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    Le Bal des maudits
    note moyenne
    3,6
    242 notes dont 42 critiques
    répartition des 42 critiques par note
    5 critiques
    17 critiques
    9 critiques
    6 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    Votre avis sur Le Bal des maudits ?

    42 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 6 décembre 2017
    Un film de guerre qui focalise sur l’intérieur des personnages : Sur le désenchantement et la crise existentielle vécus par le soldat allemand une fois qu’il réalise la spirale de la haine dans laquelle il est engagé. Sur la résilience du soldat Ackerman qui décide d’affronter l’humiliation à mains nues afin de se bâtir une carapace qui l’aidera à devenir plus courageux et plus imposant. Sur le sentiment de lâcheté qui habite la vedette de music-hall alcoolique qui a autant peur de la mort que du regard déçu de sa conjointe ambitieuse et contradictoire. Pour assurer la construction psychologique de ces trois hommes, le réalisateur a pu misé sur deux membres fondateurs de l’Actors Studio en Marlon Brando et Montgomry Clift. Même s’il remplit l’écran à chacune de ses apparitions, Brando fait souvent preuve de complaisance dans ses temps d’acteurs ce qui affaiblit le rythme. Montgomery Clift est particulièrement touchant dans son rôle de faiblard qui parvient subtilement à renverser sa situation. Dans le cas de Dean Martin, on semble l’avoir sorti de son cabaret pour venir jouer son propre rôle, ce qui fait que par moment, il semble oublier de jouer. Le reste de la distribution est à la hauteur, notamment Hope Lange pour l’émotion pure et nuancée qu’elle dégage. Le scénario est bien ficelé, la direction photo, homogène. L’œuvre nous fait ressentir le trouble, la folie et le dérapage pouvant s’installer chez les êtres humains propulsés dans une dynamique de guerre. Tout cela sans abuser d’explosif et de membres arrachés.
    landofshit0
    landofshit0

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    3,5
    Publiée le 17 juin 2013
    Le bal des maudits brosse le portrait d'hommes et de femmes engagés dans la guerre. Le regard d'Edward Dmytryk sur ce conflit passe de l'un à l'autre camp,et explore toute l’ambiguïté humaine dans une telle situation. Le film est habillement construit même si parfois un peu maladroit,le discourt de l'officier des camps de concentrations est absurde. Car il ne peut être tenu qu'avec le recule historique. Il en reste que les sentiments des personnages sont méticuleusement écrits et il fallait bien 3h40 pour en faire le tour.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 29 octobre 2012
    Heu 160 minutes c'est long ??? Ben non pas forcément, en tous les cas pas du tout avec ce film dont le dernier reproche que l'on pourrait lui faire c'est de manquer de densité. Il faut ajouter à cela un scénario qui évite totalement l'écueil du manichéisme, un tournage en extérieurs du moins à Paris, et un casting qui déchire grave sa race. Marlon Brando, impec dans la peau d'un officier nazi qui ne veut pas perdre son identité d'être humain, Maximilian Schell, tout aussi impec dans la peau d'un officier nazi qui aimerait bien la perdre, Montgomery Clift, l'air plus affaibli que d'habitude, excellent en juif opiniâtre persécuté mais pas par des nazis, et Dean Martin, idéal en type lucide sur les raisons qui le poussent à ne pas vouloir combattre. Avec un Minnelli, un Sirk ou un Vidor, avec un tel sujet, avec de tels personnages et avec de tels acteurs, il n'est pas douteux qu'on aurait eu le droit à une très grosse pépite. Mais on doit se contenter d'une petite pépite faute d'une mise en scène qui ne parvient pas totalement à toujours être convaincante, notamment en ne respectant pas la barrière des langues et certains plans sont pas terribles comme ceux à moto, et il manque une dimension, un baroque, un je-ne-sais-quoi pour vraiment être soufflé par ce tourbillon prenant mais pas marquant. Un grand spectacle tout de même qui vaut largement le détour.
