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L'Homme qui tua Liberty Valance
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note moyenne
4,1
1366 notes dont 152 critiques
45% (69 critiques)
34% (51 critiques)
15% (23 critiques)
5% (7 critiques)
0% (0 critique)
1% (2 critiques)
Votre avis sur L'Homme qui tua Liberty Valance ?

152 critiques spectateurs

Antoine D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 22/09/2017

L'intrigue d'un vieil homme d'état qui se rend dans une petite ville pour aller retrouver son ami dans un cercueil, finit par un grand flash-back où l'on découvre le quotidien et les habitudes de toute la ville à travers ce qui semble le seul restaurant du village. On connaît le rédacteur, le shérif etc... et le bandit qui menace et martyrise la population. Seul John Wayne, alias Tom Donyphon, n'est pas effrayé et montre sa supériorité à plusieurs reprises dans le film. De plus, il est éperdument amoureuse d'Alice, cuisinière dans le restaurant. Une fois tout le lieu placé et l'intrigue soigneusement et parfaitement posé, l'action principale arrive et Liberty Valance tombe. Parallèlement, Ransom Stoddard cherche à faire évoluer la petite ville en un état, c'est donc l'ascension d'un homme mais aussi de toute une ville et de tout ceux qui y résident. Évidemment, à la fin du film, tout a bien réussi, ormis une personne, Tom Donyphon qui nous dévoile le secret qui fait vivre le film. La fin du flash-back se termine avec un plan séquence qui montre l'ascension de James Stewart et les portes qui se referment sur John Wayne, qui est ensuite montrer dans son cercueil. La scène du steak dans le restaurant montre tout le talent de John Wayne, un acteur vraiment formidable de part ses gestes et son charisme peu commun. Dans ce film il est face à Lee Marvin, qui excelle dans le rôle du passionnant Liberty Valance. Les seconds rôles sont aussi important que les 3 protagonistes car ils donnent énormément de relief au film en ajoutant de nombreuses autres émotions, comme la crainte, le suspens et l'humour. John Ford filme la petite ville de l'ouest comme une ville qui ne connaît rien. Ils ne savent ni lire, ni écrire, ne connaissent aucune loi, comme le mentionne Liberty Valance quand il agresse pour la première fois James Stewart. Leurs vies semblent aussi sèches que les cactus que récoltent Alice, qui n'a jamais vu une rose de sa vie (c'est une métaphore les gars). La mise en scène du cinéaste est aussi superbe, c'est en partie grâce à elle que ce film est un chef d'oeuvre. Faire dire à Poppey (un noir) la première phrase de la déclaration d'indépendance, le faire bégayer et continuer la séquence par James Stewart qui dit: "Ce n'est pas grave, beaucoup de gens oublient cette phrase", c'est vachement beau.

Bertie Quincampoix

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4,0Très bien
Publiée le 02/08/2017

Superbement porté par James Stewart et John Wayne, L'homme qui tua Liberty Valance est un western politique d'une grande force. Il questionne les thématiques de la loi, de la force et de la violence dans la construction d'un État, en prenant pour cadre l'ouest américain de la seconde partie du XIXème siècle, rappelant par moment le scénario de L'homme aux colts d'or, sorti en 1959. Il est d'abord et surtout un grand moment de cinéma, avec une magnifique confrontation d'acteurs, et une mise en scène sobre et efficace signée John Ford.

Carlos Stins

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3,0Pas mal
Publiée le 10/07/2017

Les westerns de John Ford ont marqué le genre et même le cinéma mais celui ci malgré sa bonne réputation m'a quelques peu déçu. En effet, la mise en scène de John Ford est impeccable et même si le film est globalement entraînant, je l'ai trouvé un peu long par moment. De plus si John Wayne rayonne à l'écran par son charisme, son personnage est vraiment cliché comme l'ensemble des autres personnages du métrage. C'est d’ailleurs l'écriture plombe un peu le film pour moi c'est-à-dire que le récit est encombré par des questions morales très lourdes et pompeuses. Ces questionnements sont à la limite du cliché et manque cruellement de subtilité quand à la manière de les aborder. Au final, "L'Homme qui tua Liberty Valance" est un western correct qui brille par sa mise en scène mais pèche dans son écriture par manque de subtilité.

