Derniers Avis : L'Homme qui tua Liberty Valance - Page 8
L'Homme qui tua Liberty Valance
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Un visiteur
4,5
Publiée le 8 janvier 2013
Comme le "Il était une fois dans l'Ouest" de Leone pour le Western Spaghetti, ce film marque dans sa structure scénaristique la fin du Western à l'américaine. On assiste à l'arrivée de la démocracie dans l'Ouest Américain, par l'intervention d'un homme de loi ( James Stewart ) qui va réussir, grâce à l'aide d'un franc-tireur du village ( John Wayne ) instaurer la paix dans une bourgade et y faire ses gallons de politicien. C'est excellemment bien filmé, mais un peu longuet à certains moments. John Ford laisse couler certains moments, alors qu'il aurait pu s'en passer. Lee Marvin campe toujours aussi bien le salaud de base en tout cas. Un bon Western crépusculaire de son genre.
Un très beau western, qui fait primer les dialogues et le sens profond de son intrigue a de simples fusillades, un western épuré et assez touchant. Grand flashback, le scénario raconte l'arrivée a Shinbone du sénateur Ransom Stoddard pour assister aux funérailles d'un certain Tom Doniphon, et qui va raconter son histoire dans cette petite ville de l'Ouest a un journaliste, l'histoire de l'homme qui tua Liberty Valance, une intrigue vraiment intelligente et pleine de subtilités, qui fait passer son message a travers des répliques remarquables et offre de magnifiques moments de mélancolie, jusqu'au final, une vraie réflexion sur les légendes et sur l'Ouest américain. Formidable acteur, d'une classe et d'une sympathie folle, James Stewart est vraiment incroyable, entre le doute, la conviction et l'envie de pousser cette petite ville vers un avenir meilleur, et c'est John Wayne qui en pâtit, il a certes tout d'un cow-boy mais n'est pas si bon acteur que ça, et puis Lee Marvin en fait des caisses mais reste beaucoup en second plan. Avant-dernier western de sa longue carrière, John Ford offre une vision plus intelligente, plus mélancolique du grand Ouest américain, et évite les grands bains de sang pour laisser plus de force au scénario, un choix judicieux et réussi ! Un western particulier, une réflexion mélancolique et intelligente sur la valeur d'une légende, et porté par un grand James Stewart.
Ce n'est pas un western comme on pourrait s'y attendre. Il faut comprendre par là qu'il y a très peu de fusillades, aucun indien en colère, ni encore de shérif héroïque. C'est très bavard et là est tout l'intérêt : mettre en évidence le point de bascule qu'il y a eu au début du XXe siècle lorsque la loi sauvage de l'Ouest a cédé sa place à une structure fondée sur le dialogue et la légalité.
Entièrement réalisé en décor, le film évoque une époque où l’ouest bascule quand nait la démocratie et quand la loi remplace les colts. Il propose une réflexion sur la violence et la civilisation, sur la loi contre le monde sauvage mais aussi sur le mythe opposé à la vérité (la légende contre la réalité). Le récit est rythmé, intense et riche sans temps mort ni longueur, la réalisation virtuose, les acteurs magnifiques (John Wayne en cowboy bourru et humain, James Stewart en homme de loi humaniste et Lee Marvin en brute violente) les seconds rôles aux caractères affirmés sont attachants(le sheriff, le patron de journal, la femme…). Chef d’œuvre.
L’Homme qui tua Liberty Valence est encore un des westerns des années 60 que je considère comme étant impérativement à voir. Tout commence par une mise en scène parfaite. L’histoire est racontée d’une façon bien originale et très efficace. Après, c’est le scénario en soi qui est brillant. Comment ne pas être émerveillé par l’histoire de cet homme luttant pour la justice, pénale et sociale dans un environnement corrompu par la violence et l’argent. Car oui, L’Homme qui tua Liberty Valence est un film qui aborde des thématiques bien importantes comme la justice, la politique et le pouvoir. En fait, ce film montre bien comment l’éducation est un facteur important dans l’évolution d’une nation, et selon moi, il s’agit là d’une notion très intéressante, qui donne une dimension très forte à ce film. Cependant, il serait réducteur de voir L’Homme qui tua Liberty Valence, exclusivement comme un film politique. Il s’agit aussi d’un film où l’on a droit à une démonstration du grand talent des acteurs. L’ambiance est quant à elle également parfaite. L’Ouest américain est très bien retranscrit, et les personnages sont crédibles et surtout attachants. Pour le reste, je dirai donc que L’homme qui tua Liberty Valence est encore un western culte, qu’il ne faut surtout pas rater. Un grand film, à découvrir, ou à redécouvrir.
La fin d'une époque. La fin d'un mythe. L'Ouest sauvage bouleversé par la modernisation amenée par un jeune avocat du nom de Stoddart, et enterré par un duel truqué. Il y a deux partis de la légende; le notre, chers spectateurs et celui des personnages fictifs. Nous, sommes les témoins de Tom Doniphon, cow-bow individualiste qui sombre dans l'amertume voyant sa période de gloire révolue par l'homme qu'il a lui-même sauvé deux fois et qui se fera voler la vedette, et la femme. Celui des personnages, reconnaissants à Stoddart, pensant qu'il a débarrassé Shinbone d'un terrible bandit, Liberty Valance. " Rien n'est assez bon pour l'homme qui a tué Liberty Valance" dit un steward de train à Stoddart lorsque ce dernier le remercie du confort qu'il lui offre. Et pourquoi personne ne s'est demandée comment un novice en tir comme Stoddart a pu vaincre le grand bandit local ? Car, comme le dit un rédacteur en chef dans le film, répondant à la question de James Stewart (Stoddart dans le film) si ils vont publier la vérité sur le duel : « On est dans l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende ».
Il y a donc des milliers de choses à dire sur ce film tellement les répliques sont bien choisies. Scénario très dense, John Ford (le premier film que je voie de lui) signe là un western nostalgique et mélancolique, agrémenté d'une touche de politique. John Wayne est parfait en cowboy déchu, désabusé et dépassé par la tournure que prend l'Ouest, et James Stewart très bien aussi dans son rôle d'homme de loi spéculateur qui met fin à la justice personnelle. Peut-être le western le plus émouvant que j'ai vu. Manque peut-être une bonne musique de Rota ou de Morricone.
C'est pourquoi je préfère les westerns américains aux westerns spaghettis. Tandis que les westerns spaghettis misen pratiquement tout sur la beauté du décor et des plans, et sur la musique (exceptionnelle souvent) ; les américains sont davantage subtils, plus avancés dans leurs propos. Tout cela n'est évidemment qu'une question de subjectivité.
Il y a également une scène qui m'a marqué (ceux qui n'ont pas vu le film sont conseillé de ne pas lire, bien que ce n'est pas un spoil important, il se peut que cette scène soit moins surprenante) mais dont on ne parle pas beaucoup : celle où le médecin, voyant Liberty Valance en train d'agonir, demande une bouteille de whisky. Une fois qu'il l'a en main, la logique voudrait qu'il en verse sur les plaies, mais se contente de la boire, passage très ironique et cynique, le genre de trucs dont je raffole.
Un formidable film plus complexe qu'il y parait, une véritable odyssée sur la naissance de l'institution américaine et sur la fin d'une époque, Peckinpah and cie peuvent lui dire merci.
Notons que ça m'a fait plaisir de remarquer que Woody Strode (l'acteur qui joue le compagnon de Doniphon) a aussi joué l'un des trois tueurs qui attendent dans la gare l'Harmonica dans la première scène d'Il était une fois dans l'Ouest.
Un bon film mais sans plus, beaucoup de longueurs pour pas grand chose, à vrai dire je me suis ennuyer tout au long du film. Même le duel contre Liberty Valence (qui entre nous ne fait pas si peur) n'est pas époustoufflant pour un sou... J'ai juste adoré les 5 dernières minutes !!!
Un western culte dominé par trois grands acteurs. Le duel entre John Wayne et Lee Marvin rappelle celui des "Comancheros" tourné l'année d'avant. Comme à l'accoutumée, James Stewart interprète un rôle plein d'humanisme avec une belle dose de courage. Un film à inscrire au Panthéon des westerns et un chef d'oeuvre de plus dans la filmographie de John Ford.
"L'homme qui tua Liberty Valance" marque un tournant évident dans l'histoire du western. John Ford, pour son avant-dernier film du genre, innove par son scénario complexe et atypique, mais à la fin un peu prévisible un genre classifié par lui-même et par deux nombreux autres grands réalisateurs de l'époque. Je n'ai pas apprécié plus que ça ce film dans son histoire que j'ai trouvé parfois un peu longuet mais j'ai apprécié la profondeur de l’œuvre qui témoigne du talent inévitable de Ford que ce soit dans la mise en scène ou dans l'écriture de ce western. Ford bafoue donc les règles du western classique et dépoussière le genre et avec John Wayne, James Stewart et Lee Marvin il réunit un casting de premier choix, et même si les deux premiers ne sont pas dans leur meilleur rôle ils restent très convaincant et très imposants à l'écran
Premier d'une série qui va marquer la fin du western classique, épique, pour un héroïsme plus légal, plus modéré, plus réfléchi, plus civilisé (Stewart) et non plus sauvage (John Wayne) tel qu'était la conquête de l'Ouest. Aussi un film sur les valeurs de l’Amérique, sur la fondation de l’Amérique, et qui pose la question de l'héroïsme. Un film dont il y a énormément à dire. Ainsi pour être bref, nous sommes face à un chef-d'oeuvre du western, à la mise en scène concise et précise, avec de bons acteurs, Mais moins efficace selon moi que la Horde Sauvage dans son but de marquer la fin de la conquête de l'Ouest.
Sans être un grand film, L'Homme qui tua Liberty Valance reste un western assez plaisant, particulièrement grâce à la présence du grand James Stewart (et, à la limite si on aime, John Wayne) devant la caméra du grand John Ford. Car évidemment, il est clair que le scénario ne casse pas vraiment de briques et se contente uniquement de suivre académiquement le guide du parfait western. De ce fait, il n'en résulte pas vraiment de surprises, et l'ensemble reste plutôt prévisible.
Je dois avouer avoir une préférence pour les westerns spaghetti plutôt que les américain, et celui-ci ne fait pas exception. On retrouve les personnages plus caricaturaux, les passages qui font penser à La Petite Maison Dans La Prairie, et ça manque de musique épique. Mais le film n'est pas mauvais pour autant, et on a droit à quelques chouettes répliques et une histoire intéressante, quoiqu'un peu tirée en longueur.
Quel excellent western malgré le côté tête à claque toujours présent de ce couillon de Stewart... Quelle classe pour John Wayne dans son rôle de cow boy individualiste sans la moindre morale accompagnant un Stewart avocat épris de justice et de légalité... Finalement, c'est Stewart qui s'emparera de la femme de Wayne, de sa place dans le village, et qui deviendra sénateur car tout le monde pense qu'il est le héros ayant tué Liberty Valence. Or en réalité c'est bel et bien le grand John Wayne qui l'aura descendu et l'abnégation avec laquelle il accepte que l'avocat lui dérobe carrément toute sa vie est tout simplement magistrale.