    Gonnard
    Gonnard

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    0,5
    Publiée le 16 juin 2009
    Oulala, que c'est beau ! Que je suis ému par tous ces personnages ! Un Allemand blond, baraqué et avec des principes solides, alias Marlon Brando, qui se rend compte que le nazisme, qu'est-ce que c'est mal finalement, bouh ! A côté, le juif timide, limite asocial, qui devient un mec, un vrai, avec de grosses couilles, au point de donner des ordres et de mettre des corrections à des mecs qui ont une tête de plus que lui. Pour compléter, l'artiste, une sorte de planqué qui comprend que, quand même, faut se battre pour sa nation, et qu'en plus, s'il le fait, sa femme lui fera peut-être une petite gâterie pour le récompenser. C'est quoi ces conneries ? C'est quoi cette vision enjolivée des relations humaines ? C'est quoi tout ce gnangnan abjecte ? Et il faut supporter cette merde pendant 2h20 ? Cette vision hollywoodienne grand-public de la guerre me fait doucement marrer. Tout sonne faux. Et pourtant force est de reconnaître la bonne volonté de ceux qui ont pondu ce caca, notamment de montrer l'adhésion incomplète des soldats allemands à l'idéologie nazie (en fait c'était même parfois de la méconnaisse, comme avec Rommel qui s'en souciait nullement). Heureusement que les bons films sur la Seconde Guerre mondiale sont légion, à commencer par "Le pianiste".
    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 19 juin 2012
    Spectaculaire, intense, brillant, le film d'Edward Dmytryk met tout le monde d'accord. Réalisé en 1958, ce long-métrage n'a strictement rien à envier aux autres films de guerre dits modernes du coté des batailles. Au contraire, il définit le vrai cinéma, celui de l'analyse de deux mondes. D'un coté, celui des Allemands hitlériens dont un des généraux est incarné par Marlon Brando. L'acteur interprète sans faille et sans exubérance l'Allemand qui se trouve dans le système provoqué par le traité de Versailles en 1919. Ce traité n'a eu pour effet que d'affaiblir le système économique allemand, il a été rédigé et signé de telle sorte que ces hommes et ces femmes vivant en Allemagne se trouvent exclusivement dans la misère, dans le désespoir, dans l'oppression. Ces gens ont été traités à partir de 1919 plus bas que terre. La crise que traversa le pays en termes économiques, une monnaie faible, du travail mal payé, des gens qui sortaient une brouette d'argent pour s'offrir uniquement une baguette de pain, voilà le système de vie qui leur a été imposé. Or, dès qu'un peuple se sent oppressé, se sent maltraité, massacré, méprisé par les autres nations qui visitent le pays, il paraît dès lors normal que la haine et la vengeance envahissent leurs coeurs. Adolf Hitler, chef du parti de l'extrême droite, profite alors en 1933 d'une élection presque unanime pour ses idées. Ces idées consistaient à redonner de la fierté à son peuple, de se venger de ceux qui les ont condamnés à vivre comme des esclaves. Le sentiment est partagé par tous les Allemands à ce moment et beaucoup d'entre eux s'engagent dans l'armée pour redevenir une grande puissance militaire. Le racisme et la haine de tout le monde envers les autres peuples européens étaient approuvés. Désormais, les règles se résumaient à la discipline, au massacre des minorités comme les juifs, à terroriser et à soumettre les autres nations. Les Allemands étaient devenus des bêtes féroces et leur soif de conquérir et de tuer allait atteindre une ampleur jamais égalée. De l'autre coté, les Américains, qui semblaient bien s'amuser et ne se soucier de rien lorsque l'Allemagne avait envahi la France en un éclair. La chanson, la musique, l'alcool, c'était l'opium de ce peuple. Quand les Américains comprirent qu'Hitler et Staline se guerroyaient, c'est alors qu'ils entrèrent en scène. Le corps militaire américain était très divisé dans ses propres troupes, les soldats s'humiliaient entre eux par bêtise. Montgomery Clift incarne un Américain, il est un pauvre homme, petit et honnête qui doit d'abord affronter les collègues de sa propre armée avant de rejoindre la France en parachute pour tuer les nazis. Le film démontre une nouvelle fois l'indifférence des Français, ces derniers se plaisaient même à vivre au coté des Allemands, la collaboration et les dénonciations étaient une habitude. En