tuco-ramirez

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4,0Très bien
Publiée le 10/07/2017

Aucun suspense, tout est dit dans le titre. John Ford, la pointure du western classique bien souvent manichéen, signe avec ce film le crépuscule du genre. Son cinéma tombe en désuétude alors que les nouvelles pointures frappent à la porte avec un western plus âpre, moins idéaliste et donc plus réaliste comme Peckinpah ou Penn et plus tard Eastwood ; ou avec un cinéma grandiloquent et caricatural comme Leone et plus tard Tarantino. Malin Ford, réalisateur de génie, témoin de l’époque d’une conquête idéalisée ; avec l’avènement de la couleur et du cinémascope, il prend une autre voie ; et lui, habitué aux grands espaces, tourne en studio dans un style minimaliste !!! Moins spectaculaire que ses grands westerns mais plus ambitieux de fait et plus intérieur. De plus lui qui idéalise le cowboy incarné par Wayne ; dans ce film, il filme avec nostalgie la fin du justicier solitaire… la fin d’une époque, l’arrivée d’une société de droit détrônant la loi de la charria. La nostalgie de Ford de l’époque dénote un peu aujourd’hui où le personnage de Stewart incarne tellement plus nos valeurs actuelles que celles de Ford. Ford le porte-parole de son époque. La scène du film : le duel, cher à John Ford et au western. Cette dernière scène en dit long sur la vision de l’ouest par Ford. Filmé de deux angles opposés, il offre deux perspectives totalement différentes qui se percutent violemment comme la petite histoire et la grande Histoire. Et la phrase finale du film en est le témoin, le journaliste conclu le récit par cette réplique : « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende. » Place à la belle critique d’Ophélie Wiel : « L’Homme qui tua Liberty Valance est un film nostalgique. Ford y célèbre pour la dernière fois les valeurs de l’Ouest américain, tout en annonçant leur disparition en faveur du progrès de la démocratie et de l’industrialisation. Le fait que les personnages principaux soient au nombre de trois a son importance. Chacun à sa manière symbolise un des visages de l’Amérique. Liberty Valance (incroyable Lee Marvin, l’un des meilleurs « méchants » de l’histoire du cinéma américain) est la part sombre de l’individualisme de l’Ouest. Il n’obéit qu’à la loi du plus fort (en l’occurrence lui-même), et chacun de ses désirs doit être satisfait sur le champ, même s’il faut recourir au meurtre. John Ford accroît la terreur qu’inspire sa présence à la population de Shinbone en raréfiant et en théâtralisant chacune de ses apparitions. Au fond, le deuxième personnage, Tom Doniphon, a beaucoup plus d’affinités existentielles avec ce voyou égoïste qu’avec Ransom Stoddard. Mais il a décidé de mettre son individualisme au service de la justice et de l’honnêteté. Il sait qu’à l’Ouest, une bonne gâchette vaut mieux que tous les livres de loi imaginables. Mais il reconnaît aussi, en acceptant sa défaite (amoureuse et « héroïque ») face à Stoddard que son monde est voué à disparaître. L’Ouest qu’incarne le cow-boy John Wayne ne peut plus résister à l’invasion du chemin de fer et à la progressive constitution des « États-Unis ». Sa mort sonne le glas d’une époque, sur laquelle John Ford se permet de verser quelques larmes. Mais si Ford s’était contenté de cette opposition entre les deux faces de Janus, son Liberty Valance n’aurait peut-être été qu’un western de plus dans la carrière du grand cinéaste. Coup de maître, il introduit un troisième personnage, un autre « bon », Ransom Stoddard, dont les motivations et les valeurs sont bien différentes de celles de Tom Doniphon. Le véritable duel est celui qui oppose ces deux faces du bien, ces deux philosophies de l’Amérique : celle d’un homme pour qui seul compte son bien-être et celui de son entourage ; et celui pour lequel l’engagement collectif en faveur du progrès est l’unique source de bonheur. Ransom Stoddard n’est peut-être pas le héros auquel va spontanément la sympathie du spectateur, mais l’Histoire lui donnera raison. John Ford le charge de symboliser les valeurs américaines que le vieux cinéaste a défendu avec acharnement durant sa longue carrière: Stoddard soutient la liberté de la presse, créé une école où il enseigne l’égalité entre les hommes, il organise des élections libres… Finalement, il ne serait pas faux de dire que, pour Ford, Tom Doniphon et Ransom Stoddard sont complémentaires. Tous deux expriment la complexité de la philosophie fordienne : exaltation du courage, de la virilité, de « l’homme fort », mais lutte contre l’injustice et défense des opprimés. L’ironie du sort réside dans cette dernière réplique, devenue mythique, du journaliste qui refuse de publier le véritable nom de l’assassin de Liberty Valance et qui s’explique en ces termes : « à l’Ouest, quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende. » Cet Ouest qu’incarnait si bien Tom Doniphon, et pour lequel il est mort, c’est Ransom Stoddard qui en récolte tous les fruits… Mais la victoire est amère. Contrairement à la plupart des films de Ford, L’Homme qui tua Liberty Valance ne finit pas sur un happy-end ou une note d’espoir... » Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.com

