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Mathieu H.
26 abonnés
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3,0
Publiée le 20 mai 2011
Pourtant dirigés par un réalisateur que j'ai toujours personnellement boudé pour son goût prononcé pour la boucherie, ces jeunes corps insouciants en pleine décomposition et atrocement mutilés sont pour le moins jubilatoires. La maladie, la peur qu'elle suscite et l'égoïsme provoqué lorsque l'on veut sauver sa peau sont autant de sujet traités avec énormément de décalage. Néanmoins, la très (trop ?) forte présence du second degré et de l'ironie tend parfois à discréditer le propos d'Eli Roth et l'excès dans lequel il tombe parfois dérange certes, mais au fond, ce virus est digne du cinéma hollywoodien : repoussant et pour le moins dénué de finesse et de bon goût. Ce film demeure, dans l'ensemble, de bonne facture, même s'il peine à se détacher de son étiquette "je suis un énième film gore pour adolescents !"
"Cabin Fever" est, comme laissait deviner le synopsis, un film assez classique dans le fond comme dans la forme : Une bande de copains fêtent la fin de l'année scolaire comme il se doit en louant un chalet situé dans une ville de péquenots inquiétants au beau milieu de nulle part et vont avoir à faire face à mille et une péripéties. On retrouve donc des personnages bateaux à savoir la jeune fille sensible, le gros looser un peu bébête, la fille canon aguicheuse et son homme, le héros qui semble donner les ordres. En voyeurs que nous sommes, on prend notre pied a regarder mourir ces jeunes gens les uns après les autres dans des bains de sang assez répugnants sans pour autant donner envie de vomir mais qui marquent une fois le générique sous les yeux. Le scénario est bien entendu assez pauvre à l'image des dialogues. Cependant, on sait d'où ça vient : Eli Roth est un bon réalisateur en ce qui concerne le gore et le trash et ici, son projet se révèle être divertissant et acceptable pour qui a déjà éteint son cerveau ou s'est préparé à ne pas assisté à un chef d'oeuvre. Dommage en revanche, que la fin soit un peu baclée, que le doublage soit raté et qu'on n'en sache pas plus sur ledit virus. A voir avec des amis.
Survival proprement malsain, Cabin Fever s'inscrit logiquement dans la lignée des classiques du genre dont il reprend les codes : croisement de Massacre à la Tronçonneuse, de La Dernière Maison sur la Gauche et de La Nuit des Morts-Vivants, le premier long métrage d'Eli Roth est très fortement marqué par une esthétique crasse, décadente, propre au cinéma gore des années 70. Le décor n'a pas vraiment changé depuis le temps : chaumière isolée, station-essence, sous-bois des plus glauques... La jeunesse décrite par le futur réalisateur d'Hostel n'est pas non plus tellement différente des visions de Tobe Hooper et de Wes Craven : picole, sexe, feux de camp, tir à la carabine... Seul un héritage subsiste, une grammaire typique parfaitement maîtrisé par Eli Roth. Il est certain que ce Cabin Fever ne brille pas par son originalité scénaristique et qu'il n'invente rien. Plus un hommage qu'autre chose, ce premier essai n'en demeure pas moins remarquablement réussi et parfaitement dosé dans ses effets. Dommage que le réalisateur se soit fourvoyé par la suite avec Hostel... Du pur film de genre.
Les gens encense le fait que le film soit rétro ou l’humour second degrés…je suis d’accord quand c’est réussi mais la c’est complètement raté…Tout est nul, il n’y a rien à en tirer
Cabin Fever, premier film d'Eli Roth réalisateur des Hostel et acteur d'Inglorious basterds, est un bon film du genre. Bon timing, assez gore quand il le faut et des petites touches d'humour très bien placées notamment sur la scène finale.
13/20 : Le film met un peu de temps à démarrer et la grande question continue toujours à se poser : "d'où vient exactement le virus?" Malgré ça, Eli Roth nous plonge dans un univers tel "délivrance" avec des figurants complètement déjantés et décalés (comme le grand-père dans la boutique où encore le gamin qui mord tout ce qui passe et qui pratique le Kung-Fu tout en criant : "PANCAKE"!) Les acteurs sont plutôt bons et rigolos à la fois car oui, il est évident que cette fiction contient du second degré. Alors laissez-vous tenter, car certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais l'on passe tout de mème un bon moment.
Cabin Fever est le premier film de Eli Roth le réalisateur des deux Hostel. Ce film raconte l'histoire de 5 potes qui partent en vacances dans une forêt dans l'Amérique profonde, ils ont la malchance de tomber sur un mec qui a une maladie pas vraiment sympathique. L'atmosphère de la forêt est très bien retranscrive ce qui donne une impression de malaise. Les acteurs principaux m'ont parus assez fade, heureusement que certains seconds rôles sont là pour relever le film, je pense notamment au shérif adjoint complétement barré, au petit blond qui mord et qui fait du karaté ( ce qui n'a d'ailleurs aucun sens) etc. Cabin Fever est un bon film avec quelques scènes réussies et quelques dialogues pleins d'humour noire.
Premier long-métrage très convainquant pour Eli Roth, à qui l'on doit les torture-flick Hostel 1 & 2 (2006/2007). Cabin Fever (2004) est une réelle surprise, car bien que le film démarre comme un banal film d'horreur, ce dernier s'enlise peu à peu dans l'horreur pure, du gore qui éclabousse (notamment avec les séquences des lambeaux de chairs), les makeup-effect sont très efficaces ! Alternant entre humour noir (le type avec son harmonica) et autres passages sanguinolents, les personnages bien que très stéréotypés pour certains, ne nous empêche pas de s'y attacher. L'univers dans lequel évolue le film est parfaitement décrit, l'Amérique profonde avec ses rednecks et leurs sous-entendus ("la carabine est pour le nègre" dixit passage du film). Bien que l'origine du virus ne soit pas élucidée à la fin, le film nous retient en haleine avec aisance, on en vient même à en redemander ! Pour la petite anecdote, une suite à vue le jour en 2009, mais hélas, elle n'a pas été réalisée par Eli Roth, ce qui n'augure rien de bon.
"La carabine c'est pour qui ? - C'est pour les nègres." : Nous voici donc dans l'Amérique profonde et ultra intellectuelle délivrée par un taré d'Eli "Hostel" Roth au sommet de sa forme pour son premier long-métrage ! Cabin Fever, c'est founland ! Avec un humour noir décoiffant, macabre à souhait, ce film vous entraîne tout droit dans l'univers déjanté de monsieur Roth avec une aisance extraordinaire pour un premier essai !
Pour fêter leur diplôme, des jeunes gens décident de passer leurs vacances dans un châlet dans la forêt, loué pour l'occasion. Tout se passe bien jusqu'au moment où un connard porteur d'une maladie rongeuse de chair tombe dans un bassin de flotte potable et contamine complètement ce doux breuvage qui nous est nécessaire pour notre regénération cellulaire. Le tueur ici, n'est autre qu'un putain de virus qui vous fait vous décomposer vivant. Entre les gros texans qui apprennent que les jeunots sont malades et décident de venir les décalquer à coup de carabine, le môme qui mord tout le monde et nous fait du kung fu, le vieux barbu qui check la bande de blackos venu chercher sa carabine (excellent twist ! Haha !), la nana qui se fait complètement déchirer par un clébard (la chair est toute molle, donc elle se fait démembrer gentiment), l'épilation dans la baignoire, le connard qui fout le feu à un autre gus avec son chamalow, et tout ça et tout ça, Cabin Fever ne manque pas de mordant ! Ce qui est génial, c'est que le tout paraît complètement foun et délire, mais est ultra-bien maîtrisé ! Bref, des films comme ça, j'en veux encore plus !
Académique avec toujours le trublion de sortie. Pas trop de quiches pour une fois mais plutôt des autochtones pas finis. Se laisse regarder sans plus (fuir l'opus 2) !!!