Les Cavaliers
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soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2021
En 1959, John Ford tout comme John Wayne est au sommet de sa gloire hollywoodienne. Âgé de 64 ans, il tourne en qualité de réalisateur depuis 1917, comptant déjà plus de 120 films à son actif. Avec John Wayne qu’il a croisé en qualité de figurant à quatre reprises dès le temps du muet, il entame à l’occasion des « Cavaliers » leur dixième pleine entière et collaboration. Malgré l’éclectisme réciproque des deux hommes, leurs noms restent encore aujourd’hui solidement attachés au western. Ensemble, ils en tourneront huit dont au moins cinq chefs d’œuvre unanimement reconnus («Le Massacre de Fort Apache », « La Charge Héroïque », « Rio Grande », « La Prisonnière du Désert », « L’Homme qui tua Liberty Valance »). « Les Cavaliers » souvent considéré comme mineur en raison de sa relative faiblesse esthétique et de son manque de profondeur psychologique occupe une place inconfortable dans la filmographie des deux hommes. Grand spécialiste de la Guerre de Sécession sur laquelle il est incollable, John Ford décide au crépuscule de sa carrière d’enfin traiter le sujet sur toute la longueur d’un film. Pour ce faire, il s’empare de l’histoire authentique du colonel Benjamin Grierson qui durant la campagne de Vicksburg fut chargé de s’enfoncer dans les lignes sudistes sur plus de 1000 kilomètres (de La Grande à Baton Rouge) afin d’y saboter les appuis logistiques (lignes ferroviaires, bases de ravitaillement…) dans le but de favoriser les percées à venir du général Grant. Le sujet lui a été apporté par les scénaristes John Lee Mahin et Martin Rachin qui seront aussi producteurs sur le film. Ce sont en effet six compagnies de production qui investissent dans l’entreprise. Ce qui ne manquera pas de compliquer le bon déroulement du tournage. Tout d’abord Wayne et William Holden obtiennent chacun 750.000 dollars de cachet plus 20% des bénéfices alors que Ford devra se contenter de 180.000 dollars et 10% des bénéfices. Les acteurs ont désormais pris le dessus dans le système hollywoodien ce que Ford qui a grandement contribué à la construction du statut de star de John Wayne, supporte assez mal. Un Wayne qui de son côté est déjà très impliqué dans la préparation d’« Alamo », le film fleuve qu’il compte mettre en scène lui-même. Pour achever d’entamer la motivation du réalisateur, celui-ci assiste impuissant à la mort du cascadeur vieillissant Fred Kennedy lors de l’une des dernières scènes tournées en extérieurs. C’en est fini pour John Ford qui se désintéresse progressivement du film. Ces avatars parvenus aux oreilles des critiques, il n’en faut pas plus pour que « les Cavaliers » soit assez promptement rangé dans la catégorie des films mineurs de la foisonnante filmographie de John Ford. S’il est clair que le contexte historique dans lequel se déroule l’action ne favorise pas la magnificence visuelle des westerns de Ford ayant pour cadre Monument Valley, son intrigue s’inscrit parfaitement dans la geste fordienne qui s’intéresse aux tourments de l’homme confronté à l’histoire et glorifie les valeurs du collectif au nom duquel se transcendent les individus. Le Colonel Marlowe, officier sorti du rang, interprété par John Wayne devra faire face à plusieurs dilemmes qui se surajoutent tout au long du film. Sa mission tout d’abord qui consiste à détruire des voies ferrées alors qu’il est lui-même dans le civil, chargé de les construire. Ensuite, son acceptation progressive de la présence du capitaine Nathan C. Brittles (William Holden), médecin militaire qui l’oblige à concilier autant que faire se peut sa mission suicidaire avec la préservation de ses hommes. L’amour enfin qui le surprend en la personne d’une prisonnière sudiste (Constance Towers) qui ne pense qu’à donner des renseignements à ceux de son camp. Avec le manichéisme naïf qui le caractérise et grâce à un John Wayne qui ne fait que se bonifier avec les ans, John Ford parvient à émouvoir en dépit de l’absence de personnages secondaires marquants comme dans ses tout meilleurs films. Un John Ford dont on peut affirmer qu’il filme comme il respire au contraire de cinéastes plus cérébraux tels Frank Capra, Joseph Mankiewicz ou George Cukor. La vie coulant dans les veines de ses films, le spectateur ne sera jamais complétement déçu par un film de Ford, leur vérité et leur fraîcheur finissant par l’emporter sur toutes les imperfections d’un réalisateur qui aura passé sa vie sur les plateaux de tournage. Pour l’aspect esthétique et épique du film sans doute trop sévèrement critiqué, le spectateur ne pourra oublier la charge suicidaire, sabre au clair des cadets de l’Académie militaire de Jefferson avec à leur tête un vieil officier campé par Basil Ruysdael. Une charge que le colonel Marlowe esquivera impressionné par l’héroïsme des confédérés ayant si vaillamment résisté malgré une infériorité numérique flagrante. L’humanisme encore et toujours chez le grand John Ford.
velocio

