Marty
Note moyenne
3,9
158 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

19 critiques spectateurs

5
1 critique
4
9 critiques
3
8 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Iggy bebs
Iggy bebs

10 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2026
film méconnu, mais, 4 oscars, palme d or festival Cannes 1955, excusez du peu, avec un grand ERNEST BORGNINE. et une superbe BETSY BLAIR, a re-découvrir rapidement.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Marty est un film qui pourrait sembler lent et superflu au vu de l'intrigue, un homme célibataire aimerait trouver une femme mais il va d'échecs en échecs.

Or, il faut se lancer, effectivement cette oeuvre est puissante et véhicule un message essentiel et souvent mis de coté. Le pouvoir de l'intrigue dépend toujours d'un bon casting et Ernest Borgnine en est le parfait capitaine, jouant à la perfection l'homme solitaire, habitué à celle-ci et n'ayant plus de confiance en soi dû à ses échecs antérieurs. Cependant on ne tombe pas dans le cliché d'un homme qui pourrait remettre la faute sur les femmes ou d'un homme s'apitoyant sur son sort qui se laisserait sombrer. Non, ici on tombe face à un homme joyeux, plein de vie qui au contraire ne prend pas ce problème comme définition de sa vie, il se plait dans sa routine et dans sa "simple" vie tout en essayant de l'améliorer à son rythme.

Néanmoins le message qui ressort à un degré supérieur et celui de l'entourage et comment celui-ci a tendance à nous retarder à nous décourager de changer et découvrir des aventures, des émotions différentes des leurs. Or ici Borgnine va lutter contre cela tout le long du film. Il va douter de ses propres sentiments et de ses propres envies, refusant toute acceptation de nouveauté. Dès lors il se braque sur lui même, continue d'écouter les avis négatifs et impertinents de ses amis mais réalise qu'il se doit de lutter et d'avancer sinon sa situation n'évoluera jamais. En ça la fin et tout bonnement magnifique, permettant aux spectateurs de ressentir la joie de Ernest tout en laissant libre cours à leur imagination sur la suite de leur relation. On passe donc d'un personnage évasif influençable à un personnage épanoui par les perspectives de changement qui l'attend.
Alasky

454 abonnés 4 563 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2025
J'ai aimé la simplicité de cette romance, toute en pudeur, et mettant en scène des personnages sensibles et humains. Ce film est assez méconnu malgré ses nombreuses distinctions à sa sortie, il met du baume au coeur, et malgré son côté désuet il est assez moderne dans son propos.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Plusieurs fois primé (Oscars, Palme d'Or, Golden Globe,...), "Marty" est pourtant un petit film à l'histoire simple mais prenante ; une histoire d'amour entre deux trentenaires vivant chez leurs parents et peinant à construire leur propre vie de famille. Beaucoup de tendresse véhiculée par ce duo de personnages attachants. Ernest Borgnine tient le haut de l'affiche dans un rôle à contre-courant de ceux auxquels il nous avait habitué.
Pas un grand film mais l'ensemble reste bon avec un effet feel-good plutôt agréable.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
20 ans. Ça faisait 20 ans que je ne l'avais pas revu. Et mes impressions furent exactement les mêmes. Si l'on peut se demander pourquoi "Marty" a reçu un tel flot de récompenses, on ne pourra en revanche jamais lui enlever que c'est un film hautement attachant. Son histoire est toute simple, tout comme sa mise en scène, mais ses personnages dégagent une tendresse qui ne trompe pas. Ernest Borgnine, immense comédien que le monde du cinéma a désormais oublié, y est parfait. Jouant avec un naturel admirable. Il ne pouvait d'ailleurs en être autrement, lui qui fut loué, en plus de son talent, pour sa bonhommie et sa gentillesse.
Cadreum
Cadreum

61 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2025
Avec Marty, Delbert Mann ne filme pas un héros : il filme un homme qui n’a jamais pensé pouvoir en être un. Un boucher du Bronx, la quarantaine timide, la voix voilée de politesse, le corps un peu trop lourd pour l’époque, pour les bals, pour l’amour. Il ne s’agit pas de faire un drame de cette solitude, ni de la sublimer : il s’agit simplement de l’habiter, avec une attention si fine qu’elle en devient bouleversante.

Il n’y a rien à faire le samedi soir. Cette phrase, répétée avec une lassitude en forme de constat, devient le leitmotiv d’une génération invisible, échouée entre la guerre passée et les promesses floues de l’American Dream. Marty n’a pas de rêve. Il a des horaires. Il a une mère. Il a une rue. C’est tout. Et c’est dans ce presque rien que le film va puiser une densité humaine rare.

Le film est fait d’attentes minuscules : un appel téléphonique, une valse, un regard qui hésite à soutenir l’autre. Il faut toute la tendresse et l’intelligence d’un Ernest Borgnine pour faire de ce corps ordinaire un monument fragile, un héros par défaut, un homme qui se demande s’il mérite, vraiment, d’être aimé. Car Marty ne parle que de cela, au fond : de la peur d’être un rebut, un reste, une vie sans événement. Et il en parle sans forcer, sans effets, à hauteur de trottoir.

