La Dame de Shanghai
Note moyenne
4,1
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128 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 avril 2018
Ce film m’a intéressée pour découvrir ce réalisateur au nom mythique, je l’ai trouvé pas mal, le début est assez expéditif, peu chaleureux, en passant d’une situation à l’autre, la mise en scène est incomplète, l’intrigue crapuleuse se laisse regarder par son intelligence malgré des personnages sans fond, de jolie mise en scène, je n’ai pu ressentir de l’émotion. La poésie est envoûtante dans cette œuvre, la spécialité philosophe d’Orson Welles avec ce titre du film à l’honneur.
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2017
Ce qui est frappant dans La Dame de Shanghai, malgré les nombreuses critiques dithyrambiques sur le film, est l'enlaidissement de Rita Hayworth. Par jalousie envers les autres hommes, rivaux éventuels, Orson Welles coupa la belle chevelure rousse de Rita Hayworth est la transforma en... Anne Baxter. Comme modèle de féminité il y a mieux.
D'ailleurs Joseph L Mankiewicz ne se trompa pas dans son superbe film All about Eve sorti 3 ans après, puisque Bette Davis à l'étincelante et longue chevelure rousse, se fait "détrôner" par l'insignifiante Anne Baxter.
Joseph L Mankiewicz cinéaste visionnaire, voit que malgré tout que cela ne servira à rien de brimer le sex-appeal des actrices hollywoodiennes, puisque Marilyn Monroe, fait partie de la distribution de Eve dans un second rôle. Elle attend son heure, et fera vite oublier Anne Baxter.
Mais avant que Marilyn Monroe ne prenne le pouvoir, il fallait dire adieu aux femmes fatales du cinéma des années 40, adieu Gilda ! Adieu Gene Tierney, Ava Gardner, Veronica Lake et Lauren Bacall. Les réactionnaires de l'époque gagnent la partie et semblent dire: "Coupez moi donc cette chevelure trop érotique de femmes un peu trop libres, et restez dans vos maisons à faire le ménage, et à vous occupez des enfants."
La coupe de cheveux "casque" sera la norme dans toutes les années 50, de Joan Crawford à Jane Wyman, mais Marylyn Monroe viendra mettre à mal ces codes rigides de la bien-pensance des années 50, et cela malgré ses cheveux courts.
Orson Welles en tyran domestique ne voulait pas que sa femme, Rita Hayworth, puisse séduire les autres hommes. La dame de Shanghai est du fait dans les normes de l'époque. Chaque plan du film se veut novateur, mais le personnage féminin du film, qui correspond aux archétypes de l'époque, ne l'est pas. Il y a dichotomie entre le personnage de Rita Hayworth qui joue encore sur les codes de la femme fatale des années 40 (donc rien de bien nouveau) mais qui est emprisonnée dans un corps engoncé qui représente déjà la vision de la femme des années 50. C'est une vison misogyne. D'ailleurs Orson Welles fait mourir son personnage féminin, alors que la défunte Laura (Gene Tierney, dans le sublime film d'Otto Preminger de 1944) ressuscite. La dame de Shanghai est une critique d'Hollywood d'Orson Welles, certes, mais en partie seulement car le cinéaste n'a pas vu venir le genre de personnage féminin empesé que le cinéma américain allait produire dans les années 50. Ce n'est guère anticipateur. Orson Welles enlève donc la belle et désirable apparence de Rita Hayworth, pour se complaire dans ce qui sera l'image de la femme avec les codifications rigides des années 50. C'est le comble du cynisme et c'est plutôt creux. Le film veut dynamiter les codes du film classique, mais il enferme justement la femme dans les carcans esthétiques austères et puritains qui allaient triompher dans la société américaine des années 50.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2017
Sans être un fan d'Orson Welles et de films noirs, je dois reconnaître le choc que représente "La Dame de Shanghai". Tout en reprenant des codes du genre (voix-off, intrigue complexe et femme fatale), Welles réalise un film qui ne ressemble à rien de connu car insaisissable, parvenant à maintenir une ligne générale compréhensible malgré la manipulation obscure de Grisby, interprété par un Glenn Anders particulièrement inquiétant. Ce personnage étrange menace non seulement la relation entre O'Hara et Elsa Bannister (Rita Hayworth sublime) mais aussi la stabilité du film; sa folie désoriente donc le couple principal, qui peine à saisir le but de sa manœuvre, et empêche le film de se fixer, le forçant à avancer en ruptures et en hésitations. Pourtant, la courte durée de "La Dame de Shanghai" laisserait penser qu'il s'agit d'un objet limpide qui va droit au but; or, il est en perpétuel mouvement, même si sa marche est irrégulière : le film peut être rapide dans des scènes de pures tensions ou s'inscrire dans un faux rythme quand l'équipage se pose sur une plage, des moments indécis qui nous font ressentir la moiteur du climat et son effet sur des personnages qui semblent incapables d'agir. En apparence seulement, comme le prouve le coup de théâtre proche de condamner O'Hara - campé par un Welles parfait en marin dépassé par les événements - qui rabat les cartes sans pour autant figer ses personnages. Car le film tient à son obscurité, s’intéresse bien sûr aux motivations de chacun, mais préfère les garder sous la surface d'une mise en scène baroque, qui met en évidence ce qui est de l'ordre de l'indéfini et de l'inquantifiable, à l'image de la rencontre entre O'Hara et Elsa Ballister dans un musée océanographique, symbole de personnages qui n'ont de prises sur rien et qui évoluent dans un environnement où la compréhension ne se matérialise jamais mais se dérobe tel un liquide. Il s'agit pourtant bien d'une histoire mêlant jalousie, amour et argent, soit des motifs très classiques qui peinent ici à combattre leur opacité, engloutis par une réalisation qui finalement révèle dans une ultime séquence géniale l'impossibilité de délimiter l'illusion du réel : le labyrinthe de miroirs réunit ses trois personnages principaux en les dupliquant selon le nombre de glaces, permet aussi bien un vertige formel qu'une issue tragique. Film singulier et incomparable où la mise en scène s'élève à des hauteurs insoupçonnées, "La Dame de Shanghai" s'impose comme une oeuvre-clé de la modernité cinématographique.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2017
Génial film noir baroque où Orson Welles, ici acteur attachant, exorcise sa fascination pour son ex-femme Rita Hayworth. A ne pas manquer et pas seulement pour la célèbre scène finale des miroirs. Voir ma critique complète sur mon blog :
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2016
Sans doute parce que ses producteurs l'ont charcuté d'une heure (d'où, d'ailleurs, la rupture entre Orson Welles et les studios), mais on sent bien mal dans la Dame de Shangaï la force habituelle des films du réalisateur de Citizen Kane. Jusqu'à la scène du procès, qui enclenche un net gain d'intensité vers le final célèbre du parc d'attraction et de sa salle des miroirs, ce film de commande n'est que rarement sublimé par la mise en scène de son auteur. On y sent trop longtemps l'obligation de mettre en valeur Rita Hayworth - fait intéressant, Welles s'y prête de façon nette mais académique, comme si la fin de l'idylle qu'il vivait avec la belle se faisait déjà sentir, et qu'elle redevenait pour lui une femme étrangère plutôt qu'une muse. Le scénario, lui-aussi, me parait un brin alambiqué, se prêtant à des détours incessants au lieu de creuser davantage les zones d'ombres qu'il ménage. Bref, un film assez mal équilibré et prosaïque dans sa majeure partie, qui vit aujourd'hui bien plus de son tournage et de sa légende que de son contenu cinématographique, loin d'être indigent mais bien inférieur à ce qu'on proposé beaucoup de films noirs par la suite.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2016
La Dame de Shanghai a particulièrement été charcuté par les studios, qui ont retiré une grosse heure du montage d'Orson Welles. Mais même défigurée cette œuvre témoigne d'une vision très moderne du cinéma que peu de personnes pouvaient se vanter d'avoir à l’époque...

Comme souvent dans les films noirs les personnages sont troubles, torturés, ce qui les rend particulièrement intéressant. Ils dégagent une sorte de malaise général, en particulier Welles, dont le rôle lui permet de se réinventer une fois encore. Je trouve cet acteur particulièrement doué pour se glisser dans la peau d'un autre. Il adopte aisément les allures stoïques et le phrasé particulier de son personnage, qui lie les idées d'une réplique à l'autre pour former un discours compact et pourtant fluide. Les deux autres interprètes principaux ne sont pas en reste. Le personnage de Grisby, souvent filmé en gros plan, apparaît comme profondément dérangé. Les mimiques et la manière de sourire de l'acteur sont particulièrement travaillés et rendent chacune de ses apparitions inquiétante. Rita Hayworth, quant à elle, a une présence inexplicable. Il est difficile de déterminer ce qui la rend si magnétique, peut-être que cela vient de son charme naturel ou de son personnage changeant. Dans tous les cas, elle est là, et on la remarque.

D'ailleurs, la fameuse scène où elle fume en maillot de bain allongée sur le bateau semble particulièrement peu respectueux du code Hays. Mais ce choix de représentation s'accorde avec le reste du long-métrage, particulièrement moderne. Welles propose au départ un montage soutenu déroutant, mais cette façon de faire trouvera une explication dans une scène finale particulièrement grandiose, qui reproduit à l'écran les méandres dans lesquels erre le héros. De manière générale la dernière demi-heure est particulièrement riche et prenante, puisque c'est là où le réalisateur montre tout son talent pour la mise en scène. Il multiplie les séquences marquantes, allant de la rencontre clandestine dans un aquarium public à la partie de cache-cache dans Chinatown en passant par un tribunal, où se déroule un procès risible qui n'a rien à envier à Chicago.

La Dame de Shanghai possède donc bon nombre de qualités, qui m'évoquent personnellement Le Corbeau de Clouzot, autre film très en avance sur son temps. Pourtant, il manque un lien, une unité entre toutes ces réussites isolées pour que l’œuvre de Welles abandonne son statut de bon film pour se hisser au rang de chef-d’œuvre.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2016
"La dame de Shanghaï", porté par Orson Wells toujours très lucide, est un véritable chef d'œuvre scenaristique et de mise en scène, notamment dans son final inoubliable, qui distille une enivrante délectation.

