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    Cinq pièces faciles
    note moyenne
    3,8
    296 notes dont 49 critiques
    répartition des 49 critiques par note
    5 critiques
    16 critiques
    18 critiques
    8 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Cinq pièces faciles ?

    49 critiques spectateurs

    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,0
    Publiée le 1 janvier 2020
    Portrait d'un anti-héros, un film subtil qui traduit le mal être profond dans l'Amérique à la fin des années 60, avec un Jack Nicholson énorme.
    Nicolas L.
    Nicolas L.

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    3,0
    Publiée le 25 août 2018
    Un classique de la nouvelle vague américaine sur le désir ou regret d'une autre vie. Le film est intelligent et le traitement sert bien le sujet. Nicholson crève déjà l'écran même si le film comporte quelques longueurs.
    Prad12
    Prad12

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    3,0
    Publiée le 7 août 2017
    La route. Pourquoi prendre la route ? le film explique un peu les raisons, le dégoût de soi, le refus de l'engagement, le rejet de son milieu.... de graves problèmes pour la jeunesse dorée quand même..... bref, Jack Nicholson est parfait pour ce rôle et pour l'époque mais le scénario ou bien l'énervante Karen Black empêche de déguster pleinement ce road trip de la belle époque.....
    Alasky
    Alasky

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    3,0
    Publiée le 28 avril 2017
    Belle performance du grand Jack Nicholson, incarnant l'anti-héros dans cette Amérique intime, qui nous plonge dans les seventies du fin fond des Etats-Unis. Le film n'a certes pas un scénario des plus excitants mais est plaisant à regarder.
    AMCHI
    AMCHI

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    3,0
    Publiée le 21 mai 2016
    Cinq pièces faciles fait partie de ses films importants du Nouvel Hollywood pour autant je ne trouve pas que ce soit l'un de ses films les plus emblématiques ; Cinq pièces faciles offre un de ses meilleurs rôles à Jack Nicholson qui en effet est très bon (je précise qu'il n'a jamais été un de mes acteurs fétiches) mais malgré une histoire intéressante qui montre une Amérique qui se fait des illusions sur le rêve américain Cinq pièces faciles ne parvient jamais vraiment à nous happer. Bob Rafelson s'inspire de son propre vécu, il a fui son milieu bourgeois pour vivre une vie moins facile mais il se retrouve dans un autre milieu qui ne lui convient pas non plus (énervé par la prétentieux de l'un mais trop prétentieux pour l'autre) malheureusement je ne trouve pas qu'au niveau de la réalisation Rafelson nous bluffe, ne parvenant pas à rendre la rage et l'agacement de son personnage. Ce n'est pas un mauvais film, il est à découvrir mais Cinq pièces faciles ne me semble pas au niveau d'autres films similaires de la même époque.
    EtdussE
    EtdussE

