La Dame de Shanghai
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Le Septième Acte
Le Septième Acte

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2026
Film un peu moins connu d’Orson Welles, LA DAME DE SHANGHAI est pourtant un très grand film de ce maître du cinéma.

D’abord, la dernière partie est absolument formidable et magistrale, et se hisse selon moi très haut dans le classement des meilleures fin de l’histoire du cinéma.

Quant à l’intrigue, celle-ci est rondement menée, maîtrisée de bout à bout, assez simple au final mais redoutablement efficace.

Si le début est peut-être un peu longuet, une fois que l’histoire est clairement en place, tout s’enchaîne à un rythme effréné, et tout est maîtrisé par Orson Welles, dont la voix off est succulente.

J’ai beaucoup aimé THE LADY FROM SHANGHAI, avec un noir et blanc fabuleux, une mise en scène efficace et un usage habile de la caméra, encore plus pour l’époque.
CloakBack
CloakBack

13 abonnés 436 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2026
La Dame de Shanghai suit un marin entraîné dans un jeu de séduction, de mensonges et de manipulations dont il comprend progressivement qu’il ne maîtrise presque rien. J’ai apprécié ce film noir très inventif, même si sa construction déroutante et son rythme irrégulier m’ont parfois tenu à distance.

La production de La Dame de Shanghai est marquée par les tensions entre Orson Welles et Columbia autour du montage. Tourné en partie à San Francisco et Acapulco, le film joue avec les codes du film noir tout en les poussant vers quelque chose de plus baroque et instable. Le premier montage de Welles était nettement plus long que la version sortie en salles, et les importantes coupes imposées au film ont probablement contribué à rendre le récit particulièrement condensé et parfois heurté.

Le récit parle avant tout du décalage entre les apparences et la réalité. Chacun semble jouer un rôle, dissimuler une intention ou projeter sur les autres l’image qu’il souhaite voir. Le désir devient ainsi une forme d’aveuglement, au point que certains finissent par croire ce qu’ils ont envie de croire. La vérité se perd alors derrière les mensonges, les illusions et les faux-semblants.

Le film aborde aussi les rapports de pouvoir, la possession et l’autodestruction. L’argent, le droit, la séduction ou la connaissance des autres deviennent autant de moyens de domination. Welles dessine ainsi un univers prédateur, où chacun cherche à utiliser l’autre avant de finir lui-même pris dans le jeu des manipulations.

J’ai pu découvrir le film au cinéma Le Regency à Saint-Pol-sur-Ternoise, et je l’ai plutôt apprécié sans jamais être totalement emporté. J’ai surtout aimé l’inventivité de la mise en scène et cette manière très personnelle de détourner les codes du film noir pour installer un univers où les repères semblent constamment se dérober. C’est aussi le genre d’œuvre qui donne envie d’être revue : une fois le puzzle mieux assemblé, on repense à certaines pièces qui nous échappaient au début.

Ma principale réserve vient justement de cette construction difficile à suivre, accentuée par un rythme assez flottant. Pendant une bonne partie du film, j’ai eu du mal à percevoir clairement la direction du récit et la logique reliant certains événements. Les importantes coupes imposées au montage participent sans doute à cette impression, ce qui rend l’expérience parfois frustrante malgré toutes les idées qui traversent le film.

La Dame de Shanghai reste malgré tout un film noir singulier, dont la mise en scène et le jeu constant sur les apparences m’ont davantage marqué que l’intrigue elle-même. Une première découverte parfois déroutante, mais suffisamment inventive pour me donner envie d’y revenir.
daniel perrin
daniel perrin

1 abonné 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2026
Film noir d'Orson Welles de 1947, La dame de Shanghai explore des techniques cinématographiques originales et qui marquent le spectateur.
L'atmosphère est lourde et menaçante, les personnages qui gravitent autours de la très belle Rita Hayworth, femme fatale sont inquiétants... L'action peine un peu à se mettre en place mais Welles à beaucoup de talent et rattrape la situation de main de maitre .
Film très moderne lors de sa sortie, quelques scènes mémorables dont le célèbre palais des miroirs, véritable morceau d'anthologie.
Un excellent film pour qui aime le genre...
Paul B
Paul B

95 abonnés 1 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2026
Un des meilleurs polar de l'histoire du septième art. Les acteurs sont incroyables, le scénario est exceptionnel, le montage et la photographie soignés...

Ce film mérite clairement ses cinq étoiles.
Polcorvi
Polcorvi

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
La Dame de Shanghai est un film aussi fascinant que déroutant, presque impossible à saisir pleinement dès le premier visionnage.
Adapté du roman If I Die Before I Wake, c’est aussi un objet à part dans l’histoire du cinéma : le seul film réunissant Orson Welles et Rita Hayworth en pleine séparation. Une tension palpable traverse tout le film, donnant à leur relation à l’écran une dimension presque troublante.
Dès l’ouverture à Central Park — avec ce long travelling impressionnant pour l’époque — le film installe une atmosphère singulière. On y rencontre Michael O’Hara, marin irlandais au passé criminel, qui tombe sous le charme d’une mystérieuse blonde croisée en calèche. Fasciné, il accepte de les accompagner pour une croisière qui va rapidement se transformer en piège.
La croisière devient alors le cœur du récit. L’eau y agit comme une métaphore filée : mouvante, insaisissable, dangereuse. Jusqu’au nom du bateau, “Circe”, qui renvoie à l’illusion et à la manipulation.
L’intrigue, volontairement alambiquée, peut désorienter, mais c’est dans cette confusion que le film trouve sa force. Orson Welles joue avec les angles, les reflets et les mouvements de caméra pour créer un véritable labyrinthe visuel. Tous les personnages semblent porter un masque, comme dans la séquence de l’opéra de Pékin à Chinatown, qui agit comme une mise en abyme du film lui-même.
Et puis il y a ce final dans le palais des miroirs. Une séquence marquante, visuellement impressionnante, qui renvoie autant à Charlie Chaplin dans Le Cirque qu’à toute une tradition du cinéma qui réutilisera ce motif du reflet et du double, du duel fragmenté à l’infini.
Mais au-delà de sa mise en scène, le film repose sur une idée profondément noire : les personnages sont incapables d’échapper à ce qu’ils sont. Michael O’Hara le pressent dès le début, mais avance quand même, comme attiré par sa propre chute.
On croit choisir sa route, mais au fond, on ne fait que suivre ce pour quoi on est fait — jusqu’à s’y perdre.
Un film riche, complexe, parfois opaque, mais d’une puissance visuelle et symbolique rare. Une œuvre qui ne se livre pas immédiatement, et qui mérite d’être explorée autant que regardée.
capirex
capirex

201 abonnés 858 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Excellent Polar de et avec Orson Welles , adapté de "If I Die Before I Wake", un roman de l’obscur Sherwood King . Il adopte avec une voix Off un procédé que moi j'aime bien . L'intrigue est solide et la scène la plus célèbre du film a lieu dans un labyrinthe de miroirs, brisés lors d'une fusillade qui est juste impressionnante , surtout pour l'époque ( 1947 ) , et sera d'ailleurs repris par la suite en hommage à Orson Welles dans plusieurs films, séries télévisées et bande dessinée !
Orno13
Orno13

32 abonnés 1 105 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 décembre 2025
Film noir atypique et surtout fascinant, réalisé par l immense orsonn welles, en subvertit les codes tout en revelant les profondeurs psychologique de chaque personnage.
Derrière une intrigue policière labyrinthique, à l image de la scène de la fin se cache une œuvre sombre, ironique et assez pessimiste sur la nature humaine.
Visuellement le film est remarquable, avec une muse en scène souligné avec les ombres, les reflets et les cadres à angles déformé, traduisant la confusion morale et mentale des protagonistes.
Un jeu de manipulation réussit, image de la scène de labyrinthe de glace brisé, la fragmentation des idées( le double jeu) et les illusions perdues.
Un très bon film
Soeur Marie Cruchotte

406 abonnés 3 632 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 octobre 2025
On retrouve tout le talent de mise en scène d'O. Welles dans ce classique narratif de 1948, autour d'une machination terrible. Un film noir, à la liberté créatrice débordante mais aussi irrationnel, à l'image d'un procés tournéen dérision. R. Hayworth apporte sa beauté mystérieuse dans un récit toutefois nébuleux.
Kouto
Kouto

34 abonnés 4 815 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
Tour à tour baroque et envoutant Orson Welles marque de son empreinte ce film noir où le cinéaste explore les tréfonds de l’âme l’humaine et la noirceur qui l’habite. D’une direction d’acteurs remarquable et surtout d’une réalisation grandiose notamment dans une scène finale inoubliable de génie « La dame de Shanghai » est un grand film d’un auteur incomparable.
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 avril 2025
"La dame de Shangaï"... Que n'ai-je pas entendu comme remontrances chaque fois que j'ai manifesté mon peu d'estime à son égard. Vous me direz que la plupart des grands films noirs, ou réputés comme tels, sont porteurs d'histoire alambiquées de bout en bout, c'est tout à fait vrai mais, les véritables grands films noirs compensent cela. Par des personnages forts et des atmosphères extrêmement pesantes. "Le faucon maltais" et "Le grand sommeil" (un des films les plus incompréhensibles jamais réalisés) sont de parfaits exemple. Alors qu'en ce qui concerne le film de Welles, il n'y a pas tout ça. Le début laisse entrevoir de belles choses, mais après ? Ma foi, rien qui puisse justifier que l'on saute au plafond. Pas de personnages marquants. Ni ambiance à couper au couteau. La belle Rita, ici dépossédée de sa longue toison rousse au profit d'une plus courte d'un blond étincelant, n'est pas à la hauteur. Welles se contente juste de la posture du gros dur. Et les autres sont tout ce qu'il y a d'inexistant. Reste donc le final, grand moment de cinéma s'il en est, avec ce fameux labyrinthe de miroirs, illustrant ce que sont les deux seules choses vraiment réussies : l'esthétique et la mise en scène. Suffisantes pour sauver le film, mais pas assez pour convaincre les spectateurs qu'ils ont affaire à un essentiel.
Lylamasquee
Lylamasquee

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2024
J'ai passé un moment très agréable ! De l'amour, de la tension, des crimes ! J'ai adoré chercher le meurtrier et rire des stéréotypes du genre.
Nicolas L.
Nicolas L.

122 abonnés 2 115 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 août 2023
Une mise en scène ultra élégante et très stylisée. On voit clairement que l'on a affaire à un maître en la matière. Photo noir et blanc splendide  mais le scénario trop alambiqué nous perd un peu. C'est tiré par les.cheveux et du coup l'intrigue ne passionné guère. Par contre la dernière scène très célèbre avec les jeux de miroir (geniale) vaut à elle seule de voir ce classique que du film.noir.
stans007
stans007

43 abonnés 1 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2023
Photo et mise en scène de très haut niveau pour un thriller autour d’une femme fatale interprétée par la magnifique Rita Hayworth en rupture de mariage avec Orson Welles à la ville comme à la scène. D’Acapulco « monde brillant et coupable » à San Francisco cosmopolite avec son théâtre no, le yacht emprunté à Erroll Flynn nous transporte dans des scènes splendides comme celle, restée célèbre et souvent imitée, du labyrinthe.
carbone144
carbone144

118 abonnés 849 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2023
Un film relativement oubliable. Long à démarrer, il ne gagne en intérêt véritable qu'à partir de quelques propos clairs qui retiennent notre attention et nous donnent envie de savoir comment ils vont se traduire. Pour cela, il faut attendre une bonne moitié de film. Ensuite, pour recomposer le puzzle, le scénario bizarre s'appuie sur des ficelles un peu particulières. Le scénario et le dénouement sont un peu tirés par les cheveux. Souvenir périssable.
Captain Hub'
Captain Hub'

3 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2022
Le scénario de La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai, Orson Welles, 1947) est au moins aussi nébuleux que celui du Grand Sommeil (The Big Sleep, Howard Hawks, 1946). Voix off, complot, mensonges, femme fatale, violence, faux-semblants, manipulation, Orson Welles réunit, dans son quatrième film, tous ces codes renvoyant au film noir mais en y apportant une touche personnelle pour mieux subvertir le genre, en ce sens que la narration est assurée, non comme le veut l'usage par ceux qui sont fondamentalement corrompus, mais par celui qui se fait manipuler à son insu. L'intrigue ici importe finalement assez peu pourvu que nous ayons l'ivresse de la mise en scène. Et Orson Welles, après Citizen Kane (1941) et La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons, 1942), prouve une fois de plus sa puissance visuelle et sa maîtrise de tous les paramètres de l'image.

Retrouvez mon analyse complète sur un photogramme de " The Lady from Shanghai " de Orson Welles sur mon blog :
http://etoilesdetoiles.blogspot.com/2022/05/la-profondeur-de-champ-et-la-lumiere.html
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