La 317ème section
Note moyenne
4,2
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70 critiques spectateurs

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Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2022
Terrible progression pour ce groupe de militaires français ou laotiens dans la chaleur ou sous la pluie tropicale d'Indochine. Le danger est omniprésent avec un ennemi le plus souvent invisible. Les hommes sont blessés et transportés à dos d'hommes ou sur des bambous par leurs camarades dans une jungle poisseuse. Schoëndoerffer cherche à être au plus proche de la vie de ce groupe où les hommes allument cigarette sur cigarette et boivent tout alcool qu'ils trouvent pour avoir la force d'avancer.
Christian C.
Christian C.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2022
La guerre, la vraie ! Des acteurs formidables au service d'une guerre absurde...
Réalisé avec peu de moyens ce film honore les militaires comme le crabe tambour, autre grand film de schaendorfer.
Dynastar21
Dynastar21

40 abonnés 439 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2021
Quel film ! Je ne pense pas avoir de reproches à lui formuler tellement il est réussi. Le réalisme, c'est le maître-mot qui le qualifierait. Et il est partout, dans les décors, dans la photographie, dans les us et coutumes militaires ou encore dans les mentalités. Ce réalisme incarné par l'adjudant Willsdorf, remarquablement joué par un tout jeune Bruno Cremer (j'apprécie beaucoup l'acteur) s'oppose à l'idéalisme du jeune officier sous-lieutenant Torrens. Mais ce n'est pas un idéalisme avec un mauvais fond, à l'instar des officiers supérieurs Français qui ont sacrifiés une partie de la jeunesse de France et du corps expéditionnaire dans des combats perdus d'avance ou mal préparés. Ceux qui ont lu et qui connaissent le sujet de l'Indochine comprendront. C'est d'ailleurs un des rares films à s'attaquer au sujet, pas étonnant quand on sait que Pierre Schoendoerffer a lui même été projeté sur le terrain les deux dernières années de la guerre comme correspondant photographe des armées. Il y rencontrera un certain Raoul Coutard qui officie comme responsable de la photographie de la 317ème section. Ce film dramatique représente bien ce qu'a été ce conflit pour ceux qui l'ont vécu. Je terminerai en pensant à tout ces Vietnamiens, Laotiens ou autres Cambodgiens qui à l'époque ont choisi de servir sous les drapeaux de la France par fidélité, intérêt ou anticommunisme et ont parfois été abandonnés à leur triste sort par une France exsangue : j'ai beaucoup de respect pour ces personnes, autant que pour les militaires Français ayant choisi de s'engager, à une époque où le mot engagement avait encore un semblant de signification.
Lawrence Peyrac
Lawrence Peyrac

