Derniers Avis : La Meilleure façon de marcher - Page 3
La Meilleure façon de marcher
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fabrice d.
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3,5
Publiée le 20 mars 2018
Ce film décrit un rapport de force entre le fort et le faible, le moniteur de colo sur de lui et grande gueule, P Dewaere et le fils du directeur, le moniteur sensible incarné par P. Bouchitey. Le contraste entre les 2 se reflète aussi qu niveau des enfants et leurs activités: l'un est militaire et c'est les jeux d’extérieur qui prédominent. L'autre est littéraire et c'est le théâtre qui est le cœur des activités. Un étrange rapport va se créer entre les 2, l'un rabaissant l'autre et l'autre se laissant faire par admiration, respect et manque de confiance en soi. Le sensible se cherche, il lit, explore tandis que le fort lui sait déjà ce qu'il pense être juste et sain. Il essaie de transformer ce compagnon par le mépris, les insultes et autres. Ce n'est que finalement après plusieurs années que le sensible semble avoir trouvé la paix intérieur. Il n'a plus peur.
D'excellentes critiques, des recommandations d'amis, mais au final le film de Claude Miller ne m'a pas du tout accroché. Malgré de très bons acteurs cette histoire de rivalité masculine sur fond de colonie de vacances m'a laissé froid.
Un film qui a un peu vieillit quand on le regarde aujourd'hui. Le thème n'est pas très clair, et pas toujours très crédible. Le film doit beaucoup à l'interprétation du trio de choc. Dewaere au top, mais complétement speedé, qui donne son max en jeune macho, antipathique , mais dont on devine bien la fêlure, dans le scénario et dans la vraie vie. Bouchitey qui tient là le meilleur rôle de sa carrière, apportant beaucoup de subtilité à son personnage. Et la radieuse Christine Pacal , dans un de ses quelques rares rôles, qui malheureusement disparaitra très vite. Le film aurait gagner à plus de subtlité, mais on est dans un certian esprit d'un cinéma " corrosif" et incisif des années 80.
Personnellement cette relation sado-masochiste m'a vraiment laissé de marbre et presque mis mal à l'aise. Je n'aime pas du tout cette soumission à l'autre et le fait que celui qui se fait humilier revienne à la charge sans cesse, c'est dégradant au possible. Je vois bien évidemment le parallèle avec les moniteurs qui cherchent à soumettre leur autorité à de jeunes enfants qui "rentrent dans le rang" car l'éducation est sévère avec Dewaere et on apprend justement à marcher droit........ J'ai trouvé par contre la dernière scène salvatrice et comme une bouffée d'air pur.
Oui, bon ben il n’y a pas de quoi se relever la nuit comme dirait l’autre ! La meilleur façon de marcher est un film moyen et assez caricatural sur le thème du travestissement ! Le casting est plutôt attrayant, avec Patrick Dewaere dans le genre de rôle un peu sombre et tourmenté qu’il affectionne. Il impose un charisme et une force à son personnage assez difficile à cerner néanmoins. Face à lui Patrick Bouchitey est peut-être plus convaincant en fait, plus sobre et juste, et moins caricatural sans nul doute. Les seconds rôles n’ont pas une grande place, vu que le film se cantonne quand même à son duo principal, mais on retrouve des noms plutôt rassurant, comme Claude Piéplu ou Michel Blanc. Le scénario est faible. Il y a de l’idée, le cadre n’est pas désagréable et surprend même, mais le traitement ce n’est pas cela du tout ! Le film démarre bien mais s’enlise ensuite dans un propos assez caricatural qui culminera dans un final foutraque vraiment pas attrayant. C’est empesé, parfois presque ridicule, et je me demande où est toute la finesse du réalisateur de Garde à vue qui traite son sujet à la serpe, en faisant pourtant preuve d’un dépouillement qui caractérise son œuvre ! Je m’attendais à de la subtilité, ce que promettait le début du film en fait, mais non, c’est balourd. Excessif et caricatural, vraiment le terme colle à merveille. Formellement le film peut compter sur une mise en scène proprette et efficace d’un Claude Miller qui ne manque pas de talent et l’affirme ici dans sa première grosse réalisation. Pour le reste, la photographie assez grisâtre et les décors plutôt vilains rendent certes bien compte d’une colonie de vacance à cette époque, mais on ne peut pas dire que ce soit très recherché. Le film reste curieusement beaucoup plus terre à terre dans sa forme que dans son fond, exubérant. Décalage forcément assez déconcertant et peu pertinent. Je suis peut-être un peu sévère avec ce film, peut-être davantage que pour d’autres car je suis plutôt du genre à apprécier le cinéma de Claude Miller, mais là c’est foiré. Toute la force de son cinéma réside dans la finesse d’analyse de son sujet, de ses personnages, et là c’est tout sauf fin ! Surtout sur un sujet comme celui-là. Audacieux peut-être à l’époque, mais sûrement plus aujourd’hui. 2.5 quand même, pour cela et les quelques qualités notées.
Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey à la colo, l'un est sportif et grande gueule, l'autre est taciturne et apprend le théâtre aux enfants. Les deux vont vivre une amitié ambiguë. La dernière minute du film est difficile à croire, elle me laissa bien perplexe... et gâche tout l'ensemble.
Premier film de Claude Miller et probablement son meilleur, « La Meilleure façon de marcher » a tout bon : une réalisation nette et précise, un scénario à la fois simple et subtile, des situations troublantes sans jamais être malsaines... On sent beaucoup d'intelligence et de finesse dans le portrait des deux héros, leur relation échappant à toute outrance, Miller parvenant à saisir la complexité de chacun derrière leur dimension faussement stéréotypée, à laquelle Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey apportent toutes leurs nuances. Du très bon cinéma français, bel équilibre entre œuvre populaire et intimiste : une réussite.
Très bon dans le fond et la forme. De bons acteurs pour incarner brillamment des personnages intéressants et complexes qui mènent le film, avec un Patrick Dewaere excellent dans le rôle d'un salaud brutal, mais aussi un surprenant Patrick Bouchitey, à ses débuts. Bref un agréable moment de grand cinéma.
Été 1960 nous sommes dans une colonie de vacance, Marc surprend Philippe déguisé en femme . A partir de là une étrange histoire va alors commencer . Entre manipulation, tension, mensonge et désire caché, on passera du drame amer a la comédie douce et légère . Ou les acteurs se jouent les un des autres, ou Michel Blanc offre un petit rôle sympathique, et ou le duo des acteurs fonctionne parfaitement .
Ce qui rend ce film si bon c'est le jeu d'acteur de l’immense Patrick Dewaere, presque en roue libre dans certaines scènes, lâché dans des sots d'humeur, de folie, de provocation a la limite d'un excès de violence, il est juste impressionnant . Dewaere grandiose, Dewaere expressif, Dewaere hilarant et touchant, Dewaere démontre sa panoplie d'acteur inégalable en tout point, son jeu d'acteur rappel a quel point il est un poids grandement manquant pour le cinéma Français .
Coté scénario ça reste assez classique bien que ce soit fin et maitrisé, subtil et intelligent sans jamais sombrer dans la vulgarité .
Il manque juste un petit quelque chose a ce film, plus d'humour ? Ou plus de drame ? Le film vague trop entre les deux mais qu'importe la meilleur façon de marcher est un bon film sur un sujet ( pour l'époque ) pas très facile a aborder qui mérite le coup rien que pour Patrick Dewaere .
-Ma note serait de 7,5 exactement j'ai du mal a lui mettre 8/10 car je trouve qu'il manque vraiment un petit quelque chose dans tout ceci .
Si nous commencions par pousser la petite chanson "la meilleure façon de marcher c'est encore la nôtre, c'est de mettre un pied devant l'autre et de recommencer"...Pour son premier film Claude Miller réalise un métrage réussi. L'ensemble est drôle, sortant de l'ordinaire, bouleversant et poignant sur un problème assez épineux: la tendance à être attiré par l'homosexualité et les différentes railleries qui en découlent. Ce film marque une vraie opposition de style entre un moniteur se proclamant modèle de la virilité (Patrick Dewaere) qui prend en grippe un autre moniteur (Patrick Bouchitey), qui lui est beaucoup plus doux et tout de même assez efféminé, délicat physiquement. Il s'instaure en suite un climat de tension, de malaise, de frictions dans lequel des brimades soit brutales soit subtiles fusent. Mais comme souvent dans ce genre de cas, il y a un retournement de situation... Miller signe là un de ses meilleurs longs métrages, une oeuvre remarquable grâce a un sujet complexe abordé avec courage. Le tout avec des comédiens très bons. Un Patrick Dewaere qui signe une performance grandiose dans un rôle beaucoup plus complexe qu'il n'y parait. Il en va de même pour Patrick Bouchitey qui incarne un personnage émotif, fragile et vulnérable.
Drame psychologique violent dans le texte et les situations. Des adultes se comportant comme des enfants, cruel et gratuit. Deux bons acteurs qui forment un couple de cinéma intéressant. Claude Miller fonctionne beaucoup dans ce long-métrage avec des courtes scènes assez éloquentes.
L'histoire se passe dans les années 60 dans un camp de colonies de vacances.Deux moniteurs complètement differents vont s'opposer,chacun avec leurs armes respectives.L'un avec sa brutalité,l'autre avec sa gentillesse.Je vous laisse deviner qui l'emportera...Premier film de Claude Miller en tant que réalisateur.Avec un Patrick Dewaere au sommet de son art et un Patrick Bouchitey étonnant.A voir...ou à revoir.