définitive, le film montre deux camps qui se sont affrontés, les Américains et les Allemands. Le réalisateur ne caricature pas les Allemands, il les montre comme des soldats qui croient en leur chef et à ses valeurs, il affiche une entente cordiale entre eux et les Français. Qu'ils soient hommes ou femmes, les Français se sont comportés comme des conformistes, la pire race des lâches qui préféraient encore le parti d'Hitler à celui des Russes. Le réalisateur ne juge personne, il laisse ce soin aux spectateurs du film. Grande fresque s'étalant sur plusieurs années, développant l'analyse brillante du comportement des différents peuples, elle affiche une vérité implacable: aucun peuple n'est tout noir ou tout blanc, toutes les personnes sont grises. La haine et la cruauté des Allemands étaient justifiées à cause du traité de Versailles, l'engagement des dirigeants américains prouve une fois de plus leur opportunisme, au point d'envoyer des millions de compatriotes à la mort pour à la fois délivrer la France et d'empêcher les Russes communistes, qui gagnaient au fur et mesure du terrain face à l'Allemagne, d'envahir l'Europe. La seconde guerre mondiale fut horrible. Des millions d'hommes, de femmes et d'enfants auraient pu être épargnés si les Allemands n'avaient pas été si humiliés de la fin de la première guerre mondiale à 1933. Au final, un immense chef-d'oeuvre!
    Jrk N
    Jrk N

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    0,5
    Publiée le 17 octobre 2018
    Le jeu affecté et contorsionné de Marlon Brando qui prétendait à chaque scène nous faire croire qu'il se mettait dans la peau du personnage ne passe plus aujourd’hui. Dans le film d'Edward Dmytryk The Young Lions (Le Bal des maudits 1958) c'est encore pire que dans Sur les quais (Kazan 54) : on ne croit pas une seconde à son rôle de soldat allemand de 1938 plus ou moins pro-nazi et plus où moins tourmenté par une sorte de pacifisme immature. Entièrement dans le plus-ou-moins, Brando n'est jamais net : il fait les yeux doux à tout le monde, fait suinter sa voix douceureuse ( voix catastrophique comme on le voit maintenant VO, indispensable) et croit qu'avec ses insignes de lieutenants de taille trois fois supérieurs aux insignes réels de la Wehrmacht (comme il les a demandés), il va séduire tout le monde : touriste américaine, officiers, soldats, Françaises qui se mettent très complaisamment à la disposition de l'ennemi. Mais cette drague générale répugne au spectateur. C'est une petite critique par rapport aux suivantes : Dean Martin "joue" ridiculement un chanteur couard qui refuse de s'engager. Quand Minnelli cadrait Dean Martin au maximum comme partenaire de jeu de Sinatra dans Some Came Running (58 aussi), ça passait. Ici, laissé à lui-même, il est dérisoire : on rit à peine de ses mimiques ; on est gêné par son incompétence. C'est encore plus grave avec Montgomery Clift; il a toujours été le pire élève de l'Actor's Studio. Ses œillades exagérées, ses contorsions, sa démarche voûtée veulent imiter l'emplyé puis le soldat en proie à l'antisémitisme. C'est totalement caricatural. Ajoutons à ces terribles performances un scénario sans queue ni tête de trois heures (!!) comportant deux histoires indépendantes (du côté américain et du côté allemand), des séquences sans rapport les unes avec les autres, coupées et montée au hasard, une musique lourdingue, un filmage éléphantesque, des erreurs techniques et historiques nombreuses (des résistants français arrêtent les Allemands en 1940 !!, le bocage normand traversé de canaux, juin 44 comme une promenade) et surtout l'usage aberrant de la langue anglaise (les Allemands et les Français parlent un anglais parfait entre eux), vous aurez un des pires navets d'Hollywood version années 50. A éviter s'il passe à la Télévision. (NB : on peut sauver de justesse Hope Lange, comédienne parfaite célèbre aux USA pour sa beauté émouvante son rôle dans Peyton Place)
    lilybelle91
    lilybelle91

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    2,5
    Publiée le 8 avril 2011
    Un (long, très long) film curieux, ou l'impression général est de voir deux films en simultané ayants chacun pour toile de fond la seconde guerre mondiale, mais n'ayant pas de liant l'une avec l'autre, alors que c'était l'ambition principale de l'œuvre...dommage !
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    3,5
    Publiée le 22 décembre 2012
    Il est toujours délicat d'évoquer Edward Dmytryk dont certains films dénoncent pourtant clairement l'oppression de l'homme sur ses congénères par le biais des régimes politiques autoritaires. D'obédience communiste et compagnon de route du parti pendant un an (de 1944 à 1945), Dmytryk comme Kazan choisira l'infamie pour retrouver le droit de travailler à Hollywood en dénonçant certains de ses amis du métier. Cette tâche indélébile ternira forcément l'image de l'homme et la crédibilité de son propos. Il faut malgré tout faire l'effort d'analyser l'œuvre pour ce qu'elle est réellement et non à travers le seul prisme du parcours chaotique de son créateur. Par le destin de trois "Jeunes lions" comme est intitulé le roman d'Irwin Shaw dont est inspiré le film, Dmytryk montre toute l'absurdité de la guerre et son impact sur les âmes humaines, même celle les plus rompues à l'esprit du combat ou convaincues de la justesse de leur engagement S'il se veut une charge contre la guerre, le film tente plus ou moins adroitement de mélanger romance et messages politiques et sociaux comme de coutume à Hollywood où il est de bon ton d'édulcorer le propos des scénarios dans le but de s'adresser au plus grand nombre. S'il se plie aux canons imposés, Dmytryk n'en balaie pas moins tous les comportements humains rencontrés en période de conflit, la fraternité possible entre civils et occupants, l'abus de pouvoir des sous-officiers, l'héroïsme des sans-grades, les tentatives des puissants pour échapper à la conscription, l'amour qui parvient à se frayer un chemin par-delà les horreurs de la guerre ou encore le cynisme des édiles retournant leur veste à la fin des hostilités. Mais au sein de cette évocation multiple, le réalisateur a surtout à cœur de démontrer que la guerre est un formidable révélateur pour l'être humain qui quoiqu'il arrive se trouve transformé par cette terrible épreuve. Pour illustrer son ambitieuse évocation, Dmytryk a la chance d'avoir à sa disposition un trio de choc avec à sa tête un Marlon Brando magistral. Dean Martin de son côté assure dans le rôle du crooner cherchant à échapper à cette pénible corvée qui finit par découvrir sa part d'humanité. De son côté Montgomery Clift encore sous le choc de son accident du 12 mai 1956 en plein tournage de "L'arbre de vie" déjà avec Dmytryk retrouve le réalisateur qui semble vouloir lui remettre le pied à l'étrier. Comme pour conjurer le sort, Dmytryk offre au comédien presque désincarné une scène d'anthologie quasi remake de son fait d'armes dans "Tant qu'il y aura des hommes" de Fred Zinneman (1953) où jeune boxeur prometteur il rossait l'affreux sergent "Fatso" (Ernest Borgnine) archétype du sous-off sadique et violent. Cet enchaînement de combats peu crédible tant Clift paraît chétif, permet à Dmytryk de dénoncer au passage l'antisémitisme qui gangrène son propre pays et pas seulement l'Allemagne nazie. Il faut se rappeler que le 19 juin 1953 soit seulement cinq ans avant la sortie du film , Julius et Ethel Rosenberg étaient électrocutés à la prison de Sing Sing. Mais la véritable trouvaille du film est la prestation de Maximilien Schell en officier nazi rempli de certitudes jusqu'à l'absurde à qui Dmytryk offrira une fin pour le moins troublante. Cloué sur un lit d'hôpital, le visage défiguré, complètement enturbanné comme l'homme invisible, l'officier dupera son lieutenant pour obtenir une baïonnette destinée à abréger les souffrances de son voisin d'hôpital qu'il se destine en réalité à lui-même, se refusant aux épreuves qui l'attendent après la chute d'Hitler. Si le film accumule les enchaînements téléphonés ou les scènes un peu convenues, il est toujours parfaitement sincère et jamais manichéen, qualités plutôt rares à l'époque. En sus de son quatuor majeur , Dmytryk nous régale de la présence de la très accorte Britt May dont la sensualité féline déborde de l'écran et qui apporte un peu de réconfort à la gent masculine dans ce sombre tableau. Au final , le film qui avait été vilipendé à l'époque par la critique, mérite sans doute d'être réhabilité.