willycopresto

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3,5Bien
Publiée le 28/06/2017

"L'homme qui tua Liberty Valance" "The man who shot Liberty Valance" (1962) Arte le 26.06.2017 Ce n'est pas pour moi un des meilleurs westerns de l'histoire du cinéma, loin s'en faut et même s'il n'est pas non plus mauvais Mais il sent deéjà la naphtaline et la routine. Déjà John Ford le réalisateur débitait plusieurs films par an, comme si c'était du travail à la chaîne ! Vite fait, mais pas toujours bien fait : peu importe ça faisait toujours des dollars ! Et ici, il ne courrait aucun risque, le trio d'acteurs stars (Stewart, Wayne, Marvin) aurait pu tourner sans même un metteur en scène ! Ne parlons pas de la pauvre Vera Miles, cantonnée au rôle de faire valoir, comme toutes les actrices de cette époque ! Pour faire pas cher, ça pue le décor à pleines narines et le scénario pondu par trois plumitifs se laisse suivre sans passion. Comme la pellicule se vend au kilo aux US, il a fallu pas mal meubler pour atteindre les deux heures d'où des longueurs pas très bien venues. Et pourtant, c'est là qu'est le miracle du cinéma, ce film a atteint les deux millions de spectateurs en France à sa sortie en 1962 ! Et en noir et blanc en plus ! Ca se laisse voir mais ne vous attendez pas au souvenir impérissable ! willycopresto

Newstrum

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 04/01/2017

A la fois western classique, réflexion sur l'Histoire et la fabrication des mythes et histoire d'amour où une femme hésite entre deux hommes, L'Homme qui tua Liberty Valance est peut-être le film le plus émouvant et mélancolique du grand John Ford. Sublime. Voir ma critique complète sur mon blog :

https://newstrum.wordpress.com/2016/02/09/lhomme-qui-tua-liberty-valance-quand-john-ford-souleve-le-voile-de-la-legende/

Elric L.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/12/2016

Soyons clair dés le début. L'Homme qui tua Liberty Valance est l'un des plus beaux films de John Ford, et l'un des meilleurs westerns jamais réalisés de l'histoire du cinéma. Les personnages du film sont d'une richesse foisonnante. La mise en scène de John Ford ne l'est pas moins. L'auteur nous livre ici un vibrant témoignage de la force du western américain, sans omettre, au passage de nous émouvoir d'éclatante manière. L'interprétation prodigieuse de John Wayne, James Stewart et Lee Marvin, en inquiétant tueur sanguinaire (le pire des méchants de Ford), les font concourir à eux seuls à la chaleureuse humanité qui se dégage du film. À la fois une oeuvre puissamment nostalgique et un très beau film-testament.

Matis H.

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4,0Très bien
Publiée le 05/12/2016

Après le bouleversant "The Searchers", je voulais, que dis-je, je me devais de voir un autre Ford. Car, lorsque l'on réalise un film pareil, à la fois sublime et tétanisant de bout en bout, cela ne peut pas être un coup de chance. Il fallait donc que j'explore le reste de la filmographie de Ford, dans l'espoir, un peu illusoire je l'admet, de retrouver ce qui rendait "The Searchers" si marquant. Et, malgré quelques réticences, "The Man Who Shot Liberty Valance" est l'oeuvre de la confirmation. Car, une fois encore, s'empare du western classique pour l'emmener plus loin. Plus loin dans la mise en scène pour commencer, avec l'efficacité, la beauté et l'économie du spectaculaire qui lui est propre, car lorsqu'il décide de céder aux mouvements de caméra vertigineux ou aux instants de montage sublimes, ce n'est jamais gratuit et on en ressort avec le sentiment d'un cinéaste qui maitrise son oeuvre et qui sait se laisser le temps de prendre l'intérêt du spectateur avant de lui donner du cinéma, de celui qui est rare et percutant et dont on est content d'avoir eu la patience de pleinement en profiter. Plus loin dans la réflexion pour commencer, car là où il dépeignait un homme dont le monde n'avait plus utilité dans "The Searchers", il présente ici Wayne et Marvin comme les deux dernières figures d'un Ouest révolu, qui vont devoir faire place au monde civilisé, symbolisé par Stewart, dans lequel la loi du plus fort n'a plus sa place. Cependant, Ford contrebalance la douce mélancolie de voir ce monde disparaitre, au profit d'une justice considérée comme plus humaine, par sa vision désenchanté d'une Amérique basé sur le mensonge et où la renommée d'un homme se fait, malgré ses actions justes et son activité politique, sur le meurtre d'un ancien bandit local. C'est autour de ces deux axes que Ford va construire son récit et ses personnages, tous en nuances et en contradictions, bien que le Liberty Valance du titre peine à faire ressentir son importance et son aspect de "figure" d'un genre. Si il ne parvient pas à éviter quelques longueurs, le cinéaste parvient tout de même à captiver, car les rapports d'oppositions et de rapprochements entre les protagonistes se renouvellent constamment, créant même des scènes déchirantes à l'image de celle où Wayne comprend que Hallie n'a plus sa place avec lui et se résigne à la voir aimer Stewart. Et c'est peut-être là le point le plus marquant du long-métrage, Tom Doniphon, interprété par un John Wayne bouleversant, éternel cow-boy prêt à tout sacrifier, que ce soit sa santé ou la femme qu'il aime, au profit de ce qu'il pense être juste. De cette manière, Ford démontre une nouvelle fois l'amour profond qu'il porte à ces personnages, cherchant parfois même le comique (hilarant Edmond O'Brien), le tout avec une compassion extrêmement touchante. Si "The Man Who Shot Liberty Valance" ne parvient pas à atteindre le niveau de "The Searchers", car il ne possède pas le lyrisme de ce dernier et qu'il ne parvient pas à être passionnant tout du long, tout en ayant quelques défauts factuels dommageables, il reste indéniable que nous sommes face à une oeuvre à laquelle nous devons donner l'attention qu'elle mérite.

ned123

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4,5Excellent
Publiée le 08/10/2016

J'ai vu un film... qui a le mérite de traiter de tellement de thèmes riches et d'une profondeur énorme... La capacité à vivre debout selon ses principes au risque d'en mourir, la vision d'un pays qui passe d'une ère de pionniers (sans foi, ni loi) à une époque d'éducation où la norme s'impose à chacun... Au-delà des thèmes, le casting de ce film est somptueux avec James Stewart, John Wayne et Lee Marvin... tout 3 exceptionnels. C'est une oeuvre fondamentale de John Ford (même si parfois il intègre des personnages un peu trop gaguesques comme le shérif. Et cette oeuvre porte un regard lucide sur un monde perdu qui fait que lorsque le progrès avance, la place de l'individu se fait plus précise... Et enfin la tirade la plus célèbre de ce film : "Dans l'Ouest, quand les faits deviennent légende, publiez la légende "... Un grand film.

LXNRRZNN

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 16/07/2016

L'un des chefs-d'œuvre incontournables de John Ford, ce chantre de l'Amérique conscient de l'évolution de l'idéal de liberté de son pays et de ses dérives potentielles. Derrière chaque film de ce géant incontesté du cinéma américain, c'est un pan de l'histoire des Etats-Unis qui nous est montré. En l'occurrence le passage de témoin des pionniers, cow-boys rompus à la l'art de la bagarre et au maniement des armes, aux intellectuels et rhéteurs préférant les joutes verbales pour une vie politique censée être plus vertueuse. Mais quand la réalité n'est pas forcément celle à laquelle on croit, ou veut croire, faut-il privilégier l'Histoire ou la Légende ? Sans doute le film de Ford qui a le plus inspiré la critique. Soulignons également une direction d'acteurs permettant à John Wayne, James Stewart et tout particulièrement Lee Marvin de donner la pleine mesure de leur talent.

Eselce

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3,5Bien
Publiée le 17/05/2016

Le duel final est magnifique et inattendu. J'aime bien les valeurs des hommes qui cherchent une justice avec courage tout le long du film. Il y a beaucoup d'acteurs présents ici qui ont joué dans un bon nombre de western en étant tantôt bons, tantôt méchants et les retrouver ici est un véritable plaisir. Les coups de poings donnés également restent bien fait, on a l'impression que les tartes sont réellement données aux acteurs qui en sortent décoiffés. Un western qui vieillit bien avec peu de longueurs inutiles.

NusaDua

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3,5Bien
Publiée le 15/02/2016

Un Western classique de John Ford sur l'arrivée d'un magistrat dans une ville encore régie par les anciennes lois de l'Ouest. L'occasion de réunir les célèbres James Stewart et autres John Wayne dans un triangle intéressant, avec de bons passages dès que Liberty Valance pointe le bout de son canon pour martyriser la petit bourgade. La mise en scène a un peu vieilli, mais dans sa globalité, le film reste tout à fait plaisant, avec une morale intéressante sur le final.

pierrre s.

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3,5Bien
Publiée le 28/01/2016

Peut-on vraiment parler de western? L'Homme qui tua Liberty Valance, est sans doute plus que ça. C'est en effet tout un pan de l'histoire américaine qui y est traité. Un film culte donc, qui a plutôt bien vieilli.

Satan Officiel

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4,5Excellent
Publiée le 06/12/2015

Moi et le western, c'est assez étrange, avant de m'aventurer dans les classiques du genre (chose faite très récemment et qui d'ailleurs est loin de se terminer), je n'avais que pour seuls westerns cultes Retour vers le futur III (oui, ce film transpire le western dans son esthétique et dans ses références) de Robert Zemeckis (comme s'il y'avait besoin de le préciser) et Django Unchained de Quentin Tarantino (la aussi, il n'est pas très nécessaire de le préciser), autant vous dire que j'étais relativement un novice quant au monde des déserts arides, musiques solennelles et autres cowboys. Quoiqu'il en soit, aujourd'hui la trilogie du dollar et Mon nom est personne font maintenant partie intégrante de ma culture cinématographique (et ce pour mon plus grand bonheur). Bref, je commence à apprécier et à connaitre ce genre, j'en connais les gimmicks, les codes. Puis comme un cheveux sur la soupe (on utilise encore cette expression ?), lors d'une sortie scolaire (que voulez-vous parfois le système éducatif peut apporter de bonnes choses) j'ai eu l'opportunité de voir qui plus est sur grand écran et en version originale. Il aura donc fallu que moi petit provincial - qui n'ait jamais droit aux versions originales surement parce que les distributeurs pensent que les villageois du sud de la France ne savent pas lire des sous-titres ait droit pour la première fois à une version originale lors d'une sortie scolaire !) ce film considérée comme culte qu'est L'Homme qui tua Liberty Valance du réalisateur John Ford. Avant d'aborder le long-métrage plus en détails, je ne vous cache pas cher lecteur que l'envie de faire cette critique ne me vienne pas sur un coup de tête (bien qu'il advienne qu'un jour ou l'autre je l'aurai réalisé). En effet c'est sous la demande d'un professeur que je l'écris aujourd'hui (vous avouerez qu'il est peu commun qu'un professeur vous demande de faire un boulot que vous faites quasiment tous les jours). Alors si vous le voulez bien, installez vous confortablement, au coin du feu si l'envie vous en prend, et apprêtez vous à lire mon sentiment ainsi que mon analyse de ce film, parce que mine de rien j'ai beaucoup à dire, alors commençons ! Bon, premièrement, le film de John Ford est t-il bien un western ou bien un hommage à ce genre ? Question plutôt stupide vous allez me rétorquer. Eh bien détrompez vous ! Certes, tous les éléments du western sont présents, les grands angles, la musique solennelle voire même cérémonielle (du moins au générique), les décors désertiques, les duels, les braquages de diligences et bien évidemment John Wayne, véritable icône du genre. Seulement cela serait s'arrêter à la surface même de ce film, et cela serait oublier son but ainsi que toutes les pistes de réflexion qu'il apporte. (Parce qu’)à première vue L'Homme qui tua Liberty Valance reste académique (plans fixes et longs), dans sa mise en scène, simple dans son scénario et dans le traitement de ses personnages, mais en réalité il demeure bien plus intelligent qu'il n'y parait. Déjà, est visible une grande portée politique indéniable, et c'est le personnage de Ranson Stoddar interprété par James Stewart, qui la représente le mieux : il est le représentant de la loi et du monde de l'Est (l’avenir politique et économique de l’Ouest), et ses principes vont être mis à mal dès son arrivée dans un monde impitoyable, ou règne la loi de l'Ouest (le passé, voir même la représentation d'un mode de vie archaïque). Notez l'opposition entre le mode de l'Ouest et celui de l'Est. Ensuite il y'a cette propension à dirons nous "casser" les codes du western en toute subtilité : le personnage d'Hallie interprété par Vera Miles représente la transition entre l'avenir (Ranson) et le passé (Tom Donniphon), le personnage de John Wayne, qui représente donc le western "à l'ancienne", ce dernier est donc mis en retrait, et le fait qu'il "tourne la page" quant à ses objectifs/projets simples d'homme de l'Ouest en dit long sur les intentions de Ford : celui-ci veut donc bien rendre hommage en allant de l'avant et en clôturant avec respect l'âge du grand Ouest (d'ou la transformation de la ville dépeinte tout le long du film, passant d'un lieu arriéré à une véritable petite ville), d'ailleurs ce n'est pas pour rien si le film est sortie en 1962, soit en fin de vie du genre; la est l'une des plus grandes forces du film, John Ford représente l'histoire de l'Ouest américain (et sa fin donc) par le prisme de l'évolution psychologique de ses personnages principaux. Mais mise à part la qualité d'hommage au genre que nos amis italiens ont parfaitement dépoussiérés, il est également utile de vous informer que notre cher John Ford a pensé son film intelligemment dans sa mise en scène. Vous le savez certainement mais quand on est metteur en scène, on ne choisit pas de placer sa caméra au hasard, ce que l'on montre peut suivant dont la caméra est positionnée porter un message, une vision, ou laisser des indices sur l'intrigue ou sur le développement de métaphores ou de personnages, et sur ce point, le cinéaste n'y vas pas de main morte. Chaque plan est calculé méticuleusement pour retranscrire une émotion, un fait, une métaphore, ou une opposition (et croyez moi, une semaine ou deux d'analyse en cours ne trompes pas); par exemple il y'a une quantité de scènes ou Ford joue sur un double espace (le journal et l'école; la cuisine et le restaurant; l'ancienne partie de l'humble demeure de Tom et la partie dite nouvelle ou en construction de cette même maison). Ainsi, il crée une opposition ou un prolongement entre deux espaces, ce qui produit un effet de théâtralité. Ainsi pour le cas de la maison de Tom, l'ancienne partie le représente à lui, représente son passé, sa vie de cowboy; et la nouvelle partie représente Hallie et son avenir avec ce dernier (impossible). Et vous savez quoi ? John Ford ne s'arrête pas là, pour lui jouer sur une théâtralité et présenter avec respect l'effacement d'un mythe cinématographique dans un contexte politique ce n'est pas assez; il ajoute une métaphore de plus au personnage de Tom par l'intermédiaire d'un cactus, plante aride et piquante, un peu comme le personnage qu'il est. De même les premiers plans et le derniers, bien qu’anecdotiques, font une jolie métaphore de l'histoire du cinéma : en effet le train représentant les premiers pas du cinéma (avec les frères Lumières) et de l'industrialisation (de l'Ouest pour le coup), il est facile de comparer ce train arrivant d'un monde inconnu et partant vers l'avenir sans pour autant rebrousser chemin totalement à l'histoire des Etats-Unis qui bien qu'évoluant ont gardé une forte empreinte de l'Ouest. Et Ford va encore plus loin dans la construction rythmique même de son film. Quand on en viens à remarquer que des éléments scénaristiques se font écho (comme l'entrée et la "sortie" de Liberty Valance) à des moments quasi parallèles (la pour le coup à 40 et à 80 minutes), on se rend vite compte que John Ford avait un souci du détail limite perfectionniste si je puis dire. On peut en parler des heures, voire même des jours de ce film (je vous rappelle les deux semaines d'analyse en cours), je pourrais encore parler du choix du noir et blanc qui n'est pas anodin et qui permet de mieux jouer sur les ombres et sur ce qu'elles représentent métaphoriquement, on encore de l'alternance de deux registre, noble et burlesque, ou même encore du personnage de Peabody interprété par Edmond O'Brien, lui aussi représentant de forts enjeux politiques en étant un personnage constamment dans l'auto-dérision, ou bien du rôle de la musique appuyants les différents tons de l'oeuvre par une composition certes discrète mais utilisée avec parcimonie et intelligence en intégrant des thèmes caractérisant les protagonistes (notamment pour Hallie), ou encore des fondus enchainés, ou des flash-back dans des flash-back (et on était bien avant Inception et Existenz? Waouh ! J'ai réussi à placer Zemeckis, Tarantino, Nolan et Cronenberg dans une critique de Western, je pensais ne jamais y arriver !), bref énormément de choses donc, du simple détail jusqu'à la vision d'un ancien temps, ce film regorge d'éléments tous plus intéressants et intriguants les uns que les autres. Il est clair, je ne peux que vous conseiller une telle oeuvre, et même si vous n'en percevez pas toutes les subtilités, je vous assure qu'elle demeure passionnante à suivre. Au final, L'Homme qui tua Liberty Valance est une de ces oeuvres qui vous savez en disent long sur leur époque, une de ses oeuvres intelligentes et donnant une nouvelle vision du western, plus moderne, (et qui d'ailleurs et plus proche de l’hommage). C’est grâce à sa mise en scène exprimant parfaitement les enjeux métaphoriques et psychologiques et à ses acteurs d'exception, une oeuvre marquante et passionnante. Alors, s’il est clair que je préfère les westerns de Sergio Leone qui ont une ambiance presque sacrale et viscérale et qui usent de compositions exceptionnelles,je ne peux cependant que vous conseiller celui-ci qui dans son apparente simplicité demeure sacrément intelligent et qui à mon avis reste culte et intemporel.

weihnachtsmann

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4,5Excellent
Publiée le 11/08/2015

Un homme attaqué par le bandit local "Liberty Valence" veut imposer la loi à la violence et la justice des hommes. Un western "politique" qui oppose Stewart, avocat, à John Wayne, cow-boy qui ne jure que par le pistolet. On sait dès le titre qui va tuer Liberty Valence et l'on assiste à la fin du film à un long plaidoyer sur la droiture de celui qui va représenter le peuple. Un western assez dense et au message fort. Différent des westerns classiques et au final surprenant..... Superbe

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