3 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2021
L'un des meilleurs films de guerre ! 41 rombiers commandés par un lieutenant, un adjudant et deux sergents français, les autres supplétifs de l'armée française. Soldats vêtus d'un simple treillis, équipés d'un fusil, d'une mitraillette, dans le plus strict dénuement. On suit leur retraite à la fin de Dien Bien Phu, dans un environnement humide, hostile, sans aucun pathos ni réflexion inutile. La mort est leur quotidien, vécue comme un simple événement ; seule la mission compte, "la fin justifiant les pertes" selon l'adjudant Willsdorff . Opposition de forme et de fond entre le lieutenant Torrens (Jacques Perrin) jeune officier tout juste sorti de St Cyr, et l'adjudant Willsdorff, baroudeur ayant fait toutes les guerres (Bruno Crémer), ayant tout appris sur le terrain (langues, médecine.... il sait tout faire !), entre la conception militaire théorique (on n'abandonne pas les blessés) et la froide réalité de la survie. On n'est pas loin des relations entre le sergent Croft et le lieutenant Hearn des "Nus et des morts" de Mailer. Ces hommes n'ont que leur peau à défendre, qu'ils exposent à tous les instants. Musique dissonante et lugubre, la guerre dans sa réalité quotidienne, sans effets spéciaux, avec son humanité, sa stupidité masculine,(l'attaque de 10 viets dans le village presque pour le plaisir), ses rivalités, mais aussi sa fraternité et sa solidarité.... Un grand film. Sans doute le meilleur rôle de Bruno Crémer, qui impose sa stature imposante, et son regard clair, dur, froid, impitoyable et métallique... Vive la mort !
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2021
Une plongée ultra réaliste dans la guerre (méconnue) d'Indochine, dans laquelle Bruno Cremer trouve l'un de ses meilleurs rôles.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2021
Le cinéma français est plutôt chiche lorsqu'il s'agit de regarder en face les traumatismes de l'histoire récente de notre pays, s'y attelant souvent avec plusieurs décennies de retard contrairement aux Américains. Cette 317e Section, à peine dix ans après la fin de la guerre d'Indochine, en dresse un sombre tableau, sans fard ni lamentations, avec des moyens sans doute réduits qui expliquent que l'on effleure à peine la dureté des combats, même si Schoendoerffer s'emploie à faire vivre et ressentir le bourbier où gravitent ses personnages. Perrin et Cremer sont impeccables, mais le récit est un peu court dans ses développements et n'a pas la force de percussion des grands classiques du genre, de ceux en tout cas qui démythifieront les grands conflits armés du 20e siècle. La démarche est toutefois intéressante.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2021
Un film intense non pas par sa débauche d'action, d'explosions et de morts, mais par son réalisme et sa chronique de l'horeur ordinaire de la guerre. Inspiré de sa propre expérience de la guerre d'Indochine et notamment du siège de Dien Bien Phù, c'est l'un des rares films réalisés sur cette guerre. Au-delà de l'aspect historique, Schoendoerffer raconte la condition du soldat et son rapport à la mort ("Et vice la mort !"), tantôt cynique, tantôt résigné, tantôt bravache. L'authenticité est le mot d'ordre de l'oeuvre, Schoendoerffer ayant obligé les acteurs à s'immerger dans la forêt cambodgienne dans des conditions militaires et dont l'état physique réel leur permettra de pleinement endosser le rôle des soldats qu'ils campent. Une oeuvre importante dans le domaine du film de guerre qui aura même un clin d'oeil dans Apocalypse Now : Redux avec la métaphore de l'oeuf spoiler: ("le blanc part, le jaune reste")
.
spoiler: "Qu'est-ce que ça veut dire, dégueulasse ? C'est la guerre."
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2021
J'ai découvert ce film hier soir et je dois dire qu'il m'a accompagné toute cette journée. Par plusieurs fois certaines images ou phrases me revenait, comme si ma mémoire se remémorait sans aucune volonté de ma part ces brides d'instants souvent bien plus complexes après réflexion. Tout compte dans cette 317 -ème Section, vraiment tout.

Je pourrais tartiner cette critique d'éloges toute faite. Oui, rien ne me semble de trop ou surfait dans un tel film. Pour autant je ne saurais exprimer par a + b le pourquoi du comment le bouleversement que j'ai ressentis. Je garde tous ça en stock pour plus tard, lors d'un autre visionnage.

Un petit mot pour finir toutefois. Je comprend mieux pourquoi de tel cinéaste cite le film de Schoendoerffer comme référence ... Oui, quel choc !
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2021
3 étoiles - la 317ème section

Un film pas mal. L'attention est maintenue jusqu'à la fin. Les images en noir et blanc réussissent à nous transmettre une atmosphère oppressante (la jungle apparaît notamment dans sa dimension étouffante) ; et la bande son est très bien maîtrisée. La mise en scène est aussi bien pensée, mais elle est un peu trop classique. Ce qui a un effet négatif sur le tempo du film : l'aventure racontée manque d'une pulsation et d'une nervosité humaine. Certes, on nous présente des baroudeurs ; mais un peu plus de stress dans le jeu des acteurs aurait été souhaitable (une exception : la psychologie évolutive du lieutenant : elle a une dimension dramatique touchante). Bref, rien d'extraordinaire. Mais un film qui tient simplement la route.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2021
Avec la précision d'un documentaire, un film qui propose un témoignage plein d'authenticité mais pas super captivant, sur la guerre d'Indochine.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2020
Le film « La 317ème section » de Pierre Schoendoerffer est sorti en 1965 soit 17 ans avant « L’honneur du capitaine » qui portait sur la guerre d’Algérie. Là on est en Indochine en 1954 à quelques jours de la chute de Dien Bien Phu et à l’ouverture des pourparlers pour la conférence de Genève sur la question de l’Indochine. Le récit débute le 4 mai 1954 lorsque la 317ème section commandée par le sous-lieutenant Torrens (Jacques Perrin), sorti depuis peu de Saint-Cyr, a reçu l’ordre de se replier sur une base plus au sud avec l’adjudant Willsdorf (Bruno Cremer), un vieux « routard » car étant Alsacien il a dû combattre en Russie dans la Wehrmacht. L’histoire de cette débâcle se déroule sur 6 jours à travers la jungle avec la pluie, la brume épaisse, les torrents, les sangsues, la dysenterie, la sueur… et les Viêt-Minh, les blessés sous morphine et les morts qu’on enterre sur place. Les 2 hommes au caractère opposé feront de leur mieux mais après un baroud d’honneur – « une charge de la cavalerie légère » - Torrens sera tué le 6ème jour signant la fin de cette317ème section prise au piège. Quant à Willsdorf, il sera tué en décembre 1960 en Algérie.
Un film en noir et blanc sans jugement moral qui nous montre pas à pas la réalité de l’horreur de la guerre – « Qu’est-ce que ça veut dire dégueulasse ? C’est la guerre » - d’autant mieux filmée que le réalisateur s'est servi de sa propre expérience puisqu’à l'époque il avait filmé la guerre en Indochine d’où l’aspect un peu « documentaire » de son film. Les dialogues sont incisifs : « Nous partons avec les blessés, c’est un ordre » ; « Il faut que l’objectif à atteindre justifie les pertes » ; « La France est notre mère qui nous nourrit avec des pommes de terre et des fayots pourris » … et une métaphore sur l’œuf qu’on écrase à Dien Bien Phu : « Blanc partir, jaune rester ».
C'est de loin le meilleur film de guerre français.
Antarès
Antarès