    Antn D
    Antn D

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    1,0
    Publiée le 8 mars 2011
    On ne passe pas loin de la catastrophe cinématographique absolue avec The young lions. Que ce soit par la piètre qualité du jeu des acteurs, les absurdités historiques qui parsèment le film, la lenteur du rythme, la nullité totale des dialogues, la lourdeur de l'approche morale, la faiblesse du scénario, les faux raccords, ou le montage hasardeux, le travail de Dmytryk se distingue comme l'un des plus médiocres dans le genre. Autre raison (et oui, il y en a toujours une autre) de haïr ce film sans réserve: The young lions donne au genre du film choral ses lettres de noblesse, en en révélant immédiatement tous les travers, notamment la paresse dans l'écriture. Même la présence parfois fascinante de Brando ne parvient pas à sortir Dmytryk du bourbier. Et que dire de Dean Martin, et surtout de Montgomery Clift, habituellement si inspiré! Mais c'est surtout la volonté du réalisateur de traiter exhaustivement tous les aspects de la Seconde Guerre Mondiale qui rend le film totalement étouffant, voire monstrueux: nationalisme allemand, opérations commandos, motivations psychologiques des soldats et des officiers, mutilations, bombardements des grandes villes allemandes, implication de l'arrière, importance des paras, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, justification de Eischmann, collaboration horizontale... N'en jetez plus, la coupe est pleine.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    3,5
    Publiée le 2 mars 2014
    Fresque autour de la seconde guerre mondiale où l'on va suivre le destin de trois hommes, un Allemand et deux Américains. C'est surtout leurs évolution et leurs idéologie que l'on va suivre, on est transporté entre USA, Afrique, Allemagne ou encore France. C'est vraiment bien fait, la narration est toujours fluide et le récit se suit très bien. Le film est long mais jamais lent, c'est surtout captivant grâce entre autre à un scénario très bien écrit et assez complexe. Comme c'est parfois le cas avec les films de guerres (surtout à l'époque de celui ci et particulièrement aux États-Unis), on évite ici d'être manichéen et de montrer les Américains en grand héros sans failles. Les personnages sont bien écrits et sont tous intéréssant. Ce n'est pas la guerre en elle-même que nous montre le Bal Des Maudits, il n'y aura pas de scènes chocs, mais comment trois hommes d'apparence quelconque vont la vivre. Les décors sont souvent bien fait et le film tient aussi grâce à l'interprétation des ces 3 acteurs principaux et plus particulièrement Montgomery Clift au jeu très intériorisé. Marlon Brando exagère parfois mais arrive à être crédible dans le rôle d'un Allemand. Un bonne surprise, un bon film de guerre intéréssant et captivant.
    this is my movies
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    4,0
    Publiée le 29 janvier 2019
    Régulièrement cité par E. Dmytryck comme un de ses films préférés parmi ceux qu'il a réalisé, ce film survit encore aujourd'hui grâce à son affiche de rêve réunissant D. Martin, M. Clift et M. Brando, au sein d'un film choral retraçant le destin de trois jeunes garçons au coeur de la 2nde Guerre Mondiale. Pour autant, le film vaut-il un peu plus que ça ? Et bien de manière surprenante, oui. Dmytryck signe un film assez prenant, bien rythmé, ce qui fait que les plus de 2h40 de récit filent relativement vite, et on se prend presque à regretter qu'il ne soit pas un peu plus long (le réalisateur dû couper 1/2 heure, à la demande de la Fox). Le trio d'acteurs n'est jamais réuni au sein d'un même plan, et si Clift et Martin partagent quelques scènes, on alterne entre leurs péripéties. Le point de vue est intéressant, cette adaptation d'un best-seller se révèle plutôt pertinente, malgré quelques facilités dans les dialogues, et des situations pas toujours très originales. Pour autant, on passe un bon moment, les trois acteurs sont fabuleux, il y a quelques scènes remarquables, quelques scènes d'action qui ne lésinent pas sur les moyens non plus, et ça reste tendu d'un bout à l'autre, avec un vrai propos. Du bon cinéma classique en somme. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
    Eselce
    Eselce

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    2,0
    Publiée le 7 décembre 2015
    Un film qui a pris un beau coup de vieux. Malgré les quelques images d'archives, cela manque d'action et la guerre est survolée côté allemand et américain. J'ai juste aimé la scène du capitaine qui demande une baïonnette. Le reste est lent, même si bien joué avec quelques images de Paris et quelques romances de l'époque, pas mal mais rien d'inoubliable. A voir pour les images d'archives et les véhicules de l'époque en noir et blanc, il ne faut rien attendre de plus.
    Redzing
    Redzing

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    4,0
    Publiée le 20 juillet 2014
    Les "Young Lions" du titre sont trois soldats que l'on suivra pendant toute la Seconde Guerre Mondiale. Un officier allemand idéaliste que sa conscience va peu à peu rattraper, un homme fébrile dont la peau va se durcir, et un artiste lâche cherchant à éviter tout combat. Le long-métrage se démarque des grands films de guerre, en se focalisant sur son trio principal (dont un soldat allemand, chose rare à l'époque), et non sur les batailles qui sont ici accessoires. L'évolution des personnages est intéressante, et ceux-ci sont interprétés de manière très convaincante. Dean Martin casse son image de show man sympathique en incarnant un poltron, tandis que Montgomery Clift est attachant en faible déterminé. La palme revient cependant à Marlon Brando, qui malgré ses dialogues en anglais avec un accent allemand artificiel, joue tout en retenue ce rôle ambigu de l'officier dont l'humanité s'éveille. Enfin, le film bénéficie d'une réalisation inspirée, avec plusieurs plans très soignés. "The Young Lions" est donc un solide drame de guerre.
    Roub E.
    Roub E.

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    4,0
    Publiée le 24 février 2019
    Un film de guerre sans la guerre. Le bal des maudits s’intéresse à suivre le cheminement de trois soldats des prémisses jusqu’au conflit. Chose atypique pour un film de l’époque c’est surtout le personnage du soldat allemand qui interpelle pris dans le mouvement il est un nazi convaincu avant que le film commence sans qu’il soit dépeint comme un monstre et lui même va remettre en cause ses certitudes au fur et à mesure que la guerre avance et qu’il découvre les vraies conséquences de l’idéologie qu’il défendait au départ. Du côté des deux soldats américains le film montre que l’héroïsme des soldats n’est pas inné ni aveugle avec l’un qui va devoir forcer sa nature et s’endurcir l’autre qui serait prêt à tout pour éviter d’aller au front juste culpabilisé par sa compagne. C’est autre manière de présenter la deuxième guerre mondiale et comme tout point de vue original, il est intéressant.
    cylon86
    cylon86

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    4,0
    Publiée le 16 janvier 2013
    Edward Dmytryk adapte le roman d'Irwin Shaw et livre avec "Le Bal des maudits" une vision de la Seconde Guerre Mondiale assez réaliste et non manichéenne où le nazi peut avoir aussi bon fond que le juif engagé dans l'armée américaine. Les poltrons comme les courageux ont leur place dans le film où tous les moyens sont bons pour échapper (ou non) à l'horreur de la guerre et à ses atrocités. Le scénario n'épargne aucun côté et même si les nazis sont montrés comme plus cruels, l'armée américaine paraît loin d'être reluisante. Les personnages sont d'ailleurs très bien écrits et leur évolution est la plus grande qualité du film. Marlon Brando campe avec conviction (même si le blond lui va très mal) un lieutenant nazi aux idéaux que la guerre change et Dean Martin joue très bien le poltron qui finit par prendre son courage à deux mains mais c'est surtout Montgomery Clift qui marque par son interprétation d'un frêle engagé juif qui se bat avec l'armée avant même de se battre sur le terrain pour s'imposer.
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