1 540 abonnés 3 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2023
Pour une fois, j'ai réussi à aller jusqu'au bout d'un film de John Ford. Cela étant, tout est quand même bien trop lourd et beaucoup trop surligné !
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2020
Rythmé et remarquablement mis en scène, "Les Cavaliers", sans être un des dix meilleurs westerns de Ford reste un film captivant, où l'opposition entre William Holden et John Wayne atteint des sommets, les deux comédiens étant dirigés à la perfection. L'évocation des combats entre Yankees et armée sudiste ajoute un intérêt historique à cette oeuvre que l'on revoit sans se lasser.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2019
Plutôt sur la fin de la carrière de John Ford, cette épopée historique n'en reste pas moins l'énième incarnation de son talent. Mêlant ses sentiments pour les deux camps qui se livrent une guerre intestine, le cinéaste présente aussi bien la stratégie victorieuse et la discipline militaire de l'Union que la bravoure et le courage des Sudistes (dont le parfait exemple est l'avancée héroïque des cadets de l'école militaire confédérée).
John Wayne, toujours aussi convaincant, dresse ici le portrait d'un colonel tiraillé par son sens du devoir et ses sentiments, à l'image d'une Amérique divisée. Admirable dans ses choix stratégiques et son courage, touchant dans son humanisme et sa douleur liée à la perte de sa femme, le colonel Marlowe, bien que dur et sévère, n'en reste pas moins un officier juste, talentueux et proche de ses hommes. Sa relation avec le major Kendall, bien qu'exécrable au début du film, s'améliore et offre des échanges piquants, jusqu'à la réconciliation de ces deux hommes que tout oppose. Quant à Hannah Hunter, femme distinguée et attachée aux valeurs sudistes, sa personnalité et son caractère évoluent, passant d'une jeune fille rebelle et menteuse à une femme digne et sincère. Ses débuts sont assez agaçants en raison de son air surjoué et capricieux mais fort heureusement, elle devient bien plus attachante au fur et à mesure du film.
Notons de belles scènes d'affrontements, dont celle de Newton Station et celle du pont, quelques kilomètres avant Bâton-Rouge. La mise en scène est correctement réalisée et l'aspect historique et documentaire de l'oeuvre est également bien présent.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2019
Mis à part le segment qu’il mis en scène pour « La Conquête de l’Ouest », c’est la seule fois que John Ford tourne un film entier ayant pour cadre la guerre de Sécession. L’histoire, dont la base est véridique, se joue surtout autour des relations entre les 3 principaux personnages, incarnés par John Wayne, Wiliam Holden et Constance Towers. Bien réalisé, bon rythme et divertissant, « Les Cavaliers » se situe un poil au-dessus de la moyenne.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2018
Avec Les Cavaliers, John Ford nous plonge dans l’errance militaire avec ses hasards, ses rencontres, ses disputes fraternelles ; l’impression qui s’en dégage aurait à voir avec le piétinement : la descente dans le Sud semble immobile, Bâton Rouge inatteignable puisqu’on ne le gagne jamais. La coupe finale traduit d’ailleurs la focalisation du réalisateur, à savoir l’affrontement de deux caractères, l’un formé sur le terrain, l’autre dans les manuels et à l’école ; ils en viennent aux mains mais se sauvent mutuellement, se serrent la main comme reconnaissance réciproque d’une grandeur que l’autre ne soupçonnait guère. Les Cavaliers c’est le récit d’un apprentissage – trait fondamental du geste fordien – doublé d’une peinture sans concessions de la guerre et de son absurdité. De très belles compositions de plan rappellent les tableaux de Delacroix. Œuvre forte mais qui dispose d’un récit trop foutraque pour véritablement convaincre – on ressent les coupes, les manques, les précipitations –, le film demeure une belle reconstitution historique portée par de très bons acteurs. À découvrir.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2017
Chez John Ford, la guerre de Sécession est tout sauf le lieu d'un affrontement binaire entre le Nord et le Sud. Avec "Les Cavaliers", l'immense cinéaste américain préfère dépeindre les paradoxes et l'absurdité d'un échange fratricide, tout autant traumatisme d'une nation qu'il est un drame humain.