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    4,5
    Publiée le 26 janvier 2016
    Rayette : - "You love me, baby?". Bobby, hésitant : - "What do you think?". Vraisemblablement le personnage de Jack Nicholson semble peu enclin à s’étendre sur ses sentiments. On retrouve en lui un peu de l’insolent Han Solo sur le point d’être cryogénisé dans l’Empire contre-attaque, lorsqu’il répond "I know" à une princesse Leïa elle aussi amoureuse. Bref, la figure de l’homme aventureux et macho avait pas mal de succès dans ces décennies-là à Hollywood. En l’occurrence, dans Five Easy Pieces, Bob Rafelson entend nous initier dans un voyage en quête de l’origine de ce "What do you think ?" prononcé par Bobby Dupea. Le film nous donne alors à pénétrer, non sans effort, dans l’intimité d’un homme qui ne se dévoile jamais, par crainte de décevoir sans doute. Bobby travaille sur un site de forage pétrolier en tant qu’ouvrier. Il mène une vie sans grand intérêt au milieu de nulle part. Il gagne quelques dollars, les joues aux cartes avec ses collègues ou au bowling avec ses amis, puis rentre le soir auprès de sa femme, une serveuse un peu cruche amatrice de programmes télévisuels niais interprétée à merveille par une Karen Black au strabisme déconcertant. On apprend très vite qu’il n’est pas qu’un simple ouvrier, mais qu’il fût aussi pianiste de talent. D’ailleurs, un matin, sur la route du travail, alors bloqué par des embouteillages, il découvre un piano chargé sur le camion qui le précède et décide d’en jouer. Alors, pris par ce souvenir, il est porté, avec le camion, hors des embouteillages en même temps qu’il sort de son corps et s’élève vers son ancienne vie. Il quitte alors la route qu’il s’est tracé bien malgré lui, au bout de laquelle quelques dollars lui auraient pourtant permis de survivre en attendant la prochaine paie… Plus tard, son ami Elton lui apprendra que Rayette est enceinte et cherchera à le convaincre de s’en réjouir. Cette seule évocation d’entrave à sa liberté le fait se braquer et il l'envoie se faire voir. Alors, le chant métallique et brut de l’acier des foreuses prend le relais, marqué par la violence de la réaction du héros. Il ne peut plus penser, comme les foreuses, son cerveau est au bord de l’explosion. Puis, Bobby assiste finalement à l’arrestation pour vol de l’ami qui le sermonnait avec raison plus tôt… Tu parles d’un exemple. C’est à ce moment-là qu’il décide donc de tout plaquer, une nouvelle fois, pour rendre visite à son père, gravement malade, et rentrer "à la maison". Arrivé sur l’île où réside son éminente famille, on le sent errer entre deux mondes qu’il connait : celui d’où il vient et celui qu’il veut se créer. Il y rencontre alors une femme (Catherine) plus sophistiquée (celle de son frère) et la désire instantanément. Cela semble réciproque. Evidemment... il respire l’aventure ou seulement… une autre routine, celle qui vient d’ailleurs. Et puis, il est frustre et naturel, beaucoup plus versatile que son frère, lui-même entravé jusque dans son corps par une minerve, à moitié paralysé comme l'est, en revanche, totalement leur père. On comprend alors que c’est cet immobilisme familial qui a fait fuir Bobby. Avec du temps, il risquait de devenir comme son frère, pour finir comme son père… L’image est parlante. Depuis, il cherche donc à donner un sens à sa vie. Il ne parvient d'ailleurs pas à comprendre que l'on puisse décider irrévocablement de vivre une vie qu'il juge banale. C'est pour cela que lorsque Catherine admet préférer sa vie ennuyeuse à l'amour et l'aventure qu'il lui propose, c'est une claque qu'il se prend en pleine figure. On entre alors en plein paradoxe: lui-même ne sait pas ce qu'il veut, mais pense savoir ce qui serait mieux pour les autres. Or, ce qu'il leur propose finalement, c'est la même déconstruction mentale que celle qui l'habite... la même confusion. Alors oui, Catherine refuse de l'aimer, car elle a fait un choix conscient : celui de la constance et de la stabilité, celui d'une vie dont elle aura la maîtrise, et qu'elle ne laisse pas à la merci du hasard et d'une personnalité aussi déséquilibrée que celle de Robert. Pour toutes ces raisons, Five Easy Pieces est d'une force étonnante, très juste dans ses propos. Il suggère en effet nombre de solutions, mais son personnage principal n'en emprunte aucune. Il appartient à ces films qui éduquent le spectateur à défaut de son héros. En effet, on ne peut s'empêcher de juger Bobby et de le comparer à ce que la raison nous dicterait dans sa situation. En cela, le film et très touchant, et rappelle The Graduate de Mike Nichols, par cette confusion terrible dans laquelle nagent leurs protagonistes respectifs, tous deux issus de milieux bourgeois symboliques de l'establishment. Alors, eux qui souhaitent reprendre le contrôle de leur vie, ne peuvent s'affranchir de leur situation que par une rupture brutale avec le dogme institué par leur histoire familiale et sociale. Le cinéma américain de la fin des années 60 et du début 70s est remarquablement marqué par cette désorganisation psychique, très politico-sociale à cette époque, chaque fois incarnée par des personnages denses et puissants. Ce film joue alors le rôle d'observateur d'une jeunesse en perte totale de repères, et le fait avec plus de sens et d'intelligence que le cinéma des années 2000 n'a pu le faire via Into the Wild par exemple.
    Eselce
    Eselce