https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2015
Bénéficiant d'une esthétique admirablement travaillée et d'une distribution de qualité, "La dame de Shanghai" est un classique du cinéma des années 40 à connaître absolument. Atmosphère pesante, dialogues à couteaux tirés, présence des acteurs, Orson Welles en tête, tout est réuni pour passer un très bon moment. Seulement, la machine est un peu lourde, l'extrême lenteur du scénario assomme assez rapidement même le plus tenace des spectateurs. Les coups de théâtres, concentrés dans la toute dernière partie du film, ne permettent pas de relancer l'intérêt de l'histoire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2018
Mon Orson Welles préféré, même s'il m'en reste plein à découvrir. C'est un grand Welles ET un grand film noir ! On y retrouve les codes du film noir (ouverture sur une narration au passé, femme fatale écorchée par la vie, grande atmosphère de fatalité et de noirceur...) et la patte du maître (réflexions philosophiques et existentielles, prises de vue et plans majestueux) dans un équilibre qui fonctionne très bien. En effet, le talent de Welles est avant tout au service de l'histoire, que l'on peut trouver un peu confuse dans son déroulé mais qui semble avoir été désirée ainsi par le réalisateur. Le spectateur erre au côté du héros, Michel O'Hara/Orson Welles, en tâtonnant avec lui dans cette ambiance obscure. A ce niveau là, les personnages comme les acteurs sont à la fois complexes et fins, une vraie réussite. Les exploits visuels ont aussi la qualité d'illustrer le ressenti ou la psychologie des personnages à des moments clés (se sentir tout petit, confus...) ce qui fait de ce film un classique du genre sublimé par le (génial) style du réalisateur.
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 juillet 2015
On dit toujours que les vieux films sont les meilleurs, là on est sur du 1947 et je n’accroche pas, mais j’irais plus loin : ce n’est pas génial, loin de là.
Si le noir et blanc passe bien, que la construction ainsi que l’esthétisme du final sont soignés, et que le résultat n’est pas affreux, on s’arrête là pour les bons points, cela fait peu. Je modérerai même un fait : le montage est pas mal, la mise en scène également, mais la trame est trop simple et l’histoire se complexifie sans raisons. Vous me direz que c’est inspiré d’une nouvelle de Sherwood King qui était déjà embrouillée, certes. Cela donne un ensemble trop alambiqué, pas forcément difficile mais chiant à suivre, accentué par de nombreuses longueurs ça en devient lourd. Rajoutons que c’est lent à démarrer (le rythme prend le relais ensuite), soporifique car il ne se passe rien, prévisible, mou et que l’on a rien pour nous réveiller, vous comprendrez ma note.
Pour un thriller sombre on est plus dans l’obscur, et la psychologie des personnages, si importante dans ce registre, est juste reléguée au second plan, limite oubliée. C’est là que l’on voit les limites d’Orson Welles dans la réalisation : il veut trop en faire, il essaie de montrer l’étendue de sa palette, mais à trop passer en force dans la quantité il en oublie la qualité. Cependant, il réalise mieux qu’il ne joue, même si là cela demeure médiocre malgré la scène des miroirs et la fin. Il se montre trop, tant dans le jeu que dans la réalisation, un film à sa gloire en somme, donc tout est trop surfait/superficiel. J’irai même plus loin en disant qu’on voit son égo surdimensionné dans cette vendetta envers Hollywood, et que ça fait très prétentieux. Au moins ça permet qu’il joue bien son personnage froid, boursouflé d’orgueil, à la condescendance supérieure et cynique, mais je tends à penser que c’est sa nature plus qu’un rôle.
Le reste du casting est pas mal (Rita Hayworth), mais ça ne relève pas le niveau de jeu. En effet, les acteurs sont plutôt agaçants car trop peu réalistes, trop maniérés, pour plaire. Surtout que Welles en profite pour régler ses comptes en faisant jouer à son ex femme le rôle d’une mante religieuse cupide, oubliant de creuser plus le personnage, ça tombe à plat. Les dialogues suivant cette tendance ça plombe. Ce sont les codes de l’époque, mais ça mal vieilli. Si on complète par le fait que les décors sont mal faits, que la musique est peu fréquente et à peine passable, qu’il n’y a pas de FX (c’est pas un mal) et que les décors sont à peine visibles, on obtient un thriller loupé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 août 2015
GÉNÉRAL: spoiler: À Cuba, Michael, marin en quête d’un embarquement, sauve d’une agression une jeune femme, Elsa. Bannister, le mari d’Elsa et avocat célèbre, offre à Michael d’embarquer sur son yacht pour une croisière vers San Francisco. Elsa et Michael s’aiment. Grisby, l’associé de Bannister, s’aperçoit de cet amour. Il veut disparaître et propose à Michael une somme d’argent importante pour signer un papier dans lequel il confesse l’avoir tué. Mais, tout ne tourne pas comme convenu.


NOTES POSITIVES : spoiler: On y retrouve tous les éléments du film noir classique. Un sens de l’humour très ironique. Tout l’environnement pullule de rapaces. Les caractères du film mentent à un point où l’on se demande s’ils leur restent un peu de sincérité. Dans l’éventail des individus présentés, on y retrouve la recherche d’amour, le désir de puissance et la tendance à la magouille. On nous présente Michael comme un homme vulnérable devant l’amour de la femme, mais qui ne peut résister à s’y approcher. Par contre, on retrouve, au début du film, un énoncé psychologique assez convaincant sur la définition de ce que l’on a tendance à définir comme un être fort.


NOTES NÉGATIVES : spoiler: Le film est tourné au moment ou le mariage d’Orson Welles avec Rita Hayworth tirait à sa fin. Certains prétendent que par dépit il l’a forcée à se teindre les cheveux blonds. On ne peut s’empêcher de remarquer qu’Orson Welles traîne un air malheureux et dépité tout au long du film. Ce caractère spécial va le suivre tout au long de sa carrière. On va remarquer tout au long du film que tous les êtres sont laids sauf la vedette principale. Par contre, celui qui est le plus intelligent est affublé d’un handicap physique très important. Cela met en opposition la laideur et la beauté avec sa femme, et l’amour qui doit se réaliser dans ce cadre très anormal. Tout au long du film, Elsa, demeure mystérieuse sur ses sentiments, ses buts et ses valeurs fondamentales. On nous laisse croire qu’elle aurait souffert dans le passé, mais cela demeure très imprécis. Ce n’est qu’à la fin que tout se dévoile.


PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: Est-ce qu’Elsa aime vraiment Michael ou veut-elle s’en servir pour ses fins, ou pour les deux ? Michael représente le garçon supposément fort extérieurement, mais la progression de l’histoire nous montre son manque de décision et de jugement. Par exemple : s’impliquer dans le projet du meurtre de l’associé de Bannister. Par contre, dans un moment de lucidité, il nous raconte la fable du combat des requins où tous finissent détruits. C’est quand même la fin du film, sauf pour lui. Malgré ses faiblesses personnelles, voulait-il se voir plus fort ?
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2015
Le scénario, très alambiqué, n'est pas passionnant. La mise en place des personnages est laborieuse. La mise en scène est magnifique, certes, mais les acteurs ne sont pas à la hauteur, Orson Welles en tête. Reste que la restauration en numérique 4k par Park Circus est franchement exceptionnelle. Le piqué de l'image est vertigineux.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2015
Film extraordinaire! Le jeu des acteurs est excellent, la mise en scène travaillée, les plans réfléchis, l'histoire superbe... Orson Welles ne fait que montrer son talent pendant 1h20! Chaque personnage est très bien écrit, même les membres de l'équipage marin du bateau qui n'ont guère d'importance. Le retournement de situation vers la fin est incroyable et la scène finale, que ça soit le monologue de Welles ou la scène dans la salle au miroir! Ouah, quel génie et quel talent! Quelle puissance se dégage de ce film!
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2015
On pourrait voir dans « La Dame de Shanghai » un règlement de comptes, qu’il s’agisse du divorce houleux entre Rita Hayworth et Orson Wells, le dégout assumé du réalisateur de « Citizen Kane » pour Hollywood et ce système qui ne laisse pas de place aux guignols, Welles qui réalisera le film uniquement pour faire rapetisser ses problèmes financiers. Et pourtant, avec « La Dame de Shanghai », Wells nous gâte de l’une des pierres angulaires du film noir, mais aussi d’un film d’une rare excellence, tant au niveau de son scénario que sa mise en scène.

Totalement immersif, le film met en scène un personnage typiquement wellsien, il est attiré par ce qui peut lui apporter des ennuis. Ce personnage, Michael O’Hara, va voyager dans les confins de l’âme humaine…Le film passe par tous les niveaux, l’amour, la mort, la folie, tout en critiquant nettement l’Amérique, ses systèmes qui ressemblent à des blagues douteuses, l’engrenage dans lequel se perdent les naïfs. Et Welles est d’autant plus intelligent qui met en évidence une mise en scène qui touche au pur génie, traduisant plan par plan l’état d’esprit des personnages, notamment lorsqu’arrive les dernières minutes, autant oniriques que surréalistes.

Ici, Welles observe de son œil des bêtes sauvages, liées à la haine, sans cœurs, mais en plein cœur d’une Amérique ordurière, touchant à l’absurde dans les recoins de la folie, et dévoilant petit à petit un scénario méticuleux et diabolique, accompagné de son lot de twist. Un lot qui fait passer Michael O’Hara pour un homme normal à un pantin pathétique, doué à assister au déchirement des ombres dans le cynisme meurtri de celui qui l’incarne fidèlement. Welles qui d’ailleurs ne cesse de s’insulter à travers la voix off, s’exprimant sur la naïveté, l ‘imbécillité presque extravagante du personnage. Car finalement, pourquoi Michael O’Hara est attiré par ce qui peut lui apporter des ennuis ? Tout simplement car il est humain.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2015
Film noir d’après-guerre (1947), « la Dame de Shanghai » est magnifiquement réalisé par Orson Welles, à l’image des brillantes séquences de fin. Rita Hayworth, blonde pour l’occasion, a rarement été aussi belle que dans ce rôle de femme fatale. Un grand classique avec un bon suspense et quelques bonnes touches d’humour mais également quelques longueurs au milieu de cette machiavélique machination.
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