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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 avril 2018
Un chef d'œuvre culte, captivant et original avec un Robert Mitchum absolument diabolique, une mise en scène grandiose, un scénario génial, une photographie soignée, une BO magnifique de Walter Schumann, une réalisation soignée, des acteurs convaincants et une histoire passionnante.
Le film commence sur le monologue de Mitchum qui prévient déjà d’un superbe film. Il s’adresse à Dieu et sur le plan d’après, le personnage est dans un bazar en train de se rincer l’œil avec écrit « hate » sur ses phalanges. Le ton est déjà donné. De l’autre côté, un homme vole 10 000 dollars et les confie à son fils. Le pasteur Powell va tout faire pour récupérer cet argent et va même jusqu’à épouser la veuve.
La chanson sur les pendus que chante les enfants nous fait rappeler un passage dans M le Maudit de Fritz Lang. A partir de cette référence, on est pris de pitié pour Pearl, quant à Mitchum, il est encore plus terrifiant. Celui-ci s’impose comme la main rédemptrice de Dieu. Les références à la Bible sont récurrentes. John est comparé à Moïse et à Adam quand il mange la pomme.
Les phalanges du pasteur sont la métaphore du film. Powell raconte l’histoire du bien et du mal et cette histoire se crée en même temps.
Charles Laughton réalise un chef d’œuvre non reconnu à sa sortie, aujourd’hui il est l’un des plus grands classiques du cinéma.
Ben Harper, un père de famille condamné à la pendaison après un braquage qui tourne mal, rencontre dans sa cellule Harry Powell, un prêcheur qui n’a que la parole de Dieu en bouche. Powell s’intéresse surtout au magot laissé par Ben, et aussitôt libéré, se rapproche de sa veuve, Willa, et de ses deux enfants, John et Pearl, pour mettre la main dessus. Willa se laisse séduire, et épouse Powell, tandis que John n’est pas dupe. Un duel s’engage entre Harry Powell et l’enfant. J’ai bien aimé ce film car Harry Powell qui incarne un personnage complexe de prêcheur, manipulateur et complètement fou, joue très bien son rôle. C’est une mise en scène grandiose et un thriller qui ne nous laisse pas souffler un seul instant. Les paysages présents dans ce film sont tous simplement magnifique malgré que le film soit en noir et blanc. Plusieurs références à la poésie comme par exemple lors de la fuite des enfants, la Nature les protège en retenant Powell, comme dans le « Dormeur du Val » d’Arthur Rimbaud où la Nature enveloppe le soldat mort. Cependant certains passages ont bien du mal à ne pas sentir le poids des années tant dans les effets que dans la réalisation. Bref c'est très bon film. spoiler: Voilà Merci Beaucoup.
Film unique de l'acteur Charles Laughton,"La nuit du chasseur" est un OVNI dans la production Hollywoodienne standard. Très expressionniste par sa photographie,c'est un diamant noir,au climat onirique et cauchemardesque,sur fond de refoulement et de fanatisme religieux. Robert Mitchum réalise une prestation mémorable,dans le rôle de l'inquiétant pasteur dévoyé,criminel fanatique,digne figure de l'ogre des contes... "Il était une fois deux enfants..."
C’est un film de l’époque digne de ce nom. Un vrai scénario à l’ancienne qui permet de déboucher sur un bon film bien réalisé. Charles Laughton est un des meilleurs réalisateurs de l’époque. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 3/5
Unique film réalisé par le grand acteur qu’était Charles Laughton, La Nuit du chasseur est l’exemple type de l’échec critique et commercial qui est devenu un classique de l’histoire du cinéma avec le temps. En effet, le film est en décalage complet avec le cinéma de son époque car il est très influencé par le cinéma muet (plan d’ouverture où le visage de Lillian Gish et des enfants sont incrustés sur un ciel étoilé, utilisation de cache à l’iris et de la fermeture à l’iris). Bien que Laughton considérait ce film comme un hommage à David Wark Griffith (notamment par la présence de Lillian Gish), le film semble extrêmement inspiré du cinéma expressionniste grâce à la photographie de Stanley Cortez (très important dans la fabrication de l’œuvre puisqu’il fut payé 25 000$ de plus que le réalisateur) qui joue énormément sur les contrastes entre l’ombre et la lumièrespoiler: (la séquence de l’assassinat de Willa) et au surjeu volontaire de Robert Mitchum (qui allait à l’encontre de son naturel qui sera plus présent dans un rôle proche dans Les Nerfs à vif de J. Lee Thompson). Une fois ces aspects volontaires acceptés, nous sommes face à une œuvre magnifique où tous les plans sont sublimesspoiler: (la fuite des enfants sur la rivière est incroyablement poétique) , utilisant au maximum les techniques cinématographiques (l’utilisation de la demi-bonnette ou les différents aspects cités plus haut) et qui est extrêmement critique envers les abus de la religion et les faux-dévots (le film peut être considéré comme une espèce de version western de Tartuffe). Ainsi, malgré des aspects osés qui peuvent rebutés des non-cinéphilesspoiler: et un élément de la fin difficile à comprendre (la réaction de John lors de l’arrestation de Powell) , La Nuit du chasseur se révèle une œuvre majeure de l’histoire du cinéma. Un chef-d’œuvre à voir et à revoir.