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    1,0
    Publiée le 29 octobre 2015
    Je me suis ennuyé tout du long. Pourtant fan de J. Nicholson, sa copine est insupportable et lui est semble tout aussi s'ennuyer que moi. Il ne se passe presque rien dans le film, les dialogues sont sans saveurs en dehors de la scène du café et des toasts et du petit "Attention, je me fâche" à la fin. Ennuyeux et sans intérêt, pour moi.
    Shephard69
    Shephard69

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    3,5
    Publiée le 15 septembre 2015
    Un film étrange à placer quelque part entre "Géant" et "Easy rider" sans toutefois en atteindre l'ampleur et la beauté artistique. Jack Nicholson livre là une prestation tout à fait solide, moins folle mais tout aussi profonde qu'à ses habitudes. Quelques très bonnes scènes, une atmosphère prenante. Une découverte sympa.
    Gonnard
    Gonnard

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    1,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Une réalisation commune, une intrigue certes immorale mais qui ne parvient pas à surprendre, un Jack Nicholson éclatant mais dont le personnage finit par écœurer... autant d'éléments à charge selon moi dans le dossier "Five easy pieces". La caricature s'avère en plus omniprésente, que ce soit la bimbo écervelée à gros seins, le manouvrier viril flirtant avec la légalité, la pimbêche pseudo-intello qui plombe les repas. Trop pour moi.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 19 novembre 2014
    Ce film peut rebuter au début car il y a une certaine "laideur" mais par la suite on s'attache vraiment au héros et on partage avec amertume ses aventures jusqu'à la scène finale (que je ne raconte pas) qui est assez forte. Les cinq pièces, ce sont les cinq morceaux de piano qui égrènent les moments importants: Chopin sur le piano Bach dans le studio Mozart lors de la rencontre avec son père Chopin pour la femme. Il manque la cinquième pièce qui n'est pas aussi identifiable que les autres.
    hugojiraon
    hugojiraon

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    3,0
    Publiée le 19 mai 2014
    Je mets trois étoiles parce-que c'est un film touchant , intelligent et que Jack Nicholson y est comme à chaque fois très impressionnant , mais il est extrêmement blazant personne ne pourra le nier ; Il y a des moments forts ( le piano dans l'embouteillage , le discours philosophique dans le salon , le face à face de Jack N avec son père ) et une vraie réflexion sur les choix de vie en général ( en tout cas c'est ce que moi ça m'a évoqué ) , l'aspect remise en question de l'american dream aussi éventuellement , mais moi j'ai quand même eu du mal à le regarder
    Der Metzgermeister
    Der Metzgermeister