Ainsi, la mise en scène se met à hauteur d'homme, et, à l'image de Marlowe et Kendall, ne fait pas de distinction entre les couleurs des uniformes. Le premier cherche à limiter au maximum le conflit, favorisant l'honneur à la logique, là où le second souhaite sauver le plus de vies possible. Cependant, un conflit persiste, entre ceux qui prennent les décisions (les hauts gradés de la scène d'introduction) et les soldats qui exécutent, ceux-là mêmes qui sont priés s'écarter de la photographie, et donc du cadre. Marlowe devient alors un pont, appartenant aux deux mondes, conscient des enjeux du conflit, mais plus préoccupé par la survie de ses hommes.

Le génie de Ford réside dans sa volonté de traiter, au même niveau, un horizon thématique et politique dénué de tout manichéisme, ainsi qu'une perception de ses protagonistes, et de leurs relations, en perpétuelle évolution. Ce qui semble être une vulgaire opposition entre un militaire et un homme de science prend une tournure tragique en l'espace de quelques minutes - le femme de Marlowe est morte à cause d'une erreur de diagnostique -, et une captivité imposé se mue en collaboration volontaire, puis, en sentiments plus profonds.

Ce croisement constant donne lieu à des ressenties singuliers, car là où l'ampleur de la mise en scène de Ford magnifie une attaque sudiste, elle ne cherche pas à glorifier l'affrontement, et donc la scène d'action, mais à traduire le combat comme résultat d'une pensée collective. Une fusillade n'est alors plus un divertissement, et ce malgré le sentiment épique qui accompagne les usages d'une avancée d'infanterie, mais l'occasion pour Ford de démontrer l'aberration d'un tel conflit.