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2020
Schoendoerffer ancien caméraman au service cinématographique des armées livre là le plus beau film sur la guerre d'Indochine. Parce que Schoendoeffer a fait cette guerre, parce qu'il a été fait prisonnier, il est le plus a même de retranscrire cette guerre.
Guerre ? Ou plutôt escarmouches interminables. Une histoire simple: un avant poste qui doit se replier. Une traversée infinie de la jungle indochinoise, un repli qui n'en fini plus. Et puis des combats lointains (jamais l'ennemi n'est visible), une succession de combats de jungle avec leurs lots de blessés qui condamnent un peu plus la réussite du repli....
Dans cette guerre, aucun parti n'est beau, pas les français qui ravages un village en guise de vengeance, ni même les soldats viet-minh qui n'hésitent pas a utiliser a grand frais des éducateur communistes qui passent "prêcher" dans les villages pour y inculquer la haine de l'Occidental ou simplement a tendre des embuscades meurtrières a coup d'artillerie...

Ce film est un témoin précieux parce que réalisé par un homme qui a fait cette guerre, qui l'a vu et sais la filmer, mais aussi par la rigueur quasiment documentaire du film, tourné dans la jungle thaïlandaise dans des conditions volontairement déplorables. Ce film constitue l'antécédant du "Crabe-Tambour" (où les personnages de l'indochine sont repris).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 septembre 2019
Très bon film sur la guerre d'Indochine et son aboutissement, l'indépendance déclarée avec les accords de 1954. On suit cette section de l'armée française et leurs fantassins locaux sur le front face aux Viêt-Minh, la jungle très hostile habite cette guérilla sentinelle assassine. Ils sont dépassés et aux abois, des blessés sévères dues aux conséquences de cette douloureuse et fatigante guerre tropicale. Le climat dépaysant, la physionomie géographique, les épidémies, la malnutrition. Il y a un lien avec l'apocalypse war des troupes américaines, l'utilisation de plantes narcotiques asiatiques pour soulager les blessures de guerre éprouvante traditionnelle. Cette réalisation me fait penser à l'inspiration pour le chef-d'œuvre en version redux, un œuf comme métaphore des restes de l'administration coloniale. Une mise en scène très propre, nickel chrome dans ce scénario roman autobiographique, la vision d'un soldat comme souvenir de l'histoire Franco-Vietnamienne-Laotienne-Cambodgienne. Pas de larme étirée à longueur de journée, juste telle qu'elle fut décrite sur le terrain conflictuel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2017
Voilà un véritable film de guerre, " La 317ème Section " de Pierre Schoendoerffer. Un chef-d'oeuvre de 1965 bien plus réaliste que des films du même genre des années 1990 ou 2000.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2017
Une des rares œuvres sur la guerre d'Indochine, La 317ème section bombarda en 1965 le genre du film de guerre, en suivant le quotidien de soldats confrontés à des choix stratégiques et moraux dont va dépendre leur vie. Évitant toute forme d'effet inutile, dans un style quasi-documentaire – Pierre Schoendoerffer avait lui-même vécu le conflit en tant que cinéaste – le réalisateur nous fait suivre au plus près les doutes et les difficultés de soldats dans l'enfer de la jungle asiatique. Et nous offre un superbe face-à-face entre un sous-lieutenant et son adjudant, superbement interprétés par Jacques Perrin et Bruno Cremer, spoiler: qui se finira en tragique amitié
. Un long-métrage qui inspira y compris de nombreux cinéastes américains dans les années 70.
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