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kinophil
23 abonnés
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4,0
Publiée le 24 septembre 2012
Symbole de la jeune génération américaine désenchantée de la fin des années 60’, le héros est en rupture. Il refuse la voie pré-tracée du modèle familial, veut changer, être ailleurs mais ne sait pas ce qu'il cherche, et ne trouve pas de réponse dans aucune de ses rencontres, femme, copain de chantier, famille. Alors il fuit, laisse tout derrière lui pour oublier son passé. Superbe Nicholson, charismatique qui porte le film en exprimant remarquablement les doutes et les questionnements...sans tic ni grimace.
"Cinq pièces faciles" doit être perçu comme le cri de désespoir de la jeunesse américaine du début des années 70, une jeunesse décontenancée face à la crise qui ébranle pays à cette époque. Une crise causée par les conflits au Viet-Nâm, les mouvements de contestation de la communauté afro-américaine et par les graves problèmes économiques. Dans le film de Bob Rafelson, nous suivons le parcours d'un jeune homme issu d'une bonne famille, ayant reçu une excellente éducation et qui était destiné à devenir un musicien de talent. Seulement Robert (Jack Nicholson) a décidé de tout plaquer. Il est devenu un modeste ouvrier et vit avec une serveuse. Une violente sortie de chemin, un chemin royal qui lui était tout tracé... Jack Nicholson incarne à lui seul l'appel au secours d'une génération qui se sent perdue et qui recherche un monde meilleur... Nicholson parvient à donner à son personnage plusieurs traits de caractère: impulsif, lunatique, nonchalant. Un film méconnu mais qui fait passer un message qui est encore d'actualité...
Ce film, bien qu'imparfait, est un concentré de road movie et de peinture d'une amérique désenchantée qui refuse les valeurs conservatrices et puritaines et se cherche dans la liberté où elle se perd. Nicholson et excellent dans ce rôle de jeune bourgeois en rupture qui ne se trouve nulle part, ne veut pas s'engager dans le couple, l'amour, par crainte de reproduire ce qu'il a fui, condamné à l'errance dans cette quête .... Ce thème, cher aux réalisateurs américains, traduit bien la fin du rêve, du mythe, de l'american way of live qui se fissure !!! Les puits de pétrole se tarissent, la guerre du Viet Nam sert de détonateur à la déflagration contestataire qui bouleversera les fondations ... Le film ne dit pas tout et laisse à chacun la possibilité d'imaginer ce qui a conduit le protagoniste à fuir. Très belles interprétations dans l'ensemble ..
Cinq Pièces Faciles est un film assez complexe à analyser, Jack Nicholson avec tout son talent habituel campe le rôle d'un homme désabusé et qui ne sait plus comment faire pour que la vie lui paraisse moins ennuyeuse. Comparé aux autres membres de sa famille, on sent bien que Robert Dupea a une mentalité totalement différente. D'ailleurs toute cette non-chanlence et cette désinvolture éclate au grand jour dans la scène finale. Un film qui démontre la crise dans laquelle les Etats-Unis se trouvaient dans les années 70.
Le grand Jack est comme toujours très bon. Le problème pour moi, c'est ce vide scénaristique qui caractérise ce film. Je n'ai absolument pas adhéré pour cette raison. Si non, le film parvient tout de même a bien mettre en scène un personnage assez solitaire dans l'âme et qui s'emmerde dans sa vie. Nicholson parvient à bien le faire ressentir mais pour moi ça ne suffit pas.
Bon film, un peu long surtout sur la fin. Jack y joue très bien le gars intelligent et talentueux qui est devenu désabusé, nonchalant, et en même temps on sent quelque fois qu'il veut lutter contre cette voie qu'il a choisi malgré la volonté de sa famille. Film assez complexe à analyser... Très jolie bande son.
"Cinq pièces faciles"(1970)fut l'une des pièces maîtresses du Nouvel Hollywood.Rarement un film parvint à retranscrire aussi bien le désenchantement et le désir de tout plaquer d'une jeune génération américaine perdue.Bob Rafelson adopte un style très européen et précis pour suivre un anti-héros insatisfait du monde dans lequel il vit.Un gars qui a plaqué son éducation prestigieuse et ses talents de pianiste,pour devenir ouvrier pétrolier et vivre avec une serveuse de bar dans une caravane.Un pied de nez rebelle à un destin tout tracé.Seulement,un retour forçé dans le microcosme familial va le confronter à son passé et à son idéalisme bafoué.Ce n'est pas le rôle le plus connu de Jack Nicholson,et pourtant il y est fantastique.Adoptant un jeu minimaliste et saisissant,son personnage est aussi capricieux et lunatique que la mise en scène de Rafelson est méticuleuse et vaguement contemplative.Ou comment même l'homme le plus asocial et le plus individualiste du monde,se voit rattrapé par une réalité propre à décontenancer(amours déchus,liens de filiation douloureux,monde du travail impitoyable).Un homme désséché,au vide existentiel,qui ne peut que le pousser à chercher encore et encore un "ailleurs" meilleur.Eternellement d'actualité.
Le cri de liberté que semble vouloir lancer le film est atténué par le manque de personnalité de la part des personnages. On est en dessous d'un easy rider ou d'un macadam cowboy traitant du désir d'évasion ou de renouveau. Jack Nicholson fut également nettement plus éblouissant dans "profession reporter".
Film imparfait qui a du mal à prendre son envol mais qui réussit une chute vertigineuse au dernier plan du film. C'est l'histoire d'un type qui essaie d'oublier le passé, qui veut changer, qui veut être ailleurs mais qui n'y arrive pas et le film transmet bien le sentiment vécu dans ce genre de passade d'une vie, ces moments où l'on se cherche sans se chercher et où l'on voudrait être quelqu'un d'autre. Nicholson trouve ici son premier grand rôle, à la fois drôle, méchant, cynique et touchant, le monstre qui était en lui ressortait déjà à l'écran et il suffit qu'il pleure à l'écran pour nous nouer la gorge tant son jeu est juste. Mais le film n'est pas un excellent film pour autant, la faut à une première moitié de film bien trop rapide qui n'arrive pas donner le juste ton à cette histoire, entre comédie et drame. Un peu fourre tout et dur à cerner, on a l'impression d'un film simplet mais c'est une fois fini que le long métrage prend tout son sens et fait son petit effet. Dommage car il aurait pu être rangé à côté d'un certain Easy Rider qui avait la même envie de bousculer les codes de l'époque.
Excellent. Par contre je suis vraiment énervée, le synopsis d'allociné qui spoile tout le film en 3 lignes c'est abusé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Un film typique du Nouvel Hollywood : porté par Jack Nicholson, acteur culte de cette période "Cinq pièces faciles" est l'histoire d'une errance, du choix qu'a fait Robert Dupea de ne pas suivre la carrière de musicien qui l'attendait pour finir ouvrier et épouser une serveuse qu'il a mis enceinte. Le personnage ne fait que fuir les institutions, la famille comme le mariage pour vivre sa propre vie qui l'amène à tromper sa femme ou à jouer du piano sur un camion de déménagement. Bob Rafelson met en scène le film avec une certaine énergie malgré l'esthétique un peu vieillotte de la photographie et malgré des inégalités, il y a de très beaux passages.
Cinq pièces faciles est un long métrage plaisant et très intelligent, nous invitant à découvrir une Amérique des seventies qui se cherche et se rejette elle même. Dans ce film, Bobby Dupea, campé par un Nicholson au sommet,simple et terriblement humain, s'oppose à sa condition sociale et fuit tout attachement. C'est donc une fuite en avant illustrée par un road trip d'un bout à l'autre des Etats Unis qu'entreprend Dupea et qui lui permettra de rencontrer un couple de lesbiennes, sa belle soeur, et son père malade, pour finalement se découvrir lui même. Ce film nous laisse quelques scènes d'anthologies (la serveuse au restaurant, le piano sur l'autoroute, la scène finale, ...), et constitue le premier grand rôle de l'acteur représentatif de toute une génération, Jack Nicholson. En un mot, un film capital et toujours d'actualité.
Bob Dupea est un homme perdu. Perdu entre ses origines bourgeoises, qu'il rejette et la pauvre vie qu'il tente de mener aux côté de la naïve Rayette. Pourtant, l'état physique de son père l'oblige à renouer avec ses origines. Jack Nicholson, au comportement éternellement imprévisible, livre une nouvelle fois une belle prestation. Bob est violent, s'en prend à tout le monde et même à lui même...