Ce qu'il y a de meilleur dans ce film est le jeu des 2 enfants. Le faux prédicateur, très impressionnant, joue son rôle comme au théâtre, aussi, au cinéma, cela donne l'impression d'être surjoué. La partie finale, spectaculaire, accumule malheureusement les ficelles du genre : trop d'invraisemblances. Mérite tout de même d'être vu.
Un excellent film avec un Robert Mitchum absolument diabolique, une mise en scène grandiose, un scénario génial, une photographie soigné, une BO magnifique de Walter Schumann, une réalisation soignée, des acteurs convaincants et une histoire passionnante.
C'est un excellent film avec un Robert Mitchum absolument diabolique, une mise en scène grandiose, un scénario génial,une photographie soigné, une BO magnifique de Walter Schumann, une réalisation soignée, des acteurs convaincants et une histoire passionnante.
C. Laughton est un acteur dont c'est ici la seule réalisation, la faute à une critique générale très négative de son film à sa sortie, et au four commercial qui en a découlé.La nuit du chasseur est indéfinissable, c'est un conte noir ou les adultes sont soit immoraux soit irresponsables (sauf Lilian Gish en grand-mère protectrice) et les enfants raisonnés et débrouillards. L'histoire comporte certes quelques illogismes et la réalisation sent le premier film à plein nez; Mais dans la nuit du chasseur chaque plan est inoubliable, de l'ombre du cavalier marchant dans la nuit en chantant, à la scène de "l'avant meurtre" dans cette chambre en forme d'église et la femme les bras repliés comme si elle se sentait déjà morte... Robert Mitchum apporte une aura négative et inquiétante au métrage, et y est pour beaucoup dans l'atmosphère ambiante. impossible d'oublier ce film après l'avoir vu, et ce n'est pas un hasard s'il est considéré comme culte par tous, et constamment disséqué dans les écoles de cinéma.
La nuit du Chasseur est un bon film. Un classique à voir. C'est surprenant que le succès du film n'ait eu lieu que rétrospectivement et qu'à sa sortie, le film n'ait pas trouvé son public. Il faut bien admettre qu'il y a une véritable atmosphère dans ce film qui le fait se démarquer du reste des films de l'époque. Robert Mitchum est excellent dans ce film, la performance vaut le détour. Il faut admettre que son personnage de révérend tueur en série est particulièrement accrocheur et contribue au statut culte du film. Le film est assez particulier mais est visuellement très beau (malgré son caractère noir et blanc).
Le seul film de Charles Laughton prouve que même un acteur talentueux peut s'improviser réalisateur. Avec La Nuit du Chasseur, Laughton signe l'un des films les plus sombres de l'histoire du cinéma. À travers cette histoire sordide de prêtre malfaisant chassant des enfants pour une histoire d'argent, Robert Mitchum livre probablement sa meilleure performance toute catégorie confondue. Les seconds rôles sont tout aussi intéressants, et le rythme permet de garder le spectateur en haleine malgré quelques longueurs. Un grand classique du cinéma d'époque.
Un prêcheur fou épouse la veuve d'un braqueur de banque pour mettre la main sur l'argent du vol. L'unique film de Charles Laughton est très réussi avec Robert Mitchum effrayant et une photographie sublime.
En regardant ce film je comprend maintenant pourquoi il y a eu un grand flop à sa sortie, par contre le classement dans les 10 plus grand films plusieurs années après là je ne comprends pas. Voilà si vous voulez raté quelques heures de votre vie regarder car c'est bien pour cela. Le seul film plus médiocre que celui-ci s'intitule "La vierge, les coptes et moi" ! PS: le chauffage devrait être monté sa serais très sympa. Merci de votre compréhension
Pour moi, il y a dans ce film des passages marquants. Comme spoiler: le train qui approche avec le pasteur à son bord sur fond de musique angoissante, ou encore spoiler: le cadavre de la femme lesté au fond de la rivière, visible à travers l'eau limpide . Cette dernière image d'une horreur presque irréelle s'apparente à un tableau morbide. Cependant, plusieurs choses ont quelque peu freiné mon enthousiasme. Il y a d'abord les références bibliques lourdingues tout le long du film. Ensuite, le scénario est assez décousu. Au lieu de s’accélérer avec spoiler: la fuite des enfants , le rythme du film ralentit et tombe dans une forme de contemplation poétique naïve spoiler: avec des gros plans sur les animaux qui bordent la rivière ... Enfin, l'interprétation de Robert Mitchum est parfois trop théâtrale, et la prestation de Shelley Winters quelconque. Heureusement, les deux orphelins, eux, sont impeccables. Sans parler de chef-d'œuvre, ce film unique en son genre mérite vraiment d'être vu.