On nous annonçait la Lune, on pouvait craindre le pire, avec cette adaptation de la vie de Jacques Mesrine. Finalement, le premier opus était plutôt sympathique, quoiqu’un peu limité. Qu’en est-il du deuxième ?
Le film avait fait la polémique avant sa sortie en salles avec son affiche franchement nauséabonde, qui faisait une association Mesrine – Jésus. Pourtant, le film n’est même pas cohérent avec cette affiche, en prenant un véritable recul bienvenu sur notre protagoniste principal. Toujours est-il que Mesrine : L’Ennemi Public n°1 est un film bien supérieur à son aîné de par son casting, bien plus homogène et dominé par un Vincent Cassel impérial qui oscille entre l’amuseur public et le truand flippant. Le film est bien meilleur dans ses scènes d’expositions que dans ses scènes d’action, encore une fois torchées n’importe comment par Jean-François Richet qui est incapable de filmer une poursuite sans perdre son spectateur dans un espace pourtant petit (un pâté de maison est suffisant à Richet pour poser sa caméra n’importe comment et planter sa poursuite). Le film a le bon goût de faire des ellipses temporelles au bon moment, avec des histoires qui s’entrecroisent parfaitement. Il s’en trouve donc très sympathique à suivre et franchement passionnant, même avec l’accent insupportable de Gérard Lanvin (impossible de ne pas le signaler).
Mesrine : L’Ennemi Public n°1 est bien meilleur que son prédécesseur et peut enfin prétendre à atteindre la cheville de ses idoles américaines, grâce à son interprète habité par le rôle et son ampleur, à la hauteur des ambitions.
Mieux que la première partie, sans doute grâce a un plus gros suspense, plus d'action et un casting qui se montre un peu meilleur. On retient beaucoup de bonnes choses dans cette seconde partie, l'action y est logiquement plus présente, car si Mesrine est capturé, il se fait tuer. Un énorme Vincent Cassel comme toujours, et le duo Cassel-Richet est au top. Tout est bien construit pour finir sur un gros suspense final : spoiler: la mort de Mesrine est très bien orchestré, on se doute que sa fin est proche, mais chaque détail de cette dernière scène est présent, pour finir sur une plan de la tête de Mesrine mort dans sa voiture. Une image qu'on est pas prêt d'oublier. Bref, ma conclusion est que ces deux films sur Mesrine sont a ne pas manquer!
Deuxième volet du biopic du Grand, toujours aussi prenant. Aussi complexe que puisse être la personnalité de Jacques Mesrines, Richet a su donner au film une tonalité particulièrement poignante et réaliste, qui s'épaule aussi sur le jeu parfait de Cassel, auquel le rôle colle à la peau.
Un chef d’œuvre du cinéma français, avec un Vincent Cassel toujours aussi irréprochable, retranscrivant parfaitement l'histoire du grand Jacques Mesrine.
Seconde partie du diptyque consacré au criminel de grande envergure Jacques Mesrine, L'Ennemi public n°1 oublie les débuts sanglants du gangster français pour se concentrer principalement sur ses échappées spectaculaires aux côtés de François Besse et Charlie Bauer, l'approfondissement de ses relations éloignées avec sa famille et la traque toujours plus cintrée de l'inspecteur Broussard. Accumulant les arrestations musclées, les procès clownesques et les courses-poursuites extravagantes, Mesrine devient dans cette deuxième partie un personnage encore plus attachant mais aussi beaucoup plus dramatique, Jean-François Richet appuyant le côté humain à son maximum... D'un salaud égoïste et violent, Jacques devient un véritable anti-héros sympathique, drôle et bouleversant, Vincent Cassel incarnant toujours au plus près de la réalité ce personnage terriblement ambigu. Nous retrouvons également Olivier Gourmet en inspecteur forcené dont le rôle prend nettement plus d'ampleur au même titre que Ludivine Sagnier et les nouveaux personnages accompagnant Mesrine que sont le révolutionnaire bourru Gérard Lanvin (hélas pas très crédible) et l'énigmatique Mathieu Almaric (parfait). Nous suivons donc la véritable montée en flèche du criminel mais également sa chute, aussi réaliste que spectaculaire, la même que celle à peine dévoilée au début du premier film, ici dans sa version intégrale. Toujours plus sanglante, vraie, touchante et minutieuse, la mise en scène de Richet reste dans la même veine que son prédécesseur, les deux films ayant été tournés simultanément. Pourtant, alternant de nouveau et de surcroit entre ordre chronologique 'normal' et flash-forwards bien gérés, le long-métrage devient plus limpide et plus passionnant. Misant une fois de plus sur les relations et la mégalomanie de Mesrine, ce dernier segment prouve définitivement que Mesrine est une œuvre complète, riche et ambitieuse, réalisée d'une main de maitre par un metteur en scène passionné et interprétée par la crème des crèmes des acteurs français, en faisant un biopic intense rarement égalé. Un must immédiatement indispensable.
L'ennemi public n°1: la folle cavale continue, un casting encore plus énorme, un Cassel toujours aussi époustouflant et une réalisation parfaitement maîtrisé ! Une magnifique retranscription des faits du terrible Mesrine !
Toujours avec une réalisation impeccable et un Vincent Cassel redoutable, cette suite tient en haleine jusqu'à la fin. Plus sombre que le premier film, Jean-Francois Richet signe une oeuvre en deux parties terriblement efficace.
Un bon film moins bien que le précédent. En effet, les très bons acteurs sont toujours présent, le rythme et l'action aussi mais le film traîne....il y a trop de longueur ! Quelque scènes sont par contre génial, comme celle avec le milliardaire qui est particulièrement intéressante, la scène de l’audience au tribunal et la tragique scène avec le journaliste. L'unique braquage n'est pas très bien exploité, en revanche, l'évasion de la prison est très bien réussi. Pour conclure, un bon film avec un peu trop d'erreur pour le ranger dans les 4 étoiles. Mais à voir quand même.
Si la première partie était admirative, cette deuxième parties elle, est très honteuse envers nous. A en voir ce film, on se demande vraiment si "Mesrine" est un "tueur" ou un ("héros") du cinéma. Reste la nervosité de la mise en scène qui est toujours au rendez-vous. Mais pas de quoi non plus regarder ce film avec un grand enthousiaste.
Déjà; j'adore la B.O ! Hop ça c'est dit ! Pour la suite, je suis beaucoup moins enthousiaste. Cette deuxième partie est très ennuyeuse. Et la chose la plus catastrophique de cette suite; Jean-Francois Richet a transformé le personnage de Mesrine, qui était tueur, en un héros symbolique du cinéma. C'est limite honteux ! Non; c'est même très honteux ! Pourtant la première partie : "L'Instinct de mort", reste excellente et confiante dans son point de vue cinématographique qui a été pris au réel (vraiment vrai). Dommage pour cette deuxième partie : "L' Ennemi public n°1" ! Ou devrais-je dire... "L' Héros public n°1" !... A en voir la mise en scène qui le démontre excellemment ! C'est loupé !
Le premier volet était un excellent film, mais là, cette suite est pour ma part mieux réussit que son précédent, car il y a plus d'actions, de suspenses, et d'émotions. Quand à Vincent Cassel, il assure son rôle. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
Le film commence par la fin, comme la première partie d'ailleurs, pas très original, mais efficace... Cette seconde partie souffre des mêmes défauts que la première : Le réalisateur ne comprend pas Mesrine, l'interprétation de Cassel est moyenne, sans parler d'un gros manque de fidélité à la réalité... Du côté des nouveaux acteurs, Samuel Le Bihan est très bon dans le rôle de Michel Ardouin, même chose pour Olivier Gourmet, parfait dans le rôle du “salaud” du film, Broussard. Quant à Mathieu Amalric, que je ne connaissais que de nom, il m'a très agréablement surpris. Ludivine Sagnier est bien meilleure actrice que Cécile de France... Et pour finir, Gérard Lanvin est impeccable dans le rôle de Bauer.Le réalisateur échoue lamentablement à mettre en scène un passage clé du film : la dernière discussion entre Jacques Mesrine et son père, probablement le meilleur moment du livre de Mesrine. En ce qui concerne les scènes d'action, pas de problème, c'est d'ailleurs assez révélateur quant au film... Bref, non seulement le réalisateur n'a pas compris le personnage de Mesrine, mais en plus il l'utilise pour servir son idéologie, je pense notamment au passage sur Tillier... Sans commentaire. Jacques Mesrine méritait beaucoup mieux.
Ce film est assez sympathique à regarder cinématographiquement parlant. Par contre pour ceux qui s'attache au coté historique des faits c'est une totale hérésie ..... Je comprend que pour le cinéma on a besoin d'adapter mais de la a changer des choses sans raison ... Bref note moyenne car il reste néanmoins regardable.