Il y a quelque chose de profondément politique dans cette attention portée aux existences mineures. La caméra de Mann épouse l’espace domestique, non pour le dramatiser, mais pour en capter les tensions sourdes : la mère intrusive, les cousins moqueurs, les amis blessants sous couvert de camaraderie. Il impose des normes, des rôles, des récits pré-écrits. Tu es un homme, donc tu dois séduire, dominer, plaire.

La rencontre avec Clara, elle aussi maladroite, effacée, n’est pas une idylle. C’est une possibilité. Ce n’est pas une passion. C’est un courage. Le film sait qu’aimer n’est pas simple quand on ne s’est jamais senti aimable. Et qu’il faut une force considérable pour affronter non seulement les autres, mais aussi le regard que l’on porte sur soi. Ce que Marty montre admirablement, ce sont ces micro-batailles qui n’ont rien de spectaculaire.

Cependant, il est certain qu'on peut lui voir dans une esthétique et des gestes datés, un rythme trop lent, une théâtralité un peu molle, mais c’est peut-être aussi ce qui fait le charme des vieux films si on sait en prendre conscience.
ls___m
ls___m

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
Première Palme d’or du festival de Cannes, ce film surprend en rapport avec le sujet traité, un homme oppressé par les normes sociales et notamment à celle du mariage. Ce film présente un homme simple et bon très attachant dans les aventures quotidiennes.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2024
Rencontre touchante entre deux solitudes, cette romance peut paraitre désuète sur certains éléments pragmatiques mais conserve toute sa pertinence par la justesse psychologique des personnages, l'intelligence des dialogues et la raillerie sociale (ce père qui envie le célibataire après avoir prôné les valeurs familiales, ces mère intrusives qui ne vivent que par procuration, ces a priori réducteurs sur le physique...). Portés par une classiquement efficace mise en scène et une bande-son agréable, les subtilement impeccables Ernest Borgnine et Betsy Blair forment un couple auquel on veut croire pour sa sincérité et son modernisme (délectable rencontre avec la belle-mère!). Une bien jolie palme d'or!
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2022
Je ne comprends pas trop la flopée d’Oscars reçus à l’époque (film, réalisation, acteur, scénario) sans compter la Palme d’or. Même si le film est bien sympathique, une jolie comédie romantique comme on en fait plus. Il imposera Ernest Borgnine au premier plan. Cela se laisse regarder avec un certain plaisir mais aussi très vite oublier.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2016
Sorti un peu de nulle part (même Burt Lancaster, son producteur, ne croyait pas au film), "Marty" raconte l'histoire d'un boucher italien habitant encore chez sa mère alors que tous ses frères et sœurs se sont mariés. A 33 ans, les gens ne cessent de lui rabâcher combien il devrait avoir honte d'être encore célibataire. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer car il sort régulièrement avec ses amis dans l'espoir de rencontrer des filles. Mais Marty n'est pas beau. Il n'est pas spécialement laid non plus mais il est banal. Et un type banal au grand cœur, les filles ne s'y intéressent pas. Jusqu'au moment où il rencontre Clara, une institutrice vivant chez son père et fraîchement lâchée par son cavalier du soir, parti rejoindre une autre femme. Comme Marty, Clara est seule et n'est pas vraiment belle. Mais elle n'est pas moche non plus. Forcément le courant passe entre les deux mais très vite l'entourage de Marty va émettre des jugements hâtifs sur cette Clara, bouleversant les habitudes d'une mère habituée à avoir son fils auprès d'elle et d'amis aimant sortir en groupe tous les week-ends. Deuxième film de l'histoire du cinéma après "Le Poison" de Billy Wilder à cumuler l'Oscar du Meilleur Film et la Palme d'Or à Cannes, "Marty" a sans doute été surestimé au niveau de ses récompenses (4 Oscars !). Mais cela n'empêche que c'est un film touchant, racontant une histoire sans s'encombrer d'artifices. Ce qui frappe, c'est la façon dont tout a l'air très simple dans le scénario signé par Paddy Chayefsky : les dialogues, la rencontre amoureuse, le quotidien de Marty. Tout ça est abordé sans chichis, avec la volonté de sonner le plus réaliste possible sans tirer sur la corde sensible. C'est un film simple sur des gens simples. Ici, le couple est bien loin du glamour hollywoodien habituel et c'est ce qui rend le film aussi beau. On se retrouve dans un réalisme touchant avec des acteurs filmés tels qu'ils sont. Nul doute qu'Ernest Borgnine, véritable gueule et second couteau du cinéma américain (il a joué dans "La Horde Sauvage", "Les Vikings", "Les Douze Salopards" ou encore "New York 1997"), trouve là son plus beau rôle. Un rôle dans lequel il se glisse parfaitement, boucher au grand cœur rencontrant enfin l'amour en la personne d'une Betsy Blair particulièrement touchante. Pas de grands ressorts dramatiques pour ce film se déroulant en deux jours, seulement l'histoire d'une rencontre entre deux âmes solitaires faites l'une pour l'autre. Sans en faire des tonnes, le scénario se montre suffisamment bien écrit pour captiver, critiquant au passage la bêtise que peut représenter le cercle familial ou le cercle d'amis quand ses habitudes sont bouleversées. Sans prétentions, "Marty" va droit au cœur et délivre une œuvre tendre, loin de mériter toutes ses prestigieuses récompenses mais méritant amplement qu'on s'attarde dessus.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2015
Pas mal du tout, j'ai été agréablement surpris par un film à la thématique un peu à l'eau de rose, mais traitée avec un regard assez neuf. "Marty" ne donne pas l'impression d'avoir beaucoup vieilli, car le réalisateur ne laisse pas la place à de grandes envolées lyriques mais s'attache à montrer des personnages profondément blessés par la vie. Peu d'humour finalement donc, mais un second degré et une légèreté bienvenue, voire de la mélancolie. Un "feel good movie" à l'ancienne, en quelque sorte.
MGM-ranger
MGM-ranger

