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Un visiteur
2,5
Publiée le 10 mars 2012
On notera dans ce film la présence de la femme fatale incarnée par Rita Hayworth. Ce film complexe offre aussi une bonne illustration de l'expressionnisme au cinéma dans sa scène finale. Malgré quelques longueurs et le fait qu'il soit tourné dans différents lieux, ce film reste un chef d'oeuvre du genre.
Une intrigue qui peine à s'installer et quand enfin elle se lance tout va trop vite, le final est pas mal mais Welles jette tous ses atouts à cet instant. Quelques moments réussis comme la scène ou un homme demande à Welles quel effet cela fait de tuer une personne et il y a bien sur la beauté de Rita Hayworth. Mais pour ma part La Dame de Shanghai n'est pas un film noir particulièrement marquant et au suspense trop peu présent.
Ce grand classique est réalisé avec beaucoup de qualité normal car c'est dans le pur style de son réalisateur. Cela dit la narration va droit au but et ne prend pas son temps pour installer l'intrigue. Les acteurs sont tous très bien et le dernier quart d'heure magistral.
Welles explore le suspens à la Hitchcock avec un nouveau thriller. Il prouve encore son énorme talent de réalisateur, un peu gâché par un scénario compliqué par moments et soporifique par la voix-off omniprésente. La scène finale du palais des miroirs est néanmoins géniale.
" La Dame de Shangaï " expose un thème récurrent dans les films noirs du cinéma hollywoodien: les relations tumultueuses d'un homme et d'une femme, le mélange de l'amour et de la manipulation. Ainsi, on fait face à une atmosphère étrange, tendue, pesante. Orson Welles nous pond ici l'un des films qui ont fait sa légende, et qui nous montre le talent - le génie diront certains - du bonhomme. Rita Hayworth, en femme fatale plus démoniaque qu'angélique, livre une prestation impressionnante de justesse. Les deux seconds rôles sont également impeccables: Everett Sloane en figure mêlant puissance et infirmité, et Glenn Anders qui, dans le rôle de George Grisby, est chargé de tendre un piège au naïf Michael O'Hara. Les commentaires en OFF donnent quant à eux au long-métrage toute sa dimension et ajoute à l'étrangeté du film. Le reste, malgré quelques scènes d'anthologie (scène finale de la salle des glaces) est somme toute assez conventionnel, et le scénario plus simple qu'il n'y paraît, même si cela n'entâche en rien l'habileté évidente de Welles dans la réalisation.
A Cuba, un jeune marin vagabond cherche à s'embarquer. Dans des cisconstances troublantes, il fait connaissance d'une belle femme, enjoleuse à souhait et manipulatrice en diable. Celle-ci le fait embaucher ar son richissime époux qu'elle entreprend de supprimer pour empocher l'assurance vie. Machiavélique, manipulatrice et séductrice, quelle plaisir de retrouver la sublime Rita Hayworth, icône de sa génération au même titre qu'Ingrid Bergman ou Marlene Dietrich. L'envouteuse est magnifique en maillot de bain sur les rocher ou à bord du yatch. Son homologue masculin et réalisateur, Orson Welles complète cette paire parfaite. Mais Orson Welles, plus que comédien, est un réalisateur hors pair, un maître du cinéma noir et blanc. Cadrage, lumières, mouvements de caméra; sa mise en scène posséde une touche de génie complétée par son talent de conteur dont il est adepte. D'un montage dynamique, son film est court et dynamique. Il sait nous entrainer petit à petit dans la noiceur de l'äme humaine. Habile manipulateur: ce réalisateur. Et surtout comment ne parler du final. Maintes et maintes fois repris dans divers film (Snake eyes par ex), sa scène finale où se tout dénoue dans une tension incroyable symbolise le génie du maïtre. Coupée au montage par les studios, on peut regretter qu'elle soit si courte. A voir absolument ce film référence qui donne surtout envie de revoir deux autres chef d'oeuvre de Welles: "La soif du mal" et surtout le très fameux "Citizen Kane"... Welles sondeur de la noiceur de l'âme humaine.
Un cran en dessous de "Citizen Kane" ou "La soif du mal" pour ma part, "La dame deShanghaï" n'en reste pas moins un grand film, et du pur Orson Welles. Sens du cadrage, de la lumière, du décor, du montage, de la narration, bref, ce type était un génie et un dieu du cinéma."La dame de Shaghaï", un film noir pour des personnages noirs dont l'ambition prendra fin dans un final myhique mais frustrant car il est court. Le studio amputé d'une heure la durée du film, imaginez un peu la puissance qu'il aurait si elle avait été conservée.