"Les Cavaliers" est sublime en tout point, une œuvre formellement et thématiquement dense, qui remet en cause son imagerie et qui ne cesse de se complexifier. Ford réalise un western désenchanté, puissant mais surtout incroyablement romantique.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2017
L'intérêt majeur que procure "Les Cavaliers" est de dépasser ce qui n'aurait pu être qu'une simple rivalité entre deux militaires luttant pour le cœur d'une femme par un propos plus complexe. Celui-ci est servi par une noirceur croissante qui émane d'un discours grave sur l'horreur de la guerre, et qui donne à l'ensemble une dimension crépusculaire. Malgré quelques moments comiques, le film est empreint d'un pessimisme tranché qui est celui de tous les personnages : le major Henry Kendall qui ne fait aucune différence entre nordistes et sudistes mais qui s'attache surtout à sauver des vies; le colonel Marlowe qui veut autant que possible éviter le combat; enfin, Miss Hannah Hunter est contrainte de suivre les soldats dans leur parcours meurtrier et se voit progressivement gagnée par une douleur inconsolable. Mais ce réquisitoire contre la guerre, s'il peut être solennel, est néanmoins le plus souvent emporté par l'action, que ce soit celle des fusillades ou celle des joutes verbales. Quant à la mise en scène percutante de Ford, elle donne une épaisseur à ses personnages et à leurs sentiments, et se hisse au niveau d'un point de vue dépourvu de tout manichéisme.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2016
En cette fin de décennie 1950 très riche et faste pour lui, John Ford va s'intéresser à la Guerre de Sécession et notamment l'Union, alors en pleine mission délicate avec une opposition entre un colonel et le médecin-major.

L'opposition est au coeur du récit, d'abord celle entre Nord et le Sud bien évidemment puis entre le colonel, un peu rude face à un médecin, l'un sauvant des vies quand l'autre les tue et enfin entre ce colonel et une jeune sudiste qui va voir le pillage de ses terres et des citoyens d'un même pays s'entretuer. L'histoire, bien qu'intéressante surtout vis-à-vis du passionnant contexte, passe en toile de fond, ce qui captive vraiment Ford, et le spectateur par la même occasion, ce sont les personnages, la petite histoire dans la grande et l'humain face à la Guerre, qu'il soit commandant, soldat, médecin ou civil.

L'oeuvre est d'une grande richesse, ce que Ford retranscrit parfaitement avec une ambiance plutôt sombre dès les premières secondes alors qu'on est témoin de l'horreur de la guerre, malgré quelques touches plus légères et d'humours qui viennent parfois s'intercaler. Par le prisme des portraits humains qu'il dépeint, il dénonce avec force et intelligence la guerre et la destruction de l'homme tout en faisant ressortir l'humanisme des personnages, mais aussi la peur du combat parfois à travers un simple regard. Il ne néglige pas le rôle féminin, bien au contraire même, offrant une opposition à l'Union que Ford privilégie, témoignant du problème civil et offrant aussi une romance magnifique, peu présente car cachée et impossible mais traitée finement et avec un vrai savoir-faire par le metteur en scène de My Darling Clementine.

Portraits humains très bien écrits, comme les dialogues, ce que Ford exploite à merveille, trouvant toujours le bon équilibre et le bon rythme. Il se montre toujours intelligent dans le traitement de ses personnages et thématiques, que ce soit l'horreur de la guerre (étant souvent au côté du médecin), les différentes oppositions ou la guerre civile et se montre assez sobre derrière la caméra tout en nous offrant, comme souvent, quelques plans dont il semble en avoir le secret. D'ailleurs les séquences marquantes ne manquent pas, que ce soit aux combats (à l'image de celle du pont) ou d'autres, plus intimistes voire émouvantes. Chaque personnage trouve sa place, notamment grâce à des acteurs qui font preuve d'autant de talent que de présence à commencer par John Wayne, William Holden et Constance Towers.

