La Dame de Shanghai
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daniel perrin
daniel perrin

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2026
Film noir d'Orson Welles de 1947, La dame de Shanghai explore des techniques cinématographiques originales et qui marquent le spectateur.
L'atmosphère est lourde et menaçante, les personnages qui gravitent autours de la très belle Rita Hayworth, femme fatale sont inquiétants... L'action peine un peu à se mettre en place mais Welles à beaucoup de talent et rattrape la situation de main de maitre .
Film très moderne lors de sa sortie, quelques scènes mémorables dont le célèbre palais des miroirs, véritable morceau d'anthologie.
Un excellent film pour qui aime le genre...
Polcorvi
Polcorvi

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
La Dame de Shanghai est un film aussi fascinant que déroutant, presque impossible à saisir pleinement dès le premier visionnage.
Adapté du roman If I Die Before I Wake, c’est aussi un objet à part dans l’histoire du cinéma : le seul film réunissant Orson Welles et Rita Hayworth en pleine séparation. Une tension palpable traverse tout le film, donnant à leur relation à l’écran une dimension presque troublante.
Dès l’ouverture à Central Park — avec ce long travelling impressionnant pour l’époque — le film installe une atmosphère singulière. On y rencontre Michael O’Hara, marin irlandais au passé criminel, qui tombe sous le charme d’une mystérieuse blonde croisée en calèche. Fasciné, il accepte de les accompagner pour une croisière qui va rapidement se transformer en piège.
La croisière devient alors le cœur du récit. L’eau y agit comme une métaphore filée : mouvante, insaisissable, dangereuse. Jusqu’au nom du bateau, “Circe”, qui renvoie à l’illusion et à la manipulation.
L’intrigue, volontairement alambiquée, peut désorienter, mais c’est dans cette confusion que le film trouve sa force. Orson Welles joue avec les angles, les reflets et les mouvements de caméra pour créer un véritable labyrinthe visuel. Tous les personnages semblent porter un masque, comme dans la séquence de l’opéra de Pékin à Chinatown, qui agit comme une mise en abyme du film lui-même.
Et puis il y a ce final dans le palais des miroirs. Une séquence marquante, visuellement impressionnante, qui renvoie autant à Charlie Chaplin dans Le Cirque qu’à toute une tradition du cinéma qui réutilisera ce motif du reflet et du double, du duel fragmenté à l’infini.
Mais au-delà de sa mise en scène, le film repose sur une idée profondément noire : les personnages sont incapables d’échapper à ce qu’ils sont. Michael O’Hara le pressent dès le début, mais avance quand même, comme attiré par sa propre chute.
On croit choisir sa route, mais au fond, on ne fait que suivre ce pour quoi on est fait — jusqu’à s’y perdre.
Un film riche, complexe, parfois opaque, mais d’une puissance visuelle et symbolique rare. Une œuvre qui ne se livre pas immédiatement, et qui mérite d’être explorée autant que regardée.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Excellent Polar de et avec Orson Welles , adapté de "If I Die Before I Wake", un roman de l’obscur Sherwood King . Il adopte avec une voix Off un procédé que moi j'aime bien . L'intrigue est solide et la scène la plus célèbre du film a lieu dans un labyrinthe de miroirs, brisés lors d'une fusillade qui est juste impressionnante , surtout pour l'époque ( 1947 ) , et sera d'ailleurs repris par la suite en hommage à Orson Welles dans plusieurs films, séries télévisées et bande dessinée !
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
Tour à tour baroque et envoutant Orson Welles marque de son empreinte ce film noir où le cinéaste explore les tréfonds de l’âme l’humaine et la noirceur qui l’habite. D’une direction d’acteurs remarquable et surtout d’une réalisation grandiose notamment dans une scène finale inoubliable de génie « La dame de Shanghai » est un grand film d’un auteur incomparable.
Lylamasquee
Lylamasquee