Encore un film mythique signé O. Welles qui s'attaque au film noir avec cette histoire complexe. Le complot prend forme peu à peu tandis que l'anti-héros incarné par Welles se laisse emporter dans cette histoire à cause de sa fascination pour une femme (sublime R. Hayworth). C'est tortueux à souhait, l'amour est bien présent (mais comme toujours dans le genre, il prend l'apparence de la sournoiserie et de la manipulation) et la révélation finale est devenue légendaire. Bref, tous les standards du genre sont là si ce n'est que une certaine dose de perversion en plus, une descente tout schuss dans la noirceur de l'âme humaine et une révélation finale choquante et brutale. Grande mise en scène, grands acteurs, scénario maîtrisé bref, classique et éternel. D'autres critiques sur
Comme toujours quand il s'agit de parler d'un film d'Orson Welles, il est impossible de ne pas mettre en avant la beauté esthétique qui transparait dans chaque plan. L'intrigue laisse une large part de suspense, largement à la hauteur d'un film de Hitchcock. Quant à la dimension psychologique de l'oeuvre, elle est omniprésente, à l'image du personnage interprété par Orson Welles lui-même, sorte de anti-héros vagabond mais auquel on finit par s'identifier. Rita Hayworth, quant à elle, illumine chaque plan, comme une Marlene Dietrich ou une Ingrid Bergman pouvaient le faire.
Grand film noir. Sous fond de confilt entre Welles et Rita Hayworth, le film multiplie les séquences d'anthologie dont bien sur la mythique scène des miroirs reprisent maintes et maintes fois dans d'autre films. Les acteurs sont tous magnifique et chaque scènes est importante dans le films qui ne comporte aucune longueurs et chaque scène, pour finir, est un véritable témoignages sur les intensions et la personnalité des personnages. Comme un poème, ou chaque mot est placé au bon endroit pour faire resentir un sentiment ou des émotions, les scènes du film ne sont pas placés au hasard et tissent parfaitement les liens, mêmes les plus profonds, entre les personnages. Grand film et coup de maitre pour Orson Welles, qui fait d'ailleurs passé un message à son ancienne femme, Rita Hayworth, en lui donnant le role d'une femme finalement manipulatrice et donc peu recommandables...
"la Dame de Shanghaï"(1947),oeuvre maudite d'Orson Welles conspuée à sa sortie,devint un classique du film noir avec le temps.Beaucoup de légendes entourent ce film,comme le fait que Welles prit le premier bouquin sous sa main,pour satisfaire le président de la Columbia.Le yacht que l'on voit est celui prêté par Erroll Flynn.Et Welles eut le culot l'image gentillette de Rita Hayworth en lui coupant les cheveux,et en la teintant en blonde.Elle est une femme fatale détestable,pourtant objet de toutes les convoitises.Orson Welles joue un marin indépendant et naïf,qui ne croit pas au pouvoir de l'argent,mais à celui de l'amour.Ce marin en tombant amoureux de la femme de son patron manipulateur(le reptilien Everett Sloane)signe sa chute.Le scénario est confus,en tout cas pas très bien démêlé.Et il ne parvient pas toujours à transmettre sa théorie de l'homme,requin "affâmé de son propre sang".Pourtant,le film est indéniablement envoûtant,voire baroque et la machination en marche,est impitoyable.Cinéaste de la destruction au sein même de la création,Welles offre un final d'anthologie,du spectacle dans le quartier chinois à la fusillade dans le palais des glaces,l'amertume en bandoulière.
Avouons-le, l'intrigue de la "Dame de Shanghai" est parfois un peu confuse. Qui veut faire tuer qui, pourquoi, comment... ? Les rebondissements sont nombreux et sont principalement amenés par les dialogues : il faut donc s'accrocher. Welles s'intéressait-il vraiment à son histoire ? Pas plus que ça, semble t-il. Pas bien loin d'un Hitchcock pour qui l'histoire était toujours secondaire, Welles se concentre ici sur sa mise en scène et sur l'atmosphère de son film. Les scènes sur le yacht sont délicieusement vénéneuses, servies par des champs-contrechamps anxiogènes. La scène de l'aquarium est une déclaration d'amour au noir et blanc à elle toute seule. Et la scène des miroirs est probablement une des plus belles jamais tournées, souvent imitées mais jamais égalées. "La Dame de Shanghai" est presque un chef d'oeuvre qui aurait gagné à être un peu plus captivant sur le fond.
Classique et élégant. Quelques plans superbes prouvent encore une fois le grand talent de Welles, mais la tension et le scénario ne parviennent pas à décoller vraiment : Hitchcock reste le plus grand. Orson Welles offre malgré tout un beau moment de cinéma où Rita Hayworth est absolument divine.
Un film du légendaire Orson Welles avec lui-même et l'une des plus belles actrices du monde Rita hayworth.
Une histoire de manipulation, un homme veut qu'on le croit disparu afin de pouvoir toucher l'assurance vie pour cela il demande à O'hara un jeune marin amoureux d'avouer ce faux meurtres en échange de 5 000 dollars.
Un scénario un peu confus on s'y perd un peu parfois, de plus la vf est loin de donner des avantages au film.
Une machination terrible, une mise en scène efficace, une intrigue captivante et une scène finale culte font de ce film un grand moment de cinéma.
Esthétiquement séduisant avec des qualités d'acteurs impressionnantes mais un scénario trop alambiqué malgré de bons dialogues et le personnage joué par Welles très intéressant. Il manque cette passion que l'on retrouve dans d'autres de ses œuvres, notamment "The Trial" et "Citizen Kane".