John Ford s'attarde sur la Guerre Civile américaine pour mettre en scène la petite histoire dans la grande, celle d'oppositions humaines alors que le pays est en crise et divisé, et il le fait avec émotion, intelligence, pertinence, talent et même un peu d'humour.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2015
Si "The Horse Soldiers" n'est pas le plus célèbre film de John Ford, il fait assurément partie des meilleurs ! En contant l'histoire d'un groupe de soldats nordistes qui tente une percée en territoire sudiste en pleine guerre de Sécession, le borgne génial réussit un western d'une richesse étonnante, à la fois récit d'aventures trépidant, film de guerre violent et prenant et portrait savoureux de personnages pour le moins forts en gueule. À ce titre, voir John Wayne et William Holden se toiser pendant deux heures est un vrai régal tant les deux acteurs, d'une complicité exceptionnelle, manifestent un plaisir évident à se renvoyer la balle avec mordant. Un rapport de forces encore stimulé par le personnage de Hannah Hunter (impeccable Constance Towers), intéressante en ce qu'elle va permettre de révéler la fragilité insoupçonnée du protagoniste incarné par "The Duke". Celui-ci est d'ailleurs absolument déchirant quand il en vient à se remémorer, avec une terrible fureur, sa compagne tragiquement décédée. Le film repose donc sur une alternance très réussie entre scènes de comédie et moments cruels mais jamais complaisants. Car Ford, dont la mise en scène toute en ampleur et en fluidité est constamment inspirée, fait preuve d'une subtilité et d'un humanisme remarquables. Du grand cinéma !
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2014
John Ford nous propose un solide western qui vaut surtout par l'opposition entre les personnages de John Waine et de William Holden. C'est ce dernier que l'on retiendra, moins monolithique et plus humain, il apporte un jugement réaliste sur la guerre et ses méfaits. "Les cavaliers" n'est pas un chef-d'œuvre inoubliable, mais il saura combler les amateurs inconditionnels de westerns classiques.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 juin 2014
Peut-être un peu trop de longueurs dans "les cavaliers" , après ça dépend du spectateur . J'en retiens une démonstration crédible de la guerre de sécéssion avec un certain nombre de messages en lien avec , une oeuvre humaine avec des personnages plus complexes qu'ils en ont initialement l'air , des acteurs performants en particulier John Wayne et le médecin , de belles images et un final puissant tant sur le plan visuel que moral
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2013
Loin d'être le meilleur western de John Ford,"les Cavaliers"(1959) est pourtant un exemple de cinéma classique,et confronte habilement horreur de la guerre civile américaine et tourments humains. John Wayne est dans la lignée de dizaine de personnages qu'il a déjà incarné et qui l'ont rendu mythique. Un colonel nordiste,droit et autoritaire,patriotique et courageux. Avec sa vision carrée des évènements,il ne peut que s'opposer au médecin-chef,humaniste qui maudit l'absurdité de cette guerre,et qui est campé par William Holden,qui tient la dragée haute au Duke. Que ce soit au niveau de la mise en scène ou du scénario,c'est du classique de chez classique. Mais on notera les détails que Ford a apporté au récit,confirmant qu'il s'est bien documenté sur le sujet. Un western sans surprises,mais solide.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2013
Les cavaliers n'est ni le plus connut ni le meilleur film de John Ford cependant il possède des personnages forts. Les plus marquant d'entre eux sont le médecin (W. Holden) et un colonel (John Wayne) qui dès leur rencontre se lancent dans une joute verbale. C'est un régal de suivre ce duel aux dialogues ironiques et acide que se lancent à chaque occasions les deux hommes. Ford n’oublie pas d'injecter par petites touches des piques sur l’absurdité d'un tel conflit. Le film est rondement mené est ne laisse aucun temps mort.
leochou
leochou

20 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2013
Ce film de John Ford offre un western très classique dans sa forme, tout en traitant de l'humanisme en temps de guerre, plus des thèmes beaucoup plus conventionnels comme la bravoure, le patriotisme le don de soi. En prime de John Wayne on a droit ici à la présence d'un autre monstre sacré du cinéma américain des années 50 William Holden qui offre sa carrure dans le rôle d'un médecin en confrontation avec big John. La mise en scène est impeccable et met en valeur cette belle aventure qui ne manque pas d'humour.
A voir avec un certain plaisir! Disponible aujourd'hui dans un format Blu-ray qui offre une image très correcte, supérieure au DVD même si ca reste en deçà de ce que l'on peut attendre d'un format HD.
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