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2024
J'ai passé un moment très agréable ! De l'amour, de la tension, des crimes ! J'ai adoré chercher le meurtrier et rire des stéréotypes du genre.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2023
Photo et mise en scène de très haut niveau pour un thriller autour d’une femme fatale interprétée par la magnifique Rita Hayworth en rupture de mariage avec Orson Welles à la ville comme à la scène. D’Acapulco « monde brillant et coupable » à San Francisco cosmopolite avec son théâtre no, le yacht emprunté à Erroll Flynn nous transporte dans des scènes splendides comme celle, restée célèbre et souvent imitée, du labyrinthe.
Saintenoy Samuel
Saintenoy Samuel

5 abonnés 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2022
"La Dame de Shanghai" n'est peut être pas le meilleur film de Orson Welles mais c'est sans aucun doute un des meilleurs. Dans une photographie N&B absolument splendide, ce thriller noir est rondement mené graçe à un scénario redoutablement efficace, la tension et le suspense ne font qu'augmenter cranscendo jusqu'au dénouement et la mémorable scène finale avec les miroirs. On peut regretter un rythme un peu lent mais qui s'améliore par la suite. Un très grand film !
Thomas B
Thomas B

7 abonnés 346 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2021
Classique du film noir des années 40, la Dame de Shanghai possède une mise en scène virtuose d'Orson Welles (comme en témoigne les superbes séquences du palais des glaces à la fin du film), une magnifique photographie en noir et blanc et aussi une interprétation de très grande classe du casting. D'ailleurs difficile de ne pas être subjugué par la prestation de la sublime Rita Hayworth dans le rôle de la femme fatale de service. Un très grand film à voir et à revoir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 décembre 2020
Techniquement a sa sortir, le film avait 20 ans d'avance. On a de très jolie cadre tavaillé avec des jeux d'ombre et de lumière par moment. C'est bien monté, un ryhtme évident. Pourtant le film est pas parfait. Si le scénario est interessant on se perd un peu dans ce complot a 3, ce puzzle n'est pas toujours clair. Acteur impecable surtout l'handicapé moteur.
Dernière scène dans la galerie a glace culte et s'est grandement mérité telement c'est tourné avec virtuosité...
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2020
Un film noir de la grande époque, où le personnage central est pris dans un engrenage et une machination qui le dépassent. Sur un scénario tortueux, le film se démarque des codes du genre sur certains points : une partie du film, celle qui précède la machination, se déroule lors d’une croisière, avec de l’espace et de la lumière ; ensuite les images qui rappellent l’expressionisme sont tourmentées comme les personnages eux-mêmes, et les plans sont déséquilibrés, comme souvent chez Orson Welles ; enfin il y a la scène extraordinaire du règlement de comptes dans la galerie des glaces, ou chaque protagoniste apparaît en plusieurs représentations, comme si les différentes images qu’ils ont données dans leurs jeux cupides s’étaient donné rendez-vous, et où l’on ne sait plus qui tire sur qui. Un formidable final qui confirme la narration prémonitoire de Michael des requins qui se mangent entre eux.
Le cinéphile
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2016
"La dame de Shanghaï", porté par Orson Wells toujours très lucide, est un véritable chef d'œuvre scenaristique et de mise en scène, notamment dans son final inoubliable, qui distille une enivrante délectation.

https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2015
On pourrait voir dans « La Dame de Shanghai » un règlement de comptes, qu’il s’agisse du divorce houleux entre Rita Hayworth et Orson Wells, le dégout assumé du réalisateur de « Citizen Kane » pour Hollywood et ce système qui ne laisse pas de place aux guignols, Welles qui réalisera le film uniquement pour faire rapetisser ses problèmes financiers. Et pourtant, avec « La Dame de Shanghai », Wells nous gâte de l’une des pierres angulaires du film noir, mais aussi d’un film d’une rare excellence, tant au niveau de son scénario que sa mise en scène.

Totalement immersif, le film met en scène un personnage typiquement wellsien, il est attiré par ce qui peut lui apporter des ennuis. Ce personnage, Michael O’Hara, va voyager dans les confins de l’âme humaine…Le film passe par tous les niveaux, l’amour, la mort, la folie, tout en critiquant nettement l’Amérique, ses systèmes qui ressemblent à des blagues douteuses, l’engrenage dans lequel se perdent les naïfs. Et Welles est d’autant plus intelligent qui met en évidence une mise en scène qui touche au pur génie, traduisant plan par plan l’état d’esprit des personnages, notamment lorsqu’arrive les dernières minutes, autant oniriques que surréalistes.

Ici, Welles observe de son œil des bêtes sauvages, liées à la haine, sans cœurs, mais en plein cœur d’une Amérique ordurière, touchant à l’absurde dans les recoins de la folie, et dévoilant petit à petit un scénario méticuleux et diabolique, accompagné de son lot de twist. Un lot qui fait passer Michael O’Hara pour un homme normal à un pantin pathétique, doué à assister au déchirement des ombres dans le cynisme meurtri de celui qui l’incarne fidèlement. Welles qui d’ailleurs ne cesse de s’insulter à travers la voix off, s’exprimant sur la naïveté, l ‘imbécillité presque extravagante du personnage. Car finalement, pourquoi Michael O’Hara est attiré par ce qui peut lui apporter des ennuis ? Tout simplement car il est humain.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 mai 2015
Orson Wells "Grandiose ou imbuvable, mais jamais mignon !" nous aurait dit Michel Audiard ... Ce film étonnant est magnifique pour ses prises de vues, l'aquarium, les miroirs, le Mexique, la Baie de San-Francisco, les jeux de lumière, son histoire, brillantes suites d'imbroglios racontant le montage d'un piège infernal vénéneux, son interprétation inoubliable, surtout Glenn Anders en avocat complètement allumé, victime de sa propre folie. Classique du cinéma pour de nombreuses raisons, il sera rarement égalé dans le genre, sauf peut-être par les diaboliques de H.G. Clouzot. Ah! Qu'il est loin, le temps du "Troisième Homme", de "Citizen Kane", etc, etc ...
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2015
Comme souvent avec Welles les choses ne sont ni blanches ni noires, pas plus grisâtres d’ailleurs mais plutôt bariolées malgré une œuvre presque exclusivement filmée en noir et blanc. "La dame de Shanghaï" est un de ses nombreux films maudits qui aura subi les coupes assassines des producteurs pressés d'en finir avec les sautes d'humeur et d'inspiration du réalisateur incontrôlable qu'était rapidement devenu le prodige créateur de "Citizen Kane". Les avanies subies par la plupart des travaux cinématographiques de Welles que ce soit "Le dossier Arkadin", "Don Quichotte", "La splendeur des Amberson" et bien sûr "La dame de Shanghai" leur donnent une tonalité très particulière, mélange de baroque poétique et d'inachevé qui en font aujourd'hui tout le prix. Comme si Welles n'ayant pas en lui la capacité de dompter sa force créatrice, provoquait par ses rebuffades un étiolement de ses folles entreprises pour échapper à leur conclusion et inconsciemment éviter d'avoir à en définir le contour exact, laissant ainsi au spectateur le soin de plaquer ses propres obsessions sur une page encore à noircir. «La dame de Shanghai » s’inscrit sans conteste dans la veine du genre noir mais de manière atypique sans en reprendre toutes les conventions. spoiler: La femme fatale jouée par Rita Hayworth teintée en blonde peroxydée passe très longtemps pour la victime d’un mari aigri faisant payer son infirmité à son entourage qu’il domine grâce au pouvoir que lui confère son statut d’avocat réputé invincible