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    4,5
    Publiée le 18 avril 2014
    Après Easy Rider, Jack Nicholson se lance dans u film où il incarne un anti-héros bagarreur, égoïste, infidèle et désagréable au possible. Nous comprenons que l'homme a renoncer à un destin prometteur de pianiste pour devenir foreur pétrolier. Robert Dupea est l'exemple parfait de l'homme excentrique ( La scène du piano sur la route, ou son duel avec un chien furieux, ou encore sa commande de l'omelette ), en quête de liberté et d'une vie facile. Un joyeux luron, qui ne se plie à aucune règle et qui entretient avec la société un rapport assez complexe. Sa solitude, son ennui, son inssociabilité, et sa quête de nouvelle vie se font rapidement ressentir et pourtant Robert ne semble pas convaincu par les solutions qu'il a de changer de vie. Certes il quitte son job avec dédain, mais la démarche n'est pas immédiate alors qu'il y a belle lurette qu'il a réaliser qu'il pédalait dans la choucroute. Il n'est pas non-plus aider avec sa gourde de femme ( joliment jouée par Karen Black ) qui ne pense qu'à elle et qui ne possède pas une onde de réflexion. Bref, un joli couple de bras-cassés. Après un énième soucis, Robert décide de rendre visite à son père, malade, afin de se réconcilier avec lui. la séquence entre le père et le fils est d'un réalisme touchant. Nicholson est confronter à un jugement silencieux, dont seul le regard est synonyme de compassion. Cette scène résume la prestation de Jack Nicholson, qui demeure irréprochable. Rafelson achève un film horriblement dépressif qui possède le mérite d'être adorer ou bien détester ( D'un certain point de vue, le film est ennuyeux à en crever ou bien la dur réalité vous touchera profondément ) Mais une réaction se fera obligatoirement vis-à-vis de ce drame.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 19 mars 2014
    Avec "Five Easy Pieces", c'est l'un des symboles du nouvel Hollywood que nous livre Bob Rafelson. Sur un rythme plutôt lent (mais parfait, adéquat à l'histoire raconté), on suit le parcours de cet anti-héro (magistralement interprété par Jack Nicholson) Robert Dupea, un foreur pétrolier vivant dans une caravane et décidé à se rendre chez son père alors mourant. A la fois charismatique, musicien raté, violent ou encore vulnérable l'étude de ce personnage est intéréssante et bien écrite, tout en étant un portrait d'une Amérique désenchanté alors en proie à des doutes après l'affaire JFK et pendant l'enlisement au Vietnam. Cette étude s'avère assez profonde et méticuleuse et finalement émouvante. L'écriture est de grande qualité, que ce soit le scénario, étudiant bien les relations du personnage principal avec les différents protagonistes ou les dialogues. La mise en scène, assez simple et élégante est impeccable, tout comme la belle photographie et les belles images que contiennent ce film, porté par un fabuleux acteur principal, qui rend certaines scènes mémorables à l'image de Jack Nicholson qui se voit refuser un toast puis viré d'un petit restaurant. Les autres interprétations sont impeccable à l'image de Karen Black. Un beau portrait, reflet d'une société alors désenchanté après les belles et fortes années d'après guerre, intelligent, bien écrit et émouvant.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 8 avril 2015
    “Five easy Pieces” est la première collaboration de Jack Nicholson avec Bob Rafelson. A l’entame des années 70, les deux hommes végètent sur le plan de leurs carrières artistiques même s’ils viennent d’être associés en qualité de producteurs et d’acteur au succès phénoménal d’ « Easy Rider » davantage reconnu comme le porte-drapeau symbolique d’une génération que comme un réel chef d’œuvre du cinéma d’auteur. Nicholson est dans le métier depuis une dizaine d’années, cornaqué par le roublard Roger Corman qui l’a initié à la mise en scène. Mais sans emploi déterminé il n’arrive pas à imposer son jeu et son physique si particuliers. S’il est nommé pour l’Oscar du second rôle pour « Easy Rider », ce sont bien Peter Fonda et Dennis Hopper les deux bikers hippies qui retiennent l’attention du public. Bob Rafelson à bientôt quarante ans n’a qu’un film à son actif, « Head » (1968) produit et écrit par Nicholson. Par cercles concentriques les deux hommes ont fini par évoluer dans la même mouvance. C’est Nicholson qui fera connaître à Rafelson, Carole Eastman à qui il avait précédemment demandé de rédiger le scénario de « The shooting » (1968), un western de son ami Monte Hellman. « Easy Rider » montrait le rêve hippie se fracasser contre le conservatisme poussé en sous-main par les capitaines d’industrie, inquiets de voir leur modèle de société