Jason_The_Butcher
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5 - Chef d'oeuvre
Avec un sujet proche de Goodbye Lenin, Depuis qu'Otar est parti évolue dans une atmosphère de mensonge : c'est bien plus politique que le film allemand, ce monde de mensonge, souvenir du rôle de Staline auprès de la Georgie. Cette vision politique reste discrète, tout le film reposant sur la subtilité et la justesse, pour ne pas agresser les sens sans pour autant négliger l'effet sur le spectateur. Se dessine alors un portrait de trois femmes (qui effacent l'idée de protagoniste) parentes, trois générations fortement liées, comme le montre d'entrée la scène d'ouverture, belle grâce à son calme et sa simplicité. Esther Gorintin, alors âgée de 90 ans, interprète très justement la grand-mère, Eka : une étonnante prestation que peu d'acteurs, de son âge ou pas, pourraient égaler. Le jeu de Nino Khomasuridze reste correct sans être mémorable, et celui de la jeune Dinara Droukarova se distingue des autres, peut-être parce que le rôle est plus complexe et offre donc plus de possibilités. Ce minimalisme concernant les personnages et les caractéristiques de temps et de lieux permettent de se concentrer sur ce mensonge qui révèlera tout de la personnalité de ces trois femmes. A noter que les deux scènes finales sont émouvantes de sincérités plus que n'importe quelle autre du film. Julie Bertucelli livre un exemple parfait de ce que le cinéma d'auteur a de mieux à donner.
Ajoutée le 25 août à 16h07
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