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La Dame de Shanghai
note moyenne
4,0
812 notes dont 107 critiques
29% (31 critiques)
29% (31 critiques)
26% (28 critiques)
13% (14 critiques)
2% (2 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur La Dame de Shanghai ?

107 critiques spectateurs

Puce6386
Puce6386

Suivre son activité 389 abonnés Lire ses 1 074 critiques

3,0
Publiée le 29/12/2013
Un film noir, classique et élégant, qui bénéficie d’une atmosphère étrange, tendue et pesante. L’esthétique séduisante, la mise en scène habile et la qualité d’acteurs impressionnante permettent au film de nous présenter quelques belles scènes d’anthologie. Cependant, le démarrage est un peu poussif, certains personnages ont une personnalité fade et le scénario est alambiqué et pas toujours très captivant, avec une voix off qui finit par lasser. Bien qu’inférieure à "La Soif du Mal" ou à l'excellent "Le Criminel", Orson Welles nous offre, avec cette réalisation, un beau moment de cinéma malgré tout !
Benjamin A
Benjamin A

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4,5
Publiée le 16/03/2014
Même si je suis capable d'apprécier tous genres de films, le film "noir" genre presque disparu aujourd'hui reste mon genre de prédilection (on en a tous un). Et lorsque j'ai l'occasion de découvrir "La Dame de Shanghaï" d'Orson Welles, je trépigne d'impatience, surtout qu'en plus d'être un formidable metteur en scène, c'est aussi un grand comédien et qu'il se donne le rôle principal et offre à la ravissante et talentueuse Rita Hayworth l'honneur de l'accompagner (alors sa femme, la relation de dégrada pendant le tournage, où cette dernière demanda et enclencha la procédure de divorce). Et au final ce n'est pas une déception, très loin de là, Welles nous raconte l'histoire d'un marin qui va embarquer sur le yacht d'un influant avocat après avoir sauvé sa femme et peu à peu il va tomber amoureux d'elle, pendant que d'autres personnages interviendront et qu'une machination se mettra doucement en place. Comme dans les meilleurs films de ce genre, on a une galerie de personnages bien écrite et fascinante, que ce soit le marin qui semble par moment dépassé par les évènements, la vénéneuse et mystérieuse héroïne, l'avocat marié à cette dernière dont les intentions ne sont pas toujours claires et souvent mystérieuse ou encore cet homme qui demande à se faire assassiner. Le scénario est bien écrit et ambigu mais totalement maitrisé par Welles et peu à peu il devient de plus en plus fascinant et mystérieux, tout comme l'atmosphère qui entoure le film, sombre et envoutante. Les dialogues sont aussi bien écrit, Welles n'hésite pas à manier les sous-entendus pour contrer la censure et de manières générales, il explore profondément l'âme humaine. Sa narration est excellente, tout comme sa mise en scène et sa maitrise technique éblouissante, tout comme son utilisation de la musique et tout ca donne lieu à certaines scènes mémorable notamment celle dans l'aquarium et surtout les 10 dernières minutes, qui nous montrent tout le génie de son réalisateur/interprète/auteur. Côté interprétation c'est impeccable, Welles bien évidemment mais aussi Rita Hayworth, qui se révèle envoutante et mystérieuse ainsi que les autres rôles tels que Everett Sloane dans le rôle de l'avocat. Une très grande œuvre et un très grand film noir, Welles montre tout son génie sans jamais que cela devienne lourd pour le film. C'est passionnant et fascinant, emmené par une fabuleuse galerie de personnages avec une atmosphère sombre et envoutante, un héros désabusé et une héroïne magnifique, envoutante et vénéneuse. Majestueux.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

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2,5
Publiée le 03/02/2011
Le problème avec Welles, comme avec Tarantino par exemple, c'est qu'on a toujours l'impression que la seule chose qui l'intéresse vraiment, c'est de montrer à quel point il est un grand réalisateur. L'histoire, la construction d'un récit et de personnages convaincants ne viennent qu'après. Pas un plan qui ne soit soigneusement pensé pour mettre en évidence le "génie" du maître. Rien de naturel, rien de spontané, rien de simple - tout dans l'effet, et fortement appuyé. Bien sûr, Orson a beaucoup d'idées, souvent intéressantes, parfois brillantes, qui à l'époque étaient certainement novatrices. La scène dans l'aquarium, le final dans le labyrinthe de miroirs, entre autres, sont des moments marquants. Mais une telle ostentation devient vite lassante, et surtout, aucun fil conducteur solide ne vient donner cohérence et puissance dramatique au film qui, du coup, fait très "fabriqué". Rita Hayworth est correcte, sans plus; Orson est un comédien moyen (beaucoup de présence, aucune subtilité) et une voix off envahissante. Très bon tandem, en revanche, formé par Everett Sloane et Glenn Anders. Cela ne suffit pas: "La Dame de Shanghai" reste essentiellement un patchwork de numéros de haute voltige, réalisé par un virtuose de la caméra à l'ego généreusement dimensionné.
Caine78
Caine78

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4,0
Publiée le 22/06/2006
Toujours difficile d'écrire une critique d'un classique intemporel, surtout lorsque vous avez quelques réserves... Oui, je lui trouve quelques longueurs et un scénario légèrement confus à cette « Dame de Shanghai », sans oublier une tendance chez Orson Welles à surligner ce qui n'a pas besoin de l'être... N'empêche, revoir ce film au cinéma a été l'occasion d'apprécier son superbe travail de mise en scène, que ce soit à travers plusieurs passages mémorables spoiler: (notamment au début et évidemment la mythique scène des miroirs), une voix-off inégale mais parfois fascinante ou encore une volonté de détourner, voire pervertir subtilement les codes habituels du Film noir. Surtout, si Welles acteur et Everett Sloane sont excellents, Rita Hayworth est éblouissante de beauté, fascinante de bout en bout : c'est simple, elle est l'incarnation absolue de la femme fatale au cinéma : tout simplement sublime. Peut-être pas le chef-d'œuvre absolu que j'avais en tête donc, mais un classique intemporel à voir et à revoir, assurément.
Yetcha
Yetcha

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5,0
Publiée le 04/03/2011
Un très grand film du génie trop longtemps incompris. Superbement mis en image, des plans extraordinaires, un scénario profond et des acteurs vrais. Rita Hayworth est ultra belle et Orson Welles toujours aussi grave. Un grand moment de cinéma. Seul petit bémol concernant le procès où les gens rigolent aux propos (même le juge!) et ça c'est un peu surréaliste quand même, on se croirait un peu au cirque! Curieux, mais sûrement voulu. Bref, pas de quoi mettre moins de 5 étoiles quand même!
chrischambers86
chrischambers86

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5,0
Publiée le 17/06/2009
Un film extraordinaire! Dans "The Lady from Shanghai", Rita Hayworth subit l'hommage cynique et insolent de son mari, Orson Welles, qui avait voulu à tout prix briser cette image stèrèotypèe qu'elle reprèsentait aux yeux des hommes, allant jusqu'à convoquer la presse pour couper publiquement lui-même la chevelure de sa femme! En fait, c'est à la femme amèricaine elle-même que Welles voulait s'en prendre, en la dènonçant comme une mangeuse d'hommes qui devient criminelle par la plus mauvaise des passions, un requin parmi les requins assoifès d'argent! Rappelons brièvement le thème de ce joyau absolu du cinèma amèricain: une jeune femme entraîne sur le yacht de son mari, un marin de rencontre! Elle l'embarque pour une croisière, d'abord à Acapulco, puis à San Francisco! Le jeune homme est bientôt soupçonnè d'un meurtre dont l'auteur est en fait sa maîtresse! il s'agit d'une intrigue compliquèe, à laquelle Welles avouait lui-même n'avoir pas compris grand-chose! En fait, c'est lui qui entretient la confusion volontairement, dans un but à la fois esthètique, èthique et poètique! Bref, "The Lady from Shanghai" constitue le portrait cruel d'une tentatrice fatale où le cinèphile voit Hayworth dans toute sa beautè, tantôt nonchalamment ètendue sur un rècif, tantôt courant dans les ruelles de Mexico vêtue d'une robe du soir blanche à se pâmer! Signalons une sèquence d'anthologie qui fait parti de la lègende du cinèma: dans le luna-park du quartier chinois de San Francisco, le règlement de comptes entre Elsa et son mari, tandis que toutes les glaces s'effondrent sous le choc des balles! Un règal pour les yeux...
Grouchy
Grouchy

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2,5
Publiée le 12/02/2012
Welles explore le suspens à la Hitchcock avec un nouveau thriller. Il prouve encore son énorme talent de réalisateur, un peu gâché par un scénario compliqué par moments et soporifique par la voix-off omniprésente. La scène finale du palais des miroirs est néanmoins géniale.
Béatrice G.
Béatrice G.

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4,0
Publiée le 01/05/2014
Ma deuxième incursion dans la filmographie de M. Welles après Le Criminel, qui somme toute ne cassait pas trois pattes à un canard, avec La Dame De Shanghai, délectable film noir, au scénario délicieusement machiavélique qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute et un final des plus spectaculaires. Très bien réalisé et très bien interprété: Orson Welles himself et la sublissime Rita Hayworth réunis pour un très grand film!
willydemon
willydemon

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2,5
Publiée le 25/02/2011
Trop prétentieux. Une intrigue , des personnages relégués au second plan pour montrer seulement sa maitrise de la mise en scène (La scène des miroir est superbe). Welles en fait trop et nous détache de l'œuvre qu'on ne regarde que pour son esthétique.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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5,0
Publiée le 13/12/2009
Grand chef d'oeuvre d'orson welles, ce film n'a pas un aussi bon scénario que le procès, n'est pas aussi innovant que Citizen Kane, n'a pas une aussi bonne mise en scène que touch of evil et j'ai juste envie de dire : et alors ? Orson Welles montre encore une fois qu'il est le meilleur, qu'il est une espèce de Dieu, un grand acteur, un grand réalisateur. La dame de shangai est un film qui touche à la romance, au polar et qui n'est pas dénué d'humour, on a droit à un magnifique monologue de Welles, on a droit à un final éblouissant, un très grand film.
TTNOUGAT
TTNOUGAT

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2,5
Publiée le 27/09/2009
Deux étoiles pour un tel chef d'œuvre visuel cela peut paraitre peu.Mais pour moi le cinéma;c'est de l'art certes, mais associé en permanence à la vie,aux sentiments et à la conscience.Ce film est complètement déshumanisé ,tout juste assimilable à un rêve sorti de notre inconscient et que personne ne maitrise.Alors les magnifiques éclairages,les mouvements de camera inédits,les gros plans signifiant de l'instant,tout cela ne m'intéresse pas puisque je ne retrouve aucune humanité fut elle abjecte dans les personnages qui gesticulent comme ceux du théâtre chinois. Welles est un immense artiste mais ses cotés paranoïaques qui ressortent constamment de son cinéma me gênent énormément.C'est quand même un peu trop facile pour un visionnaire de filmer ce qu'il a dans la tête sans jamais s'occuper de l'histoire...Welles est sincère,c'est un auteur mais il ne nous aime guère.Il y a lui et les autres.Tant mieux pour ceux qui aiment,tant pis pour ceux qui n'accrochent pas.En cela, il est amèricain jusqu'au bout des ongles et il n'a pas subi les deux guerres mondiales européennes qui ont marqué à jamais les autres grands auteurs qui se sont réfugiés aux USA.Coté acteurs,Rita hayworth qui n'est pas une bonne comédienne peine a tenir son rôle de femme fatale et Welles lui même semble un peu perdu.Seul Everett Sloane est remarquable.Ce film considéré comme film noir n'en est pas un,ce n'est qu'un film d'auteur mais comme cet auteur à des cotés géniaux,on peut regretter ses insuffisances...Il admirait John Ford parait-il ...Je ne connais pas un cinéaste de sa qualité qui, en vérité ,lui soit plus éloigné.Personnellement,je donnerais ses 15 films (achevés)contre le simple court métrage "the Rising of the Moon".
Maqroll
Maqroll

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2,5
Publiée le 07/06/2009
Comme elle semble loin, l’inspiration de Citizen Kane, qui soutenait encore la maître dans La Splendeur des Amberson ! Ici, tout est éculé, déjà dit, faussement génial, prétentieux et plat... incroyablement plat. En fait, en dehors des deux films déjà cités, Welles ne se reprendra que pour faire passer Shakespeare dans l’œil de sa caméra. Tout le reste est alimentaire et sans intérêt !
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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5,0
Publiée le 21/03/2017
Sans être un fan d'Orson Welles et de films noirs, je dois reconnaître le choc que représente "La Dame de Shanghai". Tout en reprenant des codes du genre (voix-off, intrigue complexe et femme fatale), Welles réalise un film qui ne ressemble à rien de connu car insaisissable, parvenant à maintenir une ligne générale compréhensible malgré la manipulation obscure de Grisby, interprété par un Glenn Anders particulièrement inquiétant. Ce personnage étrange menace non seulement la relation entre O'Hara et Elsa Bannister (Rita Hayworth sublime) mais aussi la stabilité du film; sa folie désoriente donc le couple principal, qui peine à saisir le but de sa manœuvre, et empêche le film de se fixer, le forçant à avancer en ruptures et en hésitations. Pourtant, la courte durée de "La Dame de Shanghai" laisserait penser qu'il s'agit d'un objet limpide qui va droit au but; or, il est en perpétuel mouvement, même si sa marche est irrégulière : le film peut être rapide dans des scènes de pures tensions ou s'inscrire dans un faux rythme quand l'équipage se pose sur une plage, des moments indécis qui nous font ressentir la moiteur du climat et son effet sur des personnages qui semblent incapables d'agir. En apparence seulement, comme le prouve le coup de théâtre proche de condamner O'Hara - campé par un Welles parfait en marin dépassé par les événements - qui rabat les cartes sans pour autant figer ses personnages. Car le film tient à son obscurité, s’intéresse bien sûr aux motivations de chacun, mais préfère les garder sous la surface d'une mise en scène baroque, qui met en évidence ce qui est de l'ordre de l'indéfini et de l'inquantifiable, à l'image de la rencontre entre O'Hara et Elsa Ballister dans un musée océanographique, symbole de personnages qui n'ont de prises sur rien et qui évoluent dans un environnement où la compréhension ne se matérialise jamais mais se dérobe tel un liquide. Il s'agit pourtant bien d'une histoire mêlant jalousie, amour et argent, soit des motifs très classiques qui peinent ici à combattre leur opacité, engloutis par une réalisation qui finalement révèle dans une ultime séquence géniale l'impossibilité de délimiter l'illusion du réel : le labyrinthe de miroirs réunit ses trois personnages principaux en les dupliquant selon le nombre de glaces, permet aussi bien un vertige formel qu'une issue tragique. Film singulier et incomparable où la mise en scène s'élève à des hauteurs insoupçonnées, "La Dame de Shanghai" s'impose comme une oeuvre-clé de la modernité cinématographique.
Alexarod
Alexarod

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1,5
Publiée le 14/07/2015
On dit toujours que les vieux films sont les meilleurs, là on est sur du 1947 et je n’accroche pas, mais j’irais plus loin : ce n’est pas génial, loin de là. Si le noir et blanc passe bien, que la construction ainsi que l’esthétisme du final sont soignés, et que le résultat n’est pas affreux, on s’arrête là pour les bons points, cela fait peu. Je modérerai même un fait : le montage est pas mal, la mise en scène également, mais la trame est trop simple et l’histoire se complexifie sans raisons. Vous me direz que c’est inspiré d’une nouvelle de Sherwood King qui était déjà embrouillée, certes. Cela donne un ensemble trop alambiqué, pas forcément difficile mais chiant à suivre, accentué par de nombreuses longueurs ça en devient lourd. Rajoutons que c’est lent à démarrer (le rythme prend le relais ensuite), soporifique car il ne se passe rien, prévisible, mou et que l’on a rien pour nous réveiller, vous comprendrez ma note. Pour un thriller sombre on est plus dans l’obscur, et la psychologie des personnages, si importante dans ce registre, est juste reléguée au second plan, limite oubliée. C’est là que l’on voit les limites d’Orson Welles dans la réalisation : il veut trop en faire, il essaie de montrer l’étendue de sa palette, mais à trop passer en force dans la quantité il en oublie la qualité. Cependant, il réalise mieux qu’il ne joue, même si là cela demeure médiocre malgré la scène des miroirs et la fin. Il se montre trop, tant dans le jeu que dans la réalisation, un film à sa gloire en somme, donc tout est trop surfait/superficiel. J’irai même plus loin en disant qu’on voit son égo surdimensionné dans cette vendetta envers Hollywood, et que ça fait très prétentieux. Au moins ça permet qu’il joue bien son personnage froid, boursouflé d’orgueil, à la condescendance supérieure et cynique, mais je tends à penser que c’est sa nature plus qu’un rôle. Le reste du casting est pas mal (Rita Hayworth), mais ça ne relève pas le niveau de jeu. En effet, les acteurs sont plutôt agaçants car trop peu réalistes, trop maniérés, pour plaire. Surtout que Welles en profite pour régler ses comptes en faisant jouer à son ex femme le rôle d’une mante religieuse cupide, oubliant de creuser plus le personnage, ça tombe à plat. Les dialogues suivant cette tendance ça plombe. Ce sont les codes de l’époque, mais ça mal vieilli. Si on complète par le fait que les décors sont mal faits, que la musique est peu fréquente et à peine passable, qu’il n’y a pas de FX (c’est pas un mal) et que les décors sont à peine visibles, on obtient un thriller loupé.
Yannickcinéphile
Yannickcinéphile

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3,0
Publiée le 14/05/2015
A mon sens La Dame de Shanghai n’est clairement pas le meilleur Welles. Si la dernière partie permet de rehausser l’ensemble, on reste sur un métrage assez court, assez lent, qui ne marque pas outre mesure. Niveau acteur celui qui s’en sort le mieux n’est curieusement pas l’une de nos deux stars, mais Everett Sloane, lequel campe un Arthur Bannister mémorable. Toutes ses apparitions sont excellentes, il a le physique de l’emploi, bref, il retient l’attention. Si le duo Hayworth-Welles reste de bonne tenue, je n’ai pas été franchement transcendé non plus, entre un Welles trop apathique et une Hayworth qui se laisse un peu vivre ici, n’ayant pas, il est vrai, un rôle d’une grande consistance. En tout cas j’espérai clairement plus de ces derniers, et finalement ils se font voler la vedette, par les rôles secondaires, dommage. Glenn Anders n’est d’ailleurs pas mal du tout non plus. Le scénario démarre dans une première partie pour le moins lancinante, ressemblant à une sorte de comédie sentimentale pâlichonne, vaguement teinté d’humour et des répliques tranchantes du héros, mais enfin, il y a des plages longuettes et on ne sait pas trop où le film veut aller. Finalement dans sa deuxième partie le film devient plus intéressant, s’ancrant vraiment dans une histoire, et offrant un imbroglio sympathique bien que finalement le suspens ne prenne pas totalement. Reste que le rythme monte, qu’il y a plus de scènes fortes, notamment la fin, et cela parvient à remonter quelque peu la cote du métrage. Welles livre une mise en scène travaillée certes mais trop elliptique et souvent chaotique. Si son travail sur les plans est remarquable (l’usage des plongées aussi) en revanche ses cadrages qui privilégient le hors-champs et sa tendance fâcheuse pour le gros plan gêne à la compréhension du film, et sont parfois agaçants. Cela en effet donne le sentiment de l’enfermer, et même si l’effet est peut-être voulu, cela parait assez étrange par rapport à la volonté exotique du film qui précisément semble vouloir faire la part belle aux grands espaces. Enfin, cet aspect m’a laissé quelque peu dubitatif, mais on sent quand même un beau travail sur l’image, et les efforts méritent une certaine amabilité. La musique est assez neutre. Au final La Dame de Shanghai n’est pas un mauvais film mais c’est un métrage mineur de Welles, qui alterne des moments très forts (le final par exemple) avec des choses pour le moins banal, timide. Pour ma part je pense que ce n’est clairement pas par là qu’il faut aborder l’œuvre de Welles, mais enfin à voir une fois, pourquoi pas. 3.
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