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    Cinq pièces faciles
    note moyenne
    3,8
    294 notes dont 49 critiques
    répartition des 49 critiques par note
    5 critiques
    16 critiques
    18 critiques
    8 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Cinq pièces faciles ?

    49 critiques spectateurs

    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 6 janvier 2011
    Premier grand rôle pour Jack Nicholson, l'acteur incarne un homme issu du milieu de la bourgeoisie et de la musique qui a évolué à l'image de l'époque des années 1970, c'est-à-dire qu'il a décidé de renier ses origines pour devenir un hippie qui enchaîne les petits boulots et qui passe le reste de son temps à s'amuser, à boire et à faire l'amour. Le film repose bien sur la réalité, les films de nos jours présentent les Américains des années 2010 comme des homme avides de pouvoir et d'argent pour frimer mais oublient cependant d'évoquer les classes ouvrières et les pauvres car il ne faut pas le cacher, tous les Américains ne sont pas fortunés, beaucoup vivent dans des HLM ou carrément dans la rue. Pourquoi ce contraste entre ce film datant de 1970 et aujourd'hui en 2011? Tout simplement parce que notre époque concentre le cinéma sur le rêve et sur l'optimisme autrement dit il n'est pas objectif car le monde occidental est pessimiste seulement de nos jours les spectateurs accourent vers les comédies américaines où est représentée la classe moyenne mais qui ne manque de rien. Mais où sont passés ceux et celles qui n'ont pas trouvé leur voie et qui se cherchent? Le film de Bob Rafelson est finalement beaucoup plus moderne que les comédies d'aujourd'hui car à l'époque, on ne craignait pas de parler de la misère ou des classes ouvrières qui existent encore davantage aujourd'hui. Le film traduit également la bêtise du milieu bourgeois dans lequel le protagoniste a grandi, une famille qui ne vit et qui ne se repose que sur la musique et des rendez-vous avec des intellectuels de pacotille. Le protagoniste est un homme révolté, violent, insolent mais également extrêmement sensible et doué d'une intelligence peu commune et le fait qu'il se retrouve aguiché avec une femme jolie mais peu cultivée explique le déroulement et le final de l'intrigue. Le film dispose d'un scénario bien ficelé, riche et dense et le spectateur savoure autant le rythme du long-métrage que le numéro de Nicholson qui impressionne déjà par son aisance et par sa vivacité. Un bon film!
    Maqroll
    Maqroll

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    4,5
    Publiée le 14 décembre 2011
    Un film culte des années soixante-dix qui n’a pas pris une ride. Les relations entre les êtres sont d’une justesse étonnante pour Bob Rafelson, cet auteur mineur qui, en dehors de ce film, n’a pas réalisé une seule vraie œuvre... c’est peut-être cela qu’on appelle l’œuvre d’une vie ! Les relations familiales avec la fraternité féroce, la filiation et la paternité (les yeux du père paralysé !), les amours adultères, les amours égarées, les amours condamnées… Sobre, sans les tics grimaçants qu’il adoptera plus tard, Jack Nicholson est prodigieux dans le rôle principal de ce fils de famille surdoué qui abandonne tout pour ne pas sombrer dans un sillon trop profond pour lui. A ses côtés, Karen Black et Susan Anspach sont parfaites dans des rôles quasi symétriques. Le rythme de la mise en scène est lent mais adapté à cette chronique d’une Amérique vue à travers un prisme qui est de toute évidence influencé par la culture européenne. Le scénario est admirablement construit et la musique discrète accompagne idéalement cette œuvre délicate au goût parfait.
    Eselce
    Eselce

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    1,0
    Publiée le 29 octobre 2015
    Je me suis ennuyé tout du long. Pourtant fan de J. Nicholson, sa copine est insupportable et lui est semble tout aussi s'ennuyer que moi. Il ne se passe presque rien dans le film, les dialogues sont sans saveurs en dehors de la scène du café et des toasts et du petit "Attention, je me fâche" à la fin. Ennuyeux et sans intérêt, pour moi.
    Der Metzgermeister
    Der Metzgermeister