182 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2014
Marty est l'histoire d'un jeune homme qui aimerait trouvé une femme mais se trouve trop laid, il travail à la boucherie et retrouve ces copains le soir au bar. Lors d'une soirée en boîte il rencontre une fille qui a les même problème de solitude.
Marty est un film qu'on apprécie avec le temps et non tout de suite avec un beau scénario. Malgré une palme d'or à Cannes et récompensé par 4 oscars le film est pourtant oublier. Un bon 3,5/5.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 août 2014
A la base un petit film sans prétention produit au rabais qui va devenir un succès grâce à un scénario plein de sensibilité et de justesse, l'anti bling bling par excellence. Et Il y a bien sûr et surtout Borgnine qui apporte quelques kilos de finesse après ses rôles de brute. Bon tout de même Betsy Blair pris pour jouer les laiderons ça c'est un peu abusé.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2014
Incroyable... En 1955, ce film a raflé une Palme d'or et quatre Oscar (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleur scénario adapté). On y a vu, à l'époque, une perle du néoréalisme à l'américaine. Parce qu'il collait au quotidien et aux préoccupations de la jeunesse ? Parce qu'il offrait une petite plongée dans le milieu des immigrés italiens ? Quoi qu'il en soit, on n'y voit plus aujourd'hui qu'une comédie romantique mineure, gentillette et désuète. Il y a certes un élan, une fraîcheur, une simplicité qui rendent le film assez sympathique. Et puis on est content aussi de voir Ernest Borgnine dans un rôle principal, celui d'un bon gars, lui qui a été très souvent cantonné aux seconds rôles (de méchants ou de brutes) dans sa carrière. Mais bon, cette intrigue tournant autour de l'obsession sociale du mariage, de la place ou non de la belle-mère auprès d'un couple marié, semble d'un autre âge et n'offre rien de transcendant, même si l'on peut apprécier la petite touche caustique sur la mauvaise foi, la jalousie ou l'égoïsme de l'entourage de Marty.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mars 2013
"J'ai passé tous les samedis soirs de ma vie à rechercher une femme". Voilà une phrase que bien des gens - hommes ou femmes - ont du déjà prononcer. Et c'est pourquoi "Marty" est un excellent film qui parle au coeur. L'histoire est très simple; Marty, est un boucher trentenaire célibataire sur le retour, complexé, timide, sensible, vivant toujours chez sa mère. Lassé et blessé de se faire tout le temps rejeter, c'est à contre-coeur qu'il se rend un samedi soir au bal local et il y rencontre fortuitement une femme aussi esseulée et complexée que lui ... Ce scénario pourtant si primaire - qui s'étale sur un samedi soir et un dimanche matin - est parfaitement authentique. C'est une histoire qui parle, une rencontre, une discussion, un baiser, la joie du commencement des sentiments, ... Il faut dire que les dialogues sont très bien choisis, ils retranscrivent très bien les émotions et en disent plus qu'on ne pourrait le croire. Ernest Borgnine est très touchant dans ce rôle - assez inhabituel pour lui - d'homme sensible et sentimental. Betsy Blair - que l'on a très peu vu jouer et qui, accessoirement fut la compagne de Gene Kelly - est très juste aussi en jeune femme introvertie mais désespérément romantique. C'est une belle introspection sur la solitude, la peur de finir sa vie seul, de passer à côté de l'amour. Du reste c'est aussi, au second plan, une réflexion sur la vieillesse avec cette discussion entre la mère de Marty et sa soeur, toutes les deux veuves, se demandant que peut bien être une femme lorsqu'elle n'a plus ses enfants chez elle et qu'elle est seule. Pour finir rappelons que ce film mine de rien été auréolé de récompenses, 4 Oscars en 1956 et la Palme au Festival de Cannes 1955, un beau palmarès amplement mérité. Pour résumer "Marty" est tout simplement un film humain et ce genre de film se fait bien rare de nos jours.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse