L'Homme qui tua Liberty Valance
Note moyenne
4,0
5108 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

200 critiques spectateurs

5
77 critiques
4
67 critiques
3
38 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2021
Western crépusculaire jusque dans ses jeux d'ombre travaillés, ce chant du cygne de l'ère du cow-boy s'appuie sur un émouvant John Wayne pour illustrer le passage du règne des terreurs de l'Ouest figurées par le redoutable Lee Marvin à celui de l'ordre législatif, incarné par un élégant James Stewart. Montrant un Ouest américain partagé entre les fléaux de l'analphabétisme et de la loi du Talion d'une part, et les aspirations démocratiques et modernistes de l'autre, le récit se joue des codes du genre dans une complicité évidente avec le spectateur pour en montrer les touchantes limites - ainsi que le prouve le personnage du shérif - en évoluant vers un manifeste politique signant la fin d'une époque. Or cette dimension engagée prend le pas sur l'intrigue sentimentale vindicative (ce que d'aucuns pourront déplorer) dont l'issue épouse la nécessité d'entamer un nouveau cycle par une légende fondatrice, fut-elle mensongère. Mettant en scène les coulisses du mythe, Ford nous interroge sur la préséance de la symbolique sur la réalité dans une atmosphère oscillant entre renouveau victorieux et achèvement mélancolique. L'image d'une transition historique.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2021
S'il constitue l'un des derniers westerns classiques produits par Hollywood, L'Homme qui Tua Liberty Valance n'est pas pour autant un western de plus, avec son défilé de fusillades et de duels. Interrogeant plus spécifiquement l'histoire américaine et son opposition interne entre le parlementarisme en développement et le Far West finissant avec ses règles à l'ancienne, il offre une splendide réflexion autour des personnages si admirablement campés par John Wayne et plus encore James Stewart (le véritable antagonisme du film). Le recours au noir et blanc (déjà presque une incongruité à l'époque) illustre très bien les déchirures sur la notion de justice et les tiraillements des personnages. Un film riche d'enseignements, où la caméra de Ford sait se faire sobre à bon escient.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2021
Film qu’on peut éventuellement qualifier d’historique, avec une mise en scène solide, de belles scènes (le duel, le meeting) et un bon scénario. Cependant, la mise en place laborieuse et certaines scènes mièvres et caricaturales ont mal vieilli.
Play it again, Sam
Play it again, Sam

13 abonnés 278 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2021
Bienvenue chez John Ford : histoire simple, personnages principaux complexes, enjeux multiples, réflexions riches sur l’histoire des États-Unis et sur l’être humain, personnages secondaires truculents, dose d’humour, pincée d’émotion et efficacité totale dans la réalisation. L’Homme qui tua Liberty Valance n’échappe pas à toutes ces qualités. Mieux que cela, il en est le symbole. Porté par un casting éblouissant où chaque acteur incarne ce qu’il a toujours plus ou moins incarné dans les westerns, il permet d’interroger avec amertume, lucidité et intelligence l’histoire des États-Unis et des westerns où la légende a toujours primé sur la réalité.
Une vieille habitude qui crée forcément les malentendus, les mensonges et les supercheries, lesquelles bercent d’illusions un peuple tout entier. Et John Ford qui a largement contribué à faire l’histoire du western de dire aux spectateurs qu’il leur a peut-être parfois menti, parce qu’il avait placé sa caméra à cet endroit-là plutôt qu’à cet autre. Il leur a menti pour raconter des histoires plus belles, plus fortes, plus justes. James Stewart, qui incarne ici l’homme de loi, l’homme juste, l’homme de la justice, aura gagné ses galons sur une imposture. Grâce à elle, il aura trouvé l’amour, aura participé à l’histoire des États-Unis, à l’entrée dans la civilisation de l’Ouest. John Wayne, l’homme de colt, devra être oublié. C’est le prix de la civilisation. Et la terrible morale de cette histoire où John Ford n’aura jamais, sans vraiment tout à fait la montrer, aussi bien mis en scène la démythification du plus grand des cowboys, lequel montre ici que sa palette d’acteur était bien plus large qu’on pouvait le dire.
Parfaitement mis en image (le noir et blanc est sublime), souvent tourné de nuit, L’Homme qui tua Liberty Valance est peut-être le premier véritable western crépusculaire. S’il n’en a pas la violence physique (il y a d’ailleurs très peu d’action), son discours est d’une virulence terrible. Il signe la fin de cette Amérique idéalisée à travers son cinéma. Un grand John Ford et, plus simplement, un grand film.
Yann I
Yann I

28 abonnés 121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2020
Western mythique et testamentaire d'un cinéaste majeur au sommet de son art, ce film séduit encore aujourd'hui par sa maturité.
Un noir et blanc superbe dans un quasi huit clos qui nous passionne pendant plus de deux heures...La mise en scène et la photographie précise au service de comédiens légendaires qui personnifient l'ouest classique.
On note aussi la présence de Lee Van Cleef dans un rôle mineur avant de devenir une célébrité dans un genre nouveau, le western spaghetti.
Film de légende, au panthéon du western américain.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 376 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2020
LA PEAU D'UN AUTRE. Liberty j'écris ton nom. Quand la légende dépasse la réalité. John Ford débarque avec un western bavard et moderne. Un héros malgré lui. La vérité nous mens, l'ordre est la loi.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2020
Fort d’une filmographie de 142 films, John Ford est le réalisateur des grands espaces. Pourtant, une page semble se tourner avec l’Homme qui tua Liberty Valance, un film au crépuscule de la carrière du plus représentatif des cinéastes de la période classique. À une époque où la couleur fait loi pour dépeindre l’Ouest sauvage, Ford peine à faire financer un film en noir et blanc, éloigné du cachet de la majestueuse Monument Valley. Au premier plan post générique, un train arrive calmement en gare de Shinbone. Plus qu’une amorce, il s’agit du symbole de la communication entre l’Est bureaucratique et l’Ouest indompté. À son bord, le sénateur Stoddard parade en terrain conquis. Les textes législatifs régulent les passions, la ville n’a même plus besoin de son shérif vieillissant. Pourtant, tel n’a pas toujours été le cas. Structuré par un imposant flashback, le film oppose les deux entrées de Randsom Stoddard dans la petite bourgade de Shinbone. La première entrée a lieu une trentaine d’années avant celle visualisée lors du préambule. Elle est aux antipodes de la sérénité dégagée par le luxe de la machine à vapeur. Aux abords de la ville, la diligence transportant le jeune diplômé Stoddard est ébranlée par l’attaque soudaine d’une bande dirigée par Liberty Valance. Passé à tabac, Randsom Stoddard nous donne à voir un visage ensanglanté en totale contradiction avec le caractère jovial du sénateur grisonnant qu’il deviendra.
Avec cette opposition entre deux sociétés fondées sur un lieu identique à quelques années d’intervalle, Ford s’inscrit à nouveau dans sa propre tradition portée sur l’édification de la civilisation américaine moderne par le biais de l’unification sous la bannière du droit. Cependant, le réalisateur de la Poursuite impitoyable y adjoint les relents d’une profonde mélancolie en faisant survivre la majeure partie de ses personnages à la mort de l’Ouest sauvage.
Lors de l’arrivée du jeune Stoddard, seule la loi du plus fort domine. La cellule de prison n’a même pas de clé et le représentant de l’ordre, un shérif grassouillet, se débine à la moindre occasion, se terrant dans les limites de sa juridiction. Pourtant, le jeune avocat n’est pas de ceux qui se laissent intimider par quelques coups de poings ravageurs. Clamant : « je ne laisse à personne le soin de livrer mes combats », il insiste pour faire arrêter Valance par la seule force de la loi. Si le célèbre malfrat est une terreur locale, il est protégé par la puissance des grands propriétaires terriens et ainsi, Stoddard ne bénéficie dans un premier temps que du seul soutien d’un journaliste dont la témérité se mesure à la part d’alcool ingurgitée. Ford ne manque pas d’ironie pour caractériser ce personnage loufoque qui fait son beurre sur la sordidité des faits divers, mais en étroite collaboration avec l’unification communautaire derrière la loi, il fait du journalisme un prisme où naissent les légendes qui cristallisent les civilisations.
À défaut de manier le colt comme Tom Doniphon, le cow-boy endurcit incarné par le spécialiste John Wayne, Stoddard fera de l’éducation une arme contre la barbarie. Car l’éducation est l’ouverture à la collectivité, le ciment qui fige les lois dans le cœur des hommes. Dans la classe de Ford, tous ont leur place. Femmes et immigrés d’horizons divers récitent les fondements de la constitution sous le regard bienveillant de George Washington encadré sur le mur à côté de la bannière américaine. À cela, Ford adjoint des bribes de présent avec la parole de Pompey, personnage Africain-Américain, clamant que « les hommes naissent libres et égaux en droit ». Lors de la sortie de l’Homme qui tua Liberty Valance en 1962, le mouvement américain des droits civiques bat son plein.
La deuxième arme utilisée par Stoddard est le procédé de démocratie directe. Au cours d’une élection dont la finalité est le rattachement du Colorado à l’union, donc une réduction de l’emprise des grands propriétaires terriens et de leur bras armé Liberty Valance sur la région, les habitants de Shinbone font corps en élisant conjointement l’avocat et le journaliste grâce au soutien de Tom Doniphon. Floué, Liberty Valance réclame la tête de Stoddard. Ce dernier doit l’affronter pour maintenir son pouvoir nouvellement conquis. Au moment du duel, Ford est habile dans son utilisation du langage cinématographique en faisant sortir de l’ombre Stoddard et la loi qu’il personnifie. De la même manière, l’entrée d’un cheval dans la salle d’audience de la convention peut s’analyser comme un acte d’intimidation de la part des grands propriétaires et un sursaut de la loi du plus fort. Mais, l’union fait la force et Liberty Valance expire, puis s’écroule sous l’écriteau des élections.
Cependant, pour construire à grande échelle, il faut détruire ce qui faisait le quotidien de la petite bourgade et de ses habitants. « Tout a changé, mais le désert reste de même » dira le shérif une trentaine d’années plus tard. La mélancolie est le témoignage d’une époque révolue. Le temps où la tenancière illettrée du restaurant s’extasiait devant un cactus en fleur n’est plus. La diligence que l’on dépoussière est celle utilisée dans la Chevauchée fantastique. Elle matérialise ce constat d’amertume en se référant à la propre filmographie de John Ford. Même le journaliste, en quittant sa vocation pour s’investir en politique laissera son ombre derrière lui sur le mur de son office. De la même manière, Stoddard souhaite garder l’image du cow-boy en exigeant que le cadavre de Tom Doniphon soit paré de ses éperons. Plus tragique est le destin de ce dernier. Sa déchéance ne sera que suggérée par ellipse. L’homme de loi aura tout ravi à Tom Doniphon : son mode de vie, la femme qu’il convoitait, le foyer qu’il construisait, et donc en définitive sa raison d’être. En prêtant assistance à Stoddard, Doniphon aura contribué à sa propre destruction. Symboliquement, la loi communautaire sera construite sur les cendres d’un idéal à hauteur d’homme.
Dans la nouvelle époque, la presse est omniprésente. Même au cours d’un voyage privé, le sénateur est questionné et doit adopter la posture du personnage public. Lorsque Stoddard révèle que Tom Doniphon est le véritable meurtrier de Liberty Valance, et par conséquent le véritable héros pour la communauté, les journalistes n’en feront aucun cas. Le réel rattrape la légende, mais la légende reste plus forte. Défenseur de l’union, John Ford n’est néanmoins pas dupe sur la manière avec laquelle l’Amérique a posé ses jalons. Ce film est le précieux témoignage d’un cinéaste majeur au crépuscule de ses idées.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juillet 2020
Arrêtez s'il vous plaît de commenter les films en considérant que le point de vue de réalisateurs date un peu. Ou alors arrêtez d'écouter Bach ou Mozart et concentrez vous sur Maître Jul.
HibouDesNeiges
HibouDesNeiges

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2020
Western étonnant : L'homme qui tua Liberty Valance est autant l'histoire de Ransom Stoddart, sénateur venu de l'Ouest et qui aurait, selon la légende, tué un brigand du nom de Liberty Valance, que celle de la relation difficile et tortueuse entre la violence du règlement de compte, de la vengeance face à la punition légale de la loi. Les acteurs sont tous très bons : John Wayne crève l'écran, James Stewart est excellent dans son rôle de futur avocat épris de justice et caractériel et l'intrigue, en elle-même, est rondement menée. Nous regretterons seulement que Liberty Valance soit un brigand sans cervelle, qui ferait le mal pour le mal, qui tuerait dans l'indifférence générale d'honnêtes journalistes, passants, citoyens... Un portrait moins grossier eut sans doute donné une meilleure coloration au film.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2020
Voilà l'exemple de film dont le discours lui a permis d'atteindre une pertinence intemporelle. Jetant un regard lucide sur un pays dont la constitution et l'état de droit se sont obtenus au prix de violentes dissensions et de personnages légendaires, John Ford se sert d'un genre aussi codifié que le western pour le retourner.
Le décors est indissociable de l'Ouest américain tel qu'il est envisagé (mythifié plutôt) au 7ème Art. Mais les fusillades sont réduites à leur part congrue. De la même manière, les deux personnages principaux - Ransom Stoddard et Tom Doniphon - semblent difficilement tenir dans une case. Le premier ne se tint pas à l'idée d'un irréductible idéaliste, tandis que l'autre revêt une dimension plus romantique.
Ce qui a lieu ici, c'est la confrontation entre deux civilisations dont les conceptions divergent. Si le scélérat Valance refuse toutes contraintes, l'avocat Stoddard ne jure que par la loi dans son sens le plus noble. Au milieu, il y a Doniphon qui applique ce qu'on pourrait appeler une "justice de far-west". C'est dans la nuance entre les deux bons que le film trouve tout sa profondeur, quoique Lee Marvin fait des merveilles dans un rôle antipathique au possible.
Ce qui rend L'homme qui tua Liberty Valance remarquable se situe dans l'intelligence de sa thèse, qu'il n'a jamais besoin d'appuyer. Elle se résume à sa réplique la plus iconique ("Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende"), d'une concision qui n'a d'égale que sa justesse. Le film rappelle que les contes moraux ou récits communément répandus ont souvent pour but d'adresser une morale, et cela même s'ils en occultent certaines nuances qui en changeraient la signification.
Une des œuvres les plus denses et fascinantes de John Ford, qui en plus est servie par un duo d'acteurs (James Stewart et John Wayne), plus attachants que jamais.L'un des plus beaux mensonges que Ford a servi au cinéma. On y croit à tous les coups parce qu'il en dit plus long que la vérité.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2020
Surestimé. Des bons acteurs mais un film un peu vain. Des longueurs et un manque de crédibilité notamment sur l'âge des personnages (ex : James Stewart). La fin ne rattrape pas le reste, cela sonne faux. Il y a beaucoup mieux (et heureusement).
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2020
Sorti en 1962, "L'homme qui tua Liberty Valance" est l'avant-dernier western de John Ford. On l'a souvent affirmé, mais il s'agit bel et bien d'un film testament pour le cinéaste, qu'il complètera quelques années plus tard avec "Les Cheyennes". Véritable date dans l'histoire du cinéma, ce film fait également figure de jalon pour le processus historique américain. Ford met en scène un duel au sommet, narrant l'effacement du cow-boy Tom Doniphon, incarné par John Wayne, au profit de l'homme de loi Stoddard. Pour jouer ce dernier, il n'est pas anodin d'avoir choisi James Stewart, qui a souvent incarné des personnages épris de justice. Il s'agit donc d'un très grand film sur le changement de civilisation, que l'on pourrait disséquer pendant des heures. Mais au delà de toutes ces thématiques, le long-métrage est également un sommet de maîtrise artistique, huis-clos bénéficiant d'un formidable travail sur la lumière. "L'homme qui tua Liberty Valance" est plus qu'un film, c'est un morceau d'histoire, le "Citzen Kane" du western.
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2020
Très grand film, loin des bagarres et de grandes chevauchées comme j'avais pû l'imaginer, mais qui montre plutot une page de l'histoire ou comment le code civil allait supplanter le colt à 6 coups. Le film brasse des thèmes passionnant comme la démocratie, l'héroisme, le changement d'une époque. Chacun des trois acteurs joue sa partition à merveille, James Stewart, l'homme bon et armée de sa raison, John Wayne l'homme courageux et parfois dépassé, et Lee Marvin l'homme brutal et violent. Tout cela sous la caméra de John Ford qui livrait là un de ses derniers films, impeccablement emballé et placé sous le signe du classicisme et de l'idéalisme
Christoblog

920 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2020
Parfois, la vision d'un "vieux" film cause une profonde désillusion : le chef d'oeuvre dont on se souvient a mal vieilli, son image est baveuse, son intrigue moins subtile que dans son souvenir, la mise en scène est un peu lâche.

Rien de tel en revoyant ce qui fut la dernière collaboration des deux géants de l'Ouest, John Ford et John Wayne. Le film surprend en effet par ses qualités intemporelles. D'abord la photographie de William H. Clothier est une merveille de précision et de beauté plastique, à mi-chemin entre naturalisme et expressionnisme.

Le sujet du film ensuite est d'une incroyable modernité. Ford y dessine les fondements de l'Amérique éternelle avec une précision d'horloger : le mal pragmatique (Lee Marvin, terrifiant de froide brutalité), la bonté violente et casanière (Wayne et son éternel sourire en coin), le politique malgré lui (James Stewart dans un de ses plus grand rôle) et la presse comme pivot de la démocratie.

L'ensemble est servi par une mise en scène d'un classicisme parfait, dans laquelle tout semble indispensable, et qui donnerait au film un aspect de tragédie grecque si la nostalgie solaire du début n'enveloppait l'ensemble dans une coque inimitable d'humanité triste et tendre.

Un chef d'oeuvre.
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2020
Un jeune avocat venant de finir son droit voyage vers l’ouest dans le but de se faire une place. Il va faire le rencontre de Liberty Valance, symbole d’un territoire gouverné par la loi du plus fort. La lutte de l’État de droit contre la sauvagerie.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse