L'Homme qui tua Liberty Valance
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Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2014
Avec cette œuvre magistrale et métaphorique, John Ford démontre comment la grande Amérique s'est bâtie sur des mensonges, ou, pour dire la chose de manière plus nuancée, des impostures. L'amertume de Ford est communicative, laissant un sentiment de malaise à la fin de ce film, probablement l'un de ses meilleurs...
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2016
"Quand la légende rejoint la réalité, on publie la légende"… Cette conclusion de John Ford résume pas mal de choses et, avec cete oeuvre immense et crépusculaire, il nous livre sa version des "légendes de l'ouest" et plus précisément sur celle de l'homme qui tua Liberty Valence. Un avocat endosse le mérite d'avoir tué un abject hors-la-loi, puis va mener une brillante carrière politique pendant que le véritable héros décèdera dans la misère et l'alcool. C'est sur son enterrement que le film s'ouvre. Le noir et blanc est sublime, et la mise en scène de John Ford l'est tout autant et il évite toute mièvrerie mal venue. Le scénario est très bien écrit et construit, on est captivé de bout en bout par ce western lent et sublime. James Stewart et John Wayne sont grandiose, comme souvent, Vera Miles est charmante et Lee Marvin est impeccable. John Ford jette un regard froid et cynique sur la construction de son pays, et il en découle un chef d'œuvre.
Empereur Palpoutine
Empereur Palpoutine

115 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2014
Western grandiose, qui a certes vieilli, mais qui reste dans la lignée des meilleurs John Ford. Il faut voir a quel point ce film à inspiré Tarentino pour la réalisation de Django Unchained.
Le film traite de la justice et de la naissance de la démocratie dans le far west Américain, à une époque ou les règlements de compte se faisaient à grand coup de fusils.
Dans ce fouillis débarque un homme de droit, qui compte faire régner la loi dans un village terrorisé par une horde de bandits.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2014
Revu ce week-end avec mes deux fils de 7 et 14 ans (pour leur montrer qu'il y a un cinéma américain ailleurs que chez Walt Disney et loin des Hobbits), cet antépénultième film de John Ford est vraiment l'une des œuvres majeures d'un réalisateur prolifique, moins au sommet de son art qu'au crépuscule de sa vie. L'Homme qui tua Liberty Valance est donc un vrai et beau western mais aussi un film de transition et de contrastes, loin des grands espaces et des beaux espoirs de la conquête de l'ouest. Significativement, le héros n'est qu'un rôle secondaire, mais qui détermine le destin des principaux protagonistes. Le film est aussi une leçon d'histoire sans concession, une réflexion sur la presse et le journalisme militant, et une étude de mœurs puissante, où une femme, comme souvent chez Ford, cristallise et conditionne l'avenir masculin. Ce film est à la fois un classique et un western précurseur, dans lequel puiseront Sam Peckinpah, Sergio Leone voire Quentin Tarentino. On savait son Django truffait de références, mais L'Homme qui tua Liberty Valance me semble être LA source de l'inspiration tarantinesque. Jeter un œil au rôle de Peabody joué par le génial Edmond O'Brien... Une œuvre philosophique et mélancolique.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 décembre 2013
Mouai bof... Ce n'est pas le meilleur western que j'ai pu voir, et encore moins le meilleur film pour John Wayne. Je préfère de loin "Rio Bravo".
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2013
Est-ce un drame ou un western ? Je pencherais pour la première solution, bien que le drame en question soit maquillé en western. C’est là tout le talent de Ford, qui enrichit son propos à chaque film, tout en gardant apparemment la même forme, et les mêmes ingrédients ; on appelle ça le style baby ! Et sans son talent, le style devient une belle coquille vide. C’est un western, en effet, bien qu’il n’y ait pas d’indiens, pas de course poursuite, un seul duel, une diligence…C’est avant tout une réflexion politique sur le destin de la jeune démocratie américaine, entre l’est idéalisme, incarné par l’avocat James Stewart, et l’ouest sauvage, John Wayne et Lee Marvin. On voit bien lorsqu’une fois Liberty liquidé, et que tout le monde pense que le film est finit, on relance sur une primaire aux élections locales, avec force panache et pittoresque, un peu comme à l’assemblée nationale. C’est réglé comme une partition d’orchestre avec des acteurs dans leur élément, et les habituelles touches d’humour bien placées, notamment la scène des cowboys qui retournent à l’école apprendre leur B à BA, et réciter presque par cœur les premières phrases de la constitution américaine. Des personnages plus complexes qu’il n’y paraît, et un double flash-back surprenant qui pose un doute sur l’identité de celui qui a réellement tué Valence. Pour ceux qui pensent que le genre western est creux, le genre de film avec des cowboys qui se tirent dessus dans des saloons, qu’il n’y a rien à retirer dedans, ce film est pour vous, pour vous faire changer d’avis. C’est le nouveau western ? Peut-être…
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 août 2013
(VIDEO) La mise en scène n'est vraiment pas légère, mais n'offre pas de défauts majeurs. Les décors ne sont pas à la hauteur. Le film manque de vie et de naturel (mais comme tout ce que fait John Ford, non ?) Le scénario, en revanche, est tout à fait à la hauteur. Quant aux comédiens, James Stewart, qui n'a pas du tout l'âge du rôle (dommage, car le film marcherait mieux avec un vrai décalage générationnel), fait du James Stewart (faut aimer). Et John Wayne fait du John Wayne, mais avec une vraie délicatesse et une immense sensibilité : c'est certainement lui qui tient le film en réalité ; franchement, respect.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2018
« L'Homme qui tua Liberty Valance » est précédé par une glorieuse réputation. Au point qu'on le cite régulièrement comme l'un des tous meilleurs, sinon le meilleur film de John Ford. Hélas, ce genre de réputation est souvent à double tranchant : j'en ai fait l'amère expérience, et de ce que je lis ici et là, il me semble que je suis loin d'être le seul. Car j'ai eu le malheur de me jeter sur ce long métrage pour pouvoir découvrir « mon premier » John Ford. Sûr de taper dans le mille, il y a une dizaine d'années j'ai emprunté le DVD... mais quelle ne fut pas ma surprise, et surtout ma déception...

Car « L'Homme qui tua Liberty Valance » n'est pas un western classique à proprement parler. Terriblement déçu, j'ai donc laissé la filmographie de John Ford de côté pendant des années – à tort, mais aujourd'hui l'erreur est heureusement réparée, ce qui n'est pas le cas pour tout le monde hélas... En effet, il n'y a pas ici de grands espaces à l'horizon, et encore moins la présence majestueuse de la fameuse Monument Valley. Il n'y a pas non plus de chevauchées endiablées, ni d'attaques d'Indiens ou de charges de cavalerie Yankee ou Confédérée... Car ce long métrage est avant tout un méta-western. Un film qui pense, qui analyse, qui déconstruit pour reconstruire ce genre cinématographique. C'est à ma connaissance peut-être le seul. En tout cas, il reste inégalé, notamment grâce à ses différents niveaux de lecture, d'une grande richesse.

Tout d'abord, c'est le récit d'un trio de personnalités qui s'affrontent : James Stewart joue Ransom Stoddard, un jeune avocat courageux mais littéralement démuni dans l'Ouest violent ; John Wayne incarne Tom Doniphon, un cow-boy roublard et physique, généreux mais craint pour l'agilité de sa gâchette ; et Lee Marvin est Liberty Valance, bandit personnifiant le mal à lui seul : la méchanceté, la brutalité, la cruauté. Si Stoddard ne craint pas Valance, même après que celui-ci l'ait laissé pour mort après avoir attaqué sa diligence, seul Doniphon est réellement en mesure d'affronter ce dernier.

Mais Stoddard ne l'entend pas de cette oreille. Résolu à se venger de l'affront que Valance lui a infligé, mais aussi à défendre la population de son village contre les grands propriétaires terriens et leur homme de main : Liberty Valance, encore et toujours lui, Stoddard veut faire respecter la loi. Si Doniphon ne croit qu'en la vertu d'un revolver chargé pour se défendre, Stoddard estime que le droit vaincra, et qu'une nation civilisée sortira du Far West aux mœurs sauvages. Ainsi nos trois personnages principaux incarnent-ils trois idéaux-types : l'idéal civilisé, non violent, pacifié ; l'idéal de la virilité guerrière, se battant pour l'honneur et le bien, quitte à faire usage de la violence ; le mal et la violence déchaînée, toujours à l'affut pour prendre la place du bien et soumettre les faibles.

Qui plus est, l'intrigue repose également sur l'opposition entre Stoddard et Doniphon, tous deux épris de la belle Hallie, qui tantôt préfère la force de Doniphon/Wayne, quand sa rusticité ne l'exaspère pas, tantôt préfère la vive intelligence et le courage inconscient de Stoddard/Stewart, et même sa touchante faiblesse. « L'Homme qui tua Liberty Valance » n'est pas seulement un affrontement viril, c'est donc aussi un triangle amoureux tragique.

Mais on ne peut oublier enfin la grande dimension historique et sociologique de ce long métrage. A l'instar de « Princesse Mononoké » de Miyazaki (je sais, la comparaison peut sembler hardie), ce film est le récit du passage du mythe à la réalité plate et pragmatique, du passage d'un monde merveilleux à un monde désenchanté, épris de raison et privé de la magie de l'Ouest et de ses contrées ouvertes à l'aventure la plus pure. Deux éléments en sont la manifestation la plus évidente.

Premièrement, c'est la loi qui a le dernier mot. Le héros de l'histoire, voire de l'Histoire, c'est Ransom Stoddard, avocat devenu un célèbre sénateur, révéré voire déifié pour avoir tué Liberty Valance, ironie de l'histoire pour un pacifiste consciencieux comme lui. Et celui qui a tout perdu, honneur, femme, patrie, c'est Doniphon, le vieux cow-boy vigoureux, mort dans l'anonymat et le dénuement le plus total. Là encore, ironie de l'histoire quand on connaît la vérité. La loi a domestiqué la violence, peut-être a-t-elle aussi fait taire l'honneur et le courage. Comme dans « Mononoké », John Ford nous fait comprendre que le nouveau monde a perdu quelque chose de l'ancien, et quelque chose d'important, peut-être même son âme, même s'il n'est pas explicite et reste mesuré, donc subtil.