basé sur la consommation remis en question par des jeunes gens chevelus fumant des pétards. Le cinéma du nouvel Hollywood dont Rafelson au même titre que les Ashby, Altman, Coppola, Penn, Schatzberg ou Scorsese, est un des initiateurs, va durant une petite dizaine d’années scruter les soubresauts qui agitent la société américaine, désorientée par la fin de l‘utopie du flower power et l’enlisement du conflit vietnamien auxquels s’ajoute le refus de reproduire le modèle tant décrié de l’american way of life qui ne semble être dès lors que la seule issue offerte à la jeunesse par un corps social à bout de souffle. « Five easy pieces » et son héros Robert « Eroica » Dupea (Jack Nicholson) reflètent parfaitement ce tiraillement entre deux conceptions de la société. Pianiste virtuose, issu d’une famille bourgeoise, Robert refuse le chemin qui lui est tracé plus par refus du conformisme que mu par un projet de vie réellement motivant. Comme les anciens de la beat generation, Robert a pris la route sans but précis, évoluant un temps dans le milieu ouvrier des plateformes pétrolières. Mais ici comme chez lui, Robert ne trouve pas sa place, n’étant capable que de mettre le doigt sur ce qui le dérange sans d’autre alternative à proposer que sa révolte qui prend souvent le ton du mépris. Un mépris qui s’exprime particulièrement à l’encontre de sa petite amie, Rayette (Karen Black), jeune femme simple et souvent pleine de bon sens qui n’a que son amour à offrir. Le partage des valeurs ouvrières n’amuse plus Robert qui profite de son surplus d’éducation pour en tourner en dérision les comportements sociaux comme dans cette scène particulièrement cruelle au bowling où il ridiculise deux jeunes écervelées venues naïvement le séduire. Robert est en réalité un bourgeois qui découvre amèrement que l’on n’échappe pas à son milieu d’origine si facilement et qui saisit la première occasion (la maladie de son père) pour tenter de s’y intégrer à nouveau. Mais là encore les vieux démons ressurgissent et lui font adopter cette attitude de censeur un peu hautaine qui ne l’a pas quitté depuis le début du film. Ce refus de se plier à tous les codes lui sert de prétexte pour justifier tous ses débordements comme au bowling, au snack ou de retour chez son père quand il séduit la compagne de son frère. Dans ce portrait d’un jeune homme au fond assez égocentrique et abject, Rafelson a sans doute mis un peu de lui-même, ayant quitté sa famille bourgeoise à l’âge de quinze ans pour faire un tour du monde dont par la suite il fantasmera les péripéties. Il trouve en Jack Nicholson qui n’a pas son pareil pour exprimer la lassitude et la colère rentrée, un alter ego de premier choix qui lui permet d’exorciser un peu de ses tourments sur l’écran. Par-delà le douloureux portrait de Robert qui lui sert de passerelle, Rafelson montre de la plus belle des manières comment les différentes strates de la société sont quasi génétiquement irréconciliables. Si tout au long des saynètes qui se succèdent, Rafelson égratigne un peu tout le monde, souvent de manière assez comique, des hippies aux réunions intellectuelles dans les salons cosy de la société wasp en passant par les soirées prolétaires trop arrosées après la journée d'usine, il montre malgré tout une certaine tendresse pour les classes laborieuses symbolisées par Rayette avec son franc-parler et son cœur de midinette, interprétée par une Karen Black confondante de sincérité qui était déjà de l'aventure d' "Easy Rider". Confronté à ses propres contradictions par Catherine, la compagne de son frère qui lui montre l'inanité de sa démarche, Robert n'a plus qu'à reprendre la route seul non sans avoir montré une dernière fois sa lâcheté abandonnant Rayette dans une station service. Le propos du film, expression désabusée du malaise d'une certaine génération se suffit à lui-même mais il n'aurait pas toute sa force sans la présence d'un Jack Nicholson qui trouve enfin à 33 ans un rôle à sa mesure où il fait montre d'un jeu alternant à bonne dose la retenue et la colère sans toutes les mimiques qui bientôt l'amèneront souvent à la limite de la boursouflure. Si vous voulez voir Jack Nicholson à son meilleur, courez le voir à ses débuts chez Rafelson vous ne serez jamais déçu.
    Ricco92
    Ricco92

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    2,0
    Publiée le 25 décembre 2013
    Un classique du cinéma indépendant américain des années 70 qui présente peu d'intérêts aujourd'hui. Le rythme est assez lent et les personnages ne suscitent pas spécialement d'attraits positifs ou négatifs. Un film assez ennuyeux malgré des interprètes d'une grande justesse.
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