perduré jusqu'en 1996. Comment a-t-il été possible? Merci à Peter Mullan de nous avoir ouvert les yeux sur cette tragédie et en même temps, d’avoir rendu hommage à toutes ces femmes. Hautement recommandé.
Le ton général est inspiré et sobre, axé autour des actrices, de leurs regards et de leurs traumatismes. La caméra lit sur les visages comme dans des livres ouverts sur une tristesse indicible, et sur un silence imposé au couvent comme a l’extérieur où aucune émotion ne s’exprime. Peter Mulla dénonce une société Irlandaise hypocrite et écrasante de bigoterie. L’Eglise en prend largement pour son grade, de l’argent gagné par ces esclaves à bon compte qui expient leurs péchés, aux humiliations et punitions physiques, en passant par la sexualité brutale des sœurs comme des prêtres. Entre les murs de ces prisons qui ne disent par leur nom, la vie semble aussi glaciale que la pierre, mais son inextinguible force sauve ces jeunes filles, envers et contre tout.
Lion d'or au Festival de Berlin, "The Magdalene Sisters" ne me disait trop rien. Disons que le synopsis ne me branchait pas des masses. Mais bon, qu'importe, regardons le film quand même. De Peter Mullan, je ne le connaît que comme acteur pour son rôle dans le récent "Tyrannosaur" de Paddy Considine que je n'ai toujours pas vu d'ailleurs. Après les deux heures passées à regarder les "filles perdues" se faire martyriser par les soeurs, on remarque que le long-métrage reste classique dans sa forme ainsi que dans son fond. Mullan parvient à faire partager une émotion proche de l'oppression et de la haine vis-à-vis du comportement des soeurs par rapport aux filles envoyées dans ces couvents. Dans ce sens, le film est réussi ou les sentiments touchent directement le spectateur et implique ce dernier dans les injustices mises en scène. On se met dans la peau de ces femmes jugées déshonorées par leurs familles, on partage leur haine, leur volonté de s'enfuir, leurs souffrances. Toutefois, le bémol imposé réside en cette vision trop classique de la réalisation. Vision beaucoup trop classique. Les personnages principaux sont manichéens de même que les "méchantes". On se retrouve face à l'éternelle confrontation entre le bien et le mal avec une réflexion certes véridique mais qui aurait mérité plus profond traitement. En gros, on se contente d'être obstiné de par la manière dont les jeunes femmes sont traitées et de par la violence dont étaient capable les bonnes soeurs se proclamant "filles de Dieu" (vive la paix et l'amour les enfants!), et c'est tout. La morale reste simple et ne cherche pas à aller au plus profond des choses. Ainsi, "The Magdalene Sisters" est un film qui laisse l'amère impression de rester tout en surface du sujet sans aller au plus profond des choses. Dommage car le second long-métrage de Mullan aurait pu être vraiment bon, mais l'ensemble reste trop superficiel pour être pleinement digne d'intérêt.
The Magdalene Sisters relate une histoire vraie : celle de jeunes filles qui ont été placées contre leur gré dans un pensionnat-prison tenu par des "bonnes" sœurs. Quel était leur crime ? Être filles-mères, avoir eu des relations hors-mariage ou tout simplement être jugées trop aguicheuses. L'interprétation et la réalisation étant à la hauteur, on ne peut que recommander ce film. A voir et à faire voir !
Un film très poignant mais extrêmement dur sur l'idiotie et l'hypocrisie de la religion. C'est une histoire qui met en colère, encore plus quand on sait qu'elle est inspirée de faits réels. Les trois actrices sont formidables, on vit avec elles les souffrances de la vie au couvent et on se réjouit de leurs actes de rébellion et leur sursaut d'orgueil. Par contre, ce film laisse une image désastreuse de la religion ....
15/20 : On ne peut qu'être révolté à la vue de ce film. Le réalisme de la description du couvent par Peter Mullan fait froid dans le dos. Nos premiers sentiments sont l’indignation, la colère allant parfois jusqu’au dégoût. Le personnage principal, Margaret alias nora – Jane Noone à laquelle on s’identifie dès le début devant l’injustice à laquelle elle fait face, reste digne et combative. Un film dérangeant de vérité (c'est tiré d'une histoire vrai), on est captivé par ces trois interprètes qui sont bouleversantes de simplicité. Un film qui rend hommage à ces femmes qui ont perdu leur jeunesse et parfois leur raison dans ces murs. Sans oublier que ce système a perduré jusqu'en 1996, ce qui est proprement surréaliste et inimaginable ! « The Magdalene sisters » nous transporte dans un univers inconnu dont on voudrait sortir le plus vite possible.