C-Snipes
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4 - Très bien
Bien avant qu’elle ne parte réaliser des films mainstream moins ambitieux et critiqués, Catherine Hardwicke se posta comme une cinéaste à suivre après son premier long, Thirteen, salué par la critique. Son deuxième film, Les Seigneurs de Dogtown, était déjà moins ambitieux et chapeauté par une major.
Contant l’histoire de trois surfeurs devenus skateurs pas forcément meilleurs amis du monde au départ du film, Les Seigneurs de Dogtown sent bon les années 70’s, le rock de ces années là et la chaleur de la Californie. En effet, le film bénéficie d’une bande-son efficace et d’une imagerie assez passionnante pour captiver le spectateur, malgré une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, avec un gentil garçon bien droit dans ses bottes, interprété par l’excellent John Robinson, qu’on regrette de ne plus voir au cinéma, un avide de reconnaissance détestable, joué par Victor Rasuk et un ami loyal un peu niais qui doit faire face à une vie très compliqué, joué par Emile Hirsch, qui montre ici son talent aujourd’hui reconnu. Les jeunes sont ici encadrés par un excellent Heath Ledger en patron/gourou/figure du grand frère constamment bourré, qui rappelle un peu le Joker qu’il jouera 5 ans plus tard et par Eddie Cahill, assez bon dans un second rôle discret mais mémorable. Le film enchaîne les péripéties de façon plaisante, grâce à une réalisation plutôt passe-partout mais efficace et un scénario qui n’évite pas les raccourcis mais qui n’a pas vraiment d’autre défaut si ce n’est de nous coller un rebondissement dans les dernières minutes du film.
Les Seigneurs de Dogtown a été fortement critiqué à cause du manque d’intérêt du film si on a déjà vu le documentaire Dogtown & Z-Boys, réalisé par Stacy Peralta himself. Très sympathique, à défaut d’être essentiel.
Ajoutée le 06 mars 2012 à 00h04
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