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La Dame de Shanghai
note moyenne
4,0
811 notes dont 107 critiques
29% (31 critiques)
29% (31 critiques)
26% (28 critiques)
13% (14 critiques)
2% (2 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur La Dame de Shanghai ?

107 critiques spectateurs

selenie
selenie

Suivre son activité 398 abonnés Lire ses 4 688 critiques

5,0
Publiée le 01/04/2019
On peut scinder le film en trois groupes qualitatifs, le premier reste la beauté icônique de Rita Hayworth, le second sont les nombreuses scènes d'anthologie, le troisième est que le film est plus un film qui dénonce les "requins" de Hollywood plutôt que d'être un film de vengeance conjugal. Elsa bannister en bikini noir étendue sur les rochers ou en robe immaculée courant dans la nuit reste en mémoire. On comprend que Welles est d'une intelligence remarquable quand il fait croire à une simple vengeance envers son épouse à la ville alors qu'elle sera jamais aussi uniquement belle, et que on comprend que l'entourage crapuleux de l'avocat Bannister renvoie en fait aux "requins" que sont les producteurs alors tout puissant de Hollywood (qui ne lui pardonneront pas !)... Site : Selenie
weihnachtsmann
weihnachtsmann

Suivre son activité 63 abonnés Lire ses 2 856 critiques

3,5
Publiée le 07/03/2019
Plusieurs parties intéressantes dans ce film. La machination, la partie de bateau et surtout la poursuite dans le parc. Avec les décors inquiétants et la mise en scène toujours fascinante d’OW.
Dardgo
Dardgo

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0,5
Publiée le 07/03/2019
Le son est tellement mauvais que c'est inaudible et donc incompréhensible. Ils sont tous fous dans ce film, rien n'a de sens, surtout les choix du personnage principal qui ne fais pas ce qu'il dit et fais tout ce que les autres disent. Si les deux personnages sont amoureux et ben ça se voit pas désolé.
Christiane H
Christiane H

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3,0
Publiée le 31/03/2018
Ce film m’a intéressée pour découvrir ce réalisateur au nom mythique, je l’ai trouvé pas mal, le début est assez expéditif, peu chaleureux, en passant d’une situation à l’autre, la mise en scène est incomplète, l’intrigue crapuleuse se laisse regarder par son intelligence malgré des personnages sans fond, de jolie mise en scène, je n’ai pu ressentir de l’émotion. La poésie est envoûtante dans cette œuvre, la spécialité philosophe d’Orson Welles avec ce titre du film à l’honneur.
Daniel Schettino
Daniel Schettino

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 127 critiques

2,0
Publiée le 15/12/2017
Ce qui est frappant dans La Dame de Shanghai, malgré les nombreuses critiques dithyrambiques sur le film, est l'enlaidissement de Rita Hayworth. Par jalousie envers les autres hommes, rivaux éventuels, Orson Welles coupa la belle chevelure rousse de Rita Hayworth est la transforma en... Anne Baxter. Comme modèle de féminité il y a mieux. D'ailleurs Joseph L Mankiewicz ne se trompa pas dans son superbe film All about Eve sorti 3 ans après, puisque Bette Davis à l'étincelante et longue chevelure rousse, se fait "détrôner" par l'insignifiante Anne Baxter. Joseph L Mankiewicz cinéaste visionnaire, voit que malgré tout que cela ne servira à rien de brimer le sex-appeal des actrices hollywoodiennes, puisque Marilyn Monroe, fait partie de la distribution de Eve dans un second rôle. Elle attend son heure, et fera vite oublier Anne Baxter. Mais avant que Marilyn Monroe ne prenne le pouvoir, il fallait dire adieu aux femmes fatales du cinéma des années 40, adieu Gilda ! Adieu Gene Tierney, Ava Gardner, Veronica Lake et Lauren Bacall. Les réactionnaires de l'époque gagnent la partie et semblent dire: "Coupez moi donc cette chevelure trop érotique de femmes un peu trop libres, et restez dans vos maisons à faire le ménage, et à vous occupez des enfants." La coupe de cheveux "casque" sera la norme dans toutes les années 50, de Joan Crawford à Jane Wyman, mais Marylyn Monroe viendra mettre à mal ces codes rigides de la bien-pensance des années 50, et cela malgré ses cheveux courts. Orson Welles en tyran domestique ne voulait pas que sa femme, Rita Hayworth, puisse séduire les autres hommes. La dame de Shanghai est du fait dans les normes de l'époque. Chaque plan du film se veut novateur, mais le personnage féminin du film, qui correspond aux archétypes de l'époque, ne l'est pas. Il y a dichotomie entre le personnage de Rita Hayworth qui joue encore sur les codes de la femme fatale des années 40 (donc rien de bien nouveau) mais qui est emprisonnée dans un corps engoncé qui représente déjà la vision de la femme des années 50. C'est une vison misogyne. D'ailleurs Orson Welles fait mourir son personnage féminin, alors que la défunte Laura (Gene Tierney, dans le sublime film d'Otto Preminger de 1944) ressuscite. La dame de Shanghai est une critique d'Hollywood d'Orson Welles, certes, mais en partie seulement car le cinéaste n'a pas vu venir le genre de personnage féminin empesé que le cinéma américain allait produire dans les années 50. Ce n'est guère anticipateur. Orson Welles enlève donc la belle et désirable apparence de Rita Hayworth, pour se complaire dans ce qui sera l'image de la femme avec les codifications rigides des années 50. C'est le comble du cynisme et c'est plutôt creux. Le film veut dynamiter les codes du film classique, mais il enferme justement la femme dans les carcans esthétiques austères et puritains qui allaient triompher dans la société américaine des années 50.
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

Suivre son activité 196 abonnés Lire ses 1 271 critiques

5,0
Publiée le 21/03/2017
Sans être un fan d'Orson Welles et de films noirs, je dois reconnaître le choc que représente "La Dame de Shanghai". Tout en reprenant des codes du genre (voix-off, intrigue complexe et femme fatale), Welles réalise un film qui ne ressemble à rien de connu car insaisissable, parvenant à maintenir une ligne générale compréhensible malgré la manipulation obscure de Grisby, interprété par un Glenn Anders particulièrement inquiétant. Ce personnage étrange menace non seulement la relation entre O'Hara et Elsa Bannister (Rita Hayworth sublime) mais aussi la stabilité du film; sa folie désoriente donc le couple principal, qui peine à saisir le but de sa manœuvre, et empêche le film de se fixer, le forçant à avancer en ruptures et en hésitations. Pourtant, la courte durée de "La Dame de Shanghai" laisserait penser qu'il s'agit d'un objet limpide qui va droit au but; or, il est en perpétuel mouvement, même si sa marche est irrégulière : le film peut être rapide dans des scènes de pures tensions ou s'inscrire dans un faux rythme quand l'équipage se pose sur une plage, des moments indécis qui nous font ressentir la moiteur du climat et son effet sur des personnages qui semblent incapables d'agir. En apparence seulement, comme le prouve le coup de théâtre proche de condamner O'Hara - campé par un Welles parfait en marin dépassé par les événements - qui rabat les cartes sans pour autant figer ses personnages. Car le film tient à son obscurité, s’intéresse bien sûr aux motivations de chacun, mais préfère les garder sous la surface d'une mise en scène baroque, qui met en évidence ce qui est de l'ordre de l'indéfini et de l'inquantifiable, à l'image de la rencontre entre O'Hara et Elsa Ballister dans un musée océanographique, symbole de personnages qui n'ont de prises sur rien et qui évoluent dans un environnement où la compréhension ne se matérialise jamais mais se dérobe tel un liquide. Il s'agit pourtant bien d'une histoire mêlant jalousie, amour et argent, soit des motifs très classiques qui peinent ici à combattre leur opacité, engloutis par une réalisation qui finalement révèle dans une ultime séquence géniale l'impossibilité de délimiter l'illusion du réel : le labyrinthe de miroirs réunit ses trois personnages principaux en les dupliquant selon le nombre de glaces, permet aussi bien un vertige formel qu'une issue tragique. Film singulier et incomparable où la mise en scène s'élève à des hauteurs insoupçonnées, "La Dame de Shanghai" s'impose comme une oeuvre-clé de la modernité cinématographique.
Newstrum
Newstrum

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5,0
Publiée le 05/01/2017
Génial film noir baroque où Orson Welles, ici acteur attachant, exorcise sa fascination pour son ex-femme Rita Hayworth. A ne pas manquer et pas seulement pour la célèbre scène finale des miroirs. Voir ma critique complète sur mon blog :
Kloden
Kloden

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3,0
Publiée le 08/11/2016
Sans doute parce que ses producteurs l'ont charcuté d'une heure (d'où, d'ailleurs, la rupture entre Orson Welles et les studios), mais on sent bien mal dans la Dame de Shangaï la force habituelle des films du réalisateur de Citizen Kane. Jusqu'à la scène du procès, qui enclenche un net gain d'intensité vers le final célèbre du parc d'attraction et de sa salle des miroirs, ce film de commande n'est que rarement sublimé par la mise en scène de son auteur. On y sent trop longtemps l'obligation de mettre en valeur Rita Hayworth - fait intéressant, Welles s'y prête de façon nette mais académique, comme si la fin de l'idylle qu'il vivait avec la belle se faisait déjà sentir, et qu'elle redevenait pour lui une femme étrangère plutôt qu'une muse. Le scénario, lui-aussi, me parait un brin alambiqué, se prêtant à des détours incessants au lieu de creuser davantage les zones d'ombres qu'il ménage. Bref, un film assez mal équilibré et prosaïque dans sa majeure partie, qui vit aujourd'hui bien plus de son tournage et de sa légende que de son contenu cinématographique, loin d'être indigent mais bien inférieur à ce qu'on proposé beaucoup de films noirs par la suite.
MemoryCard64
MemoryCard64

Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 375 critiques

3,5
Publiée le 30/03/2016
La Dame de Shanghai a particulièrement été charcuté par les studios, qui ont retiré une grosse heure du montage d'Orson Welles. Mais même défigurée cette œuvre témoigne d'une vision très moderne du cinéma que peu de personnes pouvaient se vanter d'avoir à l’époque... Comme souvent dans les films noirs les personnages sont troubles, torturés, ce qui les rend particulièrement intéressant. Ils dégagent une sorte de malaise général, en particulier Welles, dont le rôle lui permet de se réinventer une fois encore. Je trouve cet acteur particulièrement doué pour se glisser dans la peau d'un autre. Il adopte aisément les allures stoïques et le phrasé particulier de son personnage, qui lie les idées d'une réplique à l'autre pour former un discours compact et pourtant fluide. Les deux autres interprètes principaux ne sont pas en reste. Le personnage de Grisby, souvent filmé en gros plan, apparaît comme profondément dérangé. Les mimiques et la manière de sourire de l'acteur sont particulièrement travaillés et rendent chacune de ses apparitions inquiétante. Rita Hayworth, quant à elle, a une présence inexplicable. Il est difficile de déterminer ce qui la rend si magnétique, peut-être que cela vient de son charme naturel ou de son personnage changeant. Dans tous les cas, elle est là, et on la remarque. D'ailleurs, la fameuse scène où elle fume en maillot de bain allongée sur le bateau semble particulièrement peu respectueux du code Hays. Mais ce choix de représentation s'accorde avec le reste du long-métrage, particulièrement moderne. Welles propose au départ un montage soutenu déroutant, mais cette façon de faire trouvera une explication dans une scène finale particulièrement grandiose, qui reproduit à l'écran les méandres dans lesquels erre le héros. De manière générale la dernière demi-heure est particulièrement riche et prenante, puisque c'est là où le réalisateur montre tout son talent pour la mise en scène. Il multiplie les séquences marquantes, allant de la rencontre clandestine dans un aquarium public à la partie de cache-cache dans Chinatown en passant par un tribunal, où se déroule un procès risible qui n'a rien à envier à Chicago. La Dame de Shanghai possède donc bon nombre de qualités, qui m'évoquent personnellement Le Corbeau de Clouzot, autre film très en avance sur son temps. Pourtant, il manque un lien, une unité entre toutes ces réussites isolées pour que l’œuvre de Welles abandonne son statut de bon film pour se hisser au rang de chef-d’œuvre.
NusaDua
NusaDua

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4,5
Publiée le 24/02/2016
The Lady from Shanghai peut aisément être considéré comme l’un des tous meilleurs films noirs, un genre qui aujourd’hui n’existe quasiment plus. Avec sa photogénie indéniable (une des marques de fabrique d’Orson Welles), son ambiance tropicale et pesante à la fois, et ses personnages aux caractéristiques incertaines, le film possède un cachet inimitable et une force d’attraction peu commune. Seul le montage et la narration semblent parfois un peu bancals, ce qui n’est guère étonnant lorsque l’on apprend la genèse compliquée de l’œuvre. Pas suffisant pour lui enlever son charme, d’autant que l’histoire prend rapidement un tour policier inattendu, avec des scènes complètement surréalistes du meilleur effet (le tribunal…). The Lady from Shanghai est une sorte de canard boiteux, mais curieusement, l’addition de scènes géniales et du talent naturel de son réalisateur fonctionnent, et en font un film inimitable et un véritable incontournable.
Le cinéphile
Le cinéphile

Suivre son activité 79 abonnés Lire ses 1 926 critiques

4,0
Publiée le 28/01/2016
"La dame de Shanghaï", porté par Orson Wells toujours très lucide, est un véritable chef d'œuvre scenaristique et de mise en scène, notamment dans son final inoubliable, qui distille une enivrante délectation. https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
Gonnard
Gonnard

Suivre son activité 103 abonnés Lire ses 1 925 critiques

2,5
Publiée le 25/09/2015
Bénéficiant d'une esthétique admirablement travaillée et d'une distribution de qualité, "La dame de Shanghai" est un classique du cinéma des années 40 à connaître absolument. Atmosphère pesante, dialogues à couteaux tirés, présence des acteurs, Orson Welles en tête, tout est réuni pour passer un très bon moment. Seulement, la machine est un peu lourde, l'extrême lenteur du scénario assomme assez rapidement même le plus tenace des spectateurs. Les coups de théâtres, concentrés dans la toute dernière partie du film, ne permettent pas de relancer l'intérêt de l'histoire.
Sir Boris G.
Sir Boris G.

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5,0
Publiée le 06/09/2015
Mon Orson Welles préféré, même s'il m'en reste plein à découvrir. C'est un grand Welles ET un grand film noir ! On y retrouve les codes du film noir (ouverture sur une narration au passé, femme fatale écorchée par la vie, grande atmosphère de fatalité et de noirceur...) et la patte du maître (réflexions philosophiques et existentielles, prises de vue et plans majestueux) dans un équilibre qui fonctionne très bien. En effet, le talent de Welles est avant tout au service de l'histoire, que l'on peut trouver un peu confuse dans son déroulé mais qui semble avoir été désirée ainsi par le réalisateur. Le spectateur erre au côté du héros, Michel O'Hara/Orson Welles, en tâtonnant avec lui dans cette ambiance obscure. A ce niveau là, les personnages comme les acteurs sont à la fois complexes et fins, une vraie réussite. Les exploits visuels ont aussi la qualité d'illustrer le ressenti ou la psychologie des personnages à des moments clés (se sentir tout petit, confus...) ce qui fait de ce film un classique du genre sublimé par le (génial) style du réalisateur.
Alexarod
Alexarod

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1,5
Publiée le 14/07/2015
On dit toujours que les vieux films sont les meilleurs, là on est sur du 1947 et je n’accroche pas, mais j’irais plus loin : ce n’est pas génial, loin de là. Si le noir et blanc passe bien, que la construction ainsi que l’esthétisme du final sont soignés, et que le résultat n’est pas affreux, on s’arrête là pour les bons points, cela fait peu. Je modérerai même un fait : le montage est pas mal, la mise en scène également, mais la trame est trop simple et l’histoire se complexifie sans raisons. Vous me direz que c’est inspiré d’une nouvelle de Sherwood King qui était déjà embrouillée, certes. Cela donne un ensemble trop alambiqué, pas forcément difficile mais chiant à suivre, accentué par de nombreuses longueurs ça en devient lourd. Rajoutons que c’est lent à démarrer (le rythme prend le relais ensuite), soporifique car il ne se passe rien, prévisible, mou et que l’on a rien pour nous réveiller, vous comprendrez ma note. Pour un thriller sombre on est plus dans l’obscur, et la psychologie des personnages, si importante dans ce registre, est juste reléguée au second plan, limite oubliée. C’est là que l’on voit les limites d’Orson Welles dans la réalisation : il veut trop en faire, il essaie de montrer l’étendue de sa palette, mais à trop passer en force dans la quantité il en oublie la qualité. Cependant, il réalise mieux qu’il ne joue, même si là cela demeure médiocre malgré la scène des miroirs et la fin. Il se montre trop, tant dans le jeu que dans la réalisation, un film à sa gloire en somme, donc tout est trop surfait/superficiel. J’irai même plus loin en disant qu’on voit son égo surdimensionné dans cette vendetta envers Hollywood, et que ça fait très prétentieux. Au moins ça permet qu’il joue bien son personnage froid, boursouflé d’orgueil, à la condescendance supérieure et cynique, mais je tends à penser que c’est sa nature plus qu’un rôle. Le reste du casting est pas mal (Rita Hayworth), mais ça ne relève pas le niveau de jeu. En effet, les acteurs sont plutôt agaçants car trop peu réalistes, trop maniérés, pour plaire. Surtout que Welles en profite pour régler ses comptes en faisant jouer à son ex femme le rôle d’une mante religieuse cupide, oubliant de creuser plus le personnage, ça tombe à plat. Les dialogues suivant cette tendance ça plombe. Ce sont les codes de l’époque, mais ça mal vieilli. Si on complète par le fait que les décors sont mal faits, que la musique est peu fréquente et à peine passable, qu’il n’y a pas de FX (c’est pas un mal) et que les décors sont à peine visibles, on obtient un thriller loupé.
DILETTANTE@LIVE.CA
DILETTANTE@LIVE.CA

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5,0
Publiée le 30/06/2015
GÉNÉRAL: spoiler: À Cuba, Michael, marin en quête d’un embarquement, sauve d’une agression une jeune femme, Elsa. Bannister, le mari d’Elsa et avocat célèbre, offre à Michael d’embarquer sur son yacht pour une croisière vers San Francisco. Elsa et Michael s’aiment. Grisby, l’associé de Bannister, s’aperçoit de cet amour. Il veut disparaître et propose à Michael une somme d’argent importante pour signer un papier dans lequel il confesse l’avoir tué. Mais, tout ne tourne pas comme convenu. NOTES POSITIVES : spoiler: On y retrouve tous les éléments du film noir classique. Un sens de l’humour très ironique. Tout l’environnement pullule de rapaces. Les caractères du film mentent à un point où l’on se demande s’ils leur restent un peu de sincérité. Dans l’éventail des individus présentés, on y retrouve la recherche d’amour, le désir de puissance et la tendance à la magouille. On nous présente Michael comme un homme vulnérable devant l’amour de la femme, mais qui ne peut résister à s’y approcher. Par contre, on retrouve, au début du film, un énoncé psychologique assez convaincant sur la définition de ce que l’on a tendance à définir comme un être fort. NOTES NÉGATIVES : spoiler: Le film est tourné au moment ou le mariage d’Orson Welles avec Rita Hayworth tirait à sa fin. Certains prétendent que par dépit il l’a forcée à se teindre les cheveux blonds. On ne peut s’empêcher de remarquer qu’Orson Welles traîne un air malheureux et dépité tout au long du film. Ce caractère spécial va le suivre tout au long de sa carrière. On va remarquer tout au long du film que tous les êtres sont laids sauf la vedette principale. Par contre, celui qui est le plus intelligent est affublé d’un handicap physique très important. Cela met en opposition la laideur et la beauté avec sa femme, et l’amour qui doit se réaliser dans ce cadre très anormal. Tout au long du film, Elsa, demeure mystérieuse sur ses sentiments, ses buts et ses valeurs fondamentales. On nous laisse croire qu’elle aurait souffert dans le passé, mais cela demeure très imprécis. Ce n’est qu’à la fin que tout se dévoile. PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: Est-ce qu’Elsa aime vraiment Michael ou veut-elle s’en servir pour ses fins, ou pour les deux ? Michael représente le garçon supposément fort extérieurement, mais la progression de l’histoire nous montre son manque de décision et de jugement. Par exemple : s’impliquer dans le projet du meurtre de l’associé de Bannister. Par contre, dans un moment de lucidité, il nous raconte la fable du combat des requins où tous finissent détruits. C’est quand même la fin du film, sauf pour lui. Malgré ses faiblesses personnelles, voulait-il se voir plus fort ?
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