Deuxièmement, et pour parachever le tout, le dernier plan vient illustrer à merveille ce basculement vers une nouvelle ère : un train s'échappe dans le paysage, dans une courbe gracieuse, s'élançant dans des terres là aussi domestiquées. Ça y est, le citoyen Américain est en territoire conquis, il ne s'aventure plus dans l'inconnu, les États-Unis sont finis, au sens limités et connus, il n'y a plus grand chose à découvrir, et les grandes étendues d'hier ressemblent plus à un jardin anglais qu'au terrible Far West de la légende... Et l'instrument de cette victoire est le train, le rail, la technologie en somme.

« L'Homme qui tua Liberty Valance » est donc un film très riche, profond, mais également parfois très drôle. Car pour finir je ne peux pas ne pas évoquer un des sommets drôlatiques de ce long métrage : le monologue quasi shakespearien de Peabody quand il est totalement ivre, dans son bureau, qui vaut presque à lui seul le visionnage de ce film. Et j'oubliais la scène du steak, proprement dantesque et elle aussi mythique – et tant d'autres passage bien sûr !

Bref, je vous conseille de regarder d'abord une bonne dizaine de films de Ford, notamment ses westerns admirés à raison (« La Chevauchée Fantastique », « La Prisonnière du Désert », « La Poursuite Infernale », « Rio Grande »...) ou ses grands films plus contemporains (« L'Homme Tranquille » ou « Qu'elle était verte ma vallée »), et je vous assure qu'après vous apprécierez d'autant plus « L'Homme qui tua Liberty Valance », merveilleux long métrage et véritable testament spirituel et artistique de John Ford.
Samuel S.
Samuel S.

30 abonnés 398 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2013
Mouai bof... Ce n'est pas le meilleur western que j'ai pu voir, et encore moins le meilleur film pour John Wayne. Je préfère de loin "Rio Bravo".
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2014
Un superbe western qui fait non seulement parti des classiques du genre,mais qui est le point culminant du cinéma de Ford. Tout les éléments présents dans le cinéma du réalisateur se retrouvent ici,c'est drôle,noir et profondément humain. Les personnages sont comme toujours ce qui donne l’intérêt des films de Ford et ici ils sont parfaitement écrit et mis en scène. Si il n'y avait qu'un film à voir de Ford ce serait sans nul doute celui-ci.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 juin 2013
J'ai enfin regardé hier ce film enregistré sur la box il y a 6 mois. Bon dieu qu'il a vieilli ! James Stewart joue de manière peu convaincante l'homme "arrivé" dans l'intro et le jeune homme gauche ; par contre John Wayne est super dans son rôle clé ; vraiment. La citation du jour : "Dans l'ouest, quand la légende est plus grande que l'histoire, on publie la légende".
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 mai 2013
Bof... Des longueurs, une situation simpliste où les méchants sont méchants et les gentils ont le coeur pur. Un couplet sur la démocratie américaine qui est garantie par le suffrage universel (mais bien sûr...), un couplet sur la liberté de la presse qui doit informer honnêtement (mais bien sûr...). Un western, quoi.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2013
Un western sensationnel, décalé, intelligent, bien interprété par ces deux géants qu'étaient James Stewart et John Wayne, à la chute exceptionnelle. Un chef d'oeuvre sublime, du très grand art.
Nathan Snidaro
Nathan Snidaro

74 abonnés 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2013
Ah !! Le maitre John Ford, dieu du western américain, il nous livre encore un film à l’esthétique superbe et parfaitement maitrisé. John Wayne réussis ici l'un de ses meilleurs interprétations du cow boy viril au caractère imposant. James Stewart quand à lui campe parfaitement le jeune pied-tendre apprenti-avocat et futur sénateur. La mise en scène est magnifique, chaque plan étant presque une œuvre d'art, auquel le noir et blanc aura contribué fortement. L'histoire quand à elle est bien trouvée, et nous tiens en haleine de bout en bout avec une assez bonne musique d'ailleurs. Rien que le début est très bien trouve, en nous annonçant la mort du personnage principal, nous oblige à nous reporter sur Stewart mais c'est bel et bien le personnage de John Wayne le héros de l'histoire. Là où le premier représente le changement, l'évolution, la civilisation, son arrivée coïncidant avec la chute de l'ouest sauvage, le second lui la représente, utilisant ses méthodes, abandonnant tout quand il voit que le vent tourne, et mourant lorsque cette Ouest jadis sauvage deviens civilisée. Le seul problème du film est qu'il a malheureusement très mal vieilli, au point que certains passages sont devenus quelque peu ridicules. Mais à par cela il reste un excellent film, superbe réflexion sur la conquête de l'ouest. Bref, un des meilleurs western.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2013
Ce film réunit John Wayne (acteur fétiche de John Ford) et James Stewart (acteur fétiche d'un autre maître du western Anthony Mann).
Il en résulte un western classique que l'on suit avec intérêt et passion jusqu'à la dernière image.
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