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    4,5
    Publiée le 18 avril 2014
    Après Easy Rider, Jack Nicholson se lance dans u film où il incarne un anti-héros bagarreur, égoïste, infidèle et désagréable au possible. Nous comprenons que l'homme a renoncer à un destin prometteur de pianiste pour devenir foreur pétrolier. Robert Dupea est l'exemple parfait de l'homme excentrique ( La scène du piano sur la route, ou son duel avec un chien furieux, ou encore sa commande de l'omelette ), en quête de liberté et d'une vie facile. Un joyeux luron, qui ne se plie à aucune règle et qui entretient avec la société un rapport assez complexe. Sa solitude, son ennui, son inssociabilité, et sa quête de nouvelle vie se font rapidement ressentir et pourtant Robert ne semble pas convaincu par les solutions qu'il a de changer de vie. Certes il quitte son job avec dédain, mais la démarche n'est pas immédiate alors qu'il y a belle lurette qu'il a réaliser qu'il pédalait dans la choucroute. Il n'est pas non-plus aider avec sa gourde de femme ( joliment jouée par Karen Black ) qui ne pense qu'à elle et qui ne possède pas une onde de réflexion. Bref, un joli couple de bras-cassés. Après un énième soucis, Robert décide de rendre visite à son père, malade, afin de se réconcilier avec lui. la séquence entre le père et le fils est d'un réalisme touchant. Nicholson est confronter à un jugement silencieux, dont seul le regard est synonyme de compassion. Cette scène résume la prestation de Jack Nicholson, qui demeure irréprochable. Rafelson achève un film horriblement dépressif qui possède le mérite d'être adorer ou bien détester ( D'un certain point de vue, le film est ennuyeux à en crever ou bien la dur réalité vous touchera profondément ) Mais une réaction se fera obligatoirement vis-à-vis de ce drame.
    Akamaru
    Akamaru

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    4,5
    Publiée le 27 avril 2012
    "Cinq pièces faciles"(1970)fut l'une des pièces maîtresses du Nouvel Hollywood.Rarement un film parvint à retranscrire aussi bien le désenchantement et le désir de tout plaquer d'une jeune génération américaine perdue.Bob Rafelson adopte un style très européen et précis pour suivre un anti-héros insatisfait du monde dans lequel il vit.Un gars qui a plaqué son éducation prestigieuse et ses talents de pianiste,pour devenir ouvrier pétrolier et vivre avec une serveuse de bar dans une caravane.Un pied de nez rebelle à un destin tout tracé.Seulement,un retour forçé dans le microcosme familial va le confronter à son passé et à son idéalisme bafoué.Ce n'est pas le rôle le plus connu de Jack Nicholson,et pourtant il y est fantastique.Adoptant un jeu minimaliste et saisissant,son personnage est aussi capricieux et lunatique que la mise en scène de Rafelson est méticuleuse et vaguement contemplative.Ou comment même l'homme le plus asocial et le plus individualiste du monde,se voit rattrapé par une réalité propre à décontenancer(amours déchus,liens de filiation douloureux,monde du travail impitoyable).Un homme désséché,au vide existentiel,qui ne peut que le pousser à chercher encore et encore un "ailleurs" meilleur.Eternellement d'actualité.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 8 avril 2015
    “Five easy Pieces” est la première collaboration de Jack Nicholson avec Bob Rafelson. A l’entame des années 70, les deux hommes végètent sur le plan de leurs carrières artistiques même s’ils viennent d’être associés en qualité de producteurs et d’acteur au succès phénoménal d’ « Easy Rider » davantage reconnu comme le porte-drapeau symbolique d’une génération que comme un réel chef d’œuvre du cinéma d’auteur. Nicholson est dans le métier depuis une dizaine d’années, cornaqué par le roublard Roger Corman qui l’a initié à la mise en scène. Mais sans emploi déterminé il n’arrive pas à imposer son jeu et son physique si particuliers. S’il est nommé pour l’Oscar du second rôle pour « Easy Rider », ce sont bien Peter Fonda et Dennis Hopper les deux bikers hippies qui retiennent l’attention du public. Bob Rafelson à bientôt quarante ans n’a qu’un film à son actif, « Head » (1968) produit et écrit par Nicholson. Par cercles concentriques les deux hommes ont fini par évoluer dans la même mouvance. C’est Nicholson qui fera connaître à Rafelson, Carole Eastman à qui il avait précédemment demandé de rédiger le scénario de « The shooting » (1968), un western de son ami Monte Hellman. « Easy Rider » montrait le rêve hippie se fracasser contre le conservatisme poussé en sous-main par les capitaines d’industrie, inquiets de voir leur modèle de société basé sur la consommation remis en question par des jeunes gens chevelus fumant des pétards. Le cinéma du nouvel Hollywood dont Rafelson au même titre que les Ashby, Altman, Coppola, Penn, Schatzberg ou Scorsese, est un des initiateurs, va durant une petite dizaine d’années scruter les soubresauts qui agitent la société américaine, désorientée par la fin de l‘utopie du flower power et l’enlisement du conflit vietnamien auxquels s’ajoute le refus de reproduire le modèle tant décrié de l’american way of life qui ne semble être dès lors que la seule issue offerte à la jeunesse par un corps social à bout de souffle. « Five easy pieces » et son héros Robert « Eroica » Dupea (Jack Nicholson) reflètent parfaitement ce tiraillement entre deux conceptions de la société. Pianiste virtuose, issu d’une famille bourgeoise, Robert refuse le chemin qui lui est tracé plus par refus du conformisme que mu par un projet de vie réellement motivant. Comme les anciens de la beat generation, Robert a pris la route sans but précis, évoluant un temps dans le milieu ouvrier des plateformes pétrolières. Mais ici comme chez lui, Robert ne trouve pas sa place, n’étant capable que de mettre le doigt sur ce qui le dérange sans d’autre alternative à proposer que sa révolte qui prend souvent le ton du mépris. Un mépris qui s’exprime particulièrement à l’encontre de sa petite amie, Rayette (Karen Black), jeune femme simple et souvent pleine de bon sens qui n’a que son amour à offrir. Le partage des valeurs ouvrières n’amuse plus Robert qui profite de son surplus d’éducation pour en tourner en dérision les comportements sociaux comme dans cette scène particulièrement cruelle au bowling où il ridiculise deux jeunes écervelées venues naïvement le séduire. Robert est en réalité un bourgeois qui découvre amèrement que l’on n’échappe pas à son milieu d’origine si facilement et qui saisit la première occasion (la maladie de son père) pour tenter de s’y intégrer à nouveau. Mais là encore les vieux démons ressurgissent et lui font adopter cette attitude de censeur un peu hautaine qui ne l’a pas quitté depuis le début du film. Ce refus de se plier à tous les codes lui sert de prétexte pour justifier tous ses débordements comme au bowling, au snack ou de retour chez son père quand il séduit la compagne de son frère. Dans ce portrait d’un jeune homme au fond assez égocentrique et abject, Rafelson a sans doute mis un peu de lui-même, ayant quitté sa famille bourgeoise à l’âge de quinze ans pour faire un tour du monde dont par la suite il fantasmera les péripéties. Il trouve en Jack Nicholson qui n’a pas son pareil pour exprimer la lassitude et la colère rentrée, un alter ego de premier choix qui lui permet d’exorciser un peu de ses tourments sur l’écran. Par-delà le douloureux portrait de Robert qui lui sert de passerelle, Rafelson montre de la plus belle des manières comment les différentes strates de la société sont quasi génétiquement irréconciliables. Si tout au long des saynètes qui se succèdent, Rafelson égratigne un peu tout le monde, souvent de manière assez comique, des hippies aux réunions intellectuelles dans les salons cosy de la société wasp en passant par les soirées prolétaires trop arrosées après la journée d'usine, il montre malgré tout une certaine tendresse pour les classes laborieuses symbolisées par Rayette avec son franc-parler et son cœur de midinette, interprétée par une Karen Black confondante de sincérité qui était déjà de l'aventure d' "Easy Rider". Confronté à ses propres contradictions par Catherine, la compagne de son frère qui lui montre l'inanité de sa démarche, Robert n'a plus qu'à reprendre la route seul non sans avoir montré une dernière fois sa lâcheté abandonnant Rayette dans une station service. Le propos du film, expression désabusée du malaise d'une certaine génération se suffit à lui-même mais il n'aurait pas toute sa force sans la présence d'un Jack Nicholson qui trouve enfin à 33 ans un rôle à sa mesure où il fait montre d'un jeu alternant à bonne dose la retenue et la colère sans toutes les mimiques qui bientôt l'amèneront souvent à la limite de la boursouflure. Si vous voulez voir Jack Nicholson à son meilleur, courez le voir à ses débuts chez Rafelson vous ne serez jamais déçu.
    fade_away
    fade_away

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    5,0
    Publiée le 13 février 2007
    c'est largement au-dessus d'easy rider selon moi. C'est pas un grand film mais c'est sombre, très gris, et cynique. C'est un coup de coeur, en fait. C'est sans doute le film qui a changé le statut de Nicholson.
    EtdussE
    EtdussE

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    4,5
    Publiée le 26 janvier 2016
    Rayette : - "You love me, baby?". Bobby, hésitant : - "What do you think?". Vraisemblablement le personnage de Jack Nicholson semble peu enclin à s’étendre sur ses sentiments. On retrouve en lui un peu de l’insolent Han Solo sur le point d’être cryogénisé dans l’Empire contre-attaque, lorsqu’il répond "I know" à une princesse Leïa elle aussi amoureuse. Bref, la figure de l’homme aventureux et macho avait pas mal de succès dans ces décennies-là à Hollywood. En l’occurrence, dans Five Easy Pieces, Bob Rafelson entend nous initier dans un voyage en quête de l’origine de ce "What do you think ?" prononcé par Bobby Dupea. Le film nous donne alors à pénétrer, non sans effort, dans l’intimité d’un homme qui ne se dévoile jamais, par crainte de décevoir sans doute. Bobby travaille sur un site de forage pétrolier en tant qu’ouvrier. Il mène une vie sans grand intérêt au milieu de nulle part. Il gagne quelques dollars, les joues aux cartes avec ses collègues ou au bowling avec ses amis, puis rentre le soir auprès de sa femme, une serveuse un peu cruche amatrice de programmes télévisuels niais interprétée à merveille par une Karen Black au strabisme déconcertant. On apprend très vite qu’il n’est pas qu’un simple ouvrier, mais qu’il fût aussi pianiste de talent. D’ailleurs, un matin, sur la route du travail, alors bloqué par des embouteillages, il découvre un piano chargé sur le camion qui le précède et décide d’en jouer. Alors, pris par ce souvenir, il est porté, avec le camion, hors des embouteillages en même temps qu’il sort de son corps et s’élève vers son ancienne vie. Il quitte alors la route qu’il s’est tracé bien malgré lui, au bout de laquelle quelques dollars lui auraient pourtant permis de survivre en attendant la prochaine paie… Plus tard, son ami Elton lui apprendra que Rayette est enceinte et cherchera à le convaincre de s’en réjouir. Cette seule évocation d’entrave à sa liberté le fait se braquer et il l'envoie se faire voir. Alors, le chant métallique et brut de l’acier des foreuses prend le relais, marqué par la violence de la réaction du héros. Il ne peut plus penser, comme les foreuses, son cerveau est au bord de l’explosion. Puis, Bobby assiste finalement à l’arrestation pour vol de l’ami qui le sermonnait avec raison plus tôt… Tu parles d’un exemple. C’est à ce moment-là qu’il décide donc de tout plaquer, une nouvelle fois, pour rendre visite à son père, gravement malade, et rentrer "à la maison". Arrivé sur l’île où réside son éminente famille, on le sent errer entre deux mondes qu’il connait : celui d’où il vient et celui qu’il veut se créer. Il y rencontre alors une femme (Catherine) plus sophistiquée (celle de son frère) et la désire instantanément. Cela semble réciproque. Evidemment... il respire l’aventure ou seulement… une autre routine, celle qui vient d’ailleurs. Et puis, il est frustre et naturel, beaucoup plus versatile que son frère, lui-même entravé jusque dans son corps par une minerve, à moitié paralysé comme l'est, en revanche, totalement leur père. On comprend alors que c’est cet immobilisme familial qui a fait fuir Bobby. Avec du temps, il risquait de devenir comme son frère, pour finir comme son père… L’image est parlante. Depuis, il cherche donc à donner un sens à sa vie. Il ne parvient d'ailleurs pas à comprendre que l'on puisse décider irrévocablement de vivre une vie qu'il juge banale. C'est pour cela que lorsque Catherine admet préférer sa vie ennuyeuse à l'amour et l'aventure qu'il lui propose, c'est une claque qu'il se prend en pleine figure. On entre alors en plein paradoxe: lui-même ne sait pas ce qu'il veut, mais pense savoir ce qui serait mieux pour les autres. Or, ce qu'il leur propose finalement, c'est la même déconstruction mentale que celle qui l'habite... la même confusion. Alors oui, Catherine refuse de l'aimer, car elle a fait un choix conscient : celui de la constance et de la stabilité, celui d'une vie dont elle aura la maîtrise, et qu'elle ne laisse pas à la merci du hasard et d'une personnalité aussi déséquilibrée que celle de Robert. Pour toutes ces raisons, Five Easy Pieces est d'une force étonnante, très juste dans ses propos. Il suggère en effet nombre de solutions, mais son personnage principal n'en emprunte aucune. Il appartient à ces films qui éduquent le spectateur à défaut de son héros. En effet, on ne peut s'empêcher de juger Bobby et de le comparer à ce que la raison nous dicterait dans sa situation. En cela, le film et très touchant, et rappelle The Graduate de Mike Nichols, par cette confusion terrible dans laquelle nagent leurs protagonistes respectifs, tous deux issus de milieux bourgeois symboliques de l'establishment. Alors, eux qui souhaitent reprendre le contrôle de leur vie, ne peuvent s'affranchir de leur situation que par une rupture brutale avec le dogme institué par leur histoire familiale et sociale. Le cinéma américain de la fin des années 60 et du début 70s est remarquablement marqué par cette désorganisation psychique, très politico-sociale à cette époque, chaque fois incarnée par des personnages denses et puissants. Ce film joue alors le rôle d'observateur d'une jeunesse en perte totale de repères, et le fait avec plus de sens et d'intelligence que le cinéma des années 2000 n'a pu le faire via Into the Wild par exemple.
    Ricco92
    Ricco92

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    2,0
    Publiée le 25 décembre 2013
    Un classique du cinéma indépendant américain des années 70 qui présente peu d'intérêts aujourd'hui. Le rythme est assez lent et les personnages ne suscitent pas spécialement d'attraits positifs ou négatifs. Un film assez ennuyeux malgré des interprètes d'une grande justesse.
    cris11
    cris11

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    2,0
    Publiée le 10 juin 2012
    Le grand Jack est comme toujours très bon. Le problème pour moi, c'est ce vide scénaristique qui caractérise ce film. Je n'ai absolument pas adhéré pour cette raison. Si non, le film parvient tout de même a bien mettre en scène un personnage assez solitaire dans l'âme et qui s'emmerde dans sa vie. Nicholson parvient à bien le faire ressentir mais pour moi ça ne suffit pas.
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 13 mars 2012
    Un film typique du Nouvel Hollywood : porté par Jack Nicholson, acteur culte de cette période "Cinq pièces faciles" est l'histoire d'une errance, du choix qu'a fait Robert Dupea de ne pas suivre la carrière de musicien qui l'attendait pour finir ouvrier et épouser une serveuse qu'il a mis enceinte. Le personnage ne fait que fuir les institutions, la famille comme le mariage pour vivre sa propre vie qui l'amène à tromper sa femme ou à jouer du piano sur un camion de déménagement. Bob Rafelson met en scène le film avec une certaine énergie malgré l'esthétique un peu vieillotte de la photographie et malgré des inégalités, il y a de très beaux passages.
    RENGER
    RENGER

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    2,0
    Publiée le 17 mars 2012
    Les années 70, de beaux comme de mauvais souvenirs pour certains, en témoignent cette élégante mise en scène sur la crise qui régnait à l’époque aux Etats-Unis. Robert Eroica Dupea n’a pas sa place au sein de la société, ni auprès de sa famille, il se cherche et se consume à la fois. Une vie où le rêve n’a pas lieu d’être, l’envie de vivre, oui, mais avec la rage, celle d’un homme qui ne colle pas aux critères de sélections, qui ne rentre pas dans le moule comme un mouton. Un film qui critique ouvertement l’Amérique des années 70, porté par un Jack Nicholson exceptionnel, avec sa fougue et son tempérament bien à lui !
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    3,5
    Publiée le 22 novembre 2013
    C'est l'histoire d'un jeune homme de "bonne famille" (famille bourgeoise de mélomanes) qui était promis à une belle carrière de pianiste, mais qui a tout plaqué. Un jeune homme en errance dans un monde où il ne trouve pas sa place : ni chez les riches, ni chez les pauvres, ni chez les intellos, ni chez les "beaufs" de l'Amérique profonde. Les difficultés pour communiquer avec sa famille, les insatisfactions amoureuses, le désarroi existentiel le poussent à prendre sans cesse la fuite, vers un ailleurs indéterminé. Avec ce personnage paumé (et en filigrane le tableau d'une jeunesse perdue), mais aussi avec cette contestation de l'american way of life (culte de la réussite sociale, matérialisme...), le film s'inscrit complètement dans le courant du Nouvel Hollywood qui témoigne de l'émergence d'une contre-culture. Liberté de ton, faible dramatisation... on est loin des canons hollywoodiens classiques. Dans le sillage de Dennis Hopper, qui avait signé un an auparavant l'oeuvre phare de ce mouvement, Easy Rider, Bob Rafelson (dont c'est le deuxième film) exprime lui aussi un mal-être générationnel, un sentiment de révolte contre un système (social ou cinématographique) plutôt rigide et conservateur. Et il le fait bien, dans un style brut, modeste et touchant. Il y a bien quelques faiblesses dans le scénario (on pouvait espérer plus de développements sur les noeuds familiaux) et quelques soucis de montage (à cause, peut-être, d'un tournage rapide et d'un faible budget), mais l'ensemble sonne juste. Et puis il y a Jack Nicholson (33 ans à l'époque). Sa carrière prenait alors son envol. Il avait été lancé par Roger Corman puis remarqué pour son rôle dans Easy Rider. Le rôle de Robert, ici, a été écrit sur mesure pour lui. L'acteur affirme son talent dans un registre qui lui sied à merveille, celui des personnages borderline, marginaux. Entre ironie et désenchantement, fougue et lassitude, il varie les rythmes et les intensités, en imposant une présence unique. On note, par ailleurs, que Bob Rafelson s'est un peu inspiré de son parcours pour nourrir son film, lui qui a quitté une voie universitaire toute tracée pour partir à l'aventure et exercer mille et un métiers avant d'arriver au cinéma. Il a participé à des rodéos, travaillé à bord d'un cargo, joué dans un orchestre de jazz au Mexique, étudié la philo, fait le DJ pour une radio, écrit des scénarios pour la télé, oeuvré pour le théâtre d'avant-garde new-yorkais... Paradoxalement, en tant que cinéaste, il est aujourd'hui moins connu pour ses premiers films estampillés "Nouvel Hollywood" que pour ses films ultérieurs, plus classiques : Le Facteur sonne toujours deux fois, La Veuve noire, Aux sources du Nil.
    Max Rss
    Max Rss

    Suivre son activité 65 abonnés Lire ses 1 571 critiques

    4,0
    Publiée le 4 septembre 2012
    "Cinq pièces faciles" doit être perçu comme le cri de désespoir de la jeunesse américaine du début des années 70, une jeunesse décontenancée face à la crise qui ébranle pays à cette époque. Une crise causée par les conflits au Viet-Nâm, les mouvements de contestation de la communauté afro-américaine et par les graves problèmes économiques. Dans le film de Bob Rafelson, nous suivons le parcours d'un jeune homme issu d'une bonne famille, ayant reçu une excellente éducation et qui était destiné à devenir un musicien de talent. Seulement Robert (Jack Nicholson) a décidé de tout plaquer. Il est devenu un modeste ouvrier et vit avec une serveuse. Une violente sortie de chemin, un chemin royal qui lui était tout tracé... Jack Nicholson incarne à lui seul l'appel au secours d'une génération qui se sent perdue et qui recherche un monde meilleur... Nicholson parvient à donner à son personnage plusieurs traits de caractère: impulsif, lunatique, nonchalant. Un film méconnu mais qui fait passer un message qui est encore d'actualité...
    Bongo-fury
    Bongo-fury

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    5,0
    Publiée le 21 décembre 2011
    Jack Nicholson plus sauvage que nature, dans un rôle lui allant comme un gant : l’anti héros impulsif, rêvant de liberté, ravagé pour ses démons. Enterré dans une vie qui ne lui ressemble pas, Robert Dupea este sous tension, et explose de machisme en faisant peu de cas de sa petite amie, la bien brave Raynette. C’est en revenant vers sa famille que la vraie nature de l'homme est mise à jour. Terrible!
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