. La toile d’araignée qui se tisse patiemment sous les yeux du spectateur dans des classiques comme « Assurance sur la mort » (Billy Wilder, 1944) basés eux aussi sur le thème de la femme fatale manipulatrice, se dévoile ici dans une fin un peu précipitée et frustrante. De la même manière, Welles abandonne l’espace clos étouffant typique du genre pour un périple au parfum onirique conduisant cet équipage insensé, des Antilles à San Francisco en passant par Acapulco. Welles déploie confusément son histoire du point de vue unique de Michael O’Hara (Orson Welles), marin romantique dont l’attitude souvent naïve peut tout à fait se résumer par la phrase introductive lancée en voix off qui nous rappelle que l’homme se laisse facilement guider par ses sens quand il a la chance ou le malheur de croiser une créature comme Elsa Bannister (Rita Hayworth) : "Quand je commence à faire l'idiot presque rien ne peut m'arrêter . Si j'avais su comment ça se terminerait, jamais je n'aurais commencé. Si j'avais eu tous mes esprits. Mais après l'avoir vue. Mais après l'avoir vue. J'ai perdu la tête pendant un bon moment". C’est clair, O’Hara comme anesthésié par la beauté de celle qui le supplie de prendre les commandes du yacht de son riche époux ne verra rien pendant tout le film de tout ce qui se trame sous ses yeux et ne se réveillera que dans la dernière scène où toujours en voix off il nous confiera : « On est toujours l’idiot de quelqu’un. Le seul moyen d’éviter les ennuis c’est de vieillir. Alors je vais me concentrer là-dessus. Je vivrais peut-être assez vieux pour l’oublier. Je mourrai peut-être en essayant ». Constat amer d’un homme conduit au bord du trépas par l’envoûtement d’une mante religieuse et qui se demande s’il arrivera à se guérir un jour de l’enivrant poison injecté lors de la rencontre dans un parc de San Francisco (scène un peu décalée visiblement inspirée de « La splendeur des Amberson »). Welles qui avait préalablement songé à une actrice française peu connue (Barbara Laage) doit beaucoup à Rita Hayworth dont la fulgurante beauté donne tout son crédit à l’aveuglement qui foudroie violemment O’Hara. Parsemé de scènes baroques et insolites « La dame de Shanghai » permet à Welles de s’inscrire au panthéon d’un genre typiquement hollywoodien tout en y imprimant sa touche de folie. A l’époque en froid avec la RKO, Welles ne manque pas l’occasion d’égratigner au passage le système des studios qu’il juge responsable de brider sa créativité. La courte diatribe sur la plage où O’Hara assimile le monde juridique à une mer de requins assoiffés de sang se dévorant entre eux, reprise en métaphore visuelle dans la fameuse scène d’amour du musée océanographique est une attaque à peine voilée contre les moguls qui ne pensent qu’à l’argent au détriment de l’art. Après ce nouvel échec commercial Welles continuera sa route chaotique dans une industrie du cinéma qui l’aura alternativement adulé puis détesté. On manque c’est sûr de nos jours de génies de la sorte.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 février 2016
The Lady from Shanghai peut aisément être considéré comme l’un des tous meilleurs films noirs, un genre qui aujourd’hui n’existe quasiment plus. Avec sa photogénie indéniable (une des marques de fabrique d’Orson Welles), son ambiance tropicale et pesante à la fois, et ses personnages aux caractéristiques incertaines, le film possède un cachet inimitable et une force d’attraction peu commune. Seul le montage et la narration semblent parfois un peu bancals, ce qui n’est guère étonnant lorsque l’on apprend la genèse compliquée de l’œuvre. Pas suffisant pour lui enlever son charme, d’autant que l’histoire prend rapidement un tour policier inattendu, avec des scènes complètement surréalistes du meilleur effet (le tribunal…). The Lady from Shanghai est une sorte de canard boiteux, mais curieusement, l’addition de scènes géniales et du talent naturel de son réalisateur fonctionnent, et en font un film inimitable